Semaine du 20 au 26 juin 2016

27 juin 2016 à 07:52 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

ACTUPÉDOPHILIE – ÉGLISE
Pédophilie : face à face avec son agresseur sexuel présumé [France]

Dans le sillage des scandales de pédophilie à Lyon, une sexagénaire a décidé de briser le silence. Elle accuse trois prêtres de l’avoir agressée sexuellement durant son enfance. Claudette est allée parler à l’un d’eux.

A 60 ans, Claudette Couturier, surnommée Nanou, est grand-mère. Enfant, elle vivait dans une maison de Vaulx-en-Velin (Rhône) avec sa grand-mère et ses deux tantes. Sur la place, il y avait une église tenue par trois prêtres maristes. Elle les accuse d’avoir abusé d’elle entre six et douze ans. « Ils venaient dans ma chambre à tour de rôle », raconte-t-elle. Nanou a recherché les religieux. Deux sont décédés.

« Les gens vont savoir »
Le dernier a 90 ans et vit dans une maison de retraite en banlieue de Lyon. En masquant l’objet de sa demande, elle réussit à le rencontrer. Elle en a besoin. Face à Nanou, l’ancien prêtre nie tout. En sortant, Claudette confie à France 3 : « Il sait. Les gens vont savoir. C’est comme si j’avais pris une douche. J’ai enlevé tout ce qui était sale ». Elle est allée porter plainte dans le commissariat dans lequel le cardinal Barbarin a été entendu. Cinquante ans après les faits, elle démarre une nouvelle vie.

Pour voir la vidéo, cliquez ici !

Source : Francetvinfo.fr
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AGRESSION – DÉLINQUANCE JUVÉNILE – MEURTRE
Agression mortelle d’une nonagénaire pour trois euros à Colmar en 2015, deux jeunes aux assises [France]

Le 29 avril 2015, rue du Cardinal Mercier à Colmar, ils avaient agressé une vieille dame en lui volant son sac qui contenait trois euros. Deux jeunes, dont l’un avait 16 ans sont renvoyés devant la cour d’assise des mineurs. La nonagénaire avait chuté, elle était décédée 4 jours plus tard.

Le 29 avril 2015, ils avaient agressé une nonagénaire à Colmar, rue du Cardinal Mercier, pour lui voler son sac…qui contenait trois euros. Deux jeunes, dont l’un avait 16 ans au moment des faits seront jugés, d’ici la fin de l’année au plus tôt, devant la cour d’assise des mineurs du Haut-Rhin. Lors de l’agression, la vieille dame qui se rendait chez son coiffeur, avait fait une chute, elle était décédée 4 jours plus tard, après de multiples fractures.

Les deux jeunes, bien connus des services de police, ont été interpellés quelques jours après, par la brigade de sûreté de Colmar. Ils ont été confondus par leur ADN. Ils avaient expliqué aux enquêteurs avoir agressé cette vieille dame pour rembourser une dette de stupéfiants.

Tous les deux risquent la réclusion criminelle à perpétuité, ils sont accusés de vol avec violence ayant entrainé la mort.

Source : Francebleu.fr
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PÉDOPHILIE – ÉGLISE – JUSTICE
Pédophilie : le prêtre qui embarrasse les jésuites [France]

Condamné pour abus sexuel, le prêtre Dominique Peccoud a pourtant continué sa vie publique, provoquant la colère des victimes.

La condamnation était presque passée inaperçue. Le 7 avril 2015, Dominique Peccoud, ancien directeur des études de la prestigieuse école Sainte-Geneviève à Versailles, puis de l’École supérieure d’agriculture de Purpan à Toulouse, était condamné à deux ans de prison avec sursis pour abus sexuel sur mineurs de 15 ans, pour des faits qui se sont produits entre 1990 et 2004. Jugeant la peine trop clémente, le parquet a d’ailleurs fait appel et la Cour d’appel de Grenoble livrera son verdict en septembre.

Mais depuis, la vie de Dominique Peccoud n’a pas beaucoup changé. « Comment un prêtre pédophile peut-il conserver toutes ses prérogatives ecclésiastiques ?
Participer à des manifestations publiques ? S’exprimer dans La Croix sur un grand philosophe quelques mois seulement après sa condamnation ? Comme si de rien n’était, comme au temps de sa splendeur… » explique le JDD dans un article publié ce dimanche.

Une interview dans la Croix, du 6 novembre dernier, réveille ainsi la colère des victimes et embarrasse les jésuites. « Après la publication, j’ai rapidement rappelé le père Peccoud à l’ordre », explique ainsi au JDD le père Jean-Yves Grenet, provincial pour la France. « Il n’avait pas pris la mesure de son geste. Je regrette profondément que cela ait réveillé la souffrance des victimes. Par ailleurs, nous avions pris les mesures de précaution pour l’éloigner de mineurs dès que nous avons eu connaissance des faits et il a pour consigne stricte de se dispenser de toute proclamation publique. »

Pas de quoi entraver le père Dominique Peccoud. « Nous attendons la condamnation définitive des tribunaux civils pour lancer une procédure canonique. »

Source : Atlantico.fr
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TERRORISME – RÉSEAUX SOCIAUX
Quelle responsabilité des réseaux sociaux face au terrorisme ?

