Semaine du 2 au 9 octobre 2016

10 octobre 2016 à 06:56 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Sad woman hug her knee,nobody

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HARCÈLEMENT SCOLAIRE

Harcèlement scolaire : Léa, 13 ans, « n’a plus envie de vivre » [France]

Des centaines de témoignages sur notre page Facebook, un spécialiste nordiste qui tire la sonnette d’alarme. Le harcèlement scolaire toucherait de plus en plus d’élèves. Comme Léa, 13 ans, qui à force de se faire insulter dans son collège, n’a « plus envie de vivre ». Elle a été hospitalisée cette semaine.

Joli minois, silhouette fine, avec legging et sweat à capuche, Léa rentre souvent les mains dans ses manches. Elle a un sourire un peu triste, les lèvres qui tremblent sur les détails de son quotidien de collégienne. Sur les insultes : « Tous les jours, on me dit que je suis moche, que mes vêtements ne sont pas les bons, que j’ai dit ci ou ça, qu’il ne faut plus que je parle à un tel, on menace de me frapper… Ils ont lancé une rumeur sur Internet aussi. » Tous les jours.

Des insultes sur les murs et sur Facebook
Elle a identifié une vingtaine d’élèves, actuellement auditionnés par la direction de son établissement. Cela a commencé en 6e avec une fille plus imposante qu’elle qui la prend en grippe. Intimidée, Léa ne réagit pas : « Du coup, elle a fait venir ses copines. » Le groupe l’encercle en la menaçant, fait peur aux élèves qui tentent de se rapprocher d’elle. L’an dernier, la situation s’aggrave : « Mon numéro de portable a été écrit sur les murs du skate park au milieu de dessins obscènes, d’insultes. »

Sa maman Sabrina prend rendez-vous avec la CPE du collège puis l’assistant social : « Léa est une très bonne élève, le trimestre dernier sa moyenne a chuté à 13 et puis je voyais bien que ça n’allait pas. »

Les insultes continuent sur la page Facebook de la petite qui doit s’en créer une autre. Un jour, elle reçoit des coups de pied. « Un garçon s’en est pris à moi, j’ai riposté. » Sinon, elle ne dit pas grand-chose : « Cela ne ferait qu’empirer les choses et puis qu’est-ce que je peux faire ? Personne ne m’aime, c’est comme ça. Je suis populaire mais dans le sens négatif. »

« Je suis coincée »
Cette année, elle se plaît dans sa classe mais vit toujours mal les insultes, les remarques féroces dans les couloirs, la cour. En début de semaine, l’infirmière du collège appelle la maman pour lui dire qu’il faut que Léa voie rapidement un pédopsychiatre : elle parle de mettre fin à ses jours. « Je n’ai plus envie de vivre, je veux que ça s’arrête et ça ne s’arrête pas. Je n’en peux plus. Si je change de collège, c’est eux qui auront eu raison… Je suis coincée. Ça finit par me chambouler, toutes ces remarques. » Sa maman l’amène aux urgences, l’hôpital la garde pour la nuit. Le pédopsychiatre indique qu’un suivi psychologique est nécessaire. « Pour lui, on n’est encore qu’au stade du signal d’alarme. Heureusement ! »

« Je n’ai plus envie de vivre, je veux que ça s’arrête et ça ne s’arrête pas. Je n’en peux plus »

Léa regarde sa mère : « Je sais bien que si je me tue vous allez souffrir. » Cette ado encore petite fille qui parle de mourir aussi calmement, l’effet est bouleversant. Au collège Théodore-Modod, la direction affirme n’avoir eu connaissance du cas de Léa que ces dernières semaines : « Nous prenons cette affaire très au sérieux. Nous avons vu les élèves et les familles concernées. Comme il y a beaucoup de noms, cela va prendre du temps pour faire la différence entre ceux qui participent et ceux qui regardent. Mais il y aura des sanctions. »

Témoignages en série
À l’origine de ce dossier, il y a ces quelque 2 000 commentaires sur notre page Facebook après notre article sur le journal intime d’Émilie, la jeune Lilloise qui s’est suicidée en janvier après des mois de harcèlement scolaire. Bien sûr, l’histoire de cette jeune fille vous a émus. Mais, au-delà, nous avons lu dans vos commentaires combien ce phénomène vous touchait de près.

