Semaine du 26 novembre au 2 décembre 2012

3 décembre 2012 à 08:29 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTURESEAUX SOCIAUX
Facebook, Twitter, Youtube… quand la connexion devient addiction

Adoptés de manière fulgurante, les réseaux sociaux n’ont jamais autant fait parler d’eux. Retrouver de vieux amis, trouver un emploi, recommander des articles … leurs avantages sont souvent soulignés. Mais dans certains cas, leur utilisation peut conduire à un phénomène de cyberdépendance.

En octobre dernier, Wilhelm Hofmann de la Chicago University’s Booth Business School révélait, travaux à l’appui, que résister dans une journée à l’attrait de Twitter ou de Facebook est aujourd’hui plus dur que de refuser une cigarette ou un verre d’alcool.
Un constat qui n’est pas si surprenant que cela aux yeux du scientifique, dans une société où ces modes d’échange ont pris de plus en plus de place pour tisser des liens sociaux.

« La consommation de cigarettes et d’alcool a un coût à long terme. L’usage des réseaux sociaux comporte moins de conséquence, si ce n’est la perte de temps », explique-t-il après avoir examiné le comportement de 205 patients, âgées de 18 à 85 ans. Pas de conséquence ? Si on ne peut pas aller se coucher sans avoir changé sa photo de profil sur Facebook, ou sans vérifier ces messages sur Twitter, la question de l’apparition d’un symptôme de « manque » se pose.

Le portable avant tout
De plus en plus connus et de plus en plus adoptés, les réseaux sociaux pourraient bien être à l’origine d’une nouvelle forme d’accoutumance : une « e-dépendance ». Celle-ci serait psychologique, et non physique comme l’explique Florence Desbans, hypnothérapeute. « Les réseaux sociaux permettent une prise de parole accessible qui peut être utilisée à l’envie pour se mettre en scène. Cette tendance est encouragée par nos modes de vie actuels. Mais quand on ne se pose même plus la question de la liberté de les utiliser ou non, l’usage devient pathologique ».

A l’instar des jeux vidéo, l’utilisation des « like » et des « tweet » deviendrait-elle compulsive chez certains internautes ? Sans parler des fameux « social gaming », ces jeux disponibles sur les réseaux sociaux (Farmville, Bubble Safari, Mafia Wars), de plus en plus sollicités sur ces sites.

« Je m’en porte mieux »
Aux États-Unis, une étude a révélé que 50 % des Américains seraient même prêts à abandonner l’alcool, la caféine ou le chocolat pendant une semaine plutôt que leur portable. En outre, un autre sondage réalisé cette année pour le site MyLife auprès de 2000 Américains montrait que près de 40 % d’entre eux reconnaissent préférer se passer d’air conditionné ou même d’être coincé dans un bouchon plutôt que de sacrifier leur compte Twitter.

Thierry Crouzet, blogueur et spécialiste de l’informatique est l’auteur de « J’ai débranché ». Un livre dans lequel il raconte sa passion excessive pour ces sites, qui l’a incité à se couper de ce monde numérique pendant plusieurs mois. « Un soir j’ai fait une crise d’angoisse. Alors que les pompiers m’amenaient à l’hôpital, je continuais à me balader sur l’un de ces sites. Là je me suis rendu compte qu’il fallait que je fasse une pause ».

Six mois de « sevrage »
Après six mois de « sevrage » sans un clic, Thierry rallume son ordinateur : « je suis beaucoup moins actif qu’avant, je ne réagis pas en permanence sur tout ce qui s’y passe et je m’en porte mieux. »

Un phénomène qui peut se développer dès le plus jeune âge. Selon un rapport de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) de 2011, 48% des 8-17 ans sont actuellement connectés à un réseau social. Mais la frontière entre un usage normal, même important, et un usage devenu pathologique n’est pas toujours évidente à cerner. « Les réseaux sociaux sont pour certaines personnes des objets d’apaisement moteur à l’instar du chocolat ou des cigarettes. Ils sont de plus en plus prisés car dans une société individualiste ils permettent de réagir en un clic. Il faut s’inquiéter lorsque le temps passé dessus empiète sur celui destiné à un autre domaine de notre vie », affirme Catherine Lejealle, sociologue.

Une pratique excessive plutôt qu’une addiction
Mais cette pathologie reste difficile à quantifier, tant le nombre d’adhérents sur Facebook et Twitter sont nombreux (respectivement 850 millions et 100 millions d’utilisateurs). En France, chaque internaute serait en moyenne membre de trois réseaux ou médias sociaux, Facebook en tête, selon l’Observatoire des réseaux sociaux d’Ifop. Mais de là à parler « d’addiction » au même titre que l’alcool, la cigarette ou les substances illicites, la communauté médicale française est mitigée.