Une famille américaine dont la fille est décédée dans les attentats de novembre dernier à Paris a récemment porté plainte aux États-Unis contre Facebook, Twitter et Google.

La question de la responsabilité des réseaux sociaux face au terrorisme revient régulièrement sur le tapis. Cependant, on peut parier que l’action de Reynaldo Gonzalez, ce père de famille dont la fille est morte à Paris en 2015, ne débouchera pas sur grand-chose. En effet, établir la responsabilité juridique de Google, Facebook ou Twitter dans les attentats terroristes ne sera pas évident car ces plateformes ne sont pas impliquées directement dans la commission des actes. Cependant, l’affaire a le mérite de poser le débat. Au-delà de la responsabilité juridique, il existe, comme le souligne le site spécialisé Numerama, une « responsabilité sociale » de ces grands acteurs.

Responsabilité sociale
Il est indéniable que les réseaux sociaux constituent pour les terroristes un moyen de communication, d’expression et de propagande. Cela peut même atteindre des sommets dramatiques, comme on l’a vu dans l’affaire de Magnanville où le meurtrier des deux policiers a presque diffusé son crime en vidéo en direct sur Facebook. Grâce à la force de la viralité, les réseaux sociaux contribuent à la propagation des idéologies extrémistes à la vitesse de la lumière. Il y a aussi la question des algorithmes de recommandation automatique qui font que plus on consulte des contenus d’un certain type et plus on est invité à en regarder d’autres du même genre. Cela crée une sorte de boule de neige infernale qui peut littéralement enfermer certains internautes dans une bulle de conditionnement.

Une réaction… limitée
Face à cette situation, les réseaux sociaux agissent, notamment en Europe, sous la pression des pouvoirs publics. Ces derniers ont signé un code de conduite avec la Commission européenne. Ils s’engagent à mieux lutter contre les contenus illicites. Ce qui est d’ailleurs, de leur part, un aveu de « responsabilité sociale ».

Mais on connaît le problème. D’abord, les réseaux sociaux ne peuvent intervenir qu’a postériori et pas a priori pour supprimer des contenus. Ensuite, la lutte contre les propos déviants sur Internet se heurte souvent à la conception de la liberté d’expression « à l’américaine » qui préside au fonctionnement de ces plateformes. Enfin et conséquence de cela, certains contenus peuvent se retrouver bloqués en France ou dans certains pays mais pas dans d’autres.

Source : Jérôme Colombain – Franceinfo.fr
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HARCÈLEMENT – VIOLS
Un agent de mannequins poursuivi par six femmes pour viols et harcèlement [France]

L’homme de 36 ans est soupçonné d’avoir abusé physiquement et mentalement de plusieurs femmes alors mineures. Il est déféré jeudi devant la justice.

C’est un homme associé à la réussite de plusieurs mannequins célèbres. Depuis février, Johann M. est également au cœur d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris et confiée à la brigade de protection des mineurs (BPM), rapporte Le Parisien jeudi.

Placé en garde à vue mardi, l’agent de mannequins de 36 ans, également photographe, est poursuivi par six femmes, qui ont déposé le 25 janvier une plainte commune pour « viols, agressions sexuelles, abus de faiblesse, séquestration et harcèlement moral », selon le quotidien, qui avance que Johann M. devrait être déféré devant la justice jeudi en vue de sa mise en examen.

Des « leçons » censées développer la sensualité
L’homme est ce qu’on appelle un « scout », une profession sans diplôme requis qui consiste à dénicher les beautés de demain et à les présenter à des agences de mannequins. Une majorité des filles repérées par l’agent étaient alors mineures. La plus jeune avait 14 ans, rapporte Le Parisien.

Le quotidien relate le témoignage d’une Parisienne aujourd’hui âgée de 24 ans et abordée par Johann M. en 2007, lorsqu’elle avait 16 ans. Se rendant souvent dans un appartement d’un quartier chic de Paris pour travailler à devenir top-modèle, la plaignante relate avoir dû se prêter à des exercices ambigus, comme mimer des positions sexuelles devant l’appareil du photographe ou encore accepter des caresses pour ne pas rester « coincée », cite Le Parisien. Lors de « leçons » censées développer sa sensualité, elle aurait été victime d’abus sexuels.

La plupart des plaignantes soutiennent avoir subi des actes à connotation sexuelle et décrivent une emprise psychologique. « Il utilisait son pouvoir pour garder les mannequins sous sa coupe et faire d’elles ce qu’il voulait physiquement et psychologiquement », relate encore l’une d’elle, citée par le quotidien.

Source : BFMTV.com

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