Vous êtes des dizaines à nous avoir interpellés en nous demandant d’en faire un dossier. En nous racontant spontanément ce que traversait votre enfant, les moqueries, le repli sur soi, la difficulté à être entendu de la direction de l’école ou du collège. Parfois les bleus, les coups, les tentatives d’étranglement. Votre impuissance et votre colère devant la souffrance de votre ado. Vous êtes aussi plusieurs à nous avoir dit avoir été vous-mêmes harcelés jeunes, rappelant que s’il a gagné en violence, le phénomène n’est pas nouveau. Et qu’il marque pour longtemps.
Beatrice Quintin
SOS Harcèlement scolaire : 3020 (appel gratuit)

«La violence physique est l’étape centrale du harcèlement scolaire»

Un adolescent suspendu par les pieds à Valenciennes, un autre ligoté et humilié à Douai… Quel est votre regard sur ces récents cas de harcèlement scolaire ?

Cette accumulation de faits-divers reflète la réalité. Nous faisons face à une explosion de cas de harcèlement scolaire depuis début 2016 et plus largement depuis deux ans. Les enfants que nous prenons en charge font souvent des tentatives de suicide, sont en état de stress post traumatiques… L’Education Nationale ne semble pas prendre la mesure de l’ampleur du phénomène alors qu’on estime à 10 % le nombres de jeunes concernés. Les plus exposés sont au collège, particulièrement en 5e et 4e.

La violence physique est-elle de plus en plus présente ?
Oui, mais elle n’est pas à séparer du reste, c’est la partie visible de l’iceberg. Le harcèlement scolaire est constitué de trois étapes : d’abord, la violence verbale, avec des humiliations, des moqueries, des insultes. Puis la violence physique, avec des coups, des chutes. C’est l’étape centrale du harcèlement. La troisième étape, c’est quand toute cette violence se démultiplie sur les réseaux sociaux, que les adolescents recoivent des messages comme « suicide toi ».

Comment expliquez-vous cette explosion de violence ?
Les harceleurs ont peu accès à l’autocritique, aux remords et à la culpabilité. On l’explique par une désensibilisation à la violence, notamment dûe à l’addiction aux écrans et aux jeux vidéos violents. Le cadre éducatif a aussi tendance à être plus fragile, avec des familles qui sont décomposées puis recomposées. Certains enfants deviennent ainsi des enfants roi, ou autrement dit des enfants tyrans.

Source : Lavoixdunord.fr
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PÉDOPHILIE
Un entraîneur d’un club de gym soupçonné de pédophilie [France]

Un professeur du club gymnique de Lille a été mis en examen pour au moins cinq agressions sexuelles sur de jeunes adhérentes. Il est libre, sous contrôle judiciaire. Des parents ont retiré leur enfant de l’association.

Le club gymnique de Lille (250 adhérents), basé à la salle Noël-d’Hérain, rue Jean-Sans-Peur, dans le centre, est secoué par une grave crise. « On se serait bien passés de cette mauvaise publicité, des gens n’ont pas renouvelé leur inscription… » Plusieurs parents ont retiré leur enfant après avoir récemment découvert une affaire de pédophilie. L’un des entraîneurs de l’association a été mis en examen, en juin, pour des « agressions sexuelles sur des mineurs de moins de quinze ans », indique le parquet.

Elles se seraient déroulées pendant les cours. Cinq victimes, des filles, ont pour l’instant été identifiées. Y en a-t-il d’autres ? L’instruction continue. Le professeur, âgé d’une quarantaine d’années, a été laissé libre, sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’entrer en contact avec des enfants.

« Il était très gentil, je lui confiais ma fille dans ses bras… »
Selon le club, il était payé à la vacation pour encadrer deux groupes depuis septembre 2015 : des 6-9 ans et des 9-15 ans. « Les parents et les jeunes l’appréciaient. » Une maman confirme. « Il était très gentil, je lui confiais ma fille dans ses bras. On avait une confiance aveugle. »

L’affaire a éclaté au printemps. « On a entendu parler du cas d’une petite par ouï-dire, affirme l’association. On a contacté la mère et nous lui avons conseillé de porter plainte. Nous n’avons plus laissé cet entraîneur seul en cours. Après sa convocation à la police, en mai-juin, nous lui avons dit de ne plus revenir. »

« Elle a expliqué que le professeur glissait ses mains dans ses collants, sous prétexte de l’aider pour un poirier ou des roulades »

