Semaine du 10 au 16 octobre 2016

17 octobre 2016 à 07:44 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

actuINCESTE – PÉDOPHILIE
Une fillette abusée placée chez un pédophile [Suisse]

Un père de famille vaudois a commis durant des années des actes sexuels sur une fillette placée chez lui après avoir été abusée par un proche. Elle avait pourtant tiré la sonnette d’alarme.

Julie* a une histoire que l’on souhaiterait ne jamais avoir à raconter. Celle d’une fille restée dans l’ombre de son bourreau, réduite au silence, une fille désormais sans visage. Par protection. Celui qui devait être un père de substitution, père de cette famille qui l’a accueillie durant onze ans, était en réalité un pédophile. Il y a plus d’un mois, ce Vaudois était condamné par le Tribunal correctionnel de Lausanne à 3 ans et demi de prison pour actes d’ordre sexuel avec des enfants et contrainte sexuelle. Pendant ce temps, Julie en lutte avec des symptômes anxieux tentait certainement de se reconstruire dans son foyer pour mineurs.

«Malgré les importantes lésions recensées par le constat médical d’un hôpital, l’enquête n’a jamais pu déterminer qui lui avait fait subir cela»

Comment pourrait-il en être autrement ? A 3 ans et demi, elle était retirée à la garde de ses parents par le SPJ. Parce qu’un adulte avait pris possession de son corps en commettant de graves abus sexuels. Malgré les importantes lésions recensées par le constat médical d’un hôpital, l’enquête n’a jamais pu déterminer qui lui avait fait subir cela. Son père qui avait pris la fuite ? Son frère ? Alors qu’elle souffrait d’une dépression de la petite enfance, la fillette avait certainement cru à un miracle lorsqu’elle avait été placée dans une famille d’accueil de la région lausannoise. Sur le papier, Pierre* et sa femme étaient parfaits. Un père cadre dans une grande entreprise, une jolie maison, un fils presque du même âge qu’elle. Suivra une petite sœur quelques années plus tard.

Mais à l’âge où s’amuser aurait dû être sa seule préoccupation, Julie a été confrontée à la perversité d’un homme. Une seconde fois. Pédophile désormais reconnu par les psychiatres et par lui-même, Pierre menait à bien son rituel régulièrement. Il se rendait dans la chambre de Julie pour lui dire bonne nuit. Et caressait la gamine apeurée. Entre-temps, la fille du pédophile, alors âgée de 4 ans était, elle aussi, devenue une nouvelle proie.

Un jour de 2012, Julie a tiré la sonnette d’alarme. A sa façon. Avec les ressources d’une fillette de 12 ans déjà abusée dénonçant celui qui lui offrait un toit confortable et une vie de famille. Julie a avoué se sentir mal à l’aise car Pierre se promenait parfois nu. Comme l’atteste une note interne du SPJ en notre possession, une collaboratrice du SPJ en charge de la famille d’accueil est intervenue auprès de Pierre et de sa femme en abordant ces questions de nudité. Elle a informé la famille «des conséquences sur l’intimité de cette jeune fille, particulièrement en regard de sa situation personnelle.»

«Totale confiance»
Pierre avait alors fait part de son agacement et regrettait «le manque de bon sens» du SPJ. «Selon lui, les enfants accueillis doivent s’adapter au mieux aux coutumes de la famille», avait répondu le pédophile. L’assistant social de Julie nuançait le rapport de sa collègue. «Le fait qu’il soit écrit que le couple d’accueil semble ne pas saisir la portée de la réflexion interpelle. Car je ne peux m’imaginer qu’il en soit ainsi, écrivait-il (…) Dire que ces actes peuvent avoir une portée pénale me semble réducteur, car cela sous-entend presque qu’un problème n’est pas résolu et que même notre Service devrait peut-être donner suite pénale. Or, cela n’est bien sûr pas nécessaire.» Il concluait: «J’ai indiqué à Mme X (ndlr: l’épouse de Pierre) ma totale confiance en ses prestations éducatives, et celles de son mari, des mesures pratiques et de modifications de comportements ayant été prises par la famille d’accueil.»

Depuis l’entretien avec le pédophile et sa femme, le SPJ a maintenu un suivi ordinaire de cette famille. Le pédophile, lui, a poursuivi son rituel avec Julie. Ce n’est qu’en 2014 que la fillette devenue adolescente a craqué et raconté tout son calvaire. Le SPJ a alors dénoncé ce cas pénalement et la machine judiciaire s’est mise en marche. Julie a été immédiatement placée dans un foyer. Suivie quelque temps par la fille biologique de la famille d’accueil.

«Il n’y avait aucun problème apparent dans leur profil, ni dans leur histoire familiale, ni d’un point de vue pénal»

Comme toutes les familles d’accueil, celle du pédophile avait passé la rampe des contrôles du SPJ. «Il n’y avait aucun problème apparent dans leur profil, ni dans leur histoire familiale, ni d’un point de vue pénal», affirme Christophe Bornand, chef du SPJ. Le couple était devenu famille d’accueil depuis 2001, soit deux ans avant l’arrivée de Julie. Selon nos informations, aucun autre enfant placé n’a eu de problème avec Pierre. A part Julie, tous étaient des garçons.

Lorsque la vérité a éclaté en 2015, le SPJ a fait une évaluation à l’interne du suivi de ce dossier et a déposé une plainte pénale. Il a estimé qu’aucune erreur n’avait été commise.

«Chaque famille a ses propres valeurs, certaines ne se gênent pas de se promener nues devant leurs enfants, mais dans une famille d’accueil, cela est tout simplement inacceptable, précise d’emblée le chef du SPJ. Dans ce cas-là, Julie avait croisé ce père de famille nu, n’avait pas parlé de nudisme ou d’une quelconque systématique. Pour autant, nous avons réagi et nous avons recadré la famille. Objectivement, avec les éléments que nous avions, il n’y avait pas de moyen de repérer et anticiper ce qui se passait réellement.»

Le courage de Julie
La nudité d’un père d’accueil ne devait-elle pas faire penser au pire? Les révélations de Julie en 2012 n’étaient-elles pas le signe évident d’un appel à l’aide? Plusieurs professionnels, pédopsychiatres ou spécialistes des abus, interrogés s’accordent sur le fait qu’un enfant victime d’abus sexuels ne révèle généralement pas clairement ou entièrement son vécu. Et chacun de rappeler le courage qu’a eu Julie de parler ne serait-ce que de nudité du père d’accueil. «Ce qu’a dit cette enfant n’est clairement pas anodin», estime François Boillat, directeur de l’association DIS NO. Mais alors que peut-on faire dans ce genre de cas? Faut-il enquêter sur la famille? Questionner la jeune fille? «Les gens se montrent sous leur meilleur jour. On ne peut pas être au quotidien à contrôler une famille. Bien sûr aujourd’hui, on sait ce qui se passait et cela est inadmissible, monstrueux et malheureux. Je peux toutefois affirmer que les familles d’accueil font un travail extraordinaire, qu’elles sont encadrées et contrôlées. Mais comme dans tout système, il peut y avoir un problème», répond le chef du SPJ Christophe Bornand.

Des propos nuancés par Maria Demierre, conseillère en santé sexuelle de la division interdisciplinaire de santé des adolescents du CHUV. «En cas de doutes, il faut regarder plus loin et entendre l’enfant. C’est notre devoir d’assistance. Les paroles d’une enfant de 12 ans qui parle de malaise face à la nudité auraient dû faire tilt», rappelle cette spécialiste. Pour elle, comme pour François Boillat, il fallait faire une enquête poussée. «Par des entretiens avec le père d’accueil et avec l’intervention d’un pédopsychiatre expressément mandaté.» «Parce qu’il ne faut pas influencer la parole d’un enfant, un pédopsychiatre doit se charger de questionner l’enfant dans ce genre de cas», précise François Boillat, directeur de l’association DIS NO.

Le déni des professionnels
Pour Maria Demierre, ce cas illustre malheureusement un phénomène impressionnant qui commence tout juste à être étudié: le déni des professionnels. «Nous le constatons régulièrement. Les médecins, comme des partenaires sociaux ne voient pas les abus d’enfant. La sexualité chez l’enfant fait peur. Les professionnels craignent qu’on se dise qu’ils ont un regard sale en suspectant des abus.»

* Prénoms fictifs (TDG)

Source : Tdg.ch
—————————————————————————-

PÉDOPHILIE – JUSTICE
Vosges : cinq ans de prison pour le pédophile récidiviste [France]

Poursuivi pour avoir masturbé un enfant de 5 ans, un homme de Neufchâteau a été condamné par le tribunal correctionnel d’Epinal à cinq ans de prison ferme.

Daniel Lamiral aura eu au moins un mérite lors de son passage devant les juges du tribunal d’Epinal cette fin de semaine : celui de reconnaître qu’il a une étiquette collée dans son dos. Et pas n’importe laquelle. L’homme de 70 ans est tristement célèbre sur Neufchâteau pour avoir été condamné, à la fin des années 90, à 15 ans de réclusion criminelle pour des viols collectifs commis sur sept enfants et ce, pendant plusieurs années.

Au regard de ce passé judiciaire, beaucoup de personnes ne sont malheureusement pas surprises de le voir à nouveau comparaître pour des faits d’agression sexuelle commis en début d’année 2015 sur un bambin d’à peine cinq ans. Dans le box des accusés, le septuagénaire concède ses fautes en avouant avoir masturbé cet enfant à « une ou deux reprises ». Un chiffre bien bas pour la substitut du procureur Zahra Anseur, persuadée que le prévenu s’est jeté sur cette proie innocente bien plus souvent.

Sauf que la mère du bambin confirme les dires de Daniel Lamiral. Une déclaration surprenante de sa part ? Pas tant que ça car elle aussi comparaît dans le box. Il lui est reproché d’être complice de ces agressions. En effet, l’enquête a démontré que cette jeune femme d’une vingtaine d’années était présente à chacun des faits. Ce que nie la mère de famille. « Mon fils était dans le jardin avec Daniel Lamiral lorsque je l’ai entendu pleurer », rétorque la prévenue tout en confirmant que son fils lui a alors dit, dans son langage d’enfant, que le septuagénaire l’avait agressé. Seul souci : la jeune femme n’a pas porté plainte. Pire : elle est retournée chez lui une seconde fois, quelques jours plus tard.

« Elle nous balade »
Ce comportement interroge la présidente Francine Girod. « Je n’ai pas osé porter plainte car M. Lamiral s’était montré menaçant », explique l’intéressée, prenant ainsi le contre-pied de ce qu’elle avait confessé au juge d’instruction en charge du dossier. A l’époque, elle avait déclaré avoir livré son fils pour recevoir de l’argent en contrepartie. « Non, ce n’est pas vrai ! » , répond la jeune femme, bien engluée dans ses contradictions et amnésies. Au final, le seul élément sur lequel elle n’a pas changé de version, c’est la nature de sa relation avec le septuagénaire. Ce dernier rémunérait en effet la mère de famille en échange de prestations sexuelles. Bref, le dossier est on ne peut plus glauque…

« Elle nous balade ! », attaque la substitut du procureur avant de requérir à son encontre cinq ans de prison dont trois avec sursis et mise à l’épreuve. Quant à la peine demandée contre Daniel Lamiral, elle est logiquement sévère : cinq ans de prison ferme.

Me Desforges, avocate de la famille paternelle de l’enfant, précise que, depuis ces faits, le bambin vit un vrai traumatisme qui se traduit par un comportement compliqué à gérer.

Me Hedon, conseil du septuagénaire, affirme quant à lui que son client ne serait jamais passé à l’acte s’il n’avait pas croisé la route de cette jeune femme. Car, depuis sa sortie de prison en 2006, il vivait de manière quasi solitaire.

Quant à Me Brion, conseil de la mère de famille, elle souligne que ce dossier est bourré d’incertitudes, notamment sur l’intention de sa cliente à livrer volontairement son fils en pâture à ce prédateur.

Daniel Lamiral écope de cinq ans de prison ferme. La jeune femme est condamnée à 48 mois de prison dont 30 mois avec sursis et mise à l’épreuve.

Source : Vosgesmatin.fr – Sergio DE GOUVEIA
—————————————————————————-

BOUSCULADE – BLESSURES
Onze enfants blessés dans une bousculade au collège [France]

Onze enfants âgés de 12 à 13 ans ont été blessés, dont une grièvement, lors d’une bousculade jeudi dans un escalier de leur collège à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Les faits se sont déroulés en fin de matinée dans le collège Guy-Môquet de cette commune située à l’ouest de Paris: trois collégiens, en classe de 4ème et 3ème, se sont amusés à faire barrage au bas de l’escalier alors que leurs camarades se rendaient dans la cour, provoquant un attroupement sur les marches.

Puis les trois collégiens se sont écartés d’un coup: ceux qui étaient devant sont tombés à terre et ceux qui étaient derrière les ont piétinés.

Traumatisme crânien et fractures
Parmi les onze blessés, une élève de 5ème, âgée de 12 ans, souffre d’un traumatisme crânien. Elle a été transportée, consciente, vers l’hôpital parisien Necker «en urgence absolue».

Les dix autres ont été pris en charge par les pompiers et le Samu: quatre d’entre eux présentaient une fracture aux membres, les autres étaient blessés au genou, à la cheville, aux jambes ou des symptômes en lien avec le stress. Ils ont été transportés à l’hôpital d’Argenteuil (Val-d’Oise).

Un travail éducatif avec les responsables
«Un accompagnement renforcé a été mis en place en lien avec le maire de Gennevilliers pour ramener le calme et la sérénité. Nous allons commencer à engager un travail éducatif avec les meneurs», a indiqué le directeur académique des Hauts-de-Seine, Philippe Wuillamier, qui s’est ému d’un «jeu idiot aux conséquences graves».

Une enquête pour blessures involontaires a été ouverte.

Source : Lejsl.com
—————————————————————————-

VIOLENCES – VIE SCOLAIRE
Proviseur tabassé : le lycéen n’a pas aimé une remarque sur son retard [France]

Le lycéen qui a roué de coups un proviseur et son adjointe jeudi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) n’a pas supporté qu’on lui fasse une remontrance parce qu’il était arrivé en retard en cours, a-t-on appris vendredi de source proche de l’enquête.

Refusé à cause de son retard
Ce matin-là, cet élève de 15 ans, en seconde au lycée professionnel l’ENNA, n’a pas été admis en classe parce qu’il était en retard.

Il s’est alors présenté au bureau du proviseur-adjoint, comme le veut le règlement. C’est alors que, « très énervé » de s’être fait remonter les bretelles, il s’est jeté sur les deux responsables, les blessant sérieusement avant de prendre la fuite.

Une fracture au coude, une blessure à l’œil
Le proviseur souffre d’une « fracture au coude » qui lui vaut 45 jours d’interruption temporaire de travail (ITT). Son adjointe, d’une «fêlure au plancher orbitaire», l’os sur lequel est posé l’œil. Elle s’est vue reconnaître 21 jours d’ITT.

Connu de la police, inconnu de la justice
Le lycéen « s’est mis au vert ». Il est connu des services de police mais n’avait encore jamais eu à faire à la justice.

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête, confiée au commissariat de Saint-Denis, pour « violences sur un enseignant ou membre du personnel travaillant dans un établissement scolaire ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours », un délit passible de 5 ans d’emprisonnement.

Cette peine maximale est toutefois divisée par deux dès lors que le prévenu est mineur.

Sources : AFP & Bienpublic.com
—————————————————————————-

RÉSEAUX SOCIAUX – NEUROLOGIE
Comment images et réseaux sociaux affectent notre cerveau

L’avenir sur internet est à la vidéo. Les réseaux nous submergent déjà de photos. Mais avec quelles conséquences?

Lors d’une conférence, en juin dernier, Nicola Mendelsohn, cadre chez Facebook, prédisait que le célèbre réseau social allait devenir 100% vidéo dans les 5 années à venir.

«Le texte est en déclin, nous l’observons au fil des ans. Si je devais parier sur l’avenir des réseaux sociaux, je dirais : vidéo, vidéo, vidéo.»

Au même moment, un article du New York Times chroniquait le livre d’un groupe de jeunes personnalités –«le Snap Pack»– qui passent leurs soirées à faire des photos dans le but de les partager avec leurs «followers». Le journaliste explique:

«Ce n’est pas pour garder des souvenirs de l’événement qu’ils font des photos et des vidéos pour les publier sur Instagram ou sur Snapchat. L’événement de leur soirée, c’est de faire des photos et des vidéos.»

Les images représentent une part de plus en plus importante dans nos modes de communication; elles nous permettent de recevoir l’approbation des autres et de documenter nos expériences. Et même si l’on pourrait croire, a priori, qu’un déferlement de couleurs, de pixels, de paysages et de visages nourrit l’imagination et renforce la connexion aux autres, c’est le contraire qui semble se produire.

Dans son article «Comment Instagram nous gâche les vacances», la journaliste Mary Pilon décrit que lors de la visite d’un temple au Cambodge, elle a observé une foule de touristes tellement préoccupés par le fait de prendre la photo parfaite et partageable sur les réseaux sociaux «qu’ils ne profitaient pas du moment présent».

De fait, l’ère numérique permet d’assouvir le besoin compulsif de diffuser quasiment en temps réel ce que l’on est en train de vivre. Bien sûr, il y a des avantages à pouvoir partager de plus en plus d’images avec un large public. Mais la pulsion qui consiste à documenter sa vie et à en faire la publicité en permanence semble avoir pris le pas sur la concentration et sur la connexion directe avec nos congénères.

Bien qu’il soit difficile de définir précisément l’ampleur de ces changements comportementaux, les chercheurs de différentes disciplines commencent à en mesurer et à en comprendre les conséquences.

La vie dans une bulle autoréflexive
Comme l’écrit la psychologue Sherry Turkle dans Alone Together (Seuls ensemble), «Il est devenu tout naturel de vivre dans une bulle de réseaux sociaux» au XXIe siècle.

Avec nos téléphones et nos ordinateurs, peu importe où nous nous trouvons, peu importe qui se trouve près de nous : nous sommes constamment connectés aux autres. La photo et les vidéos sont au cœur de nos échanges digitaux.

Le professeur de psychologie John R. Suler interprète la tendance à mitrailler tous les moments de notre vie dans le but de les partager avec les autres comme une quête de reconnaissance. Il écrit :

«Quand nous partageons des photos, nous espérons que les autres vont valider les aspects de notre personnalité que nous avons intégrés à ces images. Le fait de savoir que d’autres vont voir la photo partagée lui confère un plus grand pouvoir émotionnel, tandis que leurs commentaires lui donnent plus de poids».

Dans la quête de reconnaissance digitale, même les expériences les plus banales deviennent bonnes à prendre en photo.

Plutôt que d’être attentifs à l’instant présent, nous ressentons l’envie de capitaliser sur nos expériences vécues, qui deviennent prétexte à nous représenter et à nous exprimer visuellement. Ce qui est troublant dans cette façon compulsive de documenter le réel, c’est que la frontière est ténue entre la représentation ou l’expression et – comme avec le «Snap Pack» évoqué plus haut – le marketing et la marchandisation de la vie quotidienne.

«Tout Narcisse a besoin d’un miroir pour s’admirer. De même que Narcisse contemplait son reflet dans l’eau d’une source, admirant sa propre beauté, les réseaux sociaux comme Facebook sont nos sources à nous», écrit Tracy Alloway, professeur de psychologie à l’université de Floride du Nord.

