Semaine du 19 au 25 septembre 2016

26 septembre 2016 à 06:25 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

VF11ANONYMOUS – JUSTICE – VIOL
Un Anonymous risque 16 ans de prison pour avoir dénoncé un viol [États-Unis]

Un Anonymous résidant aux États-Unis risque de passer les seize prochaines années de sa vie en prison. Son crime ? Avoir aidé la police à arrêter deux violeurs en 2012, des violeurs qui ont été condamnés à seulement deux années de prison.

Consternant

Deric Lostutter est une véritable célébrité aux États-Unis et il est même considéré par beaucoup de gens comme un héros. Cela n’a rien de surprenant, car ce hacker originaire de l’Ohio a aidé la police de son état à arrêter les auteurs du viol d’une adolescente âgée de 15 ans.

L’agression est survenue dans la nuit du 11 août 2012 à Steubenville, une petite ville située dans l’est de l’état.

Le viol de Steubenbille a fait la une de tous les médias en 2012
Durant une soirée, deux membres de l’équipe de football du lycée sont tombés sur une camarade de classe, ivre et inconsciente. Ils l’ont sexuellement agressé devant plusieurs témoins. Personne n’est intervenu pour les en empêcher.

Ensuite, ils ont transporté l’adolescente dans plusieurs fêtes, où elle a subi des agressions sexuelles et des viols à répétition. De nombreuses personnes ont filmé la scène et les ont ensuite diffusés sur les réseaux sociaux.

L’enquête a piétiné pendant plusieurs mois. Les autorités de la ville et l’administration de l’école ont été soupçonnées d’avoir tenté de dissimuler des preuves. Les deux agresseurs n’étaient effectivement pas des lycéens comme les autres. Ils excellaient en effet au football américain et ils étaient par conséquent les favoris de leur école.

Cette histoire a choqué de nombreux Américains. Deric Lostutter en faisait partie.

Toutefois, et contrairement à la plupart de ses concitoyens, il n’a pas pu rester les bras croisés. Il a donc contacté un ami hacker, Noah McHugh, et ils ont piraté ensemble le site de fan de football de la ville pour mener leur propre enquête. Leur initiative a porté ses fruits puisqu’ils sont parvenus à identifier les deux agresseurs et à réunir suffisamment de preuves pour forcer les autorités à agir.

Deric risque 16 ans de prison, une peine huit fois plus importante que celle des deux violeurs
Suite à l’attaque, la police a procédé à l’arrestation des deux agresseurs. Ils avaient tous les deux 16 ans à l’époque. Le premier a été condamné à un an de prison ferme, le second à deux ans. Il avait en effet publié les photos de l’agression sur internet et il a donc été accusé de pornographie juvénile.

Mais l’enquête ne s’est pas terminée là. La police a aussi cherché à identifier les deux hackers responsables de la fuite et ils ont fini par leur mettre la main dessus. Noah a plaidé coupable, par Deric.

Le problème, c’est que les États-Unis ont fait voter une loi en 1986 pour lutter contre la cybercriminalité et cette dernière prévoit de (très) lourdes peines pour les hackers. Deric est évidemment concerné et il risque ainsi de passer les seize prochaines années de sa vie dans une cellule sordide, soit une peine huit fois plus importante que celle des deux violeurs.

Source : Fredzone.org
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JUSTICE – AGRESSIONS SEXUELLES
30 mois de prison pour agression sexuelle [France]

Hier, un homme de 33 ans a été condamné, en son absence, à trente mois de prison par le tribunal correctionnel de Foix. La juridiction l’a reconnu coupable d’agression sexuelle sur un jeune homme et de corruption de mineurs envers deux lycéens.

Presque le double des réquisitions du ministère public. Hier après-midi, alors que la magistrate du parquet avait requis dix-huit mois de détention contre Cédric, poursuivi pour agression sexuelle et corruption de mineurs, le tribunal correctionnel de Foix a reconnu l’homme de 33 ans coupable des faits qui lui étaient reprochés et l’a condamné à trente mois de détention. Et puisque le prévenu n’était pas présent à l’audience, le président de la juridiction, Hervé Barrié, a délivré un mandat d’arrêt à son encontre.

C’est donc face à un box des prévenus et un banc de la défense vides que les magistrats ont examiné ce dossier qui remonte à février 2013. Une affaire sordide d’où il ressort que le prévenu, «qui a joué à cache-cache avec les autorités tout au long de l’information judiciaire», comme l’a souligné Me Plais-Thomas, avocate de la victime d’agression sexuelle, a passé deux jours dans un état de frénésie sexuelle avant de passer à l’acte.

