Semaine du 26 septembre au 2 octobre 2016

3 octobre 2016 à 06:16 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

actuAGRESSION SEXUELLE – SIGNALEMENT – HARCELEMENT SEXUEL – HOTEL DE LUXE
Agression sexuelle par un Qatari : l’hôtel Park Hyatt condamné [France]

Elle attend depuis six ans que justice soit faite. Le 28 septembre, Mariama Diane Diallo a reçu le texte du jugement des prud’hommes de Paris sur son licenciement pour « faute grave ». Après des années de combat, elle a enfin obtenu gain de cause : son ancien employeur, la société française de services, et l’hôtel 5 étoiles Park Hyatt Paris-Vendôme ont été condamnés à lui verser quelque 57 243 euros d’indemnités. Motifs : non respect de l’obligation de prévention de harcèlement sexuel, discrimination et licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Une affaire à la DSK
L’affaire remonte au 27 juillet 2010. A l’époque, Mariama Diane Diallo est femme de chambre dans le fameux hôtel Park Hyatt situé 5 rue de la Paix à Paris. Vers 19 h, alors qu’elle nettoie la chambre 327, elle est agressée sexuellement par un client membre de la délégation qui entoure le prince Al Thani du Qatar de passage à Paris. L’agresseur, identifié comme étant un dénommé Ganim Salem est stoppé par l’arrivée de sa famille.

Immédiatement, la femme de chambre alerte le directeur de la sécurité Pierre-Louis Cador et la directrice de l’hébergement Delphine Cravotto. L’employée est en état de choc et les deux cadres l’invitent à rentrer chez elle, mais ni l’un ni l’autre ne songent à prévenir la police. La plainte ne sera déposée que le lendemain au commissariat du premier arrondissement par Mariama Diane Diallo elle-même. Un délai qui laisse le temps à l’agresseur de repartir pour le Qatar par le premier avion… Les responsables du Park Hyatt ont juste formulé par écrit à la délégation du Qatar que « Mr Ganim Salem n’est plus admissible à séjourner dans aucune des propriétés de Hyatt en France ».

Évincée deux mois après son agression
Dans son jugement, rendu le 3 août et publié le 28 septembre, le tribunal estime que le Park Hyatt n’a pas rempli ses obligations en matière de prévention du harcèlement sexuel. A la barre, Mariama Diane Diallo avait déclaré que, deux jours avant son agression, « un membre de la délégation du prince Al Thani résidant dans la chambre 315 s’était mis nu et masturbé devant une de mes collègues. La direction a été avisée de cet «incident» et la seule réponse qui nous a été rapportée est qu’aucune femme de chambre ne devait se rendre dans cette chambre ».

Plus grave, deux mois après son agression, la femme de chambre est évincée de l’hôtel de luxe. Son nom n’apparaît plus sur le planning de nettoyage du 5 étoiles et la gouvernante générale lui signifie qu’elle a eu « l’ordre de ne plus la recevoir à Hyatt ». Le 23 septembre, la société française de service l’informe par courrier qu’elle est mutée dans un autre hôtel, le Burgundy. Le 15 octobre, Mariama Diane Diallo tente de se suicider. « Etat de stress post-traumatique », diagnostique le médecin qui la prend en charge aux urgences et lui prescrit plusieurs arrêts de travail jusqu’en décembre 2015.

« Un licenciement qui ne tient pas la route »
A l’issue de ce congé maladie, Mariama Diane Diallo refuse toujours sa mutation et, le 20 janvier 2011, elle est licenciée par la société française de services pour « refus de mutation », une « faute grave » selon les termes de son contrat de travail. Pourtant, aux yeux du tribunal, ce licenciement ne tient pas la route. « La SA Groupe française de service a préféré, pour garder ses relations contractuelles avec la SASU SASIH [qui chapeaute le Park Hyatt, ndlr], muter Madame Mariama Diane Diallo dans un autre hôtel, alors que deux jours avant sa décision de la licencier, elle lui délivrait une attestation employeur louant ses qualités professionnelles, relève le conseil des prud’hommes de Paris.