Dans une étude de 2014, elle a observé les liens entre l’utilisation de Facebook et l’empathie. Elle a découvert que, même si certains éléments du réseau social renforcent les connexions avec les autres, toutes les fonctionnalités liées à l’image – celles qui permettent de partager des photos et des vidéos – nourrissent particulièrement notre tendance à être obnubilés par nous-mêmes.

Pour être créatif, il faut être concentré
Le fait de nous extirper sans cesse du moment vécu pour sortir nos téléphones – puis cadrer, photographier, filtrer et publier – a pour effet pervers de troubler la concentration.

Dans son livre «The Shallows : What the Internet Is Doing to Our Brains»(«Les effets d’Internet sur nos cerveaux»), le spécialiste de la technologie Nicholas Carr se penche sur la neuroplasticité, c’est-à-dire la capacité pour nos circuits neuronaux de se transformer en réponse aux stimuli extérieurs.

Il évoque plus spécifiquement la façon dont nos cerveaux ont évolué en réponse à leur interaction incessante avec la technologie numérique. Au sujet de la recherche sur internet, il écrit :

«Les interruptions répétées dispersent nos pensées, affaiblissent notre mémoire et nous rendent crispés et angoissés.»

De la même façon, les interruptions répétées pour publier des photos et surveiller la façon dont elles sont accueillies menacent de fragmenter l’attention et d’augmenter l’anxiété.

Nous risquons donc de voir certains aspects de notre environnement et de nos expériences passer au second plan : tandis que nous devenons de plus en plus multi tâches, notre capacité à nous concentrer pendant un long laps de temps s’affaiblit.

Carr poursuit ainsi:

«Les fonctions mentales qui perdent la bataille sont celles qui soutiennent la pensée calme et linéaire– celles que nous utilisons pour lire un texte long ou une argumentation complexe, celles qui nous servent à réfléchir à nos expériences ou à envisager un phénomène interne ou externe».

En d’autres termes, le genre d’attention que nous favorisons en prenant l’habitude de partager des photos semble prendre la place de la qualité de concentration dont nous avons besoin, par exemple, pour lire. Sven Birkerts, auteur de Changing the Subject : Art and Attention in the Internet Age (Changer de sujet: l’art et l’attention à l’âge d’Internet) associe la littérature à la concentration. «L’imagination,» poursuit-il, est «l’instrument de la concentration.»

Un défaut d’empathie ?
Dans une étude de 2013 acclamée par les romanciers, des chercheurs de la New School for Social Research (New York) mettaient en avant une corrélation entre le fait de lire des romans et la capacité d’empathie.

Beaucoup de professeurs de littérature (moi y compris) ont certainement accueilli la nouvelle d’un haussement d’épaules, car cette étude venait confirmer ce que nous disions depuis longtemps. Les œuvres littéraires donnent l’occasion de s’attarder en profondeur sur les expériences vécues par les autres, plutôt que de jeter un œil distrait dessus ou de les faire défiler rapidement sous nos yeux. Mais nous ne pouvons saisir cette opportunité que si nous sommes capables de nous concentrer– c’est-à-dire de nous autoriser à ralentir suffisamment le rythme pour intégrer réellement ce que nous observons.

Cette étude a été critiquée, mais je pense pour ma part que prendre le temps de s’intéresser à des œuvres en prose, à des poésies et même à des photographies est un moyen d’explorer soigneusement les contours d’un large spectre d’expériences, et je ne me prive pas de le faire avec mes étudiants. Cela nous permet aussi de nous concentrer sur la façon dont ces expériences dialoguent avec les événements actuels.

Je pense par exemple au travail de la poétesse Claudia Rankine Citizen : An American Lyric, qui a remporté un franc succès. Elle y utilise à la fois l’image et le texte pour approfondir les réalités multiformes du racisme contemporain aux États-Unis – encourageant les lecteurs à dresser le bilan des inégalités qui structurent cette société.

«Je crois de plus en plus que l’art – via l’imagination – est le contrepoint nécessaire à l’infobésité», dit aussi Birkerts.

Si nous sommes trop occupés à prendre des photos et à les mettre en avant, ou si notre attention est morcelée à force de compulser les albums photo des autres, nous vivons dans une «bulle de réseaux sociaux» et non dans la réalité.

Nous risquons de manquer ce qui se passe autour de nous. Et de ne plus savoir accorder au monde l’empathie et l’attention qu’il mérite.

Source : Slate.fr
—————————————————————————-

Crédit photo – © « Triste petite fille » By Erik Araujo / Freepick

Semaine du 2 au 9 octobre 2016

10 octobre 2016 à 06:56 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Sad woman hug her knee,nobody

Sad woman hug her knee,nobody

HARCÈLEMENT SCOLAIRE

Harcèlement scolaire : Léa, 13 ans, « n’a plus envie de vivre » [France]

Des centaines de témoignages sur notre page Facebook, un spécialiste nordiste qui tire la sonnette d’alarme. Le harcèlement scolaire toucherait de plus en plus d’élèves. Comme Léa, 13 ans, qui à force de se faire insulter dans son collège, n’a « plus envie de vivre ». Elle a été hospitalisée cette semaine.

Joli minois, silhouette fine, avec legging et sweat à capuche, Léa rentre souvent les mains dans ses manches. Elle a un sourire un peu triste, les lèvres qui tremblent sur les détails de son quotidien de collégienne. Sur les insultes : « Tous les jours, on me dit que je suis moche, que mes vêtements ne sont pas les bons, que j’ai dit ci ou ça, qu’il ne faut plus que je parle à un tel, on menace de me frapper… Ils ont lancé une rumeur sur Internet aussi. » Tous les jours.

Des insultes sur les murs et sur Facebook
Elle a identifié une vingtaine d’élèves, actuellement auditionnés par la direction de son établissement. Cela a commencé en 6e avec une fille plus imposante qu’elle qui la prend en grippe. Intimidée, Léa ne réagit pas : « Du coup, elle a fait venir ses copines. » Le groupe l’encercle en la menaçant, fait peur aux élèves qui tentent de se rapprocher d’elle. L’an dernier, la situation s’aggrave : « Mon numéro de portable a été écrit sur les murs du skate park au milieu de dessins obscènes, d’insultes. »

Sa maman Sabrina prend rendez-vous avec la CPE du collège puis l’assistant social : « Léa est une très bonne élève, le trimestre dernier sa moyenne a chuté à 13 et puis je voyais bien que ça n’allait pas. »

Les insultes continuent sur la page Facebook de la petite qui doit s’en créer une autre. Un jour, elle reçoit des coups de pied. « Un garçon s’en est pris à moi, j’ai riposté. » Sinon, elle ne dit pas grand-chose : « Cela ne ferait qu’empirer les choses et puis qu’est-ce que je peux faire ? Personne ne m’aime, c’est comme ça. Je suis populaire mais dans le sens négatif. »

« Je suis coincée »
Cette année, elle se plaît dans sa classe mais vit toujours mal les insultes, les remarques féroces dans les couloirs, la cour. En début de semaine, l’infirmière du collège appelle la maman pour lui dire qu’il faut que Léa voie rapidement un pédopsychiatre : elle parle de mettre fin à ses jours. « Je n’ai plus envie de vivre, je veux que ça s’arrête et ça ne s’arrête pas. Je n’en peux plus. Si je change de collège, c’est eux qui auront eu raison… Je suis coincée. Ça finit par me chambouler, toutes ces remarques. » Sa maman l’amène aux urgences, l’hôpital la garde pour la nuit. Le pédopsychiatre indique qu’un suivi psychologique est nécessaire. « Pour lui, on n’est encore qu’au stade du signal d’alarme. Heureusement ! »

« Je n’ai plus envie de vivre, je veux que ça s’arrête et ça ne s’arrête pas. Je n’en peux plus »

Léa regarde sa mère : « Je sais bien que si je me tue vous allez souffrir. » Cette ado encore petite fille qui parle de mourir aussi calmement, l’effet est bouleversant. Au collège Théodore-Modod, la direction affirme n’avoir eu connaissance du cas de Léa que ces dernières semaines : « Nous prenons cette affaire très au sérieux. Nous avons vu les élèves et les familles concernées. Comme il y a beaucoup de noms, cela va prendre du temps pour faire la différence entre ceux qui participent et ceux qui regardent. Mais il y aura des sanctions. »

Témoignages en série
À l’origine de ce dossier, il y a ces quelque 2 000 commentaires sur notre page Facebook après notre article sur le journal intime d’Émilie, la jeune Lilloise qui s’est suicidée en janvier après des mois de harcèlement scolaire. Bien sûr, l’histoire de cette jeune fille vous a émus. Mais, au-delà, nous avons lu dans vos commentaires combien ce phénomène vous touchait de près.

Vous êtes des dizaines à nous avoir interpellés en nous demandant d’en faire un dossier. En nous racontant spontanément ce que traversait votre enfant, les moqueries, le repli sur soi, la difficulté à être entendu de la direction de l’école ou du collège. Parfois les bleus, les coups, les tentatives d’étranglement. Votre impuissance et votre colère devant la souffrance de votre ado. Vous êtes aussi plusieurs à nous avoir dit avoir été vous-mêmes harcelés jeunes, rappelant que s’il a gagné en violence, le phénomène n’est pas nouveau. Et qu’il marque pour longtemps.
Beatrice Quintin
SOS Harcèlement scolaire : 3020 (appel gratuit)

«La violence physique est l’étape centrale du harcèlement scolaire»

Un adolescent suspendu par les pieds à Valenciennes, un autre ligoté et humilié à Douai… Quel est votre regard sur ces récents cas de harcèlement scolaire ?

Cette accumulation de faits-divers reflète la réalité. Nous faisons face à une explosion de cas de harcèlement scolaire depuis début 2016 et plus largement depuis deux ans. Les enfants que nous prenons en charge font souvent des tentatives de suicide, sont en état de stress post traumatiques… L’Education Nationale ne semble pas prendre la mesure de l’ampleur du phénomène alors qu’on estime à 10 % le nombres de jeunes concernés. Les plus exposés sont au collège, particulièrement en 5e et 4e.

La violence physique est-elle de plus en plus présente ?
Oui, mais elle n’est pas à séparer du reste, c’est la partie visible de l’iceberg. Le harcèlement scolaire est constitué de trois étapes : d’abord, la violence verbale, avec des humiliations, des moqueries, des insultes. Puis la violence physique, avec des coups, des chutes. C’est l’étape centrale du harcèlement. La troisième étape, c’est quand toute cette violence se démultiplie sur les réseaux sociaux, que les adolescents recoivent des messages comme « suicide toi ».

Comment expliquez-vous cette explosion de violence ?
Les harceleurs ont peu accès à l’autocritique, aux remords et à la culpabilité. On l’explique par une désensibilisation à la violence, notamment dûe à l’addiction aux écrans et aux jeux vidéos violents. Le cadre éducatif a aussi tendance à être plus fragile, avec des familles qui sont décomposées puis recomposées. Certains enfants deviennent ainsi des enfants roi, ou autrement dit des enfants tyrans.

Source : Lavoixdunord.fr
—————————————————————————-

PÉDOPHILIE
Un entraîneur d’un club de gym soupçonné de pédophilie [France]

Un professeur du club gymnique de Lille a été mis en examen pour au moins cinq agressions sexuelles sur de jeunes adhérentes. Il est libre, sous contrôle judiciaire. Des parents ont retiré leur enfant de l’association.

Le club gymnique de Lille (250 adhérents), basé à la salle Noël-d’Hérain, rue Jean-Sans-Peur, dans le centre, est secoué par une grave crise. « On se serait bien passés de cette mauvaise publicité, des gens n’ont pas renouvelé leur inscription… » Plusieurs parents ont retiré leur enfant après avoir récemment découvert une affaire de pédophilie. L’un des entraîneurs de l’association a été mis en examen, en juin, pour des « agressions sexuelles sur des mineurs de moins de quinze ans », indique le parquet.

Elles se seraient déroulées pendant les cours. Cinq victimes, des filles, ont pour l’instant été identifiées. Y en a-t-il d’autres ? L’instruction continue. Le professeur, âgé d’une quarantaine d’années, a été laissé libre, sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’entrer en contact avec des enfants.

« Il était très gentil, je lui confiais ma fille dans ses bras… »
Selon le club, il était payé à la vacation pour encadrer deux groupes depuis septembre 2015 : des 6-9 ans et des 9-15 ans. « Les parents et les jeunes l’appréciaient. » Une maman confirme. « Il était très gentil, je lui confiais ma fille dans ses bras. On avait une confiance aveugle. »

L’affaire a éclaté au printemps. « On a entendu parler du cas d’une petite par ouï-dire, affirme l’association. On a contacté la mère et nous lui avons conseillé de porter plainte. Nous n’avons plus laissé cet entraîneur seul en cours. Après sa convocation à la police, en mai-juin, nous lui avons dit de ne plus revenir. »

« Elle a expliqué que le professeur glissait ses mains dans ses collants, sous prétexte de l’aider pour un poirier ou des roulades »

Au fil du temps, et surtout en cette rentrée, l’histoire s’est ébruitée. « Ma fille de six ans a été convoquée par les enquêteurs il y a quelques semaines, indique une maman. Elle a expliqué que le professeur glissait ses mains dans ses collants, sous prétexte de l’aider pour un poirier ou des roulades. C’était régulier. Auparavant, elle n’avait jamais parlé de ces attouchements, dont elle n’avait pas conscience. »

La mère a porté plainte contre l’entraîneur, mais aussi le club. « Il y a eu un manque de vigilance et d’encadrement. Et quand j’ai rencontré des responsables de l’association, j’ai eu l’impression qu’ils ne prenaient pas la mesure de la gravité des faits, ou qu’ils cherchaient à minimiser ou cacher des choses. Ils ont été très maladroits. »

Le club gymnique se défend de toute rétention d’informations aux parents. Mais l’embarras est palpable. « On ne sait pas ce qui s’est passé, nous n’avons rien vu. Nous avons fait ce qui était en notre pouvoir. » Des mesures ont été prises, assure l’association. « Désormais, nous demandons des extraits de casier judiciaire à chaque entraîneur. » Le parquet n’a pas voulu préciser, en raison de l’enquête en cours, si le suspect avait des antécédents.

Source : Lavoixdunord.fr
—————————————————————————-

RÉSEAUX SOCIAUX
La face obscure des réseaux sociaux

D’après le site internet de l’agence web Tiz, 550 000 personnes utiliseraient Facebook chaque jour en Alsace. Mais sont-elles toutes conscientes des dangers auxquels elles s’exposent en utilisant les réseaux sociaux ?

Yadigar, jeune mère et femme au foyer de Sélestat, utilise Facebook, Instagram et What’s App quasiment tous les jours. Selon elle, « c’est un bon moyen pour communiquer avec (sa) famille ». Elle est l’exemple même d’une jeune femme de son temps, adepte des réseaux sociaux.

Limiter le temps d’utilisation
Ce qui n’est pas le cas de Serge, pré-retraité de 55 ans, qui n’a pas internet, pas d’ordinateur alors que sa famille utilise les réseaux sociaux. « J’utilise le téléphone fixe pour être en contact avec mes proches » , dit-il. Son ami Rostand, 50 ans, trouve qu’internet est un bon accès de communication pour parler avec ses proches mais peut également être dangereux. « Il faut faire très attention avec son utilisation » , souligne-t-il.

D’après un gendarme de Sélestat, beaucoup de plaintes sont reçues pour des escroqueries à la carte bancaire via Facebook. Pour un fonctionnaire de mairie, internet est un bon outil de travail et de recherches – quand il fonctionne – mais n’adhère pas aux réseaux sociaux qu’il trouve dangereux. « Ma femme fait des achats par internet mais ne paye que par chèques, car les comptes en banque sont souvent piratés » , indique-t-il. Ce fonctionnaire estime qu’il faudrait limiter le temps d’utilisation pour qu’internet soit intéressant.

Policier municipal, Marc pense qu’internet est une bonne idée qui, avec le temps, a été déformée. « Les réseaux sociaux servent à créer des liens entre les hommes et à partager. Mais de nos jours, les gens montrent trop leur intimité sur les réseaux sociaux, ce qui ouvre les portes aux délinquants ». Il trouve aussi que c’est un très bon outil de travail, très rapide où l’on peut trouver des choses très intéressantes mais il faut tout de même faire attention aux choses fausses.

Parmi les dérives d’internet, il y a les vidéos de propagande de l’organisation terroriste Daesh, la prostitution ou encore la pédophilie. « Pour les personnes mal intentionnées, les réseaux sociaux, c’est une armure derrière laquelle on peut insulter et dire n’importe quoi ». Mais parfois, ces propos dégradants peuvent pousser des personnes jusqu’au suicide.

Il y a aussi un danger que l’on ne soupçonne pas : celui de l’isolement. Certaines personnes sont plus présentes pour leurs amis sur les réseaux sociaux que dans la vraie vie.

Source : Lalsace.fr
—————————————————————————-

AGRESSION – ÉDUCATION
A Bordeaux, une mère d’élève agresse une directrice d’école [France]

C’est une remarque de la directrice sur le retard de l’élève qui aurait déclenché l’agression.

Bousculée et frappée, une directrice d’école âgée de 64 ans a été agressée vendredi matin par une mère d’élève dans le quartier du Grand Parc à Bordeaux. Selon Sud Ouest, c’est une remarque de la directrice sur le retard de l’élève qui aurait été à l’origine de l’agression. La mère a bousculé la femme qui est tombée au sol, dans la cour de récréation. La directrice aurait ensuite reçu plusieurs coups de pieds avant que d’autres parents d’élèves et membres de l’école n’interviennent pour mettre fin à l’agression.

Alain Juppé condamne un « acte inacceptable ». La directrice d’école, également conseillère municipale depuis 12 ans dans la majorité d’Alain Juppé, a été transportée à l’hôpital. Dans un communiqué, le maire de Bordeaux a condamné un « acte inacceptable » et a apporté son soutien à la directrice d’école. Dans la foulée, Alain Juppé a également contacté le recteur d’Académie pour renforcer la vigilance concernant les mesures de sécurité aux abords des écoles.

La mère placée en garde à vue. Âgée de 24 ans, la mère de l’élève s’était éclipsée après l’agression mais a été rapidement interpellée par la police.

Sa garde à vue a été prolongée jusqu’à ce samedi et sera jugée dès lundi en comparution immédiate.

Source : Europe1.fr
—————————————————————————-

VIOL – JUSTICE
Cergy-le-Haut : jugés pour le viol d’une jeune Anglaise dans le RER A [France]

Le crime au terminus du RER A. Depuis ce mercredi matin, deux jeunes sont jugés devant les assises du Val-d’Oise pour le viol d’une jeune femme anglaise au pair. L’auteur principal, âgé de 21 ans, conteste les faits à l’ouverture du procès, assurant que la jeune femme d’une vingtaine d’années était consentante. Il risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle tout comme son copain de 19 ans, accusé de complicité.

Leur victime, partie civile, sous le choc après les faits, est absente à l’audience.

Un dimanche matin de janvier 2015, il est un peu plus de 8 heures du matin, le RER A arrive en gare de Cergy-le-Haut. Seule dans son wagon, G., qui a passé la soirée avec une amie à Paris dans le quartier d’Austerlitz, en ayant consommé beaucoup d’alcool, s’est endormie, laissant passer la gare de Houilles (Yvelines) où elle réside.

