Semaine du 4 au 9 janvier 2016

11 janvier 2016 à 08:29 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUVIOL – JUSTICE
Viol sur mineur: la victime quitte l’audience au bord du malaise [France]

Le premier jour du procès des deux Calaisiens a eu lieu mardi sans la victime, qui a dû quitter la salle au bord du malaise quelques minutes après le début du procès.

C’est sans le principal intéressé qu’a eu lieu la première journée du procès. La victime était présente dans la salle et devait assister aux débats, mais n’a pas tenu le choc : alors que la présidente du tribunal relatait les charges auxquelles font face les deux accusés, son père et son ex-belle-mère, la respiration du jeune homme s’accélère rapidement. Au bout de quelques minutes, il est contraint de quitter précipitamment la salle, au bord du malaise, suscitant une suspension d’audience de quelques minutes. Les débats ont dû reprendre et continuer en son absence pour le restant de la journée.

La personnalité des accusés passée au crible
Dans le box des accusés se trouvent les deux Calaisiens. Ils encourent respectivement jusqu’à 7 ans de réclusion pour la belle-mère, 20 ans pour le père. Quand la présidente demande si les deux accusés restent sur les positions avancées lors de l’enquête, les deux répondent par l’affirmative. Le père campe sur une reconnaissance partielle des faits, sans admettre le viol. La belle-mère reconnaît l’essentiel des faits, qui auraient été partiellement contraints par le père. Elle est aussi prise par l’émotion alors que la victime vient de quitter la salle : « Il ne mérite pas de souffrir autant, dit-elle la voix sanglotante, il mérite de ne plus souffrir. »

Au cours de l’après-midi, les deux enquêteurs de personnalité passent au crible le passé des deux accusés, chacun à leur tour. Enfance, relations familiales, vie sentimentale… tout est examiné. Du côté de l’accusée, l’enquêteur raconte une femme ayant des difficultés à s’affirmer d’après son entourage, et comme « cédant à tout » par elle-même. Elle évoque également une agression sexuelle traumatisante subie pendant son enfance.

Lui, est décrit par l’enquêteur comme un père qui ne reconnaissait pas vraiment la victime comme son enfant au moment où il a appris son existence : « Pour lui, la victime n’est pas vraiment son enfant, on lui a dit que c’était le sien, il y a une nuance. » L’enquêteur évoque également une situation difficile au cours de la détention provisoire, avec des tendances dépressives et des idées suicidaires.

La question de la sexualité « libre » du couple, centrale dans le dossier, a également été longuement évoquée au cours des débats. Le tribunal l’a interrogé sur la question et sur les témoignages de certains de ses frères et de leurs compagnes ou ex-compagnes évoquant des pratiques échangistes entre le couple d’accusés et ceux de la fratrie, régulièrement au domicile des accusés. « On fermait la porte à clé pour que les enfants ne puissent pas venir voir. »

Le procès se poursuivra aujourd’hui avec notamment les témoignages de deux proches des accusés.

Source : Nordlittoral.fr
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CYBER-HARCELEMENT – VIE PRIVÉE – RÉSEAUX SOCIAUX
Comment réagir lorsque votre intimité est mise à nu sur les réseaux sociaux ?

Alors que les affaires de cyber-harcèlement se multiplient, voici comment procéder si vous êtes visés.

Se découvrir en photo ou en vidéo sur Facebook ou Twitter, sans jamais l’avoir voulu, c’est un choc. Et l’impression de voir son intimité violée, avec le risque d’engrenage, comme l’a vécu un couple d’adolescents au lendemain du réveillon du Nouvel An. Une photo volée de leurs ébats a été partagée des milliers de fois en quelques heures. Un cas extrême, mais qui illustre les dérives des réseaux sociaux.