Au fil du temps, et surtout en cette rentrée, l’histoire s’est ébruitée. « Ma fille de six ans a été convoquée par les enquêteurs il y a quelques semaines, indique une maman. Elle a expliqué que le professeur glissait ses mains dans ses collants, sous prétexte de l’aider pour un poirier ou des roulades. C’était régulier. Auparavant, elle n’avait jamais parlé de ces attouchements, dont elle n’avait pas conscience. »

La mère a porté plainte contre l’entraîneur, mais aussi le club. « Il y a eu un manque de vigilance et d’encadrement. Et quand j’ai rencontré des responsables de l’association, j’ai eu l’impression qu’ils ne prenaient pas la mesure de la gravité des faits, ou qu’ils cherchaient à minimiser ou cacher des choses. Ils ont été très maladroits. »

Le club gymnique se défend de toute rétention d’informations aux parents. Mais l’embarras est palpable. « On ne sait pas ce qui s’est passé, nous n’avons rien vu. Nous avons fait ce qui était en notre pouvoir. » Des mesures ont été prises, assure l’association. « Désormais, nous demandons des extraits de casier judiciaire à chaque entraîneur. » Le parquet n’a pas voulu préciser, en raison de l’enquête en cours, si le suspect avait des antécédents.

Source : Lavoixdunord.fr
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RÉSEAUX SOCIAUX
La face obscure des réseaux sociaux

D’après le site internet de l’agence web Tiz, 550 000 personnes utiliseraient Facebook chaque jour en Alsace. Mais sont-elles toutes conscientes des dangers auxquels elles s’exposent en utilisant les réseaux sociaux ?

Yadigar, jeune mère et femme au foyer de Sélestat, utilise Facebook, Instagram et What’s App quasiment tous les jours. Selon elle, « c’est un bon moyen pour communiquer avec (sa) famille ». Elle est l’exemple même d’une jeune femme de son temps, adepte des réseaux sociaux.

Limiter le temps d’utilisation
Ce qui n’est pas le cas de Serge, pré-retraité de 55 ans, qui n’a pas internet, pas d’ordinateur alors que sa famille utilise les réseaux sociaux. « J’utilise le téléphone fixe pour être en contact avec mes proches » , dit-il. Son ami Rostand, 50 ans, trouve qu’internet est un bon accès de communication pour parler avec ses proches mais peut également être dangereux. « Il faut faire très attention avec son utilisation » , souligne-t-il.

D’après un gendarme de Sélestat, beaucoup de plaintes sont reçues pour des escroqueries à la carte bancaire via Facebook. Pour un fonctionnaire de mairie, internet est un bon outil de travail et de recherches – quand il fonctionne – mais n’adhère pas aux réseaux sociaux qu’il trouve dangereux. « Ma femme fait des achats par internet mais ne paye que par chèques, car les comptes en banque sont souvent piratés » , indique-t-il. Ce fonctionnaire estime qu’il faudrait limiter le temps d’utilisation pour qu’internet soit intéressant.

Policier municipal, Marc pense qu’internet est une bonne idée qui, avec le temps, a été déformée. « Les réseaux sociaux servent à créer des liens entre les hommes et à partager. Mais de nos jours, les gens montrent trop leur intimité sur les réseaux sociaux, ce qui ouvre les portes aux délinquants ». Il trouve aussi que c’est un très bon outil de travail, très rapide où l’on peut trouver des choses très intéressantes mais il faut tout de même faire attention aux choses fausses.

Parmi les dérives d’internet, il y a les vidéos de propagande de l’organisation terroriste Daesh, la prostitution ou encore la pédophilie. « Pour les personnes mal intentionnées, les réseaux sociaux, c’est une armure derrière laquelle on peut insulter et dire n’importe quoi ». Mais parfois, ces propos dégradants peuvent pousser des personnes jusqu’au suicide.

Il y a aussi un danger que l’on ne soupçonne pas : celui de l’isolement. Certaines personnes sont plus présentes pour leurs amis sur les réseaux sociaux que dans la vraie vie.

Source : Lalsace.fr
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AGRESSION – ÉDUCATION
A Bordeaux, une mère d’élève agresse une directrice d’école [France]

C’est une remarque de la directrice sur le retard de l’élève qui aurait déclenché l’agression.