Dans un demi-sommeil, elle découvre qu’un homme s’est assis en face d’elle, un autre est à sa droite. Le premier s’approche puis lui ôte violemment son pantalon tout en la maintenant. Il viole sans protection sa victime paniquée, incapable de hurler, terrorisée à l’idée d’être frappée, parvenant juste à implorer, à plusieurs reprises : «stop please stop».

Alors qu’elle se confie à des usagers, les deux hommes se sont enfuis, non sans emporter son téléphone portable. C’est une jeune femme en pleurs et en état de choc que les policiers ont pris en charge.

Les prélèvements ADN ont permis aux enquêteurs d’identifier le violeur présumé. Samuel J., un jeune rom qui sera interpellé quelques jours plus tard, ainsi que son complice. Tous deux ont été également repérés sans difficulté sur les vidéos de la gare où les policiers ont pu assister à leur manège.

Les deux hommes semblent inspecter les trains en effectuant des va-et-vient entre les rames, jusqu’à ce que Samuel J., indique à Vilmos C. la rame dans laquelle se trouve la victime. Elle aurait accepté le « bisou » demandé avant de s’asseoir sur lui à califourchon, a assuré Samuel J. lors de l’instruction. « Je suis quelqu’un de correct. J’ai un grand cœur. Je ne fais de mal à personne » ajoute-t-il devant la cour.

Avant d’aborder les faits, la cour d’assises s’est penchée ce mercredi sur l’histoire personnelle des deux accusés au parcours similaire, venus de Roumanie en famille vivre de petits boulots et surtout de mendicité. Samuel J. vit alors dans un hôtel abandonné de Villiers-le-Bel. Vilmos C. dans une cabane d’un camp de Deuil Montmagny. « On n’a parfois à peine de quoi manger mais c’est quand même mieux qu’en Roumanie où il n’y a pas de travail pour les Roms. Ici, il y a déjà de l’eau… »

Tous deux évoquent aussi une vie sexuelle restreinte, expliquent être abstinent avec leurs compagnes. « C’est comme ça chez nous avant le mariage. » Le procès pourrait se terminer jeudi.

Source : Leparisien.fr
—————————————————————————-

Crédit photo – © « Sleeping woman on her legs » By Jcomp / Freepick

Semaine du 26 septembre au 2 octobre 2016

3 octobre 2016 à 06:16 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

actuAGRESSION SEXUELLE – SIGNALEMENT – HARCELEMENT SEXUEL – HOTEL DE LUXE
Agression sexuelle par un Qatari : l’hôtel Park Hyatt condamné [France]

Elle attend depuis six ans que justice soit faite. Le 28 septembre, Mariama Diane Diallo a reçu le texte du jugement des prud’hommes de Paris sur son licenciement pour « faute grave ». Après des années de combat, elle a enfin obtenu gain de cause : son ancien employeur, la société française de services, et l’hôtel 5 étoiles Park Hyatt Paris-Vendôme ont été condamnés à lui verser quelque 57 243 euros d’indemnités. Motifs : non respect de l’obligation de prévention de harcèlement sexuel, discrimination et licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Une affaire à la DSK
L’affaire remonte au 27 juillet 2010. A l’époque, Mariama Diane Diallo est femme de chambre dans le fameux hôtel Park Hyatt situé 5 rue de la Paix à Paris. Vers 19 h, alors qu’elle nettoie la chambre 327, elle est agressée sexuellement par un client membre de la délégation qui entoure le prince Al Thani du Qatar de passage à Paris. L’agresseur, identifié comme étant un dénommé Ganim Salem est stoppé par l’arrivée de sa famille.

Immédiatement, la femme de chambre alerte le directeur de la sécurité Pierre-Louis Cador et la directrice de l’hébergement Delphine Cravotto. L’employée est en état de choc et les deux cadres l’invitent à rentrer chez elle, mais ni l’un ni l’autre ne songent à prévenir la police. La plainte ne sera déposée que le lendemain au commissariat du premier arrondissement par Mariama Diane Diallo elle-même. Un délai qui laisse le temps à l’agresseur de repartir pour le Qatar par le premier avion… Les responsables du Park Hyatt ont juste formulé par écrit à la délégation du Qatar que « Mr Ganim Salem n’est plus admissible à séjourner dans aucune des propriétés de Hyatt en France ».

Évincée deux mois après son agression
Dans son jugement, rendu le 3 août et publié le 28 septembre, le tribunal estime que le Park Hyatt n’a pas rempli ses obligations en matière de prévention du harcèlement sexuel. A la barre, Mariama Diane Diallo avait déclaré que, deux jours avant son agression, « un membre de la délégation du prince Al Thani résidant dans la chambre 315 s’était mis nu et masturbé devant une de mes collègues. La direction a été avisée de cet «incident» et la seule réponse qui nous a été rapportée est qu’aucune femme de chambre ne devait se rendre dans cette chambre ».

Plus grave, deux mois après son agression, la femme de chambre est évincée de l’hôtel de luxe. Son nom n’apparaît plus sur le planning de nettoyage du 5 étoiles et la gouvernante générale lui signifie qu’elle a eu « l’ordre de ne plus la recevoir à Hyatt ». Le 23 septembre, la société française de service l’informe par courrier qu’elle est mutée dans un autre hôtel, le Burgundy. Le 15 octobre, Mariama Diane Diallo tente de se suicider. « Etat de stress post-traumatique », diagnostique le médecin qui la prend en charge aux urgences et lui prescrit plusieurs arrêts de travail jusqu’en décembre 2015.

« Un licenciement qui ne tient pas la route »
A l’issue de ce congé maladie, Mariama Diane Diallo refuse toujours sa mutation et, le 20 janvier 2011, elle est licenciée par la société française de services pour « refus de mutation », une « faute grave » selon les termes de son contrat de travail. Pourtant, aux yeux du tribunal, ce licenciement ne tient pas la route. « La SA Groupe française de service a préféré, pour garder ses relations contractuelles avec la SASU SASIH [qui chapeaute le Park Hyatt, ndlr], muter Madame Mariama Diane Diallo dans un autre hôtel, alors que deux jours avant sa décision de la licencier, elle lui délivrait une attestation employeur louant ses qualités professionnelles, relève le conseil des prud’hommes de Paris.

Ainsi, ce changement d’affectation et le licenciement qui en a découlé étant directement consécutif à la révélation des faits de harcèlement et d’agression sexuels, il est constitutif d’une discrimination. »

La sanction est tombée. Le Park Hyatt et son sous-traitant sont condamnés solidairement à verser 10 000 euros d’indemnités pour harcèlement sexuel et 10 000 euros pour non-respect de l’obligation de prévention du harcèlement sexuel. Mariama Diane Diallo bénéficie aussi d’une créance vis-à-vis de la société française de service, en cours de liquidation, de 27 300 euros, dont 10 000 euros d’indemnités pour discrimination et 10 000 euros pour licenciement injustifié. Le Park Hyatt lui doit en outre 10 000 euros de réparation supplémentaire. Soit un total de 57 243 euros.

Contacté, le Park Hyatt Paris-Vendôme n’a pas souhaité commenter le jugement du conseil des prud’hommes de Paris.

Source : Challenges.fr
—————————————————————————-

PÉDOPHILE – RÉSEAUX SOCIAUX – SIGNALEMENT
Le pédophile des réseaux sociaux aurait été identifié [TUNIS]

Le pédophile récemment signalé par plusieurs parents sur les réseaux sociaux aurait été démasqué et localisé, selon plusieurs source.

Il s’agirait d’un «religieux» qui habite Zahrouni (gouvernorat de Tunis), selon les dires de plusieurs habitants de la région qui affirment avoir reconnu l’individu en question.

Plusieurs témoignages affirment que le présumé pédophile, un certain (Hatem.B), qui habite seul avec sa mère, n’est pas à son premier forfait, puisqu’il serait aussi impliqué dans une affaire d’attouchement sexuel à l’un de ses proches, un enfant de 6 ans, dans la mosquée du quartier, selon Kapitalis.

Rappelons que plusieurs parents ont porté plainte contre l’individu en question répondant aux initiales «H.B», qui essaye de se mettre en contact avec des jeunes enfants possédant un compte facebook…

Source : Directinfo.webmanagercenter.com
—————————————————————————-

ATTEINTE SEXUELLE
Agression sexuelle : il force son fils de 8 ans à visionner des films obscènes [France]

Un habitant d’un faubourg de Port-Louis, âgé de 35 ans, a été arrêté par la police samedi 24 septembre.

L’homme, connu des services de police, est soupçonné d’avoir agressé sexuellement son fils de 8 ans. Le garçonnet a été hospitalisé.

C’est un officier de la Child Development Unit (CDU) qui a rapporté l’affaire à la police.

L’enfant a relaté à la police que son père l’aurait agressé sexuellement et l’aurait forcé à visionner des films pornographiques sur son smartphone.

Selon l’entourage de la victime, la mère aurait abandonné l’enfant quand ce dernier avait 2 ans, et depuis il vit avec son père. La victime a été prise en charge par la CDU.

Le père a été présenté devant le tribunal de Port-Louis lundi 26 septembre, où une accusation provisoire de « causing child to be sexually abused » a été retenue contre lui.

La police ayant objecté à ce qu’il soit en liberté conditionnelle, le suspect a été reconduit en cellule policière. Il n’a pas encore donné sa version à la police et sera interrogé en présence d’un avocat.

Source : Defimedia.info
—————————————————————————-

MINEUR DÉLINQUANT – TENTATIVES DE VIOLS
Montpellier : un jeune homme de 16 interpellé pour des tentatives de viol [France]

Un jeune homme de 16 ans a été interpellé dimanche à Montpellier (Hérault) après un viol et au moins 3 tentatives de viol sur des jeunes femmes, rapportent les médias locaux ce lundi. Il est également suspecté de vol avec violence. Le suspect a été déféré ce lundi soir.

En une semaine, l’adolescent aurait menacé et agressé quatre jeunes filles, avec un tesson de bouteille, il a été interpellé dimanche matin, rapporte Infos H24.

Vers 2 heures, dans la nuit de samedi à dimanche, une jeune fille s’éloigne quelques minutes de son groupe d’amis pour uriner. Un inconnu lui place alors un tesson de bouteille sous la gorge et l’oblige à se déshabiller avant de la forcer à lui pratiquer une fellation. L’agresseur quitte les lieux et sa victime peut rejoindre ses amis et les alerter.

Des téléphones portables volés retrouvés sur lui et chez lui
Quatre heures plus tard, au petit matin dimanche, une autre jeune femme explique à la police qu’elle vient de mettre en fuite un homme qui tentait de la violer sous la menace d’un tesson de bouteille. Son agresseur a réussi à voler son téléphone portable. La jeune victime a pu donner une description précise du jeune homme.

Dans la matinée de dimanche, un jeune homme correspondant à la description est interpellé. Sur lui : le portable volé le matin même et un autre appareil, volé le 18 septembre à une jeune femme, également victime d’une tentative de viol. Au domicile du jeune homme, les policiers ont découvert un troisième téléphone, propriété d’une femme qui a elle aussi échappé à un viol voilà dix jours.

L’agresseur, un adolescent de 16 ans, d’origine guinéenne, est un mineur isolé. Il était logé avec trois autres mineurs dans un appartement prêté par le conseil départemental. Selon France Bleu Hérault, l’agresseur a expliqué se trouver à Montpellier depuis 8 mois. Il été déféré lundi soir au parquet des mineurs du tribunal de grande instance de Montpellier.

Source : Leparisien.fr
—————————————————————————-

PÉDOPORNOGRAPHIE
Pédopornographie. Il avait téléchargé près de 2 millions de fichiers [France]

« C’est devenu comme une drogue. Je ne peux pas m’en empêcher ».

À la barre du tribunal correctionnel de Quimper, hier après-midi, un trentenaire, confondu au printemps dernier par des enquêteurs en cybercriminalité de la police judiciaire de Nice.

Le 28 avril, le prévenu avait, une nouvelle fois, lancé des téléchargements en milieu d’après-midi et jusque tard dans la soirée. Des centaines d’images et vidéos pornographiques mettant en scène des mineurs. La perquisition menée dans la foulée par l’antenne quimpéroise de la police judiciaire avait permis de mettre fin à cinq années de téléchargements.

Des années au cours desquelles 1,8 million de fichiers avaient été téléchargés de manière obsessionnelle par l’internaute. À tel point que le prévenu, qui avait installé un logiciel pour tenter de dissimuler son adresse IP, oubliait souvent de l’activer.

Risque de réitération
Questionné par la présidente du tribunal, le prévenu peine à expliquer son comportement. Aux policiers, il avait expliqué qu’il recherchait des images mettant en scène des petites filles âgées de 5 à 16 ans, expliquant son penchant par « une adolescence perturbée ».

« Qu’en pensez-vous ? », poursuit la magistrate. « C’est grave ». « Pourquoi ? », insiste-t-elle. « Ça incite des gens à le faire », admet-il, visiblement conscient des viols imposés à ces enfants. Mais s’il dit avoir réfléchi, il ne réfute pas les conclusions de l’expert psychiatre qui évoque un risque de réitération des faits.

Un stricte suivi judiciaire requis
L’expert a relevé chez cet homme, sans réelle vie sociale, un trouble de la personnalité et une déviance sexuelle. Une immaturité qui conduit la procureure à requérir un double suivi judiciaire sous la forme d’une peine de 30 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve et d’un suivi sociojudiciaire d’une durée de dix ans. Une nécessité de soins soulignée également par la défense, « pour qu’on le mette face à ce qu’il est ».

Le tribunal devait rendre son délibéré tard dans la soirée.

Source : Letelegramme.fr
—————————————————————————-

Crédit photo – © « Sad silhouette » By SXC / Freepick

Semaine du 19 au 25 septembre 2016

26 septembre 2016 à 06:25 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

VF11ANONYMOUS – JUSTICE – VIOL
Un Anonymous risque 16 ans de prison pour avoir dénoncé un viol [États-Unis]

Un Anonymous résidant aux États-Unis risque de passer les seize prochaines années de sa vie en prison. Son crime ? Avoir aidé la police à arrêter deux violeurs en 2012, des violeurs qui ont été condamnés à seulement deux années de prison.

Consternant

Deric Lostutter est une véritable célébrité aux États-Unis et il est même considéré par beaucoup de gens comme un héros. Cela n’a rien de surprenant, car ce hacker originaire de l’Ohio a aidé la police de son état à arrêter les auteurs du viol d’une adolescente âgée de 15 ans.

L’agression est survenue dans la nuit du 11 août 2012 à Steubenville, une petite ville située dans l’est de l’état.

Le viol de Steubenbille a fait la une de tous les médias en 2012
Durant une soirée, deux membres de l’équipe de football du lycée sont tombés sur une camarade de classe, ivre et inconsciente. Ils l’ont sexuellement agressé devant plusieurs témoins. Personne n’est intervenu pour les en empêcher.

Ensuite, ils ont transporté l’adolescente dans plusieurs fêtes, où elle a subi des agressions sexuelles et des viols à répétition. De nombreuses personnes ont filmé la scène et les ont ensuite diffusés sur les réseaux sociaux.

L’enquête a piétiné pendant plusieurs mois. Les autorités de la ville et l’administration de l’école ont été soupçonnées d’avoir tenté de dissimuler des preuves. Les deux agresseurs n’étaient effectivement pas des lycéens comme les autres. Ils excellaient en effet au football américain et ils étaient par conséquent les favoris de leur école.

Cette histoire a choqué de nombreux Américains. Deric Lostutter en faisait partie.

Toutefois, et contrairement à la plupart de ses concitoyens, il n’a pas pu rester les bras croisés. Il a donc contacté un ami hacker, Noah McHugh, et ils ont piraté ensemble le site de fan de football de la ville pour mener leur propre enquête. Leur initiative a porté ses fruits puisqu’ils sont parvenus à identifier les deux agresseurs et à réunir suffisamment de preuves pour forcer les autorités à agir.

Deric risque 16 ans de prison, une peine huit fois plus importante que celle des deux violeurs
Suite à l’attaque, la police a procédé à l’arrestation des deux agresseurs. Ils avaient tous les deux 16 ans à l’époque. Le premier a été condamné à un an de prison ferme, le second à deux ans. Il avait en effet publié les photos de l’agression sur internet et il a donc été accusé de pornographie juvénile.

Mais l’enquête ne s’est pas terminée là. La police a aussi cherché à identifier les deux hackers responsables de la fuite et ils ont fini par leur mettre la main dessus. Noah a plaidé coupable, par Deric.

Le problème, c’est que les États-Unis ont fait voter une loi en 1986 pour lutter contre la cybercriminalité et cette dernière prévoit de (très) lourdes peines pour les hackers. Deric est évidemment concerné et il risque ainsi de passer les seize prochaines années de sa vie dans une cellule sordide, soit une peine huit fois plus importante que celle des deux violeurs.

Source : Fredzone.org
—————————————————————————-

JUSTICE – AGRESSIONS SEXUELLES
30 mois de prison pour agression sexuelle [France]

Hier, un homme de 33 ans a été condamné, en son absence, à trente mois de prison par le tribunal correctionnel de Foix. La juridiction l’a reconnu coupable d’agression sexuelle sur un jeune homme et de corruption de mineurs envers deux lycéens.

Presque le double des réquisitions du ministère public. Hier après-midi, alors que la magistrate du parquet avait requis dix-huit mois de détention contre Cédric, poursuivi pour agression sexuelle et corruption de mineurs, le tribunal correctionnel de Foix a reconnu l’homme de 33 ans coupable des faits qui lui étaient reprochés et l’a condamné à trente mois de détention. Et puisque le prévenu n’était pas présent à l’audience, le président de la juridiction, Hervé Barrié, a délivré un mandat d’arrêt à son encontre.

C’est donc face à un box des prévenus et un banc de la défense vides que les magistrats ont examiné ce dossier qui remonte à février 2013. Une affaire sordide d’où il ressort que le prévenu, «qui a joué à cache-cache avec les autorités tout au long de l’information judiciaire», comme l’a souligné Me Plais-Thomas, avocate de la victime d’agression sexuelle, a passé deux jours dans un état de frénésie sexuelle avant de passer à l’acte.

Tout d’abord, Cédric s’est connecté sur Facebook et a longuement échangé avec deux élèves, internes, d’un lycée fuxéen. Des messages où la conversation a rapidement pris un caractère sexuel, l’adulte allant jusqu’à poster une photo de lui, nu, avant de proposer aux deux adolescents de lui envoyer une photo de leur sexe. Se rendant compte que l’affaire devenait grave, les lycéens ont alerté un surveillant qui leur a conseillé de continuer afin de recueillir le plus de renseignements possible sur Cédric avant de prévenir les autorités. Les deux jeunes gens, lorsque Cédric leur a proposé un rendez-vous dans un café, ont finalement bloqué le compte de leur étrange interlocuteur.

L’état psychique de la victime s’est aggravé
Deux jours plus tard, ce dernier reçoit son jeune voisin, à peine majeur, et un ami. Le trio boit l’apéritif et passe la soirée à regarder des films. Vers 2 heures du matin, l’ami s’en va. Le jeune voisin, lui, s’est endormi après avoir fumé une cigarette «à la drôle d’odeur», précisera-t-il aux gendarmes lors de son dépôt de plainte, bien que Cédric lui ait assuré qu’il ne s’agissait pas de drogue. Lorsqu’il se réveille, le jeune voit Cédric en train de lui ôter ses vêtements. Il racontera ensuite que l’homme, qui lui indique être homosexuel, lui a imposé une relation sexuelle après l’avoir emmené dans sa chambre.