Pour les victimes de cyber-harcèlement, c’est souvent la panique et un véritable bouleversement. « On observe chez les victimes de harcèlement une augmentation de l’anxiété et des symptômes dépressifs, des troubles de la concentration, du comportement alimentaire, la prise de substances, une diminution du sentiment de valeur personnelle, des difficultés d’adaptation scolaire et la crainte de fréquenter l’école », détaille à francetv info Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale à l’université de Grenoble-Alpes et auteur de Psychologie du bien et du mal (éd. Odile Jacob, 2011).

La spécificité du harcèlement en ligne, c’est également qu’il est sans limite de temps ou d’espace. Alors qu’un enfant peut être victime de brimades à l’école, alors qu’un adulte peut faire l’objet de brimades au travail, une fois rentré chez eux, la pression diminue, car c’est un espace protégé. Ce n’est pas le cas avec le harcèlement via les réseaux sociaux. « Ces images ou messages vous poursuivent partout », explique à francetv info Pascale Garreau, responsable du programme Internet sans crainte, qui aide les enfants et les adolescents à maîtriser leur vie numérique.

Francetv info a listé les principales étapes nécessaires pour faire cesser ces menaces pour votre vie privée.

Faire effacer le message originel
Face à la panique de voir son intimité dévoilée, il faut se rassurer en rappelant, notamment aux plus jeunes victimes, que tout peut être effacé. « Ce n’est peut-être pas forcément facile à chaque fois, mais il faut bien avoir en tête que la loi sur le déréférencement est très complète à ce niveau et que le droit est du côté de la victime », poursuit Pascale Garreau. Sur son site, la Cnil détaille toutes les procédures à accomplir pour y parvenir.

Mais pour plus d’efficacité, il faut supprimer le message incriminé « le plus vite possible, de manière à éviter la propagation de l’image et des commentaires », rappelle Pascale Garreau, qui précise que le meilleur moyen pour éviter ces situations reste la prévention. « Il faut préparer l’enfants à ces risques et lui expliquer qu’une photo ou une vidéo où il apparaît peut se retourner contre lui. C’est une question d’estime de soi. »

La première étape consiste à contacter la personne qui a posté le message et la convaincre de l’effacer. En cas de refus, et s’il s’agit d’un enfant ou d’un ado, on peut ensuite contacter les parents.

Contacter les réseaux sociaux
Si la photo n’a pas été postée par un de vos proches, Facebook vous propose l’onglet « Signaler ». Ensuite, cliquez sur « J’apparais sur cette photo et je n’aime pas ça ».
Vous n’aurez ensuite plus qu’à renseigner les informations nécessaires pour que la photo concernée soit supprimée. Pour Facebook, toutes les informations en fonction des situations sont à retrouver ici
Sur Twitter, vous pouvez signaler un contenu abusif en remplissant un formulaire sur cette page.

« Lorsque vous vous adressez à l’éditeur du site pour qu’il efface une photo ou une vidéo dans lesquelles vous apparaissez, vous devez fournir une pièce d’identité prouvant que c’est bien vous, explique Bernard Lamon, avocat spécialisé dans les problématiques liées au numérique. Et contrairement à ce que l’on peut croire, les plateformes font preuve d’une très grande efficacité et rapidité. » Et si, même enlevé, le contenu continue d’être commenté ? « Vous avez toujours un droit de réponse, et si les messages sont injurieux, on peut ensuite les faire supprimer. »

Dans le cas de la jeune fille victime d’une photo volée de ses ébats avec son petit ami au lendemain du réveillon, la mère de l’adolescente a mis près de huit heures « pour obtenir la fermeture de fausses pages [sur Facebook] », explique-t-elle à Libération. Pour convaincre Twitter d’effacer les faux comptes, elle a ainsi dû remplir « plusieurs formulaires » et fournir sa carte d’identité, ainsi que celle de sa fille.

Porter plainte
Lorsque toutes les démarches précédentes n’ont pas suffi ou que vous souhaitez vous retourner contre les auteurs de ces messages, il vous faut alors vous adresser à la police et à la gendarmerie, qui enregistreront votre plainte. Lorsqu’il s’agit d’atteinte au droit à l’image, la victime a alors recours à l’article 9 du Code civil sur la vie privée ou, en fonction du préjudice subi, à l’article 226-1 du Code pénal, qui prévoit une peine d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende.