Tout d’abord, Cédric s’est connecté sur Facebook et a longuement échangé avec deux élèves, internes, d’un lycée fuxéen. Des messages où la conversation a rapidement pris un caractère sexuel, l’adulte allant jusqu’à poster une photo de lui, nu, avant de proposer aux deux adolescents de lui envoyer une photo de leur sexe. Se rendant compte que l’affaire devenait grave, les lycéens ont alerté un surveillant qui leur a conseillé de continuer afin de recueillir le plus de renseignements possible sur Cédric avant de prévenir les autorités. Les deux jeunes gens, lorsque Cédric leur a proposé un rendez-vous dans un café, ont finalement bloqué le compte de leur étrange interlocuteur.

L’état psychique de la victime s’est aggravé
Deux jours plus tard, ce dernier reçoit son jeune voisin, à peine majeur, et un ami. Le trio boit l’apéritif et passe la soirée à regarder des films. Vers 2 heures du matin, l’ami s’en va. Le jeune voisin, lui, s’est endormi après avoir fumé une cigarette «à la drôle d’odeur», précisera-t-il aux gendarmes lors de son dépôt de plainte, bien que Cédric lui ait assuré qu’il ne s’agissait pas de drogue. Lorsqu’il se réveille, le jeune voit Cédric en train de lui ôter ses vêtements. Il racontera ensuite que l’homme, qui lui indique être homosexuel, lui a imposé une relation sexuelle après l’avoir emmené dans sa chambre.

Un examen médico-légal ne relèvera, cependant, aucune trace d’acte sexuel. Mais une expertise psychiatrique du jeune plaignant indique que ce dernier, déjà fragile après «une enfance difficile» selon son avocate, montre des signes d’une aggravation de son état psychique.

Cédric, de son côté, sera interpellé, bien loin de l’Ariège et bien plus tard. Il commence par nier les faits sur son voisin mais l’enquête des gendarmes montre qu’il ment. Les militaires font ensuite rapidement le lien avec le signalement de l’Éducation nationale après l’épisode «Facebook». Cédric dira que son compte a été piraté, mais les investigations prouvent qu’il avait deux comptes sur le réseau social…

Finalement, il reconnaîtra une partie des faits sur son voisin et les échanges pornographiques avec les deux mineurs.

«Le prévenu a passé son temps à varier dans ses déclarations, contrairement à mon client qui, en trois ans de procédure, a toujours dit la même chose. Mais voir que Cédric n’a jamais cherché à se remettre en question ne l’a pas aidé à se reconstruire, bien au contraire», lance Me Plais-Thomas quand la magistrate du parquet, regrettant au passage que Cédric se soit «une nouvelle fois défilé» en ne venant pas à l’audience (il a écrit au tribunal, hier matin, qu’il ne pouvait pas venir à cause de son travail…), est formelle : «La victime de l’agression sexuelle n’était pas consentante et le prévenu savait parfaitement que ses deux interlocuteurs sur Facebook étaient mineurs». À ses yeux, la culpabilité de Cédric est donc «établie».

Elle n’a également fait aucun doute chez le président Barrié et ses assesseurs.

Source : Denis Slagmulder – Ladepeche.fr
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PÉDOPORNOGRAPHIE – JUSTICE – PÉDOPHILIE
Japon. Une ONG dénonce le laxisme face aux images pédopornographiques [Japon]

Les vidéos et photos de mineurs dans des scènes ou postures à caractère pornographique sont toujours massivement vendues au Japon en raison d’un flou légal et d’un manque de contrôle des autorités, a dénoncé lundi l’ONG Human Rights Now.

« Les contrôles ne sont pas effectués du fait qu’il est difficile d’établir s’il s’agit ou non de pédopornographie quand l’âge des protagonistes n’est pas précisé », indique dans un rapport l’organisation non gouvernementale internationale créée au Japon.

« Les enquêtes dans les circuits de distribution et ventes sont insuffisantes », ajoute-t-elle, alors qu’elle-même, « en un laps de temps court », a mis en évidence « un déluge de photos et vidéos qui, à tout le moins, présentent de forts soupçons de pédopornographie».