Un examen médico-légal ne relèvera, cependant, aucune trace d’acte sexuel. Mais une expertise psychiatrique du jeune plaignant indique que ce dernier, déjà fragile après «une enfance difficile» selon son avocate, montre des signes d’une aggravation de son état psychique.

Cédric, de son côté, sera interpellé, bien loin de l’Ariège et bien plus tard. Il commence par nier les faits sur son voisin mais l’enquête des gendarmes montre qu’il ment. Les militaires font ensuite rapidement le lien avec le signalement de l’Éducation nationale après l’épisode «Facebook». Cédric dira que son compte a été piraté, mais les investigations prouvent qu’il avait deux comptes sur le réseau social…

Finalement, il reconnaîtra une partie des faits sur son voisin et les échanges pornographiques avec les deux mineurs.

«Le prévenu a passé son temps à varier dans ses déclarations, contrairement à mon client qui, en trois ans de procédure, a toujours dit la même chose. Mais voir que Cédric n’a jamais cherché à se remettre en question ne l’a pas aidé à se reconstruire, bien au contraire», lance Me Plais-Thomas quand la magistrate du parquet, regrettant au passage que Cédric se soit «une nouvelle fois défilé» en ne venant pas à l’audience (il a écrit au tribunal, hier matin, qu’il ne pouvait pas venir à cause de son travail…), est formelle : «La victime de l’agression sexuelle n’était pas consentante et le prévenu savait parfaitement que ses deux interlocuteurs sur Facebook étaient mineurs». À ses yeux, la culpabilité de Cédric est donc «établie».

Elle n’a également fait aucun doute chez le président Barrié et ses assesseurs.

Source : Denis Slagmulder – Ladepeche.fr
—————————————————————————-

PÉDOPORNOGRAPHIE – JUSTICE – PÉDOPHILIE
Japon. Une ONG dénonce le laxisme face aux images pédopornographiques [Japon]

Les vidéos et photos de mineurs dans des scènes ou postures à caractère pornographique sont toujours massivement vendues au Japon en raison d’un flou légal et d’un manque de contrôle des autorités, a dénoncé lundi l’ONG Human Rights Now.

« Les contrôles ne sont pas effectués du fait qu’il est difficile d’établir s’il s’agit ou non de pédopornographie quand l’âge des protagonistes n’est pas précisé », indique dans un rapport l’organisation non gouvernementale internationale créée au Japon.

« Les enquêtes dans les circuits de distribution et ventes sont insuffisantes », ajoute-t-elle, alors qu’elle-même, « en un laps de temps court », a mis en évidence « un déluge de photos et vidéos qui, à tout le moins, présentent de forts soupçons de pédopornographie».

Ambiguïtés
L’ONG cite, visuels à l’appui, les cas de DVD où il est clairement précisé qu’il s’agit de pédopornographie, que les intervenants (souvent des filles) sont mineurs ou pour lesquels existent des doutes sur leur âge compte tenu de leur « apparence, de leur corpulence ou de leurs vêtements ».

Sont notamment concernés de nombreux DVD ou autres supports d’images présentant des photos de jeunes filles en maillot de bain dans des poses suggestives (« chaku-ero », érotisme en tenue), visuels dits « pédopornographiques de 3e catégorie » pour lesquels la qualification est plus floue et la surveillance moindre.

Mais l’ONG affirme avoir aussi trouvé dans le commerce des « produits » où sont présentées des scènes de relations sexuelles.

Elle dénonce le fait que certaines vidéos (notamment en ligne) ne subissent aucun contrôle des organismes patentés qui arguent ne pas avoir les moyens de vérifier l’âge des actrices.

« La police privilégie surtout le contrôle de la pédopornographie la plus dure (avec scène de sexe ou personne nue) mais pas celle de 3e catégorie », indique l’ONG.

La police a en outre selon elle tendance à penser que les magasins qui ont pignon sur rue n’oseraient pas vendre de la pédopornographie interdite et sont dignes de confiance.

Renforcer la législation
L’ONG appelle à des mesures de lutte renforcées, à commencer par une meilleure application des lois existantes et une plus forte implication « des organismes étatiques, des autorités locales, des institutions publiques et de la société en général ».

Il y a un an, une représentante de l’ONU, Maud de Boer-Buquicchio, critiquait une législation japonaise truffée de « lacunes ».

Elle dénonçait de surcroît une certaine « tolérance », avec une exploitation commerciale de l’image de lycéennes ou l’exposition médiatique de starlettes mineures (appelées « idoles ») elles aussi parfois photographiées en petite tenue dans la presse.

Source : Ouest-France.fr
—————————————————————————-

FAIT DIVERS – JUSTICE
Le commerçant filmait sous les jupes de ses clientes [France]

L’homme de 59 ans, gérant d’une boutique de prêt-à-porter à Sorgues, avait installé des caméras dans les cabines d’essayage. Puis il ramenait les films chez lui…

De février à juin 2013, un commerçant à la tête d’un magasin de prêt-à-porter de la ville de Sorgues, dans le Vaucluse, a filmé sous les jupes de ses clientes via des caméras installées dans les cabines d’essayage, relatent nos confrères de Vaucluse matin.

L’homme de 59 ans a ensuite conservé les films, regardant chez lui, tranquillement, des jeunes femmes en sous-vêtements.
« Ça m’a donné une idée »

En tout, il en avait une dizaine. Il a été condamné hier à un an de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve pendant trois ans et obligation de soins, par le tribunal correctionnel d’Avignon.

« J’avais installé une caméra pour éviter les vols. Elle était en l’air, et un jour je l’ai trouvée tombée au sol, qui filmait les pieds. Ça m’a donné une idée. J’ai fait ça par jeu » a expliqué le prévenu à la cour.

Il était également poursuivi pour de la consultation et la détention de fichiers et images pédopornographiques. À l’entendre, il serait arrivé sur ces pages internet sans le vouloir…

Source : Vosgesmatin.fr
—————————————————————————-

AGRESSION – SUICIDE
Il poignarde trois personnes dont un enfant et se suicide [France]

Un homme d’une soixantaine d’années, en conflit avec son ancienne belle-fille (la fille de son ex-femme), s’est mis en tête de la retrouver, dans la nuit de samedi à dimanche, à Angeac-Champagne, en Charente.

L’homme s’est alors rendu au domicile de deux personnes âgées qui gardaient l’enfant de cette femme, âgé de 12 ans, raconte Sud Ouest.

Sa mère était absente, elle se trouvait à un mariage.

Armé d’un couteau, le sexagénaire a poignardé les deux personnes âgées, ainsi que l’enfant, avant de prendre la fuite.

Un enfant de 8 ans ainsi qu’un bébé, qui se trouvaient là également, n’ont pas été touchés.

L’une des personnes âgées se trouve entre la vie et la mort, tandis que l’enfant, blessé à l’abdomen, est hors de danger.

Ce dimanche matin, le sexagénaire a été retrouvé mort par la gendarmerie à son domicile de Cognac.

Il se serait suicidé à l’aide d’une arme à feu, selon Sud Ouest.

Source : Leprogres.fr
—————————————————————————-

Crédit photo – © « Anonymous Face » By Freevector

Semaine du 12 au 18 septembre 2016

19 septembre 2016 à 06:17 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

actuRÉSEAUX SOCIAUX – HARCÈLEMENT – PROTECTION
Instagram lance un filtre pour lutter contre le harcèlement en ligne

Depuis lundi 12 septembre, Instagram a mis en place un filtre pour permettre à ses 500 millions d’utilisateurs de filtrer les réactions de leurs abonnés par mots-clés. L’idée, lutter contre le harcèlement en ligne en masquant les commentaires insultants ou inappropriés.

Instagram, le réseau social de partage de photos et vidéos le plus populaire au monde, a lancé lundi 12 septembre une nouvelle option, sur son application, pour lutter contre le harcèlement en ligne via les commentaires.

Désormais, les 500 millions d’utilisateurs peuvent définir une liste de mots-clés. Si un commentaire contient l’un des mots ajouté à cette liste, il sera automatiquement masqué et invisible pour les autres internautes.

Pour activer ce filtre, il suffit de se rendre dans les paramètres, puis dans commentaires. Après avoir activé l’option « masquer les commentaires inappropriés », l’utilisateur n’a plus qu’à lister les mots ou expressions offensants, séparés par des virgules. Certains mots par défaut sont également suggérés.

Instagram a lancé lundi 12 septembre un outil permettant de lutter contre le harcèlement en ligne, en filtrant les commentaires par mots-clés.

Le fondateur d’Instagram Kevin Systrom a publié un communiqué, sur le blog du réseau social, à ce sujet. « Nous savons que les outils ne sont pas l’unique solution pour répondre à ce problème complexe, mais ensemble nous pouvons travailler à ce qu’Instagram reste un espace sûr pour l’expression individuelle », explique-t-il.

En effet, si une insulte ou un commentaire déplacé est mal orthographié, rien ne garantit que le commentaire disparaîtra. Pour Kevin Systrom, le but est de faire en sorte qu’Instagram reste un réseau social « positif, inspirant et amusant. »

Source : Ouest-France.fr
—————————————————————————-

PÉDOPHILIE
DOSSIER : Expliquer la pédophilie à son enfant

Des révélations d’actes pédophiles plongent les parents dans la peur et l’inquiétude, ce qui est absolument naturel. Ceux-ci s’interrogent: doit-on parler de pédophilie aux enfants, comment, que leur dire, à quel âge? Comment parler de pédophilie aux enfants sans leur faire peur?

Avant de parler de pédophilie aux enfants, il est important de savoir ce qu’est un pédophile. La définition «version adulte» ­comporte peut-être trop d’explications pour les enfants, mais il est tout de même nécessaire que les parents possèdent cette ­information. Pour les besoins de la chronique (afin d’alléger le texte), nous parlerons du ­pédophile masculin, mais tout le contenu peut très bien s’appliquer aux femmes pédophiles.

On peut définir un pédophile par le fait qu’il est attiré sexuellement par le corps des enfants prépubères. Roland Coutanceau, psychiatre et expert criminologue explique: «On peut donc être pédophile sans être passé à l’acte. Il existe même des pédophiles qui ne passeront jamais à l’acte parce qu’ils sont suffisamment structurés psychologiquement pour ne pas envisager de le faire. On peut distinguer trois types de pédophiles: ceux qui ont un attrait exclusif pour les ­enfants; ceux qui ont un attrait préférentiel pour eux, mais qui peuvent être excités par des adultes; et enfin, ceux qui ont un attrait secondaire pour les ­enfants.» (Source: Laurence ­Lemoine, Psychologies.)

Donc, il est essentiel de ­comprendre que le pédophile n’est pas nécessairement l’individu que dépeignent certaines ­légendes: l’homme dégoûtant, malpropre ou épeurant qui erre dans les rues à la recherche de victimes potentielles. Le pédophile type n’existe pas, il peut se tapir sous la personnalité charmante de votre voisin, de l’oncle, de l’ami, du coach.

Mais comment le dire aux enfants? Il est nécessaire d’adapter son discours en fonction de l’âge et du niveau de développement de celui-ci. Ce qui est avant tout très important, c’est de ne pas communiquer vos peurs ou angoisses en parlant de la pédophilie sous le coup de l’émotion ou après le ­visionnement de nouvelles tragiques à ce sujet. Vous risqueriez de transmettre des émotions ­plutôt que des informations!

Les limites et l’intimité
L’éducation sexuelle demeure une des clés majeures en ce qui concerne la prévention. Elle doit se faire dès le jeune âge et être adaptée au stade de développement de l’enfant.

Dès l’âge de 4 ans, on peut ­commencer à introduire les ­notions d’intimité et de limites en expliquant à l’enfant ce que sont les parties intimes de son corps, qu’il a droit à l’intimité – on lui enseigne à frapper à la porte avant d’entrer, à dire non lorsqu’il se sent embarrassé par des comportements. Il importe aussi d’aider l’enfant à faire la différence entre les mauvais ­secrets et les bons secrets.

Étant donné que le pédophile maîtrise l’art de la manipulation et adopte plusieurs ruses pour faire tomber la garde fragile des enfants, il est nécessaire d’aider ceux-ci à ne pas tomber dans les pièges tendus. Souvent le pédophile demandera le silence aux enfants, allant même jusqu’à les menacer ou menacer de blesser un membre de sa famille; l’enfant se retrouve alors avec un lourd secret à porter.

Prévention
Les exemples de la vie sont des moyens très efficaces de passer de l’information dans l’éducation, on peut même faire une petite mise en situation en interpellant l’enfant: «Que ferais-tu si un jour, à la sortie de l’école, maman ou papa ne sont pas là, mais que c’est un monsieur qui te dit que maman est malade et que c’est lui qui te conduira jusqu’à la maison? Si une dame t’aborde au parc en te demandant de l’aider à trouver son chien perdu?» On aide alors l’enfant à distinguer les situations potentiellement dangereuses pour lui et on lui indique ce qu’il devrait faire s’il se retrouve dans cette situation en lui offrant des solutions concrètes. De cette ­façon, on favorise chez lui le jugement critique et l’élaboration de limites.

Le risque zéro n’existant pas, la prévention passe par l’éducation sexuelle, la communication et l’élaboration de stratégies pour rester vigilant. L’enfant doit­recevoir des consignes claires et adaptées à son âge et à sa réalité. On lui apprend à se méfier des grands qui cherchent à avoir des contacts physiques et à dénoncer aussitôt les faits à un adulte en qui il a confiance.

6 consignes pour l’enfant
1. Connaître son adresse et son numéro de téléphone
2. L’agresseur sexuel peut avoir l’air gentil et bien élevé et peut même être quelqu’un de très proche de lui
3. Ne jamais accepter de ­cadeaux d’un inconnu, même si ce sont les ­bonbons qu’il aime tant!
4. Ne jamais suivre un adulte qui demande de l’aide
5. Ne pas garder un secret qui le lie à un adulte
6. Ne jamais transmettre ses coordonnées ou son nom sur internet sans la ­permission des parents

Source : Tvanouvelles.ca
—————————————————————————-

AGRESSION – JUSTICE – TÉMOIGNAGE
Maisons-Alfort : Jean, 90 ans, revit son agression devant la cour d’assises [France]

Il fait partie de cette génération qui, quand on lui demande qui il est, décline son nom de famille avant son prénom. Jean B., 90 ans, est venu raconter mardi devant la cour d’assises du Val-de-Marne la violente agression dont il a été victime dans son pavillon de Maisons-Alfort le 21 août 2014 par trois hommes. Avec beaucoup d’aplomb. Sébastien B., 22 ans, cheveux noirs et ras, est le seul à comparaître pour séquestration et violences commises avec arme. Il a continué de nier toute implication, et risque jusqu’à sept ans de prison.

Jean, partie civile, ne l’a jamais formellement identifié. Il ne l’aura pas regardé une fois pendant qu’il déposait, bien trop occupé à se concentrer. Posté à moins d’un mètre du président, il assure d’emblée être « mieux debout ». « Bon, vous avez entendu ce matin le formalisme des auditions de témoins… », entame le président. « Non ! Je n’ai rien entendu !, coupe le retraité. Je n’ai qu’une oreille ». « Il était 8 h 15 ce jour-là, je sors de chez moi par la porte arrière comme d’habitude. Ils m’ont dit, On n’est pas venus pour rigoler. Il y avait trois messieurs. Ils ont pris mon portefeuille, avec quatre billets de 20 € dedans. Dix fois ils ont répété, Y’a que chez les vieux qu’il y a du pognon ! ».

Ils l’obligent à s’asseoir avant de lui lier mains et pieds avec du ruban adhésif. Face aux menaces, et pour que les coups cessent, Jean révèle qu’une enveloppe est cachée « sous le tapis ». 900 €, destinés au « livreur de fioul », précise-t-il. Les malfaiteurs lui recouvrent la tête avec un oreiller. « A mesure que je tournais la tête pour respirer ils le bougeaient. Ils m’ont dit, Où est ton oseille ? On n’est pas venus pour se parfumer ! »

Le retraité finit par leur indiquer un clou où trouver deux clés : celles du coffre et de la cave à vin. Ils y descendent le vieil homme, volent 1 900 € et une alliance que Jean destinait à sa « petite-fille le jour où elle se marierait ». Des économies d’années de travail, « onze ans de boulangerie et trente-trois ans au guidon », comme conducteur à la RATP. Remonté de la cave, il finira par crier et comprendre que le trio est parti avant de réussir à se libérer et d’appeler la police.

« Êtes-vous sûr qu’ils étaient armés ? », l’interroge le président. « J’ai vu trois bouts de canon !, s’égosille-t-il. Les armes j’y connais rien mais j’ai fait la Libération ! ». « Est-ce qu’ils avaient l’air de connaître la maison ? », poursuit le magistrat. « Pas du tout ! Quelle est la personne qui leur a dit qu’il y avait un vieux crabe là, qui a peut-être des sous ? »

« Quelles ont été pour vous les conséquences de cette agression ? », conclura le président. « Je ne vais pas vous répondre que j’ai mal au ventre, réagit le retraité. Je me maintiens. » Jusqu’à réussir, deux ans plus tard, à voir un peu de lumière dans tout ce noir : « J’ai eu une vie normale, une épouse pendant 65 ans. Avant de mourir, j’aurais au moins vécu une aventure, je serais rentré dans ce magnifique établissement (le tribunal), avec toutes ces belles personnes devant moi ». « Et bien merci, a souri le président, surpris. C’est pas tous les jours… »

Source : Le parisien
—————————————————————————-

CYBERPREDATEUR
Le Mans : Le prédateur du web agresse deux jeunes filles [France]

Via Facebook, un homme a donné rendez-vous à deux résidentes du foyer de l’enfance, âgées de 10 ans et 15 ans. À la clé, baiser et attouchements contre un peu d’argent. Le prédateur a été arrêté.

Deux résidentes du foyer de l’enfance ont été victimes d’une agression sexuelle, jeudi, au Mans. Un homme de 31 ans a d’abord contacté une résidente, âgée de 15 ans, via Facebook. Après quelques échanges numériques, l’homme lui a donné rendez-vous près du foyer.

L’adolescente s’est présentée avec une autre résidente, âgée de 10 ans. Les deux amies sont montées dans la voiture du trentenaire.

Contre 15 €, un baiser et des attouchements
Contre 15 €, la plus âgée a dû lui donner un baiser sur la bouche. Pour la même somme, la plus jeune a été contrainte à un baiser, tout en subissant des caresses au niveau des seins et du sexe.

Les deux jeunes filles se sont confiées à une éducatrice, qui a donné l’alerte. Arrêté lundi, puis déféré devant le parquet ce mardi, l’homme, qui vit au Mans, a reconnu les faits.

Contrôle judiciaire et expertise psychiatrique
Le prédateur du web est connu des services de police pour une autre affaire de mœurs : toujours via internet, il faisait semblant d’organiser des castings, prétexte pour approcher des jeunes femmes.

Il a été remis en liberté, mais sous contrôle judiciaire. Le parquet a ordonné une expertise psychiatrique.