Les internautes qui relaient ces images sont, eux aussi, susceptibles d’être poursuivis. Toute personne qui diffuse une vidéo ou une image qui porte atteinte à une autre personne engage en effet sa responsabilité. Pour la diffusion de ce type d’images, l’article 222-33-3 du Code pénal prévoit une lourde peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

Source : Francetvinfo.fR
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AGRESSION – VIOLENCE – VOL
La Garenne-Colombes : Maïssa raconte son agression [France]

Elle est encore traumatisée. Maïssa*, 30 ans, raconte, la voix parfois tremblante, cette nuit cauchemardesque où elle a été braquée au domicile d’un ami à La Garenne-Colombes, le samedi 26 décembre dernier. Le mardi suivant, trois hommes ont été interpellés à Pontault-Combault, en Seine-et-Marne, dans le cadre de cette affaire. Deux d’entre eux ont été mis en examen et écroués ; le troisième a été entendu comme témoin assisté et laissé libre.

Mais Maïssa n’est pas pour autant rassurée. « Je ne sors quasiment plus de chez moi, sanglote la jeune femme, qui préfère garder l’anonymat par peur des représailles. Et quand ça m’arrive d’aller dehors, je suis toujours escortée par mon frère ou mon cousin. » Ce lendemain de Noël, vers 2 heures du matin, elle entend frapper à la porte de l’appartement de son ami chez qui elle passe la soirée. « Il était en train de dormir, pendant que je discutais dans le salon avec une amie, précise Maïssa. C’est elle qui est allée ouvrir.On pensait que c’étaient les voisins. »

« Pendant que l’un pointait l’arme sur nous, l’autre nous hurlait de leur donner tout ce qu’on avait »

A l’entrée, selon son récit, deux hommes, dont l’un est cagoulé et armé, ouvrent violemment la porte et agressent son amie. « Je suis allée me réfugier dans une des chambres, mais il n’y avait pas de verrou, poursuit Maïssa, qui tente alors de bloquer la porte avec sa hanche. Ils sont rentrés à coups de pied. »

S’écoulent alors de longues minutes d’une violence « que je n’avais jamais connue ». « Ils m’ont donné des coups de pied et de poing et ils m’ont attrapée par les cheveux pour me tirer jusqu’au salon. » Là, sur le canapé, les deux braqueurs ont réuni les deux amis de Maïssa. « Pendant que l’un pointait l’arme sur nous, l’autre nous hurlait de leur donner tout ce qu’on avait », se remémore la jeune femme.

Téléphones, ordinateurs, clés de voiture, argent liquide – Maïssa avait 620 € sur elle – tout y passe. « Ca a duré quinze minutes. Je n’arrêtais pas de crier. Alors, l’un des deux m’a frappée avec une bouteille en verre sur la tête pour me faire taire », explique la jeune femme. Qui n’est pas près d’oublier cette nuit : « J’ai le nez cassé et des douleurs partout, souffle-t-elle. Mais le pire, c’est la douleur psychologique. »

*Le prénom a été modifié.

Source : Leparisien.fr
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JUSTICE – VIOLENCE – RÉCIDIVE
Calais : deux ans de prison ferme pour une violente agression [France]

Le 4 décembre à 7 h 45, une mère de famille circule dans les environs de la place d’Armes à Calais pour accompagner sa fille au collège et aperçoit trois ou quatre individus qui semblent asséner des coups de pied à une personne allongée sur le sol. Elle fait aussitôt appel aux services de police qui découvrent une personne inanimée sur le trottoir et assez sérieusement blessée. L’affaire vient d’être jugée au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer.

Plusieurs hématomes au visage, une fêlure du nez, un saignement des oreilles, une bosse énorme sur l’arrière de la tête vaudront à ce jeune homme un séjour au centre hospitalier et une interruption temporaire de travail (ITT) de quatre jours. Entendu, il ne se souviendra plus de grand chose si ce n’est d’avoir entendu crier derrière lui et reçu un coup de poing qui l’a fait tomber au sol avant de perdre connaissance.

