Semaine du 6 au 12 juin 2016

13 juin 2016 à 07:06 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

ACTUPSYCHIATRIE – RECHERCHE – RÉSEAUX SOCIAUX
Ils veulent détecter les maladies mentales sur les réseaux sociaux

Une équipe de chercheurs veut rendre l’ordinateur capable de saisir l’émotion ressentie par l’auteur d’un message sur les réseaux sociaux. Le but : discerner des symptômes d’une maladie mentale, comme la dépression ou l’anorexie.

(De Montréal) Le téléphone sonne :
«Allô, c’est votre médecin. D’après vos dernières actions sur Internet, vous êtes déprimé»

Une scène réaliste dans un futur proche ? On reçoit depuis longtemps des publicités ciblées en fonction de nos déambulations sur Internet. Depuis quelque temps, Facebook nous offre quelques choix de « réactions » en lieu et place du bon vieux like.

Une équipe de chercheurs de l’université d’Ottawa va plus loin : elle travaille en ce moment à élaborer des algorithmes d’apprentissage automatique issus de l’intelligence artificielle, afin qu’un ordinateur soit capable de saisir l’émotion ressentie par l’auteur d’un message sur les réseaux sociaux.

Le but : discerner des symptômes d’une maladie mentale, comme la dépression ou l’anorexie. Diana Inkpen, professeure d’informatique et chercheure principale de ce projet, précise :

« Bien sûr, la machine ne peut pas vraiment comprendre exactement l’humain. On parle plutôt de “pseudo-compréhension”, qui nous donne un taux d’exactitude de 80 à 90 %. »

Filtres anti-ironie
Pour ce faire, le travail de préparation est important. Il faut définir des mots-clés :

« Les données sont étiquetées par des psychologues et des psychiatres. Ensuite, le travail d’exploration de données (data mining) consiste à déterminer comment utiliser les données pour appliquer les algorithmes. »

Les émoticônes sont également un puissant indicateur. Mais comme le langage naturel (celui que nous parlons, par opposition à celui des machines) n’est pas qu’une suite de mots, le modèle créé devra être capable de saisir un contexte ou, plus prosaïquement, une négation.

Rien d’insurmontable pour des algorithmes d’apprentissage automatique qui sont capables d’apprendre des « patterns » (des motifs), affirme Diana Inkpen, qui assure même disposer de filtres anti-ironie.

Ce projet, qui se déroulera sur trois ans, suscite beaucoup d’intérêt. Il vient d’ailleurs de décrocher un financement de 460 000 dollars (320 000 euros) du gouvernement canadien. En France, une équipe de recherche de l’université de Montpellier travaille à l’élaboration de dictionnaires pour la version francophone du modèle.

Dépressions personnelle et collective
Le champ des applications est large. Un « profil d’usager » pourra être crée afin qu’un psychiatre puisse suivre un patient à distance. Diana Inkpen indique :

« Une étude sur une longue durée permettra de voir l’état normal d’une personne, et des changements par rapport à celui-ci. On peut aussi cibler un seul message particulièrement agressif, par exemple pour contrer le cyberharcèlement. »

Mais les modèles individuels peuvent aussi devenir, par agrégation, des modèles pour des populations :

« On planifie de modéliser des groupes selon leur emplacement géographique ou leur âge, afin de mesurer l’état de santé d’une population. Ainsi, les agences de santé peuvent organiser leurs interventions plus efficacement. »

Ici, au Canada, on pense immédiatement au fléau du suicide dans les zones nordiques isolées : par exemple, dans la communauté autochtone d’Attawapiskat, 2 000 âmes à peine, plus de 100 personnes, dont de nombreux mineurs, ont tenté de s’enlever la vie depuis septembre 2015.

Internet, lieu de SOS
Du côté de « Jeunesse, J’écoute », un organisme qui fournit une oreille aux jeunes en situation de détresse, on est d’avis que les appels à l’aide se font de plus en plus par le biais d’Internet. Andréanne Deschamps, superviseure en chef de ce service :

« Les réseaux sociaux sont un endroit privilégié par les jeunes pour parler. C’est là que se développe le sentiment de communauté, et beaucoup partagent leurs états d’âme sur leur mur Facebook. »

L’an passé, l’organisme a d’ailleurs publié un fascicule en collaboration avec Facebook Canada pour aider les jeunes à repérer leurs amis qui en ont besoin.