Source : Ouest-France.fr
—————————————————————————-

RÉSEAUX SOCIAUX – DAESH – TERRORISME
Comment Daesh utilise les réseaux sociaux pour la traite humaine [Monde]

Le conseil de sécurité de l’ONU publie un rapport sur l’esclavage sexuel organisé par Daesh via les réseaux sociaux…

Recruter des combattants via Twitter ou Facebook. C’est une technique connue et répandue dans les rangs de Daesh. Mais les réseaux sociaux jouent également un rôle important dans la traite humaine organisée par le mouvement djihadiste. Au point que le Conseil de sécurité de l’ONU s’est penché sur ce trafic humain de grande ampleur :le rapport « Combattre le trafic humain dans un conflit. 10 idées pour agir », de septembre 2016, alerte sur l’ampleur de cet esclavage sexuel et propose quelques pistes pour lutter contre la traite humaine.

Une stratégie globale
Le conseil de sécurité de l’ONU pointe une nouvelle tendance dans la traite humaine depuis l’émergence de Daesh et de Boko Haram : « Ils défendent l’esclavage des femmes et des enfants non comme une méthode clandestine, mais avec une stratégie et une organisation connue ». Selon le rapport, « la différence avec Daesh, c’est que la traite humaine n’est plus un moyen pour obtenir une main-d’œuvre gratuite, mais une méthode pour dégrader, déplacer et assujettir des populations civiles ciblées. Mais c’est également un argument pour recruter. »

Comment Daesh recrute des esclaves ?
Dans une étude de mars 2016, Scelles, fondation contre la traite aux fins d’exploitation sexuelle estime à 800 femmes européennes, dont 200 Françaises, devenues esclaves sexuelles de Daesh. « Les réseaux sociaux sont extrêmement éloquents sur la stratégie de séduction des femmes et des combattants, souligne Yves Charpenel, directeur de la fondation et Premier avocat général à la Cour de Cassation. Ils séduisent ces jeunes femmes par un discours féministe : « ton pays te traite mal en tant que femme et que musulmane ». On leur passe des images de mères épanouies. En réalité, elles sont offertes aux combattants de Daesh et subissent entre 15 à 20 « mariages » par jour. On est encore dans le leurre religieux : on vous « marie »… mais vous divorcez toutes les 15 minutes.

Une fois épuisées, Daesh les revend lors de ventes aux enchères virtuelles. On a repéré par exemple une enfant de 8 ans vendue pour 4.000 dollars sur Twitter. Elles sont achetées par des réseaux de prostitution libanais notamment. Il y a deux ans, on s’est rendu compte que dans les maisons de prostitution du Moyen Orient, les Ukrainiennes avaient disparu : les filières d’approvisionnement venaient de changer. » Quant aux femmes yézidies, une minorité kurde, cible privilégiée du groupe terroriste, ces centaines sont enlevées, mariées de force et violées. Déjà en décembre 2014, Amnesty International alertait sur cette situation et relayait le témoignage de Randa, 16 ans, mariée de force à un combattant de Daesh et rescapée. Le récent rapport de l’ONU assure que la majorité de ces esclaves sexuelles font aujourd’hui partie de la communauté yézidie.

Les réseaux sociaux ont-ils changé leur politique ?

Un rapport publié le 25 juillet 2016 par une commission du Parlement britannique pointe la passivité de Facebook, Google et Twitter. « Actuellement l’essentiel du trafic d’êtres humains notamment se fait via les réseaux sociaux, appuie Yves Charpenel. On peut acheter un lance-roquettes comme une femme. Les fournisseurs d’accès assurent agir contre les contenus inappropriés. Pour le moment, on n’en a pas vu les effets. Daesh, c’est un vrai réseau international dont beaucoup de membres sont originaires d’Europe donc connaissent le marketing, la mentalité, les outils. »

Difficile de lutter contre ce trafic arguent les responsables des réseaux sociaux notamment parce que les échanges entre utilisateurs de WhatsApp sont totalement cryptés. D’autant que « le groupe a compris que tout le monde tirait profit de la connaissance qu’ils donnaient d’eux-mêmes, il est en train de changer ses réseaux sociaux en passant par exemple par Télégram », ajoute l’avocat. Une application notamment utilisée par l’un des terroristes qui a assassiné le prêtre Jacques Hamel fin juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray.

L’esclavage sexuel différent entre Boko Haram et Daesh
Daesh mise sur les réseaux sociaux alors que Boko Haram utilise des moyens plus traditionnels : rapt et ventes aux enchères dans les villages. Et cet esclavage sexuel représente un pactole pour ces groupes terroristes. « Pour Boko Haram, la majorité des revenus vient de la prostitution, précise Yves Charpenel. Pour Daesh, c’est plus idéologique que financier. Cela leur coûte de l’argent de les faire venir, de les entretenir. Mais leur objectif est surtout de plaire à leurs guerriers. »

Quelles pistes pour lutter contre la traite humaine ?
Au-delà d’un travail de nettoyage des réseaux sociaux, en amont, l’objectif de Scelles est de « rendre visible ce phénomène pour que les personnes à qui on promet un mariage avec l’émir aux yeux verts sachent que le voyage se termine dans une maison de passe », synthétise Yves Charpenel. De son côté, le rapport de l’ONU pointe différentes pistes. Tout d’abord pour mieux soigner les victimes de cette traite humaine. Par exemple, en déclinant des informations de prévention et une hotline ou une application d’aide sur les réseaux sociaux. Mais les rescapées restent très rares. L’ONU souligne aussi l’importance de campagnes d’information sur Daesh sur les réseaux sociaux et de limiter le recrutement en ligne.

Source : 20minutes.fr

Semaine du 27 juin au 3 juillet 2016

4 juillet 2016 à 07:28 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

ACTURÉSEAUX SOCIAUX – VIOLENCES – VIDÉOS LIVE
Violences sur Facebook Live et Periscope : une course contre la technologie

Les applications de vidéo en direct se sont retrouvées pointées du doigt après le meurtre des deux policiers à Magnanville. A l’instar de Periscope, Facebook Live et autres Meerkat, elles apportent une nouvelle touche de complexité au sujet de la violence en ligne, obligeant les géants du secteur à réagir.

Un suicide sur Periscope, un attentat revendiqué, quelques minutes après le meurtre du couple de policiers de Magnanville, sur Facebook Live… Les applications de vidéo en direct se sont retrouvées pointées du doigt après les événements de ces derniers jours. Dans la continuité des problèmes nouveaux posés par les réseaux sociaux, Periscope, Facebook Live et autres Meerkat apportent une nouvelle touche de complexité au sujet de la violence en ligne. Et cette course technologique, menée par les géants du secteur, oblige ceux-ci à revoir leurs positions historiques.

Aujourd’hui, la loi condamne l’apologie du terrorisme, l’incitation à la haine et à la violence et les mêmes règles s’appliquent sur Internet que dans le monde physique. Mais les grandes plates-formes, généralement des sociétés de droit californien, ont en outre leurs propres règles.

Exemple : l’interdiction de la nudité, sur Facebook ou sur l’App Store d’Apple. Là, c’est la technologie qui dicte la règle : les géants bloquent automatiquement la mise en ligne d’images dénudées afin de lutter contre la pédopornographie. Il faut ensuite une intervention humaine pour « débloquer » le contenu. Cela est arrivé dans quelques cas, sur des photos artistiques, par exemple. Et cette logique est aussi en train de s’imposer dans le domaine de la lutte contre la violence et l’incitation à la haine.

L’attitude des géants américains est en train d’évoluer. Il y a encore quelques mois, en effet, leur position était claire : la technologie ne pouvait pas tout faire dans ce domaine. Début 2015, quelques jours seulement après les attentats de « Charlie Hebdo » et de l’Hyper Cacher, la directrice de la politique de contenus chez Facebook, Monika Bickert, affirmait aux « Echos » : « C’est très difficile d’apporter une réponse technologique à ce problème. Une même photo peut être prise dans des contextes très différents. Certains mettront en ligne une photo d’un groupe terroriste pour soutenir son action, d’autres pour le condamner. Dans le premier cas, la photo sera supprimée, dans le second cas, il n’y a pas de raison de l’enlever. L’intervention humaine est donc nécessaire. » Aujourd’hui, le discours a un peu évolué.

« La règle, c’est le signalement. Dès qu’un contenu est signalé une fois par un utilisateur, il y a intervention humaine et nos équipes, disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, jugent si le contenu doit être bloqué. Mais nous commençons à automatiser certaines choses », concède-t-on chez Facebook, qui ne souhaite toutefois pas entrer dans les détails pour éviter de donner des informations à ceux qui utilisent les réseaux sociaux à des buts de propagande.

Évaluer la nature éditoriale
Même son de cloche chez Twitter. « Nous sommes déjà capables d’identifier automatiquement, parmi les contenus qui sont en train d’être diffusés, ceux à caractère sexuel, par exemple, expliquait en mars, lors de son passage à Paris, le jeune fondateur de Periscope Kayvon Beykpour. Nous investissons dans ce domaine et sommes toujours vigilants. » Les avancées en matière d’intelligence artificielle (IA) contribuent aussi à faire évoluer la position de ces géants.

Mais évaluer finement la nature éditoriale d’un contenu, écrit comme vidéo, c’est une autre paire de manches que l’IA de reconnaissance d’images sur laquelle Google a avancé ces dernières années. Certes, une pointe d’IA est déjà utilisée à l’heure actuelle et fait remonter des contenus « suspects » vers des modérateurs, humains eux, chargés d’évaluer leur nature, et s’il faut les supprimer ou non.

Mais comme l’illustrent les derniers évènements, les mailles du filet sont trop larges. Pour des contenus très nombreux. Au dernier pointage en novembre, Facebook évaluait à 8 milliards le nombre de vidéos visionnées par ses utilisateurs… sur une seule journée !

Au final, le problème est d’autant plus complexe qu’il est humain. Malgré le perfectionnement de ces technologies, il restera difficile de prévoir les comportements des uns et des autres. Enfin, ces problématiques ne sont que la partie visible de l’iceberg. Au fond, les autorités peuvent encore s’accommoder de cette situation, mais redoutent avant tout les informations et renseignements qui se faufilent sous leurs radars et peuvent servir à planifier une attaque terroriste, ou à embrigader des esprits faibles.

Redphone, SilentCircle, Chatsecure : toute une palette d’applications de messagerie instantanée promettant une confidentialité totale sont à la disposition de qui veut bien se servir. Même les grands groupes se positionnent, à l’instar de… WhatsApp, qui appartient à Facebook. Début avril, le cryptage de tous les messages des utilisateurs a été généralisé. Un chiffrement dit « de bout en bout » qui rend la missive envoyée uniquement lisible par le destinataire. « Personne d’autre ne peut lire le message en question […] que ce soit des cyberdélinquants, des hackers, des régimes totalitaires, même pas nous », avait alors souligné WhatsApp.

Certains en ont même fait un fonds de commerce, à l’instar de Telegram. Lancée par Pavel Dourov, alias le « Zuckerberg russe », cette appli a été pointée du doigt lors des attentats du 13 novembre, car utilisée par les combattants de Daech – elle l’est aussi par des citoyens lambdas dans des pays où il y a peu de transparence sur l’action des autorités.

Depuis quelques mois, les utilisateurs de Telegram peuvent aussi créer des chaînes et s’adresser à un nombre illimité de personnes et plus seulement en « one to one » ou dans des conversations de groupe. Idéal pour diffuser de la propagande ou revendiquer des attentats, et l’EI ne s’en prive pas. Une réputation sulfureuse qui ne perturbe en rien la croissance de « l’appli ». Trois ans à peine après son lancement, Telegram compte plus de 100 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Déjà le tiers de Twitter.

Sources : Lesechos.fr – Nicolas Rauline, Journaliste, au service High-tech-Médias et Nicolas Richaud, Journaliste au service High-tech-Médias
—————————————————————————-

INCESTE – JUSTICE
Un chevalier de la Légion d’honneur jugé pour inceste [France]

Il était professeur, chercheur au CNRS, chevalier de la Légion d’honneur… Ce grand-père est aussi accusé d’avoir violé ou agressé sexuellement ses petits-enfants, des crimes qu’il a reconnus et dont il répondra à partir de ce mardi devant la cour d’assises du Val-de-Marne.

Il était professeur, chercheur au CNRS, chevalier de la Légion d’honneur… Ce grand-père est aussi accusé d’avoir violé ou agressé sexuellement ses petits-enfants, des crimes qu’il a reconnus et dont il répondra à partir d’aujourd’hui devant la cour d’assises du Val-de-Marne.

Cet homme de 89 ans encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle, pour avoir violé une de ses petites-filles mineures, entre l’âge de sept et 14 ans, et agressé sexuellement deux autres de ses petits-enfants.

Zoophilie et sado-masochisme
« En grande souffrance » selon l’examen psychologique réclamé par le parquet, la jeune femme violée n’a pas réussi à briser le silence avant ses 23 ans. Sa plainte a mis un terme à l’omerta familiale: l’enquête a révélé que le grand-père avait agressé sexuellement entre 1992 et 2005 plusieurs de ses petits-enfants mineurs, garçons et filles, les prenait en photo nus et détenait des images pédopornographiques, zoophiles et sado-masochistes.

Le retraité, qui assure ne plus avoir d’activité sexuelle depuis ses 70 ans, piégeait ses petits-enfants avec divers stratagèmes. Jeu de cartes pornographiques pour apprendre l’anatomie, photos dénudées sous prétexte de garder trace de l’évolution du corps, conseils sentimentaux douteux, il orientait les choses de façon à ce que ses crimes paraissent naturels aux enfants, et leur recommandait ensuite de se taire.

Verdict attendu jeudi
L’homme, professeur à l’université de Lille et médaille de bronze du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), a reconnu ses actes. Son expertise psychiatrique a révélé «des troubles du contrôle pulsionnel et une paraphilie pédophile».

Également colonel de réserve dans l’armée et chevalier de la Légion d’honneur, il aurait des années auparavant fait subir des attouchements à sa fille – des faits aujourd’hui prescrits.

Le procès de trois jours doit se dérouler à huis clos, à la demande des victimes, avec un verdict attendu jeudi.

Sources : AFP – Ledauphine.com
—————————————————————————-

AGRESSION SEXUELLE – JUSTICE
Un kinésithérapeute jugé à Reims pour agression sexuelle [France]

Le quinquagénaire ne s’est pas contenté de pratiquer des massages sur l’une de ses patientes.

En mars 2015, une jeune femme de 18 ans porte plainte contre son kinésithérapeute, quinquagénaire. Elle explique que depuis quelques séances, les massages de celui-ci se sont souvent attardés sur ses seins, et qu’il a terminé la dernière en l’embrassant sur la bouche. Il était jugé pour ces faits mardi dernier, au tribunal correctionnel de Reims.

La victime n’est pas présente à l’audience. À la barre, le prévenu conteste avoir eu un autre but que thérapeutique. Et explique que c’est éventuellement l’huile de massage qui a pu donner l’impression à la jeune fille qu’il allait plus loin. Quant au baiser, il aurait eu lieu à l’issue d’un massage du crâne. Le thérapeute assure qu’il a pu effleurer de la main les lèvres de sa patiente en se relevant. Pas plus. « Elle s’est mépris », répond-il presque systématiquement aux questions, nombreuse. « Le seul reproche que l’on peut me faire », selon le prévenu, est de ne pas avoir expliqué ses manipulations à la patiente. Pour le reste c’est « la parole de Céline (le prénom a été changé, NDLR) contre la mienne. »

Le représentant de l’ordre des kinésithérapeutes présent à l’audience parle de « pratiques anormales », d’un « accord préalable » à demander pour des manipulations délicates et d’excuses à donner, en cas d’effleurement intempestif.

Pour le procureur, « la plaignante n’exagère pas ». Mais le prévenu n’est pas pour autant un « prédateur sexuel ». Car sur les 30 à 40 autres clients qu’il voit par jour, il n’y a aucune autre plainte. Reste que ses gestes avec cette jeune fille ont été « déplacés et de nature sexuelle ». Une analyse de « café du commerce » pour l’avocat angevin de la défense, qui trouve les explications de son client « cohérentes depuis le début ».

« Vous êtes allé trop loin, Monsieur », tranche la présidente du tribunal en rendant sa décision. « Ce n’est pas l’affaire de votre carrière, mais c’est une affaire. » Pour « rappel à l’ordre » – son casier judiciaire est vierge –, il est condamné à trois mois de prison avec sursis et inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).

Source : Lunion.fr
—————————————————————————-

SÉQUESTRATION – VIOLENCES
Séquestrée et torturée par son ex pendant 14 jours [France]

Une jeune femme de 24 ans a été séquestrée pendant deux semaines et soumise à des actes de torture et de barbarie, près de Lyon, avant qu’elle ne réussisse à appeler à l’aide du balcon de l’appartement…

Le 13 juin, alors que le couple était déjà séparé, une jeune femme de 24 ans s’est rendue au domicile de son ancien compagnon, à Rillieux-la-Pape dans le Rhône, à la demande de celui-ci, selon nos confrères du Progrès.

L’homme de 27 ans l’a d’abord enfermée dans le coffre de sa voiture pour la conduire dans un champ à Miribel-les-Echets (Ain) où il l’a frappée avec une barre de fer. Il l’a ensuite séquestrée dans son appartement pendant 14 jours, la frappant violemment à maintes reprises. Un calvaire, ponctué d’actes de torture et de barbarie.

20 fractures
C’est lundi que la jeune fille est parvenue à profiter d’une de ses absences pour appeler les secours depuis le balcon de l’appartement. A l’hôpital, l’examen médical a constaté notamment 20 fractures, une vingtaine de côtes cassées. La victime s’est vue prescrire 60 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Son ex-concubin a été interpellé le lendemain et placé en garde à vue. Durant celle-ci, il aurait reconnu seulement deux gifles. «Il est dans le déni», souligne une source policière. Déjà condamné en 2015 pour des faits similaires à trois ans de prison, dont deux ferme, l’auteur présumé des coups doit être présenté ce jeudi au parquet.

Source : DNA.fr
—————————————————————————-

PÉDOPORNOGRAPHIE
Arrestation d’un élu LR dans une affaire de pédopornographie – « J’ai hâte que tes enfants aient des bébés ! Tu me les prêteras ? » [France]

L’élu municipal LR Éric Kempe, deuxième adjoint de Franck Dhersin, maire de Téteghem, a été placé en garde à vue lundi et a été mis en examen, mardi en début de soirée, pour téléchargement d’images pédopornographiques. Il a été placé sous contrôle judiciaire. Son arrestation fait suite à celle de Stéphane Bak, il y a quinze jours.

Les faits dont Éric Kempe est suspecté relèvent du téléchargement et de la détention d’images pédopornographique. Son interpellation fait suite à celle de Stéphane Bak, survenue le 24 mai.

Selon La Voix du Nord, les deux hommes auraient échangé via internet des fichiers pornographiques mettant en scène de très jeunes enfants, agrémentés de messages comme : « J’ai hâte que tes enfants aient des bébés ! Tu me les prêteras ? »

Les enquêteurs de la brigade des mineurs ont découvert le nom d’Éric Kempe dans l’ordinateur de Stéphane Bak, le directeur d’une boîte d’intérim de Grande-Synthe, qui avait téléchargé des centaines d’images pédopornographiques sur fond de zoophilie. Ce pervers partageait sa « déviance » avec ses « copains » et d’autres personnes adeptes de la pédopornographie sur Internet.

L’avocat d’Éric Kempe, Jean-Pierre Mougel, a annoncé qu’Éric Kempe, qui a avoué les faits, avait pris la décision de démissionner sur-le-champ du conseil municipal.

