Semaine du 12 au 18 septembre 2016

19 septembre 2016 à 06:17 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

actuRÉSEAUX SOCIAUX – HARCÈLEMENT – PROTECTION
Instagram lance un filtre pour lutter contre le harcèlement en ligne

Depuis lundi 12 septembre, Instagram a mis en place un filtre pour permettre à ses 500 millions d’utilisateurs de filtrer les réactions de leurs abonnés par mots-clés. L’idée, lutter contre le harcèlement en ligne en masquant les commentaires insultants ou inappropriés.

Instagram, le réseau social de partage de photos et vidéos le plus populaire au monde, a lancé lundi 12 septembre une nouvelle option, sur son application, pour lutter contre le harcèlement en ligne via les commentaires.

Désormais, les 500 millions d’utilisateurs peuvent définir une liste de mots-clés. Si un commentaire contient l’un des mots ajouté à cette liste, il sera automatiquement masqué et invisible pour les autres internautes.

Pour activer ce filtre, il suffit de se rendre dans les paramètres, puis dans commentaires. Après avoir activé l’option « masquer les commentaires inappropriés », l’utilisateur n’a plus qu’à lister les mots ou expressions offensants, séparés par des virgules. Certains mots par défaut sont également suggérés.

Instagram a lancé lundi 12 septembre un outil permettant de lutter contre le harcèlement en ligne, en filtrant les commentaires par mots-clés.

Le fondateur d’Instagram Kevin Systrom a publié un communiqué, sur le blog du réseau social, à ce sujet. « Nous savons que les outils ne sont pas l’unique solution pour répondre à ce problème complexe, mais ensemble nous pouvons travailler à ce qu’Instagram reste un espace sûr pour l’expression individuelle », explique-t-il.

En effet, si une insulte ou un commentaire déplacé est mal orthographié, rien ne garantit que le commentaire disparaîtra. Pour Kevin Systrom, le but est de faire en sorte qu’Instagram reste un réseau social « positif, inspirant et amusant. »

Source : Ouest-France.fr
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PÉDOPHILIE
DOSSIER : Expliquer la pédophilie à son enfant

Des révélations d’actes pédophiles plongent les parents dans la peur et l’inquiétude, ce qui est absolument naturel. Ceux-ci s’interrogent: doit-on parler de pédophilie aux enfants, comment, que leur dire, à quel âge? Comment parler de pédophilie aux enfants sans leur faire peur?

Avant de parler de pédophilie aux enfants, il est important de savoir ce qu’est un pédophile. La définition «version adulte» ­comporte peut-être trop d’explications pour les enfants, mais il est tout de même nécessaire que les parents possèdent cette ­information. Pour les besoins de la chronique (afin d’alléger le texte), nous parlerons du ­pédophile masculin, mais tout le contenu peut très bien s’appliquer aux femmes pédophiles.

On peut définir un pédophile par le fait qu’il est attiré sexuellement par le corps des enfants prépubères. Roland Coutanceau, psychiatre et expert criminologue explique: «On peut donc être pédophile sans être passé à l’acte. Il existe même des pédophiles qui ne passeront jamais à l’acte parce qu’ils sont suffisamment structurés psychologiquement pour ne pas envisager de le faire. On peut distinguer trois types de pédophiles: ceux qui ont un attrait exclusif pour les ­enfants; ceux qui ont un attrait préférentiel pour eux, mais qui peuvent être excités par des adultes; et enfin, ceux qui ont un attrait secondaire pour les ­enfants.» (Source: Laurence ­Lemoine, Psychologies.)

Donc, il est essentiel de ­comprendre que le pédophile n’est pas nécessairement l’individu que dépeignent certaines ­légendes: l’homme dégoûtant, malpropre ou épeurant qui erre dans les rues à la recherche de victimes potentielles. Le pédophile type n’existe pas, il peut se tapir sous la personnalité charmante de votre voisin, de l’oncle, de l’ami, du coach.

Mais comment le dire aux enfants? Il est nécessaire d’adapter son discours en fonction de l’âge et du niveau de développement de celui-ci. Ce qui est avant tout très important, c’est de ne pas communiquer vos peurs ou angoisses en parlant de la pédophilie sous le coup de l’émotion ou après le ­visionnement de nouvelles tragiques à ce sujet. Vous risqueriez de transmettre des émotions ­plutôt que des informations!

Les limites et l’intimité
L’éducation sexuelle demeure une des clés majeures en ce qui concerne la prévention. Elle doit se faire dès le jeune âge et être adaptée au stade de développement de l’enfant.