« Il faut changer les choses »
En tant que service confidentiel et anonyme (« ce que les jeunes apprécient, car ils se sentent en confiance », d’après Andréanne Deschamps), « Jeunesse, J’écoute » ne souhaite pas aller plus loin dans le suivi sur les réseaux sociaux. Mais d’autres voix, notamment de parents, exigent davantage de surveillance lorsque leurs rejetons tweetent et likent…

Un exemple qui a fait parler : l’homme d’affaires québécois, Alexandre Taillefer, qui, lors d’un passage à l’émission « Tout le monde en parle » de Radio-Canada, s’est confié sur le suicide de son fils de 14 ans.

« Mon fils a envoyé un signal sur Internet en mai. C’était par le site internet Twitch, qui appartient maintenant à Amazon. Il a envoyé des signaux d’appel à l’aide très clairs, avec le mot suicide dans la note, sur ce site. Amazon, qui est capable de détecter que tu veux des souliers rouges par les mots-clés, ne fait rien si tu écris “suicide”. Je pense qu’il faut changer les choses. »

« Psychiatrie prédictive »
Le projet de l’université d’Ottawa devrait donc ravir Alexandre Taillefer. En revanche, il donne des frissons à André Mondoux, professeur à l’École des médias de l’université du Québec à Montréal (UQÀM) et spécialiste de la surveillance sur les réseaux sociaux :

« Est-ce que le big data fonctionne ? Oui, mais il y a un coût qui peut rendre caducs les bienfaits. »

Selon lui, ce type de projet rentre dans une logique propre au néolibéralisme : relier toute action à une question individuelle ou comportementale, occultant ainsi les problèmes de société.

« Une alarme va sonner chez le médecin ou le psychiatre qui va m’appeler pour me dire de prendre ma petite pilule, mais jamais on ne va s’attaquer à la cause. La véritable prévention, c’est surtout de se demander pourquoi les gens sont dépressifs. »

Il poursuit :

« Je ne dis pas que ça ne marchera pas. Mais en surveillant le comportement d’un individu à distance, vous allez également lui demander d’adopter d’autres comportements, inspirés ou suggérés en temps réel, ce qui est dangereusement proche d’une forme de conditionnement. Sous couvert d’aider, on risque alors de plonger dans une horreur plus grande encore. »

Pour le professeur Mondoux, cette approche est très similaire à celle de la « police prédictive » qui vise à cibler des personnes ou des zones à risque de criminalité grâce au big data – et dont nous parlait le sociologue Bilel Benbouzid il y a un an.

« La menace est permanente »
Diana Inkpen reconnaît que les risques existent mais, dit-elle, « on ne peut pas arrêter le progrès. Le problème ne vient pas de la technologie mais de la main qui l’utilise mal. »

Elle rappelle que son but est avant tout de se protéger, notamment contre le cyberharcèlement, d’un mal de plus en plus répandu, comme peut en témoigner Andréanne Deschamps de « Jeunesse, J’écoute » :

« Il y a qinze ans, la maison était un espace protégé. Maintenant, les jeunes reçoivent des messages d’intimidation sur Facebook. La menace est permanente. »

Peut-on alors penser qu’à l’inverse, les réseaux sociaux affectent la santé mentale des adolescents ? Une étude de l’Agence de santé de la ville d’Ottawa établissait en août 2015 un couplage entre un usage important des réseaux sociaux (plus de deux heures par jour) et une santé mentale fragile : les adolescents aux prises avec des problèmes psychologiques sont plus susceptibles d’utiliser les réseaux sociaux qui, en retour, alimentent la dépression, voire les envies suicidaires.

L’intelligence artificielle peut-elle briser ce cercle vicieux, comme le souhaite la professeure Inkpen ? Elle a trois ans pour le prouver.

Source : Rue89.nouvelobs.com
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INCESTE – JUSTICE
Un inceste à la cour d’assises de Pau : « la leçon » de Julie, la victime [France]

Julie a été violée pendant 10 ans, jusqu’à ses 14 ans, par son père à Ger en Béarn. Elle a trouvé la force de porter plainte, et de demander à ce que le procès soit public. Pour ne pas rester, encore une fois, en tête à tête avec son père.

Julie(*) assiste au procès de son père la tête haute. Son look est affirmé, avec un chapeau de paille sur l’arrière de la tête. Elle sourit volontiers. Elle s’est entourée de quelques bonnes copines pour passer cette épreuve. À l’audience, quand on entend à quel point elle a été le jouet sexuel de son père pendant pratiquement 10 ans, sa force et son calme forcent l’admiration.

Une audition glaçante
À la fin de la première journée d’audience, Julie s’est avancée à la barre des témoins pour raconter son calvaire. Elle a toujours le menton haut. Sa voix est claire et affirmée, sans être tonitruante. Le président Francis Bobille doit lui demander ce qu’elle a subi par le menu.