Source : Medias-presse.info
—————————————————————————-

Crédit Photo : © Geralt – https://pixabay.com

Semaine du 20 au 26 juin 2016

27 juin 2016 à 07:52 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

ACTUPÉDOPHILIE – ÉGLISE
Pédophilie : face à face avec son agresseur sexuel présumé [France]

Dans le sillage des scandales de pédophilie à Lyon, une sexagénaire a décidé de briser le silence. Elle accuse trois prêtres de l’avoir agressée sexuellement durant son enfance. Claudette est allée parler à l’un d’eux.

A 60 ans, Claudette Couturier, surnommée Nanou, est grand-mère. Enfant, elle vivait dans une maison de Vaulx-en-Velin (Rhône) avec sa grand-mère et ses deux tantes. Sur la place, il y avait une église tenue par trois prêtres maristes. Elle les accuse d’avoir abusé d’elle entre six et douze ans. « Ils venaient dans ma chambre à tour de rôle », raconte-t-elle. Nanou a recherché les religieux. Deux sont décédés.

« Les gens vont savoir »
Le dernier a 90 ans et vit dans une maison de retraite en banlieue de Lyon. En masquant l’objet de sa demande, elle réussit à le rencontrer. Elle en a besoin. Face à Nanou, l’ancien prêtre nie tout. En sortant, Claudette confie à France 3 : « Il sait. Les gens vont savoir. C’est comme si j’avais pris une douche. J’ai enlevé tout ce qui était sale ». Elle est allée porter plainte dans le commissariat dans lequel le cardinal Barbarin a été entendu. Cinquante ans après les faits, elle démarre une nouvelle vie.

Pour voir la vidéo, cliquez ici !

Source : Francetvinfo.fr
—————————————————————————-

AGRESSION – DÉLINQUANCE JUVÉNILE – MEURTRE
Agression mortelle d’une nonagénaire pour trois euros à Colmar en 2015, deux jeunes aux assises [France]

Le 29 avril 2015, rue du Cardinal Mercier à Colmar, ils avaient agressé une vieille dame en lui volant son sac qui contenait trois euros. Deux jeunes, dont l’un avait 16 ans sont renvoyés devant la cour d’assise des mineurs. La nonagénaire avait chuté, elle était décédée 4 jours plus tard.

Le 29 avril 2015, ils avaient agressé une nonagénaire à Colmar, rue du Cardinal Mercier, pour lui voler son sac…qui contenait trois euros. Deux jeunes, dont l’un avait 16 ans au moment des faits seront jugés, d’ici la fin de l’année au plus tôt, devant la cour d’assise des mineurs du Haut-Rhin. Lors de l’agression, la vieille dame qui se rendait chez son coiffeur, avait fait une chute, elle était décédée 4 jours plus tard, après de multiples fractures.

Les deux jeunes, bien connus des services de police, ont été interpellés quelques jours après, par la brigade de sûreté de Colmar. Ils ont été confondus par leur ADN. Ils avaient expliqué aux enquêteurs avoir agressé cette vieille dame pour rembourser une dette de stupéfiants.

Tous les deux risquent la réclusion criminelle à perpétuité, ils sont accusés de vol avec violence ayant entrainé la mort.

Source : Francebleu.fr
—————————————————————————-

PÉDOPHILIE – ÉGLISE – JUSTICE
Pédophilie : le prêtre qui embarrasse les jésuites [France]

Condamné pour abus sexuel, le prêtre Dominique Peccoud a pourtant continué sa vie publique, provoquant la colère des victimes.

La condamnation était presque passée inaperçue. Le 7 avril 2015, Dominique Peccoud, ancien directeur des études de la prestigieuse école Sainte-Geneviève à Versailles, puis de l’École supérieure d’agriculture de Purpan à Toulouse, était condamné à deux ans de prison avec sursis pour abus sexuel sur mineurs de 15 ans, pour des faits qui se sont produits entre 1990 et 2004. Jugeant la peine trop clémente, le parquet a d’ailleurs fait appel et la Cour d’appel de Grenoble livrera son verdict en septembre.

Mais depuis, la vie de Dominique Peccoud n’a pas beaucoup changé. « Comment un prêtre pédophile peut-il conserver toutes ses prérogatives ecclésiastiques ?
Participer à des manifestations publiques ? S’exprimer dans La Croix sur un grand philosophe quelques mois seulement après sa condamnation ? Comme si de rien n’était, comme au temps de sa splendeur… » explique le JDD dans un article publié ce dimanche.

Une interview dans la Croix, du 6 novembre dernier, réveille ainsi la colère des victimes et embarrasse les jésuites. « Après la publication, j’ai rapidement rappelé le père Peccoud à l’ordre », explique ainsi au JDD le père Jean-Yves Grenet, provincial pour la France. « Il n’avait pas pris la mesure de son geste. Je regrette profondément que cela ait réveillé la souffrance des victimes. Par ailleurs, nous avions pris les mesures de précaution pour l’éloigner de mineurs dès que nous avons eu connaissance des faits et il a pour consigne stricte de se dispenser de toute proclamation publique. »

Pas de quoi entraver le père Dominique Peccoud. « Nous attendons la condamnation définitive des tribunaux civils pour lancer une procédure canonique. »

Source : Atlantico.fr
—————————————————————————-

TERRORISME – RÉSEAUX SOCIAUX
Quelle responsabilité des réseaux sociaux face au terrorisme ?

Une famille américaine dont la fille est décédée dans les attentats de novembre dernier à Paris a récemment porté plainte aux États-Unis contre Facebook, Twitter et Google.

La question de la responsabilité des réseaux sociaux face au terrorisme revient régulièrement sur le tapis. Cependant, on peut parier que l’action de Reynaldo Gonzalez, ce père de famille dont la fille est morte à Paris en 2015, ne débouchera pas sur grand-chose. En effet, établir la responsabilité juridique de Google, Facebook ou Twitter dans les attentats terroristes ne sera pas évident car ces plateformes ne sont pas impliquées directement dans la commission des actes. Cependant, l’affaire a le mérite de poser le débat. Au-delà de la responsabilité juridique, il existe, comme le souligne le site spécialisé Numerama, une « responsabilité sociale » de ces grands acteurs.

Responsabilité sociale
Il est indéniable que les réseaux sociaux constituent pour les terroristes un moyen de communication, d’expression et de propagande. Cela peut même atteindre des sommets dramatiques, comme on l’a vu dans l’affaire de Magnanville où le meurtrier des deux policiers a presque diffusé son crime en vidéo en direct sur Facebook. Grâce à la force de la viralité, les réseaux sociaux contribuent à la propagation des idéologies extrémistes à la vitesse de la lumière. Il y a aussi la question des algorithmes de recommandation automatique qui font que plus on consulte des contenus d’un certain type et plus on est invité à en regarder d’autres du même genre. Cela crée une sorte de boule de neige infernale qui peut littéralement enfermer certains internautes dans une bulle de conditionnement.

Une réaction… limitée
Face à cette situation, les réseaux sociaux agissent, notamment en Europe, sous la pression des pouvoirs publics. Ces derniers ont signé un code de conduite avec la Commission européenne. Ils s’engagent à mieux lutter contre les contenus illicites. Ce qui est d’ailleurs, de leur part, un aveu de « responsabilité sociale ».

Mais on connaît le problème. D’abord, les réseaux sociaux ne peuvent intervenir qu’a postériori et pas a priori pour supprimer des contenus. Ensuite, la lutte contre les propos déviants sur Internet se heurte souvent à la conception de la liberté d’expression « à l’américaine » qui préside au fonctionnement de ces plateformes. Enfin et conséquence de cela, certains contenus peuvent se retrouver bloqués en France ou dans certains pays mais pas dans d’autres.

Source : Jérôme Colombain – Franceinfo.fr
—————————————————————————-

HARCÈLEMENT – VIOLS
Un agent de mannequins poursuivi par six femmes pour viols et harcèlement [France]

L’homme de 36 ans est soupçonné d’avoir abusé physiquement et mentalement de plusieurs femmes alors mineures. Il est déféré jeudi devant la justice.

C’est un homme associé à la réussite de plusieurs mannequins célèbres. Depuis février, Johann M. est également au cœur d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris et confiée à la brigade de protection des mineurs (BPM), rapporte Le Parisien jeudi.

Placé en garde à vue mardi, l’agent de mannequins de 36 ans, également photographe, est poursuivi par six femmes, qui ont déposé le 25 janvier une plainte commune pour « viols, agressions sexuelles, abus de faiblesse, séquestration et harcèlement moral », selon le quotidien, qui avance que Johann M. devrait être déféré devant la justice jeudi en vue de sa mise en examen.

Des « leçons » censées développer la sensualité
L’homme est ce qu’on appelle un « scout », une profession sans diplôme requis qui consiste à dénicher les beautés de demain et à les présenter à des agences de mannequins. Une majorité des filles repérées par l’agent étaient alors mineures. La plus jeune avait 14 ans, rapporte Le Parisien.

Le quotidien relate le témoignage d’une Parisienne aujourd’hui âgée de 24 ans et abordée par Johann M. en 2007, lorsqu’elle avait 16 ans. Se rendant souvent dans un appartement d’un quartier chic de Paris pour travailler à devenir top-modèle, la plaignante relate avoir dû se prêter à des exercices ambigus, comme mimer des positions sexuelles devant l’appareil du photographe ou encore accepter des caresses pour ne pas rester « coincée », cite Le Parisien. Lors de « leçons » censées développer sa sensualité, elle aurait été victime d’abus sexuels.

La plupart des plaignantes soutiennent avoir subi des actes à connotation sexuelle et décrivent une emprise psychologique. « Il utilisait son pouvoir pour garder les mannequins sous sa coupe et faire d’elles ce qu’il voulait physiquement et psychologiquement », relate encore l’une d’elle, citée par le quotidien.

Source : BFMTV.com

Semaine du 13 au 19 juin 2016

20 juin 2016 à 07:23 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

ACTUPÉDOPHILIE FÉMININE
La pédophilie féminine est longtemps demeurée un tabou. Il faut le briser

Le 2 juin, au Canada, une femme a été mise en inculpation pour avoir soumis son fils de quatre ans à un tournage pédopornographique. Émoi outre-Atlantique : comment une mère peut-elle abuser de son propre enfant? Le criminologue et sexologue Jacques Waynberg lève pour Le Plus un tabou terrible : celui de la pédophilie féminine.

La presse canadienne vient de révéler l’inculpation d’une femme âgée de 43 ans, qui a soumis son fils de quatre ans à un tournage pédopornographique. Cette révélation suscite un émoi effaré outre-Atlantique. Comment peut-on, lorsqu’on est mère, abuser sexuellement de son propre enfant ?

Longtemps occultés, les comportements incestueux et pédophiles féminins ne sont étudiés que depuis la fin des années 1980. La reconnaissance d’une telle rupture de l’image sacro-sainte de la mère est demeurée longtemps un tabou incontournable, indicible… Qu’il a bien fallu briser sous l’effet du tapage médiatique accompagnant, depuis, des procès hors normes.

Des indices anatomiques du viol absents
Cet embarras se retrouve dans les statistiques officielles qui tendent à chiffrer la proportion de femmes poursuivies devant les tribunaux pour agression sexuelle sur mineurs : 3,18% en 1999, par exemple, selon le service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger. En 2012, le ministère de la Justice dénombre 5 femmes jugées pour viol sur mineur par ascendant, contre 114 condamnés côté masculin.

Chacun s’accorde à penser que cette incidence est sous-estimée, notamment lorsque les victimes sont des garçons, puisque les indices anatomiques du viol vont être absents. Les auteurs américains Kaplan et Green, en 1995, en témoignent en publiant une fourchette d’implication féminine des délits sexuels sur mineurs s’étendant entre 4% et 24 % au cours de leurs travaux successifs.

Les femmes, exemptes des tendances perverses ?
La perplexité des chercheurs à observer la suspension d’un privilège d’impunité concernant la sexualité féminine est finalement illusoire : les puissants courants d’opinion qui prônent l’égalité hommes-femmes dans tous les domaines de la vie, professionnelle ou domestique, inspirent désormais une vision plus réaliste.

Tout l’arsenal d’émotions et de pulsions qui campent le profil type masculin est donc a priori présent chez les femmes. Il n’y a donc aucune raison de penser qu’elles soient exemptes des mêmes besoins, des mêmes défaillances, des mêmes traits psychiques pathogènes, des mêmes tendances perverses que les hommes.

Circonstances « atténuantes »
Il n’en demeure pas moins que le lien maternel crée dans l’inceste une aversion invincible. L’expertise médico-judiciaire doit néanmoins dénombrer objectivement les facteurs de fragilités, de prédispositions, de responsabilité, qui sont en amont du passage à l’acte.

Deux circonstances « atténuantes » sont à identifier. La vie des femmes pédophiles est souvent marquée d’épisodes d’agressions sexuelles dont elles ont été elles-mêmes les victimes. Par ailleurs, leur dangerosité à moyen terme et les risques de récidive sont d’autant plus difficiles à évaluer, que les faits incriminés mettent parfois en scène un coauteur, souvent le mari ou le compagnon.

En fin de compte, considérant les procédures « thérapeutiques » comme incertaines concernant les prédatrices, et parfaitement aléatoires concernant leurs victimes, l’accent doit être mis sur la prévention de tels agissements.

Une législation contre-productive
L’écoute de personnes qui se sentent en danger relève conjointement des pratiques psychiatriques et sexologiques. Psychiatrique, afin de discerner les failles qui minent la conscience, sexologique, afin d’élucider les conflits sexuels qui aliènent le vécu parental et prennent les enfants en otage.

Or le législateur a imprudemment réduit le nombre de consultations en matière de criminologie prédictive, en fixant dans le Code pénal, en janvier 2004 (article 226-14), des dérogations au secret professionnel, lorsque des informations dites préoccupantes sont révélées notamment au corps médical.

Cette mesure de bon sens pour la sauvegarde de l’enfance a un effet contre-productif inattendu : les femmes en difficulté, en souffrance, en réparation, n’osent plus se confier de crainte d’être dénoncées.

À des situations aussi critiques et douloureuses, n’opposons pas de façon obsessionnelle le bouclier de la loi comme seule mesure de réhabilitation. Faisons savoir que, sous couvert du serment d’Hippocrate, le médecin demeure le garant de l’ordre public, mais aussi du respect de tout être humain.

Source : Leplus.nouvelobs.com
—————————————————————————-

AGRESSION
Deux garçons soupçonnés d’agression sur une fillette de sept ans [France]

Une fillette de sept ans, domiciliée à Landivisiau, a été sérieusement blessée au poignet, samedi matin. Elle dit avoir été agressée par deux garçons âgés d’une dizaine d’années. Les faits se sont produits vers 11 h 30, dans un quartier résidentiel situé à proximité du lycée Saint-Esprit, non loin de la piscine intercommunale. La petite fille jouait avec deux autres enfants de son âge à une petite centaine de mètres de chez elle, au bout d’une impasse.

Pendant quelques instants, elle s’est retrouvée seule, le temps que ses camarades aillent rechercher des jouets à leur domicile voisin. C’est à ce moment-là qu’elle raconte avoir été prise à partie par deux garçons qu’elle ne connaissait pas. L’un d’entre eux l’aurait tenue de force, pendant que l’autre lui aurait planté dans le poignet gauche un caillou aiguisé au préalable avec un couteau.

Onze points de suture et dix jours d’ITT
En voyant revenir les deux jeunes garçons, les agresseurs présumés ont quitté les lieux. Revenue chez elle avec une plaie béante de 4 à 5 cm et saignant abondamment, la fillette a été immédiatement conduite aux urgences de l’hôpital de Morlaix. La blessure a nécessité la pose de onze points de suture. Le médecin lui a délivré dix jours d’incapacité totale de travail (ITT).

En rentrant à leur domicile, les parents de la fillette ont déposé plainte à la gendarmerie de Landivisiau, samedi, en fin d’après-midi.

Source : Letelegramme.fr
—————————————————————————-

INCESTE – JUSTICE
Béziers : agression sexuelle sur sa fille, relaxe et excuses de la justice [France]

Un père de famille était poursuivi pour des faits commis sur sa fille aînée après une plainte déposée en 1999.

Un père de famille était poursuivi, vendredi dernier, pour des faits d’agression sexuelle sur sa fille. Dès faits qui auraient été perpétrés alors que la fillette était âgée de 4 ans à 13 ans. Le prévenu a été relaxé des fins des poursuites : « Faute d’éléments, a précisé la présidente Ougier. La constitution de partie civile a été jugée irrecevable. Je vous présente, aux deux parties toutes les excuses de l’institution judiciaire car ce dossier aurait dû se terminer bien plus tôt. »

Devant le tribunal de Béziers, le père de famille, un ancien officier de gendarmerie, est resté droit dans ses bottes, constant dans ses propos. Malgré les détails crus, apportés lors de l’instruction, il n’a pas bronché. « Tout ce qui vient d’être raconté est faux. Je ne souhaite pas m’exprimer. » La victime venue à la barre n’a pas été plus bavarde que son père. « Je n’ai rien à ajouter, je ne souhaite pas parler. »

La défense : « C’est le dossier le plus ancien de notre cabinet »
C’est donc l’avocat de la jeune femme, Me Loïc Montfort qui s’est exprimée. « La première responsabilité dans cette affaire, elle porte une robe (la justice), tant l’instruction de ce dossier a été longue. C’est même indécent. Je pense que c’est le dossier le plus ancien de notre cabinet. Peut-être aurions-nous dû secouer plus fort votre institution. Une plainte a été déposée en 1999 et l’instruction a été ouverte en 2007 pour être jugée aujourd’hui en 2016. C’est inimaginable. Aujourd’hui, saisissez l’occasion pour donner à cette jeune femme un statut de victime. »

Jean-Philippe Rey, le vice-procureur de Béziers s’en est remis à la décision du tribunal. « Elle a toujours tout maintenu. Il n’y a jamais eu de traces enjolivant la vérité et cela bien avant le lancement du processus judiciaire. De son côté, le père n’a pas de penchant pour la paraphilie et rien n’indique qu’il a trompé tout le monde pendant des années. Je ne dis pas qu’elle ment et, pourtant, je n’ai aucun élément qui me permette de démontrer qu’il a fait quoi que ce soit. Nous avons tardé. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous tromper face à des éléments beaucoup trop minces. »

Des faits vieux de 25 ans
Me Laffont pour la défense, remercie l’honnêteté du parquet. « Ce sont des faits de 25 ans. Sans témoin. Et aujourd’hui le tribunal doit aller chercher quelques certitudes. Nous sommes sur un fond de mésentente entre un père et sa fille au sein d’une famille qui se déchire dans un divorce. Il y a trop d’éléments qui nous amènent à douter. Je ne dis pas qu’elle ment. Je n’ai aucune preuve aucun élément de nature à nous éclairer. Pour moi, elle est entrée dans l’âge adulte avec une rage énorme contre la maladresse butée de son père. Je vous demande de prononcer la relaxe en faveur de cet homme. »

Source : Midilibre.fr
—————————————————————————-

PÉDOPORNOGRAPHIE
Dunkerque: Deux notables suspectés dans une affaire de pédopornographie [France]

Un élu de Téteghem échangeait des fichiers pédopornographiques, accompagnés de commentaires, avec un chef d’entreprise de Grande-Synthe…

L’adjoint rigoureux et apprécié de son maire est soupçonné d’avoir échangé des fichiers pédopornographiques. Éric Kempe, deuxième adjoint au maire (LR) de Téteghem, près de Dunkerque, a été mis en examen dans le cadre d’une enquête sur la détention et la transmission d’images a caractère pédophile. Il a démissionné.

