Semaine du 13 au 19 juin 2016

20 juin 2016 à 07:23 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

ACTUPÉDOPHILIE FÉMININE
La pédophilie féminine est longtemps demeurée un tabou. Il faut le briser

Le 2 juin, au Canada, une femme a été mise en inculpation pour avoir soumis son fils de quatre ans à un tournage pédopornographique. Émoi outre-Atlantique : comment une mère peut-elle abuser de son propre enfant? Le criminologue et sexologue Jacques Waynberg lève pour Le Plus un tabou terrible : celui de la pédophilie féminine.

La presse canadienne vient de révéler l’inculpation d’une femme âgée de 43 ans, qui a soumis son fils de quatre ans à un tournage pédopornographique. Cette révélation suscite un émoi effaré outre-Atlantique. Comment peut-on, lorsqu’on est mère, abuser sexuellement de son propre enfant ?

Longtemps occultés, les comportements incestueux et pédophiles féminins ne sont étudiés que depuis la fin des années 1980. La reconnaissance d’une telle rupture de l’image sacro-sainte de la mère est demeurée longtemps un tabou incontournable, indicible… Qu’il a bien fallu briser sous l’effet du tapage médiatique accompagnant, depuis, des procès hors normes.

Des indices anatomiques du viol absents
Cet embarras se retrouve dans les statistiques officielles qui tendent à chiffrer la proportion de femmes poursuivies devant les tribunaux pour agression sexuelle sur mineurs : 3,18% en 1999, par exemple, selon le service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger. En 2012, le ministère de la Justice dénombre 5 femmes jugées pour viol sur mineur par ascendant, contre 114 condamnés côté masculin.

Chacun s’accorde à penser que cette incidence est sous-estimée, notamment lorsque les victimes sont des garçons, puisque les indices anatomiques du viol vont être absents. Les auteurs américains Kaplan et Green, en 1995, en témoignent en publiant une fourchette d’implication féminine des délits sexuels sur mineurs s’étendant entre 4% et 24 % au cours de leurs travaux successifs.

Les femmes, exemptes des tendances perverses ?
La perplexité des chercheurs à observer la suspension d’un privilège d’impunité concernant la sexualité féminine est finalement illusoire : les puissants courants d’opinion qui prônent l’égalité hommes-femmes dans tous les domaines de la vie, professionnelle ou domestique, inspirent désormais une vision plus réaliste.

Tout l’arsenal d’émotions et de pulsions qui campent le profil type masculin est donc a priori présent chez les femmes. Il n’y a donc aucune raison de penser qu’elles soient exemptes des mêmes besoins, des mêmes défaillances, des mêmes traits psychiques pathogènes, des mêmes tendances perverses que les hommes.

Circonstances « atténuantes »
Il n’en demeure pas moins que le lien maternel crée dans l’inceste une aversion invincible. L’expertise médico-judiciaire doit néanmoins dénombrer objectivement les facteurs de fragilités, de prédispositions, de responsabilité, qui sont en amont du passage à l’acte.

Deux circonstances « atténuantes » sont à identifier. La vie des femmes pédophiles est souvent marquée d’épisodes d’agressions sexuelles dont elles ont été elles-mêmes les victimes. Par ailleurs, leur dangerosité à moyen terme et les risques de récidive sont d’autant plus difficiles à évaluer, que les faits incriminés mettent parfois en scène un coauteur, souvent le mari ou le compagnon.

En fin de compte, considérant les procédures « thérapeutiques » comme incertaines concernant les prédatrices, et parfaitement aléatoires concernant leurs victimes, l’accent doit être mis sur la prévention de tels agissements.

Une législation contre-productive
L’écoute de personnes qui se sentent en danger relève conjointement des pratiques psychiatriques et sexologiques. Psychiatrique, afin de discerner les failles qui minent la conscience, sexologique, afin d’élucider les conflits sexuels qui aliènent le vécu parental et prennent les enfants en otage.

Or le législateur a imprudemment réduit le nombre de consultations en matière de criminologie prédictive, en fixant dans le Code pénal, en janvier 2004 (article 226-14), des dérogations au secret professionnel, lorsque des informations dites préoccupantes sont révélées notamment au corps médical.