Les premiers attouchements à l’âge de 4/5 ans, elle ne se souvient plus. « Forcément » ajoute le président. C’est lui qui prononce les mots terribles qui décrivent ces sévices sexuels. Pendant près de 10 ans, régulièrement, elle est abusée et ce qu’elle subit grandit en même temps qu’elle. Le président énumère, et à chaque fois Julie répond : « oui ». Et puis elle raconte que quand elle avait mal, il s’arrêtait… avant de recommencer. Qu’il lui disait : « tu ne dois rien dire sinon papa, il ira en prison » et que ça serait « terrible » pour sa mère et ses deux frères.

Julie raconte que c’est en primaire qu’elle a compris que ces « relations » avec son père n’étaient pas normales. Le jour où, pour jouer, elle a voulu s’offrir à deux petits garçons dans les toilettes de l’école. Les deux gamins sont allés se plaindre. On a lui expliqué, et elle a compris, qu’elle avait des jeux qui n’étaient pas de son âge.

La leçon de Julie
Julie a 17 ans aujourd’hui. Elle vit dans un foyer. Elle est en dernière année de CAP ébénisterie. Elle veut aller travailler à l’étranger une fois son diplôme obtenu. Elle attendait ce procès pour cela aussi. Pour tourner le dos à cette histoire sordide. Jacques, son père, reconnait les faits, ce qui est plutôt rare dans ce genre d’affaire. « C’est gentil de sa part d’avoir avoué » dit elle à la barre, « mais j’en ai un peu rien à faire. J’ai pris du recul. Ça m’affecte pas plus que ça. Je veux juste que cette histoire se termine. »

Depuis son box, Jacques a expliqué qu’il est allé chercher chez sa fille ce qu’il ne trouvait plus chez sa femme, malgré une vie sexuelle plus que débridée. Julie dit : « C’est la seule question que j’avais envie d’entendre dans ce procès : pourquoi? Je ne suis pas convaincue par la réponse, mais je m’attendais à l’entendre. » Son avocate, lui pose alors cette question qui brûle toutes les lèvres dans la salle:

– Comment faites vous pour être si forte? — Me Michèle Karoubi
– Je suis de nature empathique. J’ai pensé à mes frères et ma mère — Julie

Dans le box, le père accusé semble aussi médusé que la salle. Il dit : « Je regrette. Je ne lui arrive pas à la cheville ». Le président Bobille termine en disant : « Merci mademoiselle pour cette belle leçon. »

L’auto-apitoiement du père
Plutôt dans la journée, Jacques le père a passé sa journée à geindre et s’apitoyer sur son sort. Il raconte son appétit sexuel. Avec sa femme, très fragile psychologiquement, ils font l’amour entre trois et dix fois par jour. Il n’y a pas de porte à la chambre parentale. Le couple se cache à peine de leurs trois enfants. Il accumule les sex-toys en tout genre et les films X et pédo-pornographiques qu’il regarde avec sa fille. Julie était devenue son objet sexuel. Les gendarmes, dans une maison insalubre, vont emporter une palette entière de « matériel ». Une partie est exposée sur la table des pièces à convictions au centre de la salle d’audience.

Julie a donc fini par quitter ce quotidien glauque. Elle a raconté son calvaire, et elle a tenu à ce que ce déballage écœurant se fasse en audience public. Elle en a suffisamment souffert, du huis clos.

(*) à sa demande, le prénom de la victime a été changé
Source : Francebleu.fr
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PÉDOPORNOGRAPHIE – JUSTICE
Bayeux : condamné à 2 ans de prison avec sursis pour pédopornographie [France]

Un homme agé de 44 ans, a comparu le jeudi 2 juin 2016 devant le Tribunal de grande instance de Caen pour diffusion, importation, détention d’images à caractère pédopornographique ainsi que pour la consultation régulière de sites proposant de la pornographie avec des mineurs.

Jeudi 2 juin 2016, un quadragénaire était à la barre du Tribunal de grande instance de Caen pour diffusion, importation, détention d’images à caractère pédopornographique ainsi que pour la consultation régulière de sites proposant de la pornographie avec des mineurs. Les faits se sont déroulés à Bayeux de 2013 à 2015. C’est la police suisse qui a donné l’alerte, alarmée par un pseudo sévissant sur des réseaux pédopornographiques dans la région de Caen.

1200 photos et vidéos et 5000 histoires romancées
Après une enquête approfondie, la police perquisitionne chez un agent d’entretien de 44 ans et saisit des documents et des fichiers compromettants. Pas moins de 1200 photos et vidéos ainsi que 5000 histoires romancées mettant en scène des adultes et des enfants.