Il faudra attendre qu’un témoin se manifeste pour obtenir des renseignements : « Nous sortions du café-club l’Amnésia place d’Armes après avoir passé notre soirée à la discothèque le 555. Mon copain était fatigué et il s’est endormi sur la banquette de ce café. Il a été importuné à plusieurs reprises par un gars qui voulait lui prendre son bonnet. Nous sommes sortis pour rentrer chez nous et nous nous sommes séparés sur le trottoir devant le café. Lorsque je me suis retourné j’ai vu que mon copain était au sol et qu’un individu lui donnait de violents coups de pied dans la tête. Je ne connais pas le motif de cette agression ni le nom de son agresseur qui portait une veste kaki. Il a pris la fuite à bord d’une voiture de marque BMW. »

Ces renseignements permettent aux enquêteurs de mettre un nom sur le propriétaire de la voiture. Reconnu par le témoin, il est interpellé et reconnaît les faits sans pour autant se souvenir. « Je ne sais plus, je n’ai pas de souvenirs. Je me rappelle avoir donné un coup de poing mais je ne sais plus pourquoi. Je ne me souviens plus d’avoir frappé un homme à terre. Tout ce que je peux vous dire, c’est que je regrette, que je m’excuse auprès de la victime mais aussi auprès du fonctionnaire de police que j’ai insulté pendant mon interpellation. » Le prévenu affichait un taux d’alcool relevé à 8 h 45 à hauteur de 2,02 grammes d’alcool par litre de sang.

Vingt-cinq mentions au casier judiciaire
« Nous ne saurons jamais pourquoi le prévenu s’est acharné à ce point sur la victime inanimée sur le sol, déclare la procureure adjointe. Mehdi Ayad, 27 ans, a la particularité d’avoir un casier judiciaire sur lequel sont inscrites 25 mentions dont une bonne dizaine pour des violences. Étant en état de récidive suite à une condamnation de février 2011, il sait ce qu’il encourt. La peine prévue pour des violences volontaires est de 3 ans, la récidive porte cette sanction à six ans. Je requiers à son encore une peine de 5 ans de prison avec maintien en détention. »

Des réquisitions qui ont du mal à passer pour l’avocat de la défense : « Je pense que l’acoustique de la salle n’est pas bonne ou les fêtes ne sont pas finies et j’y suis encore. Cinq ans pour des violences, plus de douze mois par jour d’ITT ce sont des réquisitions complètement invraisemblables, une sévérité qui n’a pas lieu d’être dans cette affaire. »

Le tribunal a condamné le prévenu à dix-huit mois de prison et révoqué un sursis de juillet 2014 à hauteur de six mois. Il a ordonné le maintien en détention.

Source : Lavoixdunord.fr
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AGRESSIONS SEXUELLES – JUSTICE
Agression sexuelle: un étudiant condamné à quatre ans de prison ferme [France]

Un jeune homme de 26 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Strasbourg à cinq ans de prison dont quatre ferme, pour une série d’agressions sexuelles entre septembre 2013 et mai 2014.

Cet étudiant en biologie a agressé neuf jeunes femmes en moins d’un an à Strasbourg. Il les suivait jusqu’à leur domicile, la plupart du temps de nuit, avant de leur imposer par la force des attouchements sur le sexe, la poitrine, ou les fesses.

« Je suivais une jeune femme de ma génération, que je voyais marcher seule, et dont j’estimais que c’était une proie facile », a commenté le prévenu.

Il avait été interpellé dans la nuit du 25 au 26 mai grâce au signalement fait par l’une des victimes. Le tribunal l’a condamné à cinq ans de prison dont un an assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve.