Ainsi, ce changement d’affectation et le licenciement qui en a découlé étant directement consécutif à la révélation des faits de harcèlement et d’agression sexuels, il est constitutif d’une discrimination. »

La sanction est tombée. Le Park Hyatt et son sous-traitant sont condamnés solidairement à verser 10 000 euros d’indemnités pour harcèlement sexuel et 10 000 euros pour non-respect de l’obligation de prévention du harcèlement sexuel. Mariama Diane Diallo bénéficie aussi d’une créance vis-à-vis de la société française de service, en cours de liquidation, de 27 300 euros, dont 10 000 euros d’indemnités pour discrimination et 10 000 euros pour licenciement injustifié. Le Park Hyatt lui doit en outre 10 000 euros de réparation supplémentaire. Soit un total de 57 243 euros.

Contacté, le Park Hyatt Paris-Vendôme n’a pas souhaité commenter le jugement du conseil des prud’hommes de Paris.

Source : Challenges.fr
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PÉDOPHILE – RÉSEAUX SOCIAUX – SIGNALEMENT
Le pédophile des réseaux sociaux aurait été identifié [TUNIS]

Le pédophile récemment signalé par plusieurs parents sur les réseaux sociaux aurait été démasqué et localisé, selon plusieurs source.

Il s’agirait d’un «religieux» qui habite Zahrouni (gouvernorat de Tunis), selon les dires de plusieurs habitants de la région qui affirment avoir reconnu l’individu en question.

Plusieurs témoignages affirment que le présumé pédophile, un certain (Hatem.B), qui habite seul avec sa mère, n’est pas à son premier forfait, puisqu’il serait aussi impliqué dans une affaire d’attouchement sexuel à l’un de ses proches, un enfant de 6 ans, dans la mosquée du quartier, selon Kapitalis.

Rappelons que plusieurs parents ont porté plainte contre l’individu en question répondant aux initiales «H.B», qui essaye de se mettre en contact avec des jeunes enfants possédant un compte facebook…

Source : Directinfo.webmanagercenter.com
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ATTEINTE SEXUELLE
Agression sexuelle : il force son fils de 8 ans à visionner des films obscènes [France]

Un habitant d’un faubourg de Port-Louis, âgé de 35 ans, a été arrêté par la police samedi 24 septembre.

L’homme, connu des services de police, est soupçonné d’avoir agressé sexuellement son fils de 8 ans. Le garçonnet a été hospitalisé.

C’est un officier de la Child Development Unit (CDU) qui a rapporté l’affaire à la police.

L’enfant a relaté à la police que son père l’aurait agressé sexuellement et l’aurait forcé à visionner des films pornographiques sur son smartphone.

Selon l’entourage de la victime, la mère aurait abandonné l’enfant quand ce dernier avait 2 ans, et depuis il vit avec son père. La victime a été prise en charge par la CDU.

Le père a été présenté devant le tribunal de Port-Louis lundi 26 septembre, où une accusation provisoire de « causing child to be sexually abused » a été retenue contre lui.

La police ayant objecté à ce qu’il soit en liberté conditionnelle, le suspect a été reconduit en cellule policière. Il n’a pas encore donné sa version à la police et sera interrogé en présence d’un avocat.

Source : Defimedia.info
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MINEUR DÉLINQUANT – TENTATIVES DE VIOLS
Montpellier : un jeune homme de 16 interpellé pour des tentatives de viol [France]

Un jeune homme de 16 ans a été interpellé dimanche à Montpellier (Hérault) après un viol et au moins 3 tentatives de viol sur des jeunes femmes, rapportent les médias locaux ce lundi. Il est également suspecté de vol avec violence. Le suspect a été déféré ce lundi soir.