« Je suis un raté, vous savez »
A la barre l’homme explique : « Je suis un enfant d’alcooliques, je n’aurais pas dû naitre. Ma mère avait tenté d’avorter. Mon père s’est pendu, mon beau-père était violent. Je suis un raté, vous savez ».

Il poursuit : « J’ai toujours été attiré par les garçons, mais je n’ai jamais eu de relations suivies. Quand je suis sur internet, je suis dans ma bulle, ça fait sauter les tabous ».

« Il y a des bébés dans ces fichiers ! »
Le président s’emporte : « Vous est-il arrivé de penser qu’en consultant ces sites, vous ouvrez la porte à toutes ces abominations qui ainsi peuvent continuer ? Il y a des bébés dans ces fichiers, des enfants de 2 ans ! Vous qui vous plaignez de votre enfance, vous imaginez le mal qui peut être fait ? »

« Vous êtes en train de me faire passer pour le diable ! »
« Je sais bien que ce sont des horreurs ! Je veux m’en sortir mais c’est une addiction, j’ai voulu crier au secours, mais à qui ? J’ai l’impression que vous êtes en train de me faire passer pour le diable ! »

L’expertise psychiatrique ne constate pas d’altération du discernement, mais une personnalité mal structurée, ayant des déviances pornographiques. L’homme est condamné à 2 ans de prison avec sursis assorti de 3 ans de mise à l’épreuve. Une obligation de soins lui est faite. S’y ajoutent la confiscation des scellés et l’inscription dans le fichier des délinquants sexuels.

Source : Tendanceouest.com
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PÉDOPHILIE – JUSTICE
L’instituteur accusé de pédophilie écope de 3 ans [France]

Le tribunal correctionnel de Versailles a jugé aujourd’hui Jean-Paul Carayon. Il était accusé d’agressions sexuelles sur une petite fille.

Tendu, stressé, Jean-Paul Carayon est apparu vêtu d’une chemise orange dans le box de la 7e chambre correctionnelle de Versailles. Ce vendredi 10 juin, l’homme de 63 ans comparaissait pour plusieurs agressions sexuelles ainsi que le téléchargement d’images à caractère pédopornographique. Son histoire avait fait grand bruit dans le petit village d’Orgeval. Jean-Paul Carayon, instituteur à l’école Pasteur, avait été arrêté le 26 mars 2015.

Deux mois plus tôt, une femme appelle les policiers de la Sûreté départementale du Rhône. Elle pense que sa fille a été victime de viols. Elle connaît bien l’auteur présumé. Il s’agirait de Jean-Paul Carayon, un très vieil ami de la famille. Ils se connaissent depuis près de trente ans.

Les premières auditions de la jeune victime ne laissent que peu de place au doute. Flavie*, 10 ans, raconte avec des mots d’une grande maturité des attouchements qu’elle a subis. « J’avais 5 ans quand il a commencé à me faire des violences sexuelles lors des noces d’or de ma grand-mère. On jouait dans la chambre de ma sœur. Il a mis sa main dans ma culotte. Il m’a touché avec les doigts. Et puis il m’a demandé de ne rien dire. »

Ne rien dire… Flavie respectera longtemps cette consigne, presque une menace. Un jour, l’étau qui l’enserre se fissure. Alors qu’elle range des journaux avec sa grand-mère, elle tombe sur une revue spécialisée pour les enfants. Un article est consacré à la pédophilie, avec des mots bien choisis. Elle se rend compte qu’elle peut parler, qu’elle ne doit pas se sentir coupable.

Face aux policiers, Flavie évoquera d’autres agressions, à la piscine, dans sa propre chambre, que ses parents soient dans la maison ou pas. Son récit est cohérent. L’instituteur est arrêté.

Sur son ordinateur, les policiers vont découvrir près de 335 fichiers pédopornographiques. L’historique de son navigateur Internet fait apparaître des mots clés de recherche typiques de la pédophilie.

La confiance trahie
Le 26 mai 2015, face au juge d’instruction, Jean-Paul Carayon avoue. Il s’abrite également derrière plusieurs excuses qu’il ressortira lors de son procès. « Je ne suis pas allé plus loin que le vestibule (sic) du vagin ». Le sexagénaire évoque des difficultés avec l’alcool, des soucis psychiatriques et de couple. « Cette orientation sexuelle cachée jusque-là s’est révélée après mon divorce de 2001. C’est celle d’une catégorie d’hommes qui aiment trop les enfants et ne savent pas comment s’en sortir. » L’instituteur évoque une attirance pour le naturisme puis une curiosité malsaine. Il s’embrouille dans une étude qu’il a lue sur la transsexualité. La présidente du tribunal préfère écourter. « Vous avez surtout trahi la confiance de vos amis. Qu’est-ce qui vous a pris de vous attaquer à cette petite fille ? » Seul le silence répondra.