Cette mesure de bon sens pour la sauvegarde de l’enfance a un effet contre-productif inattendu : les femmes en difficulté, en souffrance, en réparation, n’osent plus se confier de crainte d’être dénoncées.

À des situations aussi critiques et douloureuses, n’opposons pas de façon obsessionnelle le bouclier de la loi comme seule mesure de réhabilitation. Faisons savoir que, sous couvert du serment d’Hippocrate, le médecin demeure le garant de l’ordre public, mais aussi du respect de tout être humain.

Source : Leplus.nouvelobs.com
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AGRESSION
Deux garçons soupçonnés d’agression sur une fillette de sept ans [France]

Une fillette de sept ans, domiciliée à Landivisiau, a été sérieusement blessée au poignet, samedi matin. Elle dit avoir été agressée par deux garçons âgés d’une dizaine d’années. Les faits se sont produits vers 11 h 30, dans un quartier résidentiel situé à proximité du lycée Saint-Esprit, non loin de la piscine intercommunale. La petite fille jouait avec deux autres enfants de son âge à une petite centaine de mètres de chez elle, au bout d’une impasse.

Pendant quelques instants, elle s’est retrouvée seule, le temps que ses camarades aillent rechercher des jouets à leur domicile voisin. C’est à ce moment-là qu’elle raconte avoir été prise à partie par deux garçons qu’elle ne connaissait pas. L’un d’entre eux l’aurait tenue de force, pendant que l’autre lui aurait planté dans le poignet gauche un caillou aiguisé au préalable avec un couteau.

Onze points de suture et dix jours d’ITT
En voyant revenir les deux jeunes garçons, les agresseurs présumés ont quitté les lieux. Revenue chez elle avec une plaie béante de 4 à 5 cm et saignant abondamment, la fillette a été immédiatement conduite aux urgences de l’hôpital de Morlaix. La blessure a nécessité la pose de onze points de suture. Le médecin lui a délivré dix jours d’incapacité totale de travail (ITT).

En rentrant à leur domicile, les parents de la fillette ont déposé plainte à la gendarmerie de Landivisiau, samedi, en fin d’après-midi.

Source : Letelegramme.fr
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INCESTE – JUSTICE
Béziers : agression sexuelle sur sa fille, relaxe et excuses de la justice [France]

Un père de famille était poursuivi pour des faits commis sur sa fille aînée après une plainte déposée en 1999.

Un père de famille était poursuivi, vendredi dernier, pour des faits d’agression sexuelle sur sa fille. Dès faits qui auraient été perpétrés alors que la fillette était âgée de 4 ans à 13 ans. Le prévenu a été relaxé des fins des poursuites : « Faute d’éléments, a précisé la présidente Ougier. La constitution de partie civile a été jugée irrecevable. Je vous présente, aux deux parties toutes les excuses de l’institution judiciaire car ce dossier aurait dû se terminer bien plus tôt. »

Devant le tribunal de Béziers, le père de famille, un ancien officier de gendarmerie, est resté droit dans ses bottes, constant dans ses propos. Malgré les détails crus, apportés lors de l’instruction, il n’a pas bronché. « Tout ce qui vient d’être raconté est faux. Je ne souhaite pas m’exprimer. » La victime venue à la barre n’a pas été plus bavarde que son père. « Je n’ai rien à ajouter, je ne souhaite pas parler. »

La défense : « C’est le dossier le plus ancien de notre cabinet »
C’est donc l’avocat de la jeune femme, Me Loïc Montfort qui s’est exprimée. « La première responsabilité dans cette affaire, elle porte une robe (la justice), tant l’instruction de ce dossier a été longue. C’est même indécent. Je pense que c’est le dossier le plus ancien de notre cabinet. Peut-être aurions-nous dû secouer plus fort votre institution. Une plainte a été déposée en 1999 et l’instruction a été ouverte en 2007 pour être jugée aujourd’hui en 2016. C’est inimaginable. Aujourd’hui, saisissez l’occasion pour donner à cette jeune femme un statut de victime. »