Dès l’âge de 4 ans, on peut ­commencer à introduire les ­notions d’intimité et de limites en expliquant à l’enfant ce que sont les parties intimes de son corps, qu’il a droit à l’intimité – on lui enseigne à frapper à la porte avant d’entrer, à dire non lorsqu’il se sent embarrassé par des comportements. Il importe aussi d’aider l’enfant à faire la différence entre les mauvais ­secrets et les bons secrets.

Étant donné que le pédophile maîtrise l’art de la manipulation et adopte plusieurs ruses pour faire tomber la garde fragile des enfants, il est nécessaire d’aider ceux-ci à ne pas tomber dans les pièges tendus. Souvent le pédophile demandera le silence aux enfants, allant même jusqu’à les menacer ou menacer de blesser un membre de sa famille; l’enfant se retrouve alors avec un lourd secret à porter.

Prévention
Les exemples de la vie sont des moyens très efficaces de passer de l’information dans l’éducation, on peut même faire une petite mise en situation en interpellant l’enfant: «Que ferais-tu si un jour, à la sortie de l’école, maman ou papa ne sont pas là, mais que c’est un monsieur qui te dit que maman est malade et que c’est lui qui te conduira jusqu’à la maison? Si une dame t’aborde au parc en te demandant de l’aider à trouver son chien perdu?» On aide alors l’enfant à distinguer les situations potentiellement dangereuses pour lui et on lui indique ce qu’il devrait faire s’il se retrouve dans cette situation en lui offrant des solutions concrètes. De cette ­façon, on favorise chez lui le jugement critique et l’élaboration de limites.

Le risque zéro n’existant pas, la prévention passe par l’éducation sexuelle, la communication et l’élaboration de stratégies pour rester vigilant. L’enfant doit­recevoir des consignes claires et adaptées à son âge et à sa réalité. On lui apprend à se méfier des grands qui cherchent à avoir des contacts physiques et à dénoncer aussitôt les faits à un adulte en qui il a confiance.

6 consignes pour l’enfant
1. Connaître son adresse et son numéro de téléphone
2. L’agresseur sexuel peut avoir l’air gentil et bien élevé et peut même être quelqu’un de très proche de lui
3. Ne jamais accepter de ­cadeaux d’un inconnu, même si ce sont les ­bonbons qu’il aime tant!
4. Ne jamais suivre un adulte qui demande de l’aide
5. Ne pas garder un secret qui le lie à un adulte
6. Ne jamais transmettre ses coordonnées ou son nom sur internet sans la ­permission des parents

Source : Tvanouvelles.ca
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AGRESSION – JUSTICE – TÉMOIGNAGE
Maisons-Alfort : Jean, 90 ans, revit son agression devant la cour d’assises [France]

Il fait partie de cette génération qui, quand on lui demande qui il est, décline son nom de famille avant son prénom. Jean B., 90 ans, est venu raconter mardi devant la cour d’assises du Val-de-Marne la violente agression dont il a été victime dans son pavillon de Maisons-Alfort le 21 août 2014 par trois hommes. Avec beaucoup d’aplomb. Sébastien B., 22 ans, cheveux noirs et ras, est le seul à comparaître pour séquestration et violences commises avec arme. Il a continué de nier toute implication, et risque jusqu’à sept ans de prison.

Jean, partie civile, ne l’a jamais formellement identifié. Il ne l’aura pas regardé une fois pendant qu’il déposait, bien trop occupé à se concentrer. Posté à moins d’un mètre du président, il assure d’emblée être « mieux debout ». « Bon, vous avez entendu ce matin le formalisme des auditions de témoins… », entame le président. « Non ! Je n’ai rien entendu !, coupe le retraité. Je n’ai qu’une oreille ». « Il était 8 h 15 ce jour-là, je sors de chez moi par la porte arrière comme d’habitude. Ils m’ont dit, On n’est pas venus pour rigoler. Il y avait trois messieurs. Ils ont pris mon portefeuille, avec quatre billets de 20 € dedans. Dix fois ils ont répété, Y’a que chez les vieux qu’il y a du pognon ! ».