Ambiguïtés
L’ONG cite, visuels à l’appui, les cas de DVD où il est clairement précisé qu’il s’agit de pédopornographie, que les intervenants (souvent des filles) sont mineurs ou pour lesquels existent des doutes sur leur âge compte tenu de leur « apparence, de leur corpulence ou de leurs vêtements ».

Sont notamment concernés de nombreux DVD ou autres supports d’images présentant des photos de jeunes filles en maillot de bain dans des poses suggestives (« chaku-ero », érotisme en tenue), visuels dits « pédopornographiques de 3e catégorie » pour lesquels la qualification est plus floue et la surveillance moindre.

Mais l’ONG affirme avoir aussi trouvé dans le commerce des « produits » où sont présentées des scènes de relations sexuelles.

Elle dénonce le fait que certaines vidéos (notamment en ligne) ne subissent aucun contrôle des organismes patentés qui arguent ne pas avoir les moyens de vérifier l’âge des actrices.

« La police privilégie surtout le contrôle de la pédopornographie la plus dure (avec scène de sexe ou personne nue) mais pas celle de 3e catégorie », indique l’ONG.

La police a en outre selon elle tendance à penser que les magasins qui ont pignon sur rue n’oseraient pas vendre de la pédopornographie interdite et sont dignes de confiance.

Renforcer la législation
L’ONG appelle à des mesures de lutte renforcées, à commencer par une meilleure application des lois existantes et une plus forte implication « des organismes étatiques, des autorités locales, des institutions publiques et de la société en général ».

Il y a un an, une représentante de l’ONU, Maud de Boer-Buquicchio, critiquait une législation japonaise truffée de « lacunes ».

Elle dénonçait de surcroît une certaine « tolérance », avec une exploitation commerciale de l’image de lycéennes ou l’exposition médiatique de starlettes mineures (appelées « idoles ») elles aussi parfois photographiées en petite tenue dans la presse.

Source : Ouest-France.fr
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FAIT DIVERS – JUSTICE
Le commerçant filmait sous les jupes de ses clientes [France]

L’homme de 59 ans, gérant d’une boutique de prêt-à-porter à Sorgues, avait installé des caméras dans les cabines d’essayage. Puis il ramenait les films chez lui…

De février à juin 2013, un commerçant à la tête d’un magasin de prêt-à-porter de la ville de Sorgues, dans le Vaucluse, a filmé sous les jupes de ses clientes via des caméras installées dans les cabines d’essayage, relatent nos confrères de Vaucluse matin.

L’homme de 59 ans a ensuite conservé les films, regardant chez lui, tranquillement, des jeunes femmes en sous-vêtements.
« Ça m’a donné une idée »

En tout, il en avait une dizaine. Il a été condamné hier à un an de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve pendant trois ans et obligation de soins, par le tribunal correctionnel d’Avignon.

« J’avais installé une caméra pour éviter les vols. Elle était en l’air, et un jour je l’ai trouvée tombée au sol, qui filmait les pieds. Ça m’a donné une idée. J’ai fait ça par jeu » a expliqué le prévenu à la cour.

Il était également poursuivi pour de la consultation et la détention de fichiers et images pédopornographiques. À l’entendre, il serait arrivé sur ces pages internet sans le vouloir…

Source : Vosgesmatin.fr
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AGRESSION – SUICIDE
Il poignarde trois personnes dont un enfant et se suicide [France]

Un homme d’une soixantaine d’années, en conflit avec son ancienne belle-fille (la fille de son ex-femme), s’est mis en tête de la retrouver, dans la nuit de samedi à dimanche, à Angeac-Champagne, en Charente.

L’homme s’est alors rendu au domicile de deux personnes âgées qui gardaient l’enfant de cette femme, âgé de 12 ans, raconte Sud Ouest.

Sa mère était absente, elle se trouvait à un mariage.

Armé d’un couteau, le sexagénaire a poignardé les deux personnes âgées, ainsi que l’enfant, avant de prendre la fuite.

Un enfant de 8 ans ainsi qu’un bébé, qui se trouvaient là également, n’ont pas été touchés.

L’une des personnes âgées se trouve entre la vie et la mort, tandis que l’enfant, blessé à l’abdomen, est hors de danger.

Ce dimanche matin, le sexagénaire a été retrouvé mort par la gendarmerie à son domicile de Cognac.

Il se serait suicidé à l’aide d’une arme à feu, selon Sud Ouest.

Source : Leprogres.fr
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Crédit photo – © « Anonymous Face » By Freevector

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