Selon la Voix du Nord, qui a révélé l’information, l’élu a été interpellé lundi matin à son domicile, par la police. Son matériel informatique a été saisi, ainsi que l’ordinateur personnel qu’il utilisait en mairie.

Une piste ouverte depuis plusieurs semaines
Les enquêteurs ont remonté une piste ouverte il y a plusieurs semaines, et qui a déjà abouti fin mai à l’interpellation de Stéphane Bak, le patron d’une agence d’intérim de Grande-Synthe. Ce chef d’entreprise, par ailleurs éducateur au club de rugby de Couderkerque-Branche, est soupçonné d’avoir téléchargé et détenu des centaines d’images pédopornographiques, dont certaines impliquant des animaux.

Selon la police, l’entrepreneur aurait également échangé des fichiers illégaux, par courriel, avec l’élu de Teteghem. Selon les éléments relayés par la Voix du Nord, des commentaires salaces accompagnaient parfois leur correspondance.

Selon son avocat, Éric Kempe a reconnu les faits, mais le défenseur précise à la Voix du Nord que « vingt-cinq photos en tout et pour tout ont été retrouvées et rapidement effacées ». L’ancien adjoint a été laissé libre sous contrôle judiciaire, à l’issue de sa garde à vue.

Source : 20minutes.fr
—————————————————————————-

PRISON
La surveillante amoureuse d’un détenu blesse deux collègues [France]

Une surveillante stagiaire à la prison de Nice, tombée amoureuse d’un de ses détenus, a été dénoncée la semaine dernière par son ex-compagnon, qui est aussi un de ses collègues.

La jeune femme de 27 ans retrouvait son amoureux lorsqu’il obtenait des permissions, selon Nice Matin, qui rapporte les faits.

Condamnée à de la prison
En colère, la jeune femme a blessé son ex-compagnon avec un couteau, alors qu’ils se trouvaient dans l’appartement qu’ils continuaient de partager. Un de leurs collègues de travail, présent durant la scène, a également été blessé alors qu’il tentait de s’interposer.

La jeune femme a été jugée vendredi, et a été condamnée à 18 mois de prison, dont 10 avec sursis, ainsi qu’à deux ans de mise à l’épreuve.

Source : Leprogres.fr
—————————————————————————-

Crédit Photo : © Flachovatereza – https://pixabay.com

Semaine du 6 au 12 juin 2016

13 juin 2016 à 07:06 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

ACTUPSYCHIATRIE – RECHERCHE – RÉSEAUX SOCIAUX
Ils veulent détecter les maladies mentales sur les réseaux sociaux

Une équipe de chercheurs veut rendre l’ordinateur capable de saisir l’émotion ressentie par l’auteur d’un message sur les réseaux sociaux. Le but : discerner des symptômes d’une maladie mentale, comme la dépression ou l’anorexie.

(De Montréal) Le téléphone sonne :
«Allô, c’est votre médecin. D’après vos dernières actions sur Internet, vous êtes déprimé»

Une scène réaliste dans un futur proche ? On reçoit depuis longtemps des publicités ciblées en fonction de nos déambulations sur Internet. Depuis quelque temps, Facebook nous offre quelques choix de « réactions » en lieu et place du bon vieux like.

Une équipe de chercheurs de l’université d’Ottawa va plus loin : elle travaille en ce moment à élaborer des algorithmes d’apprentissage automatique issus de l’intelligence artificielle, afin qu’un ordinateur soit capable de saisir l’émotion ressentie par l’auteur d’un message sur les réseaux sociaux.

Le but : discerner des symptômes d’une maladie mentale, comme la dépression ou l’anorexie. Diana Inkpen, professeure d’informatique et chercheure principale de ce projet, précise :

« Bien sûr, la machine ne peut pas vraiment comprendre exactement l’humain. On parle plutôt de “pseudo-compréhension”, qui nous donne un taux d’exactitude de 80 à 90 %. »

Filtres anti-ironie
Pour ce faire, le travail de préparation est important. Il faut définir des mots-clés :

« Les données sont étiquetées par des psychologues et des psychiatres. Ensuite, le travail d’exploration de données (data mining) consiste à déterminer comment utiliser les données pour appliquer les algorithmes. »

Les émoticônes sont également un puissant indicateur. Mais comme le langage naturel (celui que nous parlons, par opposition à celui des machines) n’est pas qu’une suite de mots, le modèle créé devra être capable de saisir un contexte ou, plus prosaïquement, une négation.

Rien d’insurmontable pour des algorithmes d’apprentissage automatique qui sont capables d’apprendre des « patterns » (des motifs), affirme Diana Inkpen, qui assure même disposer de filtres anti-ironie.

Ce projet, qui se déroulera sur trois ans, suscite beaucoup d’intérêt. Il vient d’ailleurs de décrocher un financement de 460 000 dollars (320 000 euros) du gouvernement canadien. En France, une équipe de recherche de l’université de Montpellier travaille à l’élaboration de dictionnaires pour la version francophone du modèle.

Dépressions personnelle et collective
Le champ des applications est large. Un « profil d’usager » pourra être crée afin qu’un psychiatre puisse suivre un patient à distance. Diana Inkpen indique :

« Une étude sur une longue durée permettra de voir l’état normal d’une personne, et des changements par rapport à celui-ci. On peut aussi cibler un seul message particulièrement agressif, par exemple pour contrer le cyberharcèlement. »

Mais les modèles individuels peuvent aussi devenir, par agrégation, des modèles pour des populations :

« On planifie de modéliser des groupes selon leur emplacement géographique ou leur âge, afin de mesurer l’état de santé d’une population. Ainsi, les agences de santé peuvent organiser leurs interventions plus efficacement. »

Ici, au Canada, on pense immédiatement au fléau du suicide dans les zones nordiques isolées : par exemple, dans la communauté autochtone d’Attawapiskat, 2 000 âmes à peine, plus de 100 personnes, dont de nombreux mineurs, ont tenté de s’enlever la vie depuis septembre 2015.

Internet, lieu de SOS
Du côté de « Jeunesse, J’écoute », un organisme qui fournit une oreille aux jeunes en situation de détresse, on est d’avis que les appels à l’aide se font de plus en plus par le biais d’Internet. Andréanne Deschamps, superviseure en chef de ce service :

« Les réseaux sociaux sont un endroit privilégié par les jeunes pour parler. C’est là que se développe le sentiment de communauté, et beaucoup partagent leurs états d’âme sur leur mur Facebook. »

L’an passé, l’organisme a d’ailleurs publié un fascicule en collaboration avec Facebook Canada pour aider les jeunes à repérer leurs amis qui en ont besoin.

« Il faut changer les choses »
En tant que service confidentiel et anonyme (« ce que les jeunes apprécient, car ils se sentent en confiance », d’après Andréanne Deschamps), « Jeunesse, J’écoute » ne souhaite pas aller plus loin dans le suivi sur les réseaux sociaux. Mais d’autres voix, notamment de parents, exigent davantage de surveillance lorsque leurs rejetons tweetent et likent…

Un exemple qui a fait parler : l’homme d’affaires québécois, Alexandre Taillefer, qui, lors d’un passage à l’émission « Tout le monde en parle » de Radio-Canada, s’est confié sur le suicide de son fils de 14 ans.

« Mon fils a envoyé un signal sur Internet en mai. C’était par le site internet Twitch, qui appartient maintenant à Amazon. Il a envoyé des signaux d’appel à l’aide très clairs, avec le mot suicide dans la note, sur ce site. Amazon, qui est capable de détecter que tu veux des souliers rouges par les mots-clés, ne fait rien si tu écris “suicide”. Je pense qu’il faut changer les choses. »

« Psychiatrie prédictive »
Le projet de l’université d’Ottawa devrait donc ravir Alexandre Taillefer. En revanche, il donne des frissons à André Mondoux, professeur à l’École des médias de l’université du Québec à Montréal (UQÀM) et spécialiste de la surveillance sur les réseaux sociaux :

« Est-ce que le big data fonctionne ? Oui, mais il y a un coût qui peut rendre caducs les bienfaits. »

Selon lui, ce type de projet rentre dans une logique propre au néolibéralisme : relier toute action à une question individuelle ou comportementale, occultant ainsi les problèmes de société.

« Une alarme va sonner chez le médecin ou le psychiatre qui va m’appeler pour me dire de prendre ma petite pilule, mais jamais on ne va s’attaquer à la cause. La véritable prévention, c’est surtout de se demander pourquoi les gens sont dépressifs. »

Il poursuit :

« Je ne dis pas que ça ne marchera pas. Mais en surveillant le comportement d’un individu à distance, vous allez également lui demander d’adopter d’autres comportements, inspirés ou suggérés en temps réel, ce qui est dangereusement proche d’une forme de conditionnement. Sous couvert d’aider, on risque alors de plonger dans une horreur plus grande encore. »

Pour le professeur Mondoux, cette approche est très similaire à celle de la « police prédictive » qui vise à cibler des personnes ou des zones à risque de criminalité grâce au big data – et dont nous parlait le sociologue Bilel Benbouzid il y a un an.

« La menace est permanente »
Diana Inkpen reconnaît que les risques existent mais, dit-elle, « on ne peut pas arrêter le progrès. Le problème ne vient pas de la technologie mais de la main qui l’utilise mal. »

Elle rappelle que son but est avant tout de se protéger, notamment contre le cyberharcèlement, d’un mal de plus en plus répandu, comme peut en témoigner Andréanne Deschamps de « Jeunesse, J’écoute » :

« Il y a qinze ans, la maison était un espace protégé. Maintenant, les jeunes reçoivent des messages d’intimidation sur Facebook. La menace est permanente. »

Peut-on alors penser qu’à l’inverse, les réseaux sociaux affectent la santé mentale des adolescents ? Une étude de l’Agence de santé de la ville d’Ottawa établissait en août 2015 un couplage entre un usage important des réseaux sociaux (plus de deux heures par jour) et une santé mentale fragile : les adolescents aux prises avec des problèmes psychologiques sont plus susceptibles d’utiliser les réseaux sociaux qui, en retour, alimentent la dépression, voire les envies suicidaires.

L’intelligence artificielle peut-elle briser ce cercle vicieux, comme le souhaite la professeure Inkpen ? Elle a trois ans pour le prouver.

Source : Rue89.nouvelobs.com
—————————————————————————-

INCESTE – JUSTICE
Un inceste à la cour d’assises de Pau : « la leçon » de Julie, la victime [France]

Julie a été violée pendant 10 ans, jusqu’à ses 14 ans, par son père à Ger en Béarn. Elle a trouvé la force de porter plainte, et de demander à ce que le procès soit public. Pour ne pas rester, encore une fois, en tête à tête avec son père.

Julie(*) assiste au procès de son père la tête haute. Son look est affirmé, avec un chapeau de paille sur l’arrière de la tête. Elle sourit volontiers. Elle s’est entourée de quelques bonnes copines pour passer cette épreuve. À l’audience, quand on entend à quel point elle a été le jouet sexuel de son père pendant pratiquement 10 ans, sa force et son calme forcent l’admiration.

Une audition glaçante
À la fin de la première journée d’audience, Julie s’est avancée à la barre des témoins pour raconter son calvaire. Elle a toujours le menton haut. Sa voix est claire et affirmée, sans être tonitruante. Le président Francis Bobille doit lui demander ce qu’elle a subi par le menu.

Les premiers attouchements à l’âge de 4/5 ans, elle ne se souvient plus. « Forcément » ajoute le président. C’est lui qui prononce les mots terribles qui décrivent ces sévices sexuels. Pendant près de 10 ans, régulièrement, elle est abusée et ce qu’elle subit grandit en même temps qu’elle. Le président énumère, et à chaque fois Julie répond : « oui ». Et puis elle raconte que quand elle avait mal, il s’arrêtait… avant de recommencer. Qu’il lui disait : « tu ne dois rien dire sinon papa, il ira en prison » et que ça serait « terrible » pour sa mère et ses deux frères.

Julie raconte que c’est en primaire qu’elle a compris que ces « relations » avec son père n’étaient pas normales. Le jour où, pour jouer, elle a voulu s’offrir à deux petits garçons dans les toilettes de l’école. Les deux gamins sont allés se plaindre. On a lui expliqué, et elle a compris, qu’elle avait des jeux qui n’étaient pas de son âge.

La leçon de Julie
Julie a 17 ans aujourd’hui. Elle vit dans un foyer. Elle est en dernière année de CAP ébénisterie. Elle veut aller travailler à l’étranger une fois son diplôme obtenu. Elle attendait ce procès pour cela aussi. Pour tourner le dos à cette histoire sordide. Jacques, son père, reconnait les faits, ce qui est plutôt rare dans ce genre d’affaire. « C’est gentil de sa part d’avoir avoué » dit elle à la barre, « mais j’en ai un peu rien à faire. J’ai pris du recul. Ça m’affecte pas plus que ça. Je veux juste que cette histoire se termine. »

Depuis son box, Jacques a expliqué qu’il est allé chercher chez sa fille ce qu’il ne trouvait plus chez sa femme, malgré une vie sexuelle plus que débridée. Julie dit : « C’est la seule question que j’avais envie d’entendre dans ce procès : pourquoi? Je ne suis pas convaincue par la réponse, mais je m’attendais à l’entendre. » Son avocate, lui pose alors cette question qui brûle toutes les lèvres dans la salle:

– Comment faites vous pour être si forte? — Me Michèle Karoubi
– Je suis de nature empathique. J’ai pensé à mes frères et ma mère — Julie

Dans le box, le père accusé semble aussi médusé que la salle. Il dit : « Je regrette. Je ne lui arrive pas à la cheville ». Le président Bobille termine en disant : « Merci mademoiselle pour cette belle leçon. »

L’auto-apitoiement du père
Plutôt dans la journée, Jacques le père a passé sa journée à geindre et s’apitoyer sur son sort. Il raconte son appétit sexuel. Avec sa femme, très fragile psychologiquement, ils font l’amour entre trois et dix fois par jour. Il n’y a pas de porte à la chambre parentale. Le couple se cache à peine de leurs trois enfants. Il accumule les sex-toys en tout genre et les films X et pédo-pornographiques qu’il regarde avec sa fille. Julie était devenue son objet sexuel. Les gendarmes, dans une maison insalubre, vont emporter une palette entière de « matériel ». Une partie est exposée sur la table des pièces à convictions au centre de la salle d’audience.

Julie a donc fini par quitter ce quotidien glauque. Elle a raconté son calvaire, et elle a tenu à ce que ce déballage écœurant se fasse en audience public. Elle en a suffisamment souffert, du huis clos.

(*) à sa demande, le prénom de la victime a été changé
Source : Francebleu.fr
—————————————————————————-

PÉDOPORNOGRAPHIE – JUSTICE
Bayeux : condamné à 2 ans de prison avec sursis pour pédopornographie [France]

Un homme agé de 44 ans, a comparu le jeudi 2 juin 2016 devant le Tribunal de grande instance de Caen pour diffusion, importation, détention d’images à caractère pédopornographique ainsi que pour la consultation régulière de sites proposant de la pornographie avec des mineurs.

Jeudi 2 juin 2016, un quadragénaire était à la barre du Tribunal de grande instance de Caen pour diffusion, importation, détention d’images à caractère pédopornographique ainsi que pour la consultation régulière de sites proposant de la pornographie avec des mineurs. Les faits se sont déroulés à Bayeux de 2013 à 2015. C’est la police suisse qui a donné l’alerte, alarmée par un pseudo sévissant sur des réseaux pédopornographiques dans la région de Caen.

1200 photos et vidéos et 5000 histoires romancées
Après une enquête approfondie, la police perquisitionne chez un agent d’entretien de 44 ans et saisit des documents et des fichiers compromettants. Pas moins de 1200 photos et vidéos ainsi que 5000 histoires romancées mettant en scène des adultes et des enfants.

« Je suis un raté, vous savez »
A la barre l’homme explique : « Je suis un enfant d’alcooliques, je n’aurais pas dû naitre. Ma mère avait tenté d’avorter. Mon père s’est pendu, mon beau-père était violent. Je suis un raté, vous savez ».

Il poursuit : « J’ai toujours été attiré par les garçons, mais je n’ai jamais eu de relations suivies. Quand je suis sur internet, je suis dans ma bulle, ça fait sauter les tabous ».

« Il y a des bébés dans ces fichiers ! »
Le président s’emporte : « Vous est-il arrivé de penser qu’en consultant ces sites, vous ouvrez la porte à toutes ces abominations qui ainsi peuvent continuer ? Il y a des bébés dans ces fichiers, des enfants de 2 ans ! Vous qui vous plaignez de votre enfance, vous imaginez le mal qui peut être fait ? »

« Vous êtes en train de me faire passer pour le diable ! »
« Je sais bien que ce sont des horreurs ! Je veux m’en sortir mais c’est une addiction, j’ai voulu crier au secours, mais à qui ? J’ai l’impression que vous êtes en train de me faire passer pour le diable ! »

L’expertise psychiatrique ne constate pas d’altération du discernement, mais une personnalité mal structurée, ayant des déviances pornographiques. L’homme est condamné à 2 ans de prison avec sursis assorti de 3 ans de mise à l’épreuve. Une obligation de soins lui est faite. S’y ajoutent la confiscation des scellés et l’inscription dans le fichier des délinquants sexuels.

Source : Tendanceouest.com
—————————————————————————-

PÉDOPHILIE – JUSTICE
L’instituteur accusé de pédophilie écope de 3 ans [France]

Le tribunal correctionnel de Versailles a jugé aujourd’hui Jean-Paul Carayon. Il était accusé d’agressions sexuelles sur une petite fille.

Tendu, stressé, Jean-Paul Carayon est apparu vêtu d’une chemise orange dans le box de la 7e chambre correctionnelle de Versailles. Ce vendredi 10 juin, l’homme de 63 ans comparaissait pour plusieurs agressions sexuelles ainsi que le téléchargement d’images à caractère pédopornographique. Son histoire avait fait grand bruit dans le petit village d’Orgeval. Jean-Paul Carayon, instituteur à l’école Pasteur, avait été arrêté le 26 mars 2015.

Deux mois plus tôt, une femme appelle les policiers de la Sûreté départementale du Rhône. Elle pense que sa fille a été victime de viols. Elle connaît bien l’auteur présumé. Il s’agirait de Jean-Paul Carayon, un très vieil ami de la famille. Ils se connaissent depuis près de trente ans.

Les premières auditions de la jeune victime ne laissent que peu de place au doute. Flavie*, 10 ans, raconte avec des mots d’une grande maturité des attouchements qu’elle a subis. « J’avais 5 ans quand il a commencé à me faire des violences sexuelles lors des noces d’or de ma grand-mère. On jouait dans la chambre de ma sœur. Il a mis sa main dans ma culotte. Il m’a touché avec les doigts. Et puis il m’a demandé de ne rien dire. »

Ne rien dire… Flavie respectera longtemps cette consigne, presque une menace. Un jour, l’étau qui l’enserre se fissure. Alors qu’elle range des journaux avec sa grand-mère, elle tombe sur une revue spécialisée pour les enfants. Un article est consacré à la pédophilie, avec des mots bien choisis. Elle se rend compte qu’elle peut parler, qu’elle ne doit pas se sentir coupable.