Ils l’obligent à s’asseoir avant de lui lier mains et pieds avec du ruban adhésif. Face aux menaces, et pour que les coups cessent, Jean révèle qu’une enveloppe est cachée « sous le tapis ». 900 €, destinés au « livreur de fioul », précise-t-il. Les malfaiteurs lui recouvrent la tête avec un oreiller. « A mesure que je tournais la tête pour respirer ils le bougeaient. Ils m’ont dit, Où est ton oseille ? On n’est pas venus pour se parfumer ! »

Le retraité finit par leur indiquer un clou où trouver deux clés : celles du coffre et de la cave à vin. Ils y descendent le vieil homme, volent 1 900 € et une alliance que Jean destinait à sa « petite-fille le jour où elle se marierait ». Des économies d’années de travail, « onze ans de boulangerie et trente-trois ans au guidon », comme conducteur à la RATP. Remonté de la cave, il finira par crier et comprendre que le trio est parti avant de réussir à se libérer et d’appeler la police.

« Êtes-vous sûr qu’ils étaient armés ? », l’interroge le président. « J’ai vu trois bouts de canon !, s’égosille-t-il. Les armes j’y connais rien mais j’ai fait la Libération ! ». « Est-ce qu’ils avaient l’air de connaître la maison ? », poursuit le magistrat. « Pas du tout ! Quelle est la personne qui leur a dit qu’il y avait un vieux crabe là, qui a peut-être des sous ? »

« Quelles ont été pour vous les conséquences de cette agression ? », conclura le président. « Je ne vais pas vous répondre que j’ai mal au ventre, réagit le retraité. Je me maintiens. » Jusqu’à réussir, deux ans plus tard, à voir un peu de lumière dans tout ce noir : « J’ai eu une vie normale, une épouse pendant 65 ans. Avant de mourir, j’aurais au moins vécu une aventure, je serais rentré dans ce magnifique établissement (le tribunal), avec toutes ces belles personnes devant moi ». « Et bien merci, a souri le président, surpris. C’est pas tous les jours… »

Source : Le parisien
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CYBERPREDATEUR
Le Mans : Le prédateur du web agresse deux jeunes filles [France]

Via Facebook, un homme a donné rendez-vous à deux résidentes du foyer de l’enfance, âgées de 10 ans et 15 ans. À la clé, baiser et attouchements contre un peu d’argent. Le prédateur a été arrêté.

Deux résidentes du foyer de l’enfance ont été victimes d’une agression sexuelle, jeudi, au Mans. Un homme de 31 ans a d’abord contacté une résidente, âgée de 15 ans, via Facebook. Après quelques échanges numériques, l’homme lui a donné rendez-vous près du foyer.

L’adolescente s’est présentée avec une autre résidente, âgée de 10 ans. Les deux amies sont montées dans la voiture du trentenaire.

Contre 15 €, un baiser et des attouchements
Contre 15 €, la plus âgée a dû lui donner un baiser sur la bouche. Pour la même somme, la plus jeune a été contrainte à un baiser, tout en subissant des caresses au niveau des seins et du sexe.

Les deux jeunes filles se sont confiées à une éducatrice, qui a donné l’alerte. Arrêté lundi, puis déféré devant le parquet ce mardi, l’homme, qui vit au Mans, a reconnu les faits.

Contrôle judiciaire et expertise psychiatrique
Le prédateur du web est connu des services de police pour une autre affaire de mœurs : toujours via internet, il faisait semblant d’organiser des castings, prétexte pour approcher des jeunes femmes.

Il a été remis en liberté, mais sous contrôle judiciaire. Le parquet a ordonné une expertise psychiatrique.

Source : Ouest-France.fr
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RÉSEAUX SOCIAUX – DAESH – TERRORISME
Comment Daesh utilise les réseaux sociaux pour la traite humaine [Monde]

Le conseil de sécurité de l’ONU publie un rapport sur l’esclavage sexuel organisé par Daesh via les réseaux sociaux…

Recruter des combattants via Twitter ou Facebook. C’est une technique connue et répandue dans les rangs de Daesh. Mais les réseaux sociaux jouent également un rôle important dans la traite humaine organisée par le mouvement djihadiste. Au point que le Conseil de sécurité de l’ONU s’est penché sur ce trafic humain de grande ampleur :le rapport « Combattre le trafic humain dans un conflit. 10 idées pour agir », de septembre 2016, alerte sur l’ampleur de cet esclavage sexuel et propose quelques pistes pour lutter contre la traite humaine.