Face à lui, les deux parents parlent au nom de Flavie. « Notre fille attend qu’il soit puni. Elle cherche à comprendre. Elle a peur de le recroiser. » Leur avocat enchaîne. « Cette petite fille a eu une innocence volée, une enfance violée. »

Le procureur de la République achèvera le tableau. « Cet homme a trahi la confiance de ses amis de toujours. Il s’est servi de cette enfant comme d’une poupée, comme l’objet de ses désirs. Ces actes auront malheureusement des conséquences à très long terme. » La magistrate demande une peine conséquente, sans concession : cinq ans de prison avec maintien en détention et un suivi sociojudiciaire pendant 5 ans. En cas de non-respect, il retournera derrière les barreaux pour deux ans. Elle veut également qu’il ne puisse jamais exercer une activité en lien avec des enfants.

Les magistrats ont rendu leur jugement : trois ans de prison ferme avec maintien en détention.

Jean-Paul Carayon a un autre rendez-vous avec la justice. Ce vendredi 17 juin, il doit comparaître une nouvelle fois devant le même tribunal. Il est accusé d’avoir fait subir des attouchements à sept petites filles d’une dizaine d’années, scolarisées à l’école Pasteur d’Orgeval. Les victimes ont affirmé qu’il avait eu des gestes déplacés pendant les heures de classe ou d’études. Les faits auraient eu lieu entre septembre 2013 et le début de l’année 2015. L’homme aurait, dans le cas présent, nié tout caractère sexuel à ces gestes. Il aurait agi, selon ses déclarations, pour répondre au « besoin de tendresse » des enfants.

Jean-Paul Carayon demeure présumé innocent tant que le jugement n’est pas définitif.

* Le prénom de la victime a été modifié.
Source : 78actu.fr
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AGRESSION SEXUELLE
Pontoise : enquête sur une agression sexuelle à l’internat catholique [France]

Que s’est-il passé mi-avril derrière les grandes grilles en fer du collège et lycée Saint-Martin de France à Pontoise ? L’établissement privé catholique, qui accueille des élèves de la 6e à la Terminale en pension et demi-pension, est visé par une enquête judiciaire pour des faits présumés d’agression sexuelle.

En effet, dans la semaine du 14 au 18 mars, un jeune homme de 19 ans se serait introduit à deux reprises la nuit dans une des douze maisons de l’établissement. Il aurait alors invité deux enfants de 6e et 5e à passer une partie de la nuit dans une salle de l’internat. L’agresseur présumé serait le fils d’un couple de salariés ayant leur logement dans l’enceinte de l’école.

Un scénario confirmé par François Colin, le directeur de Saint-Martin de France. « Suite à la prise de connaissance de ces faits très graves, qui sont tout à fait inacceptables, nous avons déposé une plainte pour intrusion nocturne dans un internat de mineur et effectué un signalement auprès du procureur », précise-t-il.

Les familles des deux enfants auraient également porté plainte. Interrogé sur d’éventuels précédents concernant ce jeune homme, François Colin, en poste depuis septembre dernier seulement, assure qu’« à sa connaissance, il n’a pas jusqu’ici posé de problème particulier ».

Des mesures ont été prises pour renforcer la sécurité au sein de l’établissement et les parents d’élèves ont tous été informés par une lettre en date du 23 mai dernier. « Nous souhaitons montrer que notre travail se fait en confiance avec eux », assure le responsable.

Mais une difficulté est venue s’ajouter à cette affaire bien embarrassante. La hiérarchie n’aurait été informée de l’agression présumée que près d’un mois après les faits, lorsque les élèves se sont confiés à une assistante d’éducation. Elle n’avait été jusque-là alertée de l’intrusion. Pourtant, il apparaît que des personnels de Saint-Martin avaient eu connaissance des faits dès le 11 avril. Ils ont fait l’objet de mesures disciplinaires et auraient depuis été licenciés. Une nouvelle équipe est désormais en charge de la maison où l’intrusion a eu lieu.

« Tout cela est désormais dans les mains de la justice », souligne le chef d’établissement. Selon nos informations, une vingtaine de personnes auraient été entendues par la police.

Source : Leparisien.fr
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Crédit Photo : © Geralt – https://pixabay.com

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