Jean-Philippe Rey, le vice-procureur de Béziers s’en est remis à la décision du tribunal. « Elle a toujours tout maintenu. Il n’y a jamais eu de traces enjolivant la vérité et cela bien avant le lancement du processus judiciaire. De son côté, le père n’a pas de penchant pour la paraphilie et rien n’indique qu’il a trompé tout le monde pendant des années. Je ne dis pas qu’elle ment et, pourtant, je n’ai aucun élément qui me permette de démontrer qu’il a fait quoi que ce soit. Nous avons tardé. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous tromper face à des éléments beaucoup trop minces. »

Des faits vieux de 25 ans
Me Laffont pour la défense, remercie l’honnêteté du parquet. « Ce sont des faits de 25 ans. Sans témoin. Et aujourd’hui le tribunal doit aller chercher quelques certitudes. Nous sommes sur un fond de mésentente entre un père et sa fille au sein d’une famille qui se déchire dans un divorce. Il y a trop d’éléments qui nous amènent à douter. Je ne dis pas qu’elle ment. Je n’ai aucune preuve aucun élément de nature à nous éclairer. Pour moi, elle est entrée dans l’âge adulte avec une rage énorme contre la maladresse butée de son père. Je vous demande de prononcer la relaxe en faveur de cet homme. »

Source : Midilibre.fr
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PÉDOPORNOGRAPHIE
Dunkerque: Deux notables suspectés dans une affaire de pédopornographie [France]

Un élu de Téteghem échangeait des fichiers pédopornographiques, accompagnés de commentaires, avec un chef d’entreprise de Grande-Synthe…

L’adjoint rigoureux et apprécié de son maire est soupçonné d’avoir échangé des fichiers pédopornographiques. Éric Kempe, deuxième adjoint au maire (LR) de Téteghem, près de Dunkerque, a été mis en examen dans le cadre d’une enquête sur la détention et la transmission d’images a caractère pédophile. Il a démissionné.

Selon la Voix du Nord, qui a révélé l’information, l’élu a été interpellé lundi matin à son domicile, par la police. Son matériel informatique a été saisi, ainsi que l’ordinateur personnel qu’il utilisait en mairie.

Une piste ouverte depuis plusieurs semaines
Les enquêteurs ont remonté une piste ouverte il y a plusieurs semaines, et qui a déjà abouti fin mai à l’interpellation de Stéphane Bak, le patron d’une agence d’intérim de Grande-Synthe. Ce chef d’entreprise, par ailleurs éducateur au club de rugby de Couderkerque-Branche, est soupçonné d’avoir téléchargé et détenu des centaines d’images pédopornographiques, dont certaines impliquant des animaux.

Selon la police, l’entrepreneur aurait également échangé des fichiers illégaux, par courriel, avec l’élu de Teteghem. Selon les éléments relayés par la Voix du Nord, des commentaires salaces accompagnaient parfois leur correspondance.

Selon son avocat, Éric Kempe a reconnu les faits, mais le défenseur précise à la Voix du Nord que « vingt-cinq photos en tout et pour tout ont été retrouvées et rapidement effacées ». L’ancien adjoint a été laissé libre sous contrôle judiciaire, à l’issue de sa garde à vue.

Source : 20minutes.fr
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PRISON
La surveillante amoureuse d’un détenu blesse deux collègues [France]

Une surveillante stagiaire à la prison de Nice, tombée amoureuse d’un de ses détenus, a été dénoncée la semaine dernière par son ex-compagnon, qui est aussi un de ses collègues.

La jeune femme de 27 ans retrouvait son amoureux lorsqu’il obtenait des permissions, selon Nice Matin, qui rapporte les faits.

Condamnée à de la prison
En colère, la jeune femme a blessé son ex-compagnon avec un couteau, alors qu’ils se trouvaient dans l’appartement qu’ils continuaient de partager. Un de leurs collègues de travail, présent durant la scène, a également été blessé alors qu’il tentait de s’interposer.

La jeune femme a été jugée vendredi, et a été condamnée à 18 mois de prison, dont 10 avec sursis, ainsi qu’à deux ans de mise à l’épreuve.

Source : Leprogres.fr
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Crédit Photo : © Flachovatereza – https://pixabay.com

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