« Le terme addiction est mal approprié. Les réseaux sociaux sont des outils extérieurs qui révèlent souvent des pathologies sous-jacentes comme une phobie scolaire ou une séparation douloureuse », affirme la psychologue Vanessa Lalo. « Même si certaines personnes forgent tellement leur image via ces sites qu’elles en deviennent dépendantes ».

L’Académie de Médecine a même tranché sur ce sujet en avril dernier en affirmant à propos des jeux vidéo, mails, et réseaux sociaux qu’ »il est préférable d’utiliser le terme moins stigmatisant de pratiques excessives », en l’absence d’études précisant leurs critères.

« Ici on ne peut pas utiliser le mot ‘addiction’ car on ne parle pas de souffrance réelle, au contraire il n’y a que du plaisir à y passer du temps », ajoute Catherine Lejealle. Difficile alors de parler d’addiction au sens médical du terme. « Je pense que ces réseaux sociaux constituent plus un phénomène de société qui ne va pas durer dans le temps », estime Vanessa Lalo.

Une pratique, parfois néfaste, qui inquiète quand même certaines organisations : aux États-Unis l’association américaine de psychiatrie voudrait reconnaître la dépendance à Internet comme une pathologie à part entière, et l’ajouter dans la nouvelle édition de son manuel.

Source : MetroFrance.com
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STATISTIQUES – VIOLS
A peine 4 % des violeurs sont condamnés en Belgique

Chaque semaine, 56 viols et cinq viols en réunion sont commis en Belgique mais à peine 4% des auteurs sont poursuivis et condamnés, lit-on jeudi dans De Morgen.

Selon le journal, ce faible pourcentage s’explique par le fait que deux frottis sur trois, pratiqués sur les victimes, ne sont pas analysés.

« Selon une récente enquête des Nations Unies, à peine 4% de tous les violeurs sont poursuivis et condamnés », explique la psychologue et profiler Danièle Zucker. « Les auteurs de viol savent qu’ils risquent à peine d’être poursuivis ». Selon des chiffres du SPF Justice, un auteur sur trois est condamné.

Mais ce taux se réfère à des auteurs qui sont effectivement poursuivis, nuance De Morgen. Souvent, les violeurs ne sont pas identifiés ou nient les faits. « Les autorités peuvent faire plus dans ce domaine. Les possibilités d’analyses ADN sont sous-exploitées », explique Mme Zucker. Des centaines d’échantillons ADN se trouvent ainsi dans le labo de l’UZ Anvers. Mais, deux sur trois échantillons ne seront jamais analysés.

Source : BELGA
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CRIMES EN SERIE
Le serial sniper des autoroutes allemandes qui a sévi plus de 700 fois depuis 2008 pourrait aussi agir en Belgique [Allemagne / Belgique]

« Peur sur l’autoroute ». Ce pourrait être un titre de polar. C’est pourtant une histoire bien réelle qui terrorise les automobilistes et routiers allemands. Depuis 2008, un ou plusieurs tireurs visent des camions et des voitures circulant sur plusieurs autoroutes du sud-est du pays ainsi que près des frontières suisse et française. Le BKA, la brigade criminelle allemande, a recensé plus de 700 faits.

La plupart du temps, le ou les snipers ciblent la carrosserie et surtout les remorques. Mais il y a quelques mois, une automobiliste a été touchée au cou et plus récemment encore, des projectiles ont fini leur course dans une maison voisine de la route.

« Nous avons besoin de l’aide des chauffeurs routiers et des citoyens », rappelle Jörg Ziercke, le chef du BKA, qui vient de lancer un nouvel appel à témoins et de porter à 100000 € la récompense offerte à celle ou celui qui permettra d’arrêter le ou les snipers des autoroutes.

Depuis le début des tirs, les projectiles étaient tous du même calibre : du 22 long rifle. Mais cet été, l’arme a changé et ce sont aujourd’hui des munitions de 9 mm qui sont extraites des camions ou des voitures. La cadence, elle, reste toujours aussi frénétique puisque la police comptabilise déjà 40 tirs au 9 mm. Si Jörg Ziercke concède ne tenir « aucune piste sérieuse », le BKA ne ménage pas ses efforts. Les enquêteurs ont même parcouru les autoroutes préférées du ou des snipers avec un véhicule « appât » pendant plusieurs semaines. Sans résultat.