Source : DNA.fr
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© Photo Pixabay

Semaine du 12 au 18 octobre 2015

19 octobre 2015 à 06:38 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUDROIT A L’IMAGE – SÉCURITÉ – FACEBOOK – VIE PRIVÉE
La police invite à ne pas publier de photos de ses enfants sur Facebook

En Allemagne, les autorités demandent à ce que les internautes préservent eux-mêmes leur vie privée en ne publiant pas de photos de leurs enfants sur Facebook. S’ils désirent tout de même le faire, la police conseille de conserver ces publications privées.

La police allemande appelle les internautes à plus de retenue sur les réseaux sociaux, en particulier lorsqu’il s’agit de publier des photographies d’enfants. A Hagen, les autorités invitent à présent à comprendre ce que ces contenus peuvent impliquer, lorsqu’ils sont publics et donc vus par d’autres internautes, sans aucun lien avec le cercle de proches ou même d’amis.

La police de Hagen s’est particulièrement émue de la publication de photos d’enfants nus, dans leur piscine. Elle a donc publié un message à l’attention des utilisateurs de Facebook précisant que « peut-être trouvez-vous ces photos attendrissantes aujourd’hui mais vos enfants les trouveront embarrassantes dans quelques années. Vos enfants pourraient même être embêtés par d’autres jeunes. Pire : un pédophile pourrait utiliser de tels clichés pour ses propres besoins, en les republiant sur d’autres plateformes ».

Dans la mesure où certains parents ne pourront s’empêcher de partager tout de même leur joie, les autorités recommandent la prudence. Elles invitent les parents à mieux paramétrer les comptes sur les réseaux sociaux, en s’assurant par exemple que les publications resteront bien privées ou dans un cercle restreint d’amis.

Source : Pro.clubic.com
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PÉDOPHILIE – JUSTICE
Viols : l’animateur a-t-il vaincu sa pédophilie ? [France]

Il est accusé d’abus sur sept garçonnets. L’un d’eux en aurait été victime de nombreuses fois dans un centre de loisirs nantais de l’Accoord, où le quinquagénaire travaillait jusqu’en 2001.

Il est doux et posé. Il s’exprime parfaitement, avec un vocabulaire riche et précis. Ce Nantais de 51 ans, avec ses cheveux gris courts, ses petites lunettes, son veston, a l’allure et le ton du collègue sympa. C’est un « pédophile ». Il le dit lui-même, sans concession ni empathie. Il est jugé par la cour d’assises pour avoir violé quatre garçonnets, contraints à des fellations. Trois autres dénoncent des agressions sexuelles. « J’étais un salaud, abject », dit-il à l’imparfait.

En 2005, il a déjà été condamné pour des abus sur des enfants à Madagascar. Il y a connu la prison. « On était jusqu’à 37 dans un cachot de 12 m2, sans toilettes. L’urine, l’excrément. Des odeurs de mort, raconte l’accusé. Mais je savais pourquoi j’y étais et je l’ai accepté. »

La nouvelle de cette condamnation a traversé les océans. En France, quand il l’a apprise, en 2008, un jeune homme s’est senti libre de briser le secret imposé par son agresseur près de vingt ans plus tôt : il a dénoncé cet ancien ami de sa mère, l’accusant de s’être servi de lui alors qu’il avait 6 ans. C’était dans les années 90. Une véritable « addiction », avoue l’accusé, avant d’évoquer ses rêves d’alors, ses fantasmes peuplés d’enfants.

Ce dossier nauséeux présente une particularité : l’accusé a travaillé à l’Accoord, l’association en charge des centres de loisirs de Nantes, pendant une quinzaine d’années. Si l’essentiel des abus a été commis dans un cadre privé, un petit garçon aurait subi ses assauts dans une petite pièce d’un centre de loisirs. « Une centaine de fois », entre ses 6 et 10 ans, estime un gendarme.

Exil
Face à ses pulsions frénétiques, le pédophile a fini par « fuir » la France, ce qui lui a valu d’être licencié de l’Accoord pour abandon de poste en 2001. Aucune plainte n’avait encore été déposée contre lui. Sa terre d’exil ? Madagascar… Toujours en proie à ses démons, il y a commis des attouchements sur des enfants jusqu’à y être condamné.