En une semaine, l’adolescent aurait menacé et agressé quatre jeunes filles, avec un tesson de bouteille, il a été interpellé dimanche matin, rapporte Infos H24.

Vers 2 heures, dans la nuit de samedi à dimanche, une jeune fille s’éloigne quelques minutes de son groupe d’amis pour uriner. Un inconnu lui place alors un tesson de bouteille sous la gorge et l’oblige à se déshabiller avant de la forcer à lui pratiquer une fellation. L’agresseur quitte les lieux et sa victime peut rejoindre ses amis et les alerter.

Des téléphones portables volés retrouvés sur lui et chez lui
Quatre heures plus tard, au petit matin dimanche, une autre jeune femme explique à la police qu’elle vient de mettre en fuite un homme qui tentait de la violer sous la menace d’un tesson de bouteille. Son agresseur a réussi à voler son téléphone portable. La jeune victime a pu donner une description précise du jeune homme.

Dans la matinée de dimanche, un jeune homme correspondant à la description est interpellé. Sur lui : le portable volé le matin même et un autre appareil, volé le 18 septembre à une jeune femme, également victime d’une tentative de viol. Au domicile du jeune homme, les policiers ont découvert un troisième téléphone, propriété d’une femme qui a elle aussi échappé à un viol voilà dix jours.

L’agresseur, un adolescent de 16 ans, d’origine guinéenne, est un mineur isolé. Il était logé avec trois autres mineurs dans un appartement prêté par le conseil départemental. Selon France Bleu Hérault, l’agresseur a expliqué se trouver à Montpellier depuis 8 mois. Il été déféré lundi soir au parquet des mineurs du tribunal de grande instance de Montpellier.

Source : Leparisien.fr
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PÉDOPORNOGRAPHIE
Pédopornographie. Il avait téléchargé près de 2 millions de fichiers [France]

« C’est devenu comme une drogue. Je ne peux pas m’en empêcher ».

À la barre du tribunal correctionnel de Quimper, hier après-midi, un trentenaire, confondu au printemps dernier par des enquêteurs en cybercriminalité de la police judiciaire de Nice.

Le 28 avril, le prévenu avait, une nouvelle fois, lancé des téléchargements en milieu d’après-midi et jusque tard dans la soirée. Des centaines d’images et vidéos pornographiques mettant en scène des mineurs. La perquisition menée dans la foulée par l’antenne quimpéroise de la police judiciaire avait permis de mettre fin à cinq années de téléchargements.

Des années au cours desquelles 1,8 million de fichiers avaient été téléchargés de manière obsessionnelle par l’internaute. À tel point que le prévenu, qui avait installé un logiciel pour tenter de dissimuler son adresse IP, oubliait souvent de l’activer.

Risque de réitération
Questionné par la présidente du tribunal, le prévenu peine à expliquer son comportement. Aux policiers, il avait expliqué qu’il recherchait des images mettant en scène des petites filles âgées de 5 à 16 ans, expliquant son penchant par « une adolescence perturbée ».

« Qu’en pensez-vous ? », poursuit la magistrate. « C’est grave ». « Pourquoi ? », insiste-t-elle. « Ça incite des gens à le faire », admet-il, visiblement conscient des viols imposés à ces enfants. Mais s’il dit avoir réfléchi, il ne réfute pas les conclusions de l’expert psychiatre qui évoque un risque de réitération des faits.

Un stricte suivi judiciaire requis
L’expert a relevé chez cet homme, sans réelle vie sociale, un trouble de la personnalité et une déviance sexuelle. Une immaturité qui conduit la procureure à requérir un double suivi judiciaire sous la forme d’une peine de 30 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve et d’un suivi sociojudiciaire d’une durée de dix ans. Une nécessité de soins soulignée également par la défense, « pour qu’on le mette face à ce qu’il est ».

Le tribunal devait rendre son délibéré tard dans la soirée.

Source : Letelegramme.fr
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Crédit photo – © « Sad silhouette » By SXC / Freepick

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