Seule certitude résultant des expertises balistiques, le ou les tireurs agissent « en mouvement ». Ce qui veut dire que ce ou ces suspects se mêlent aux routiers et automobilistes qui circulent très souvent sur les autoroutes visées. Les policiers pensent même que les projectiles sont tirés depuis des véhicules roulant dans le sens inverse de leurs cibles.

Dans son nouvel appel à témoins, le BKA relate des faits récents commis en juin, septembre et octobre dernier. Il cherche à identifier des camions aperçus dans le périmètre immédiat des tirs, notamment un poids lourd affrété par la société française Intermarché stationné sur une aire de repos de l’autoroute A 6 entre Heilbronn et Nuremberg où des tirs ont été constatés le 12 juin vers 21 heures.

Si la psychose est réelle en Allemagne, les pays limitrophes, comme la France, sont vigilants. Des cas potentiellement similaires ont d’ailleurs été signalés en Belgique ces derniers mois.

Un article de Damien Delseny.

Source : LE PARISIEN.FR
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FACEBOOK – CRIME
USA: des parents apprennent la mort de leur fille sur Facebook [Etats-Unis]

ATLANTA (Sipa-AP) — Les parents d’une étudiante de l’université de Géorgie (sud-est des Etats-Unis) on appris la mort de leur fille dans une résidence universitaire sur Facebook, la semaine dernière peu avant Thanksgiving. Ils espèrent désormais que les réseaux sociaux vont les aider à éclaircir les circonstances de sa mort, alors qu’une enquête a été lancée pour homicide.

Jasmine Benjamin, 17 ans, a été retrouvée sans vie sur un canapé d’une salle d’étude le 18 novembre dernier. Un ami de la famille a transmis un post à propos de la mort de la jeune fille aux parents sur Facebook, qui ont ainsi appris son décès avant que les autorités ne les en informe, ont expliqué Thomas Stubbs, l’avocat de la mère de Jasmine, Judith Brogdon, et son beau-père James Jackson. Mais les circonstances de sa mort ne sont toujours pas élucidées.

Peu après avoir appris la mort de Jasmine sur Facebook, sa famille a reçu la visite de la police de Lawrenceville, venue l’informer offciellement du décès, a dit Thomas Stubbs. « Aussi frustrant que cela puisse être de l’apprendre de cette façon, ils comprennent que c’est un monde différent », a-t-il ajouté.

La famille a engagé une détective privée et une nouvelle page Facebook a été créée dans l’espoir que des étudiants partagent des informations au sujet de la mort de Jasmine. Certains commentaires ont déjà été signalés à la justice et la famille espère que les amis et les camarades de classe qui remarquent des commentaires suspicieux alerteront les autorités.

« Tout ce qui donne un peu plus d’informations que ce qui est publiquement connu sur sa mort, c’est ce genre de commentaires que la police recherche et qui va être examiné de plus près », a ajouté Me Stubbs. Sont aussi observés des « commentaires inhabituels sur sa mort ou postés à une heure inhabituelle ».

Archives Facebook
« Nous savons que la police a passé en revue la liste des appels téléphoniques passés, les enregistrements vidéo qu’ils ont pu trouver au sein de l’école », a précisé l’avocat de la mère de Jasmine. La police essaie également d’obtenir légalement des archives de Facebook.

La police a ouvert une enquête pour homicide, même si les résultats de l’autopsie ne sont pas encore complets et ne disent pas pour le moment de façon sûre si la jeune étudiante a été tuée. Aucun indice ne révléait qu’elle ait été victime d’un crime lorsque son corps a été retrouvé, mais l’autopsie a soulevé des interrogations, ont dit les autorités.

La détective privée engagée par la famille a dit espérer que les étudiants de l’université restaient en contact avec leurs parents et qu’ils donnaient leurs codes d’accès aux sites de réseaux sociaux et à leur téléphone au cas où quelque chose arrive. « Si vous avez des mots de passe sur votre ordinateur, votre portable, s’il vous plaît, dites-les à vos parents », a dit Robin Martinelli. « Ne le dites pas à tout le monde mais donnez à vos parents les mots de passe » a-t-elle ajouté.

Selon elle, le meilleur conseil que les parents peuvent donner aux étudiants est celui-ci: « Ils doivent écouter leur instinct. S’ils se mettent dans une situation dans laquelle ils ne se sentent pas bien, il faut partir », a-t-elle ajouté.

L’installation de caméras dans la résidence où est morte Jasmin Benjamin a été effectuée, selon des responsables de l’université. Les caméras avaient été commandées mais n’étaient pas encore arrivées lorsque la jeune fille est morte, a expliqué Theresa Boyd, la directrice de la communication de l’école.

af/AP/cf
Source : Nouvelobs.com
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