Là-bas, pourtant, il espérait échapper à ses troubles : « J’avais une stratégie pour m’en écarter : les femmes malgaches… Ici, j’ai toujours eu des problèmes pour rencontrer des femmes. À Madagascar, quand on est blanc, pas besoin de drague. C’est même un tri qu’il faut faire… » Échec total.

La thérapie psy à laquelle il se soumet depuis quelques années connaît davantage de succès, jure-t-il. Chassés les rêves, finis les crimes sexuels : « Je croyais que j’étais comme ça et puis c’est tout. Que je ne pouvais rien y faire. En fait, ce n’était pas vrai du tout. Je me rends compte que c’était possible d’y échapper… »

Face à la cour d’assises, il serait donc un nouvel homme, marié et père d’une enfant. Venu pour tout dire et accepter sa sanction. Les jurés porteront à son crédit qu’il a lui même fourni la liste de ses victimes aux enquêteurs. « J’ai menti et je me suis menti pendant des années, glisse le quinquagénaire. Mais j’ai choisi, maintenant, le chemin de la vérité. »

« Il est très très rare qu’un pédophile arrive à s’exprimer comme il le fait, à mettre tout à plat », souligne un expert psychiatre. Sa « sincérité » et sa « culpabilité » augurent une « prise de conscience véritable ». « Chez les pédophiles, les récidives sont légion, poursuit le spécialiste. Mais on ne peut exclure qu’il ait écarté sa pédophilie. »

On connaîtra, vendredi, la peine placée, par les jurés, sur le chemin de l’accusé.

Source : Ouest-France.fr
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SUICIDE – HARCÈLEMENT
Un enfant de douze ans se pend près de Nancy [France]

Le jeune garçon, victime de moqueries dans son collège, se serait suicidé au domicile familial, à Custines près de Nancy. Une enquête a été ouverte.

Un jeune garçon de douze ans a été retrouvé pendu à son domicile de Custines, au nord de Nancy (Meurthe-et-Moselle). C’est sa mère qui l’a découvert, jeudi soir en rentrant du travail, relatent nos confrères de L’Est Républicain.

Il semblerait que l’enfant ait fait l’objet de moqueries au collège Louis-Marin de Custines, où il était scolarisé. Une enquête a été ouverte, et des enseignants et camarades de classe de la victime ont commencé à être auditionnés vendredi matin.

Une cellule de soutien psychologique a également été mise en place dans l’établissement, où la fête prévue pour Halloween a été annulée.

Source : LEJSL.com
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PÉDOPORNOGRAPHIE
Un site belge de pédopornographie découvert par des journalistes [Belgique]

Des journalistes norvégiens ont permis de découvrir un site internet belge d’échange de matériel pédopornographique. Ce site a été désactivé fin août. Le parquet de Hal-Vilvorde a ouvert une enquête, lit-on mercredi dans De Standaard et MO* Magazine.

Il s’agissait d’un site de partage de fichiers (file sharing) sur lequel se trouvaient plusieurs liens. Pour ouvrir un de ces liens, il fallait disposer d’un code de paiement. Les personnes qui payaient pour accéder à un des liens n’étaient pas identifiables comme c’est le cas avec des moteurs de recherche de type Google. Les individus pouvaient ainsi échanger ou regarder du matériel pédopornographique. Le site était visité environ 150.000 fois par mois.

Selon DNS.be, l’organisation qui se charge de l’attribution des noms de domaine .be, le site avait été créé voici 10 ans. Fin août, il a été désactivé à la suite d’une enquête de journalistes norvégiens sur la pédopornographie sur internet. Les résultats de cette enquête ont été publiés la semaine dernière dans le journal norvégien Verdens Gang. Les journalistes ont recensé 95.000 téléchargements et identifié 500 ordinateurs belges.

Le parquet de Hal-Vivorde tente d’identifier le webmaster du site belge de même que les utilisateurs.