Bousculée et frappée, une directrice d’école âgée de 64 ans a été agressée vendredi matin par une mère d’élève dans le quartier du Grand Parc à Bordeaux. Selon Sud Ouest, c’est une remarque de la directrice sur le retard de l’élève qui aurait été à l’origine de l’agression. La mère a bousculé la femme qui est tombée au sol, dans la cour de récréation. La directrice aurait ensuite reçu plusieurs coups de pieds avant que d’autres parents d’élèves et membres de l’école n’interviennent pour mettre fin à l’agression.

Alain Juppé condamne un « acte inacceptable ». La directrice d’école, également conseillère municipale depuis 12 ans dans la majorité d’Alain Juppé, a été transportée à l’hôpital. Dans un communiqué, le maire de Bordeaux a condamné un « acte inacceptable » et a apporté son soutien à la directrice d’école. Dans la foulée, Alain Juppé a également contacté le recteur d’Académie pour renforcer la vigilance concernant les mesures de sécurité aux abords des écoles.

La mère placée en garde à vue. Âgée de 24 ans, la mère de l’élève s’était éclipsée après l’agression mais a été rapidement interpellée par la police.

Sa garde à vue a été prolongée jusqu’à ce samedi et sera jugée dès lundi en comparution immédiate.

Source : Europe1.fr
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VIOL – JUSTICE
Cergy-le-Haut : jugés pour le viol d’une jeune Anglaise dans le RER A [France]

Le crime au terminus du RER A. Depuis ce mercredi matin, deux jeunes sont jugés devant les assises du Val-d’Oise pour le viol d’une jeune femme anglaise au pair. L’auteur principal, âgé de 21 ans, conteste les faits à l’ouverture du procès, assurant que la jeune femme d’une vingtaine d’années était consentante. Il risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle tout comme son copain de 19 ans, accusé de complicité.

Leur victime, partie civile, sous le choc après les faits, est absente à l’audience.

Un dimanche matin de janvier 2015, il est un peu plus de 8 heures du matin, le RER A arrive en gare de Cergy-le-Haut. Seule dans son wagon, G., qui a passé la soirée avec une amie à Paris dans le quartier d’Austerlitz, en ayant consommé beaucoup d’alcool, s’est endormie, laissant passer la gare de Houilles (Yvelines) où elle réside.

Dans un demi-sommeil, elle découvre qu’un homme s’est assis en face d’elle, un autre est à sa droite. Le premier s’approche puis lui ôte violemment son pantalon tout en la maintenant. Il viole sans protection sa victime paniquée, incapable de hurler, terrorisée à l’idée d’être frappée, parvenant juste à implorer, à plusieurs reprises : «stop please stop».

Alors qu’elle se confie à des usagers, les deux hommes se sont enfuis, non sans emporter son téléphone portable. C’est une jeune femme en pleurs et en état de choc que les policiers ont pris en charge.

Les prélèvements ADN ont permis aux enquêteurs d’identifier le violeur présumé. Samuel J., un jeune rom qui sera interpellé quelques jours plus tard, ainsi que son complice. Tous deux ont été également repérés sans difficulté sur les vidéos de la gare où les policiers ont pu assister à leur manège.

Les deux hommes semblent inspecter les trains en effectuant des va-et-vient entre les rames, jusqu’à ce que Samuel J., indique à Vilmos C. la rame dans laquelle se trouve la victime. Elle aurait accepté le « bisou » demandé avant de s’asseoir sur lui à califourchon, a assuré Samuel J. lors de l’instruction. « Je suis quelqu’un de correct. J’ai un grand cœur. Je ne fais de mal à personne » ajoute-t-il devant la cour.

Avant d’aborder les faits, la cour d’assises s’est penchée ce mercredi sur l’histoire personnelle des deux accusés au parcours similaire, venus de Roumanie en famille vivre de petits boulots et surtout de mendicité. Samuel J. vit alors dans un hôtel abandonné de Villiers-le-Bel. Vilmos C. dans une cabane d’un camp de Deuil Montmagny. « On n’a parfois à peine de quoi manger mais c’est quand même mieux qu’en Roumanie où il n’y a pas de travail pour les Roms. Ici, il y a déjà de l’eau… »

Tous deux évoquent aussi une vie sexuelle restreinte, expliquent être abstinent avec leurs compagnes. « C’est comme ça chez nous avant le mariage. » Le procès pourrait se terminer jeudi.

Source : Leparisien.fr
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Crédit photo – © « Sleeping woman on her legs » By Jcomp / Freepick

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