Une stratégie globale
Le conseil de sécurité de l’ONU pointe une nouvelle tendance dans la traite humaine depuis l’émergence de Daesh et de Boko Haram : « Ils défendent l’esclavage des femmes et des enfants non comme une méthode clandestine, mais avec une stratégie et une organisation connue ». Selon le rapport, « la différence avec Daesh, c’est que la traite humaine n’est plus un moyen pour obtenir une main-d’œuvre gratuite, mais une méthode pour dégrader, déplacer et assujettir des populations civiles ciblées. Mais c’est également un argument pour recruter. »

Comment Daesh recrute des esclaves ?
Dans une étude de mars 2016, Scelles, fondation contre la traite aux fins d’exploitation sexuelle estime à 800 femmes européennes, dont 200 Françaises, devenues esclaves sexuelles de Daesh. « Les réseaux sociaux sont extrêmement éloquents sur la stratégie de séduction des femmes et des combattants, souligne Yves Charpenel, directeur de la fondation et Premier avocat général à la Cour de Cassation. Ils séduisent ces jeunes femmes par un discours féministe : « ton pays te traite mal en tant que femme et que musulmane ». On leur passe des images de mères épanouies. En réalité, elles sont offertes aux combattants de Daesh et subissent entre 15 à 20 « mariages » par jour. On est encore dans le leurre religieux : on vous « marie »… mais vous divorcez toutes les 15 minutes.

Une fois épuisées, Daesh les revend lors de ventes aux enchères virtuelles. On a repéré par exemple une enfant de 8 ans vendue pour 4.000 dollars sur Twitter. Elles sont achetées par des réseaux de prostitution libanais notamment. Il y a deux ans, on s’est rendu compte que dans les maisons de prostitution du Moyen Orient, les Ukrainiennes avaient disparu : les filières d’approvisionnement venaient de changer. » Quant aux femmes yézidies, une minorité kurde, cible privilégiée du groupe terroriste, ces centaines sont enlevées, mariées de force et violées. Déjà en décembre 2014, Amnesty International alertait sur cette situation et relayait le témoignage de Randa, 16 ans, mariée de force à un combattant de Daesh et rescapée. Le récent rapport de l’ONU assure que la majorité de ces esclaves sexuelles font aujourd’hui partie de la communauté yézidie.

Les réseaux sociaux ont-ils changé leur politique ?

Un rapport publié le 25 juillet 2016 par une commission du Parlement britannique pointe la passivité de Facebook, Google et Twitter. « Actuellement l’essentiel du trafic d’êtres humains notamment se fait via les réseaux sociaux, appuie Yves Charpenel. On peut acheter un lance-roquettes comme une femme. Les fournisseurs d’accès assurent agir contre les contenus inappropriés. Pour le moment, on n’en a pas vu les effets. Daesh, c’est un vrai réseau international dont beaucoup de membres sont originaires d’Europe donc connaissent le marketing, la mentalité, les outils. »

Difficile de lutter contre ce trafic arguent les responsables des réseaux sociaux notamment parce que les échanges entre utilisateurs de WhatsApp sont totalement cryptés. D’autant que « le groupe a compris que tout le monde tirait profit de la connaissance qu’ils donnaient d’eux-mêmes, il est en train de changer ses réseaux sociaux en passant par exemple par Télégram », ajoute l’avocat. Une application notamment utilisée par l’un des terroristes qui a assassiné le prêtre Jacques Hamel fin juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray.

L’esclavage sexuel différent entre Boko Haram et Daesh
Daesh mise sur les réseaux sociaux alors que Boko Haram utilise des moyens plus traditionnels : rapt et ventes aux enchères dans les villages. Et cet esclavage sexuel représente un pactole pour ces groupes terroristes. « Pour Boko Haram, la majorité des revenus vient de la prostitution, précise Yves Charpenel. Pour Daesh, c’est plus idéologique que financier. Cela leur coûte de l’argent de les faire venir, de les entretenir. Mais leur objectif est surtout de plaire à leurs guerriers. »

Quelles pistes pour lutter contre la traite humaine ?
Au-delà d’un travail de nettoyage des réseaux sociaux, en amont, l’objectif de Scelles est de « rendre visible ce phénomène pour que les personnes à qui on promet un mariage avec l’émir aux yeux verts sachent que le voyage se termine dans une maison de passe », synthétise Yves Charpenel. De son côté, le rapport de l’ONU pointe différentes pistes. Tout d’abord pour mieux soigner les victimes de cette traite humaine. Par exemple, en déclinant des informations de prévention et une hotline ou une application d’aide sur les réseaux sociaux. Mais les rescapées restent très rares. L’ONU souligne aussi l’importance de campagnes d’information sur Daesh sur les réseaux sociaux et de limiter le recrutement en ligne.

Source : 20minutes.fr

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