Source : 7sur7.be
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VIOLENCE – DÉLINQUANCE JUVÉNILE
Lyon : ils brûlent une ado avec un briquet et un déodorant [France]

Ces violences auraient eu lieu devant un collège du 5e arrondissement de la ville. Les trois suspects sont présentés au parquet ce mercredi.

Trois adolescents âgés de 14 ans ont été interpellés ce mardi par la police. Ils sont soupçonnés d’avoir exercé des violences sur une élève devant un collège du 5e arrondissement de Lyon lundi dernier.

Suite à un différend, l’un des jeunes agresseurs a tenté de brûler la victime en fabriquant un lance-flammes à l’aide d’un briquet et un déodorant tandis que ses deux complices la maintenaient et l’étranglaient.

La jeune fille fait l’objet de 4 jours d’interruption temporaire de travail. Les malfaiteurs sont présentés au parquet ce mercredi pour ces faits de « violences volontaires en réunion sur mineur de 15 ans, avec arme par destination ».

Source : Vosgesmatin.fr

Semaine du 20 au 26 juillet 2015

27 juillet 2015 à 07:31 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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MEURTRES – ENLÈVEMENTS – PÉDOPHILIE
Les aveux filmés d’un tueur en série : « J’ai dû tuer 14 ou 15 enfants » [Asie]

Un homme, arrêté à New Delhi pour des violences sexuelles et la mort d’une fillette de 6 ans, a reconnu la mort de 14 autres enfants, a annoncé lundi la police indienne qui cherche à vérifier ses déclarations.

Ravinder Kumar, un ouvrier de 24 ans, a livré ses aveux après son arrestation jeudi dans la capitale indienne, a dit un haut responsable de la police de Delhi, Vikramjeet Singh.

« Après que nous avons constaté qu’il avait été arrêté par le passé pour une affaire similaire, nous l’avons interrogé et il nous a parlé d’au moins 14 autres affaires ». L’arrestation de Kumar jeudi a été déclenchée après que la police a retrouvé sa carte d’identité sur un chantier près du corps de la fillette de six ans, portée disparue la semaine passée.

Kumar a dit à la chaîne NDTV avoir tué ses victimes après les avoir agressées alors qu’il était ivre. « J’ai perdu tout contrôle de moi après avoir consommé trop d’alcool et j’ai dû agresser et tuer 14 ou 15 enfants », a-t-il dit. « Je les ai tués pour éviter d’être repéré ».

Des équipes de police ont été envoyées dans les zones où Kumar dit avoir commis ses crimes et ont demandé un bilan psychologique.

Cette arrestation a rappelé une autre affaire, celle de la découverte en 2006 des corps démembrés de 19 personnes dans des canalisations près d’une maison de Noida, une ville de la banlieue de Delhi. Nombre de ces victimes étaient des enfants enlevés dans un quartier pauvre à proximité. Les parents avaient reproché à la police de n’avoir pas pris au sérieux la disparition de leurs enfants en raison de leur origine pauvre.

Source : Belga
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RÉSEAUX SOCIAUX – CAMBRIOLAGES
Les réseaux sociaux, les meilleurs alliés des cambrioleurs pendant vos vacances [France]

Les cambrioleurs aussi sont sur Facebook. Voilà l’avertissement de la gendarmerie de Gironde qui met en garde contre les messages de vacances postés sur les réseaux sociaux, comme les photos de plage ou du tableau d’affichage de l’aéroport. Autant d’indicateurs qui facilitent le travail des cambrioleurs et reviennent à leur dire : « venez, ma maison est libre et vous avez le temps de la visiter ».

En pleine vacances d’été, les photos de doigts de pied en éventail sur les plages de sable fin pululent sur les réseaux sociaux. Et si elles exaspèrent vos collègues restés au boulot, elles réjouissent les cambrioleurs. Poster un statut Facebook dans lequel vous vous réjouissez de partir aux Baléres pour 15 jours, c’est comme si vous mettiez une pancarte sur votre maison : « ce logement est vide ».