Face aux policiers, Flavie évoquera d’autres agressions, à la piscine, dans sa propre chambre, que ses parents soient dans la maison ou pas. Son récit est cohérent. L’instituteur est arrêté.

Sur son ordinateur, les policiers vont découvrir près de 335 fichiers pédopornographiques. L’historique de son navigateur Internet fait apparaître des mots clés de recherche typiques de la pédophilie.

La confiance trahie
Le 26 mai 2015, face au juge d’instruction, Jean-Paul Carayon avoue. Il s’abrite également derrière plusieurs excuses qu’il ressortira lors de son procès. « Je ne suis pas allé plus loin que le vestibule (sic) du vagin ». Le sexagénaire évoque des difficultés avec l’alcool, des soucis psychiatriques et de couple. « Cette orientation sexuelle cachée jusque-là s’est révélée après mon divorce de 2001. C’est celle d’une catégorie d’hommes qui aiment trop les enfants et ne savent pas comment s’en sortir. » L’instituteur évoque une attirance pour le naturisme puis une curiosité malsaine. Il s’embrouille dans une étude qu’il a lue sur la transsexualité. La présidente du tribunal préfère écourter. « Vous avez surtout trahi la confiance de vos amis. Qu’est-ce qui vous a pris de vous attaquer à cette petite fille ? » Seul le silence répondra.

Face à lui, les deux parents parlent au nom de Flavie. « Notre fille attend qu’il soit puni. Elle cherche à comprendre. Elle a peur de le recroiser. » Leur avocat enchaîne. « Cette petite fille a eu une innocence volée, une enfance violée. »

Le procureur de la République achèvera le tableau. « Cet homme a trahi la confiance de ses amis de toujours. Il s’est servi de cette enfant comme d’une poupée, comme l’objet de ses désirs. Ces actes auront malheureusement des conséquences à très long terme. » La magistrate demande une peine conséquente, sans concession : cinq ans de prison avec maintien en détention et un suivi sociojudiciaire pendant 5 ans. En cas de non-respect, il retournera derrière les barreaux pour deux ans. Elle veut également qu’il ne puisse jamais exercer une activité en lien avec des enfants.

Les magistrats ont rendu leur jugement : trois ans de prison ferme avec maintien en détention.

Jean-Paul Carayon a un autre rendez-vous avec la justice. Ce vendredi 17 juin, il doit comparaître une nouvelle fois devant le même tribunal. Il est accusé d’avoir fait subir des attouchements à sept petites filles d’une dizaine d’années, scolarisées à l’école Pasteur d’Orgeval. Les victimes ont affirmé qu’il avait eu des gestes déplacés pendant les heures de classe ou d’études. Les faits auraient eu lieu entre septembre 2013 et le début de l’année 2015. L’homme aurait, dans le cas présent, nié tout caractère sexuel à ces gestes. Il aurait agi, selon ses déclarations, pour répondre au « besoin de tendresse » des enfants.

Jean-Paul Carayon demeure présumé innocent tant que le jugement n’est pas définitif.

* Le prénom de la victime a été modifié.
Source : 78actu.fr
—————————————————————————-

AGRESSION SEXUELLE
Pontoise : enquête sur une agression sexuelle à l’internat catholique [France]

Que s’est-il passé mi-avril derrière les grandes grilles en fer du collège et lycée Saint-Martin de France à Pontoise ? L’établissement privé catholique, qui accueille des élèves de la 6e à la Terminale en pension et demi-pension, est visé par une enquête judiciaire pour des faits présumés d’agression sexuelle.

En effet, dans la semaine du 14 au 18 mars, un jeune homme de 19 ans se serait introduit à deux reprises la nuit dans une des douze maisons de l’établissement. Il aurait alors invité deux enfants de 6e et 5e à passer une partie de la nuit dans une salle de l’internat. L’agresseur présumé serait le fils d’un couple de salariés ayant leur logement dans l’enceinte de l’école.

Un scénario confirmé par François Colin, le directeur de Saint-Martin de France. « Suite à la prise de connaissance de ces faits très graves, qui sont tout à fait inacceptables, nous avons déposé une plainte pour intrusion nocturne dans un internat de mineur et effectué un signalement auprès du procureur », précise-t-il.

Les familles des deux enfants auraient également porté plainte. Interrogé sur d’éventuels précédents concernant ce jeune homme, François Colin, en poste depuis septembre dernier seulement, assure qu’« à sa connaissance, il n’a pas jusqu’ici posé de problème particulier ».

Des mesures ont été prises pour renforcer la sécurité au sein de l’établissement et les parents d’élèves ont tous été informés par une lettre en date du 23 mai dernier. « Nous souhaitons montrer que notre travail se fait en confiance avec eux », assure le responsable.

Mais une difficulté est venue s’ajouter à cette affaire bien embarrassante. La hiérarchie n’aurait été informée de l’agression présumée que près d’un mois après les faits, lorsque les élèves se sont confiés à une assistante d’éducation. Elle n’avait été jusque-là alertée de l’intrusion. Pourtant, il apparaît que des personnels de Saint-Martin avaient eu connaissance des faits dès le 11 avril. Ils ont fait l’objet de mesures disciplinaires et auraient depuis été licenciés. Une nouvelle équipe est désormais en charge de la maison où l’intrusion a eu lieu.

« Tout cela est désormais dans les mains de la justice », souligne le chef d’établissement. Selon nos informations, une vingtaine de personnes auraient été entendues par la police.

Source : Leparisien.fr
—————————————————————————-

Crédit Photo : © Geralt – https://pixabay.com

Semaine du 30 mai au 5 juin 2016

6 juin 2016 à 06:14 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire

ACTUPÉDOPORNOGRAPHIE – JUSTICE
L’écrivain pour enfants reconnaît ses torts [France]

Tard dans la soirée, le tribunal correctionnel devait rendre sa décision et condamner, ou pas, cet écrivain pour enfants dans un dossier d’ images pédopornographiques.

Les quelques témoins encore présents dans la salle ont découvert hier le visage et le nom de «chairfraiche», un pseudonyme utilisé par un quadragénaire domicilié à Penne d’Agenais pour s’adonner à son penchant: la pédopornographie sur la toile.

Autant le préciser rapidement, il reconnaît globalement tout, à l’exception de dessins 3D de la même veine. C’est un détail. Ce «chairfraiche» dont les autres surnoms connus étaient «petite tige» ou Blangis reconnaît désormais la diffusion d’images de mineures de 1 à 10 ans, alors que son avocat Yann Delbrel laissait entendre que ce point pouvait être contesté (lire notre édition de ce lundi).

«Hallucinant»
Pour reprendre les mots du président Ludovic Pilling, c’est un dossier «hallucinant». Hallucinant car il porte sur 11 ans de la vie d’adulte de cet écrivain spécialisé dans la science-fiction et… les livres pour enfants. L’enquête de la brigade de recherches de Villeneuve a mis en lumière la présence de plusieurs centaines de milliers de fichiers numériques, images, vidéos, textes de sa main eux aussi «hallucinants» et sans détour. Il a été piégé, démasqué et interpellé en juin 2013.

Comment explique-t-il cette dérive ? Par son enfance, «mais je n’ai pas envie de parler de tout», par une dépression et des insomnies. «Je remplissais ces nuits par ces moments passés sur Internet.» Il est abonné à des plateformes de téléchargement (127 inscriptions), les enquêteurs démontent son système de fonctionnement : il utilisait par exemple TrueCrypt ou encore le logiciel Thor qui permet de masquer son identité lors de la navigation sur le web.

«Trouble de la sexualité»
Pour expliquer, il parle de «trouble de la sexualité», ne dément pas faire une «fixation sur les mineures.» Et met en avant une psychothérapie en cours. Ce n’est pas récent : ce penchant répréhensible remonte à la fin des années 1990. Il était animateur dans un centre de loisirs. «J’avais des fantasmes, mais je n’avais pas d’ordinateur.» Il avait un appareil-photo, et a fixé sur la pellicule les images des enfants, dont Laure.

Elle était à la barre hier, seule victime à avoir porté plainte. «Ça joue sur ma vie aujourd’hui, je sais que mes photos circulent. Je me sens humiliée, salie. Dois-je mettre mon fils au centre de loisirs ?» C’est «une intrusion dans sa vie, et un préjudice grave car le processus de diffusion se poursuit», explique son avocate, Me Derisbourg, représentant aussi l’association La Mouette.

Quatre autres fillettes, dont les deux filles d’une amie, sont sur la liste des victimes selon les enquêteurs, qui n’ont enregistré qu’une plainte, celle de Laure. Sur un fichier vidéo saisi, 19 minutes d’enregistrement dans une salle de bains. «J’ai mis la caméra dans la salle de bains et j’ai laissé tourner. Oui, c’était à l’insu des enfants.»

Des interdictions
Pour le procureur de la République, «chairfraiche» a été certes «consommateur mais aussi acteur. Ce qu’il a téléchargé, ce ne sont pas des chatons jouant avec une pelote de laine.» Le ministère public a requis 18 mois dont 12 avec sursis «car c’est une personnalité inquiétante», réquisitions assorties d’obligations de soins, d’interdiction d’entrer en contact avec les enfants, et d’exercer une profession en lien avec les mineurs.

Il revenait à la défense de s’exprimer en dernier. Yann Delbrel, l’avocat de «Chairfraîche», décrivait «un enfermement sur lui-même», accentuait «le poids de l’enfance (…) Les faits sont reconnus, mais il était malade au moment des infractions. La chaîne pénale a permis de casser cette part odieuse avec succès, de le sortir de cette bulle odieuse. La justice l’a libéré. Tout n’est pas perdu.»

La décision devait intervenir tard dans la soirée.

Source : Ladepeche.fr
—————————————————————————-

VIOL COLLECTIF – MINEURS DÉLINQUANTS – JUSTICE
Accusés d’un viol collectif, trois adolescents rémois écroués [France]

Une sordide affaire de mœurs a abouti cette semaine à la mise en examen de quatre jeunes Rémois pour « viol et complicité de viol en réunion ».

Trois d’entre eux ont été écroués tandis que le dernier, petit ami de la plaignante, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Les faits dénoncés ont pour cadre une cave du quartier Croix-Rouge, où la jeune fille de 13 ans avait donné rendez-vous à son copain d’une quinzaine d’années. Ils auraient eu une relation sexuelle consentie, mais selon l’adolescente, son ami lui aurait caché la venue de trois camarades qui auraient ensuite abusé d’elle.

Interpellés en début de semaine, les quatre jeunes gens ont été présentés, mercredi, au palais de justice. Les trois camarades placés en détention sont mis en examen pour « viol en réunion », le petit ami pour « complicité ». Tous contestent les faits. D’après eux, la jeune fille aurait accepté d’avoir des relations sexuelles avec les trois amis de son copain. Elle aurait décidé de les accuser à partir du moment où sa famille aurait su que quelque chose s’était passé avec eux dans les caves.

Les avocats des trois garçons ont décidé de faire appel des ordonnances de placement en détention. Un juge d’instruction est saisi pour tenter de faire la lumière sur cette sinistre affaire.

Source : Lunion.fr
—————————————————————————-

VIOLENCES – DÉLINQUANCE JUVÉNILE
Une Mâconnaise a-t-elle été violentée par des collégiens ? [France]

Une enquête de police est en cours après qu’une Mâconnaise a porté plainte contre des adolescents qui l’auraient violentée devant son entrée d’immeuble, boulevard des Neuf-Clés. Ils sont présumés innocents. Le bailleur social Mâcon habitat s’est saisi du dossier.

« Je ne dors plus la nuit. J’ai peur. Je vais essayer de déménager car ce n’est plus tenable. » Béatrice*, une Mâconnaise bientôt à la retraite, a déposé plainte à deux reprises depuis la mi-mars contre de jeunes adolescents, âgés, selon elle, de 13 à 15 ans, présents régulièrement devant la porte d’entrée de son immeuble, boulevard des Neuf-Clés, à Mâcon. L’un d’eux aurait tenté, selon ses dires, de l’étrangler le 13 mai.

Incendies et menaces de mort ?
« Il m’a plaquée contre la boîte aux lettres et m’a prise par la gorge. Puis il a serré vraiment fort. J’ai appelé au secours. » Le jeune aurait fini par partir, avant l’arrivée de la police. Aucun témoin n’a assisté à la scène, hormis d’autres jeunes du groupe, détaille la Mâconnaise. Qui, deux mois plus tôt, affirme avoir évité deux coups de poing de la part d’un collégien.

Les problèmes auraient débuté il y a trois ou quatre ans. Des adolescents auraient commencé à se rassembler près de son entrée d’immeuble. « 15 à 20 jeunes sont présents tous les matins. Je ne leur ai jamais dit un seul gros mot. C’est de la violence gratuite. » Qui serait montée en puissance crescendo. « Il y a eu de la musique forte, des crachats », puis « ils ont brûlé des interrupteurs quatre ou cinq fois, mis le feu à une boîte à prospectus, cassé une vitre. Les gamins bloquent aussi la sortie de l’immeuble. Ils ne veulent pas recevoir d’ordres. Ils m’insultent, disent qu’ils sont chez eux, mineurs, qu’ils font ce qu’ils veulent. »

La situation se serait encore aggravée depuis le dépôt de la première plainte. « Dès le lendemain, ils ont fracturé la porte d’entrée de mon immeuble. » Des menaces de mort lui auraient été adressées à plusieurs reprises. Dans ce contexte, Béatrice aurait fini par adapter ses sorties, en fonction des horaires de cours des collégiens. « Je vais faire des courses quand ils sont en cours. Le matin, j’attends leur départ pour prendre le bus. J’arrive en retard au travail. »

Les adolescents sont présumés innocents. Du côté de la police, on souligne que « l’enquête suit son cours. Des jeunes ont été vus sur place et seront convoqués ».

Un voisin a eu écho d’une partie de la situation mais n’a rencontré aucun problème avec les collégiens parfois présents. Ce n’est pas le cas d’une jeune femme qui réside dans l’entrée voisine. Elle confirme que « des jeunes se rassemblent régulièrement, surtout les jours de pluie. Ils mettent parfois le feu à des choses. Je leur demande toujours de partir. Ils n’aiment pas beaucoup cela ». Mais il n’y a jamais eu de gros débordements avec elle. Et les jeunes seraient moins présents depuis quelque temps.

Source : Jérôme Morin – Leprogres.fr
—————————————————————————-

HARCÈLEMENT – JUSTICE
Trois ans de prison pour avoir envoyé plus de 260 SMS pornographiques à une mineure [France]

Plus de 260 SMS à caractère pornographique, envoyés en 20 jours, à une jeune fille de 17 ans, habitant Montélimar. C’est ce qui était reproché à André Luisin, un Privadois de 48 ans, qui était jugé hier après-midi, devant le tribunal correctionnel de Privas. De janvier à mars 2016, le quadragénaire aurait harcelé la victime, multipliant les textos, et allant jusqu’à envoyer des photos de son sexe en érection.

Il lui était aussi reproché de l’avoir menacée, au cours de sa garde à vue, et d’avoir outragé les policiers. « Je ne vais rien lui faire ! », s’est-il défendu, lors de l’audience, ajoutant : « Je suis tombé amoureux d’elle. »

L’homme, déjà connu de la justice, condamné une vingtaine de fois, notamment pour des atteintes sexuelles et des violences, fait l’objet de plusieurs suivis socio-judiciaires.

Il a été condamné à la peine maximale encourue à savoir 3 ans de prison et placé sous mandat de dépôt.

Source : Leadauphine.com
—————————————————————————-

RÉSEAUX SOCIAUX – HAINE – HARCÈLEMENT
Haine sur Internet: comment les réseaux sociaux modèrent-ils les messages abusifs?

Alors que Facebook, Twitter, YouTube et Microsoft viennent de signer un code de bonne conduite les engageant à lutter contre les propos haineux distillés en ligne en Europe, se pose la question du mode de fonctionnement des systèmes de modération des réseaux sociaux. Récemment pointé du doigt, Périscope a décidé de demander leur aide aux utilisateurs tandis que Facebook compte sur l’intelligence artificielle.

« Les médias sociaux sont malheureusement l’un des outils que les groupes terroristes utilisent pour radicaliser des jeunes gens et que les racistes utilisent pour répandre la violence et la haine », déclarait mardi 31 la commissaire chargée de la Justice, Vera Jourova. C’est pourquoi, Facebook, Twitter, YouTube et Microsoft ont décidé le même jour de signer un code de bonne conduite les engageant à lutter contre les propos haineux distillés en ligne en Europe. Mais comment peuvent-ils filtrer efficacement les millions de contenus publiés chaque jour sur leurs supports?

A l’heure actuelle, chez la plupart des grands réseaux sociaux, les utilisateurs peuvent signaler des contenus problématiques et une équipe d’employés de l’entreprise traite ces signalements et décide de censurer ou non les messages. Mais, mardi, Périscope, a décidé de serrer les vis. Régulièrement sous le feu des critiques depuis sa mise en service, que ce soit à cause du dérapage de Serge Aurier en février, des propos antisémites et sexistes de deux employés de SFR mardi dernier, ou du suicide en direct d’une jeune fille dans une gare francilienne mi-mai, l’application de vidéo en direct de Twitter a créé un système de modération plus rapide et adapté à son mode de fonctionnement.

A partir de ce mercredi 1er quand un commentaire sera signalé par une internaute, l’application sélectionnera quelques utilisateurs au hasard pour leur demander si le message est effectivement haineux. Si la majorité approuve, l’auteur du contenu incriminé sera brièvement interdit de commenter. S’il republie un commentaire à nouveau rejeté, il ne pourra plus écrire durant toute la diffusion de la vidéo. »Nous avons conçu ce système de sorte qu’il soit le plus discret possible: le processus entier nécessite à peine quelques secondes », explique l’équipe de Periscope dans un billet sur son blog.

D’après Le Monde, Facebook s’intéresse quant à lui à un type de modération reposant davantage sur l’intelligence artificielle. D’après Joaquin Candela, ingénieur responsable de l’apprentissage automatique appliqué dans la firme de Mark Zuckerberg, ces programmes sont de plus en plus efficaces, notamment pour identifier le contenu d’une image. « Ce qui est intéressant, c’est qu’aujourd’hui nous avons plus de photos offensantes signalées par des algorithmes d’intelligence artificielle que par des humains », a-t-il expliqué dans un entretien au site spécialisé TechChrunch.

On peut toutefois s’interroger sur le genre de dérives que pourrait engendrer ce type de programmes, Facebook ayant déjà été critiqué à de nombreuses reprises pour censurer plus rapidement les oeuvres d’art que les commentaires djihadistes.

« Il semble que ces plateformes préfèrent censurer des photos de seins plutôt que des appels aux meurtres contre des homos, des Arabes ou des Juifs », dénonçait notamment Sacha Reingewirtz, président l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) auprès du Figaro, il y a quelques semaines, après que son association et SOS-Racisme ont épinglé les systèmes de modération de Facebook, Twitter et YouTube dans un rapport. Les jugeant bien trop laxistes, elles ont décidé de les assigner en justice pour non-respect de leurs obligations de modération légales qui imposent aux hébergeurs de supprimer dans un délai raisonnable les contenus manifestement illicites.

Source : Francesoir.fr
—————————————————————————-

Crédit Photo : © Montgomster – https://pixabay.com

Page suivante »

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.
Entries et commentaires feeds.