Alors la gendarmerie de Gironde incite, sur les réseaux sociaux justement, à être vigilants.

Le capitaine Courton, à la gendarmerie de Mérignac recommande d’éviter de publier tout indice qui peut laisser supposer une absence : un statut, une photo, ou même des commentaires.

« Certaines personnes peuvent faire une veille des réseaux sociaux, à la recherche d’indices. C’est l’évolution 2.0 du répondeur. Autrefois, nos parents partaient et laissaient sur leur répondeur un message rappelant la même chose. Il faut éviter de s’exposer inutilement. C’est peut-être aussi l’occasion de faire une pause et d’arrêter de communiquer sur les réseaux sociaux. »

Le capitaine Courton rappelle qu’une simple géolocalisaiton à partir de son smartphone sur son lieu de vacances peut inciter les cambrioleurs à venir visiter votre domicile.

Source : Francebleu.fr
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VIOL COLLECTIF – JUSTICE
Roumanie : les auteurs présumés d’un viol collectif remis en liberté

La mise en liberté des auteurs présumes d’un viol collectif suscite depuis quelques jours un émoi sans précédent en Roumanie, entre une grande pétition en ligne, une enquête du Conseil de la magistrature, et des appels à soutenir la victime.

Une lycéenne âgée de 18 ans a porté plainte pour viol en novembre dernier contre sept jeunes hommes, les accusant de l’avoir abusée sexuellement pendant plusieurs heures dans un champ près de Valeni, un petit village du nord-est du pays.

Les sept violeurs présumés, âgés de 18 à 27 ans, ont été interpellés et maintenus en détention provisoire jusqu’en avril. Un tribunal local a alors décidé de les relâcher et de les assigner à domicile. Cette mesure a été levée en juin et les sept hommes restent sous contrôle judiciaire.

Une campagne de dénigrement de la victime
La clémence des juges, accompagnée d’une campagne de dénigrement de la victime lancée par les familles des sept jeunes hommes, a scandalisé de nombreux Roumains et plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme, qui ont lancé une campagne baptisée « Brisons le silence sur les violences sexuelles », exhortant les autorités à s’impliquer davantage dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Plus de 170.000 Roumains avaient signé mardi une pétition appelant à « arrêter et punir les sept violeurs », et mettant en doute l’honnêteté des juges à l’origine de ces décisions controversées.

Une enquête ouverte
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a pour sa part annoncé mardi avoir ouvert une enquête pour vérifier si des « irrégularités » ont été commises par les procureurs et les juges impliqués dans ce dossier.

Selon le code pénal roumain, s’ils sont reconnus coupables, les sept hommes risquent des peines allant de cinq à 12 ans de prison.

Source : DirectMatin.fr
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INCESTE
Un Calaisien abuse de sa nièce de 9 ans : «Tous les mardis quand j’y retournais, il recommençait…» [France]

Elle a eu le courage de se déplacer à l’audience. Mais à la vue de celui qui lui a fait du mal, elle craque. À la barre, l’oncle de la victime, un Calaisien de 26 ans. Impassible.

En 2008, elle est âgée de 9 ans. Chaque mardi, elle passe la nuit chez ses grands-parents paternels, dans la chambre située à côté de celle de son oncle, alors âgé de 17 ans. « Je suis sortie, mon oncle devant la chambre m’attendait. Il m’a prise sur ses épaules, m’a mise dans son lit, a essayé de me pénétrer mais n’a pas réussi. Tous les mardis quand j’y retournais, il recommençait. » Les faits se renouvellent une dizaine de fois en un an, d’après elle.

Dans les semaines et les mois qui suivent, elle refuse de retourner chez ses grands-parents. « On n’a pas pensé à ça, explique le père de la victime, on imaginait plutôt une mauvaise entente. » La jeune Calaisienne commence par se confier à sa tante. Cette dernière rapporte ces révélations aux parents de la fillette. Les parents de la victime ne déposent plainte qu’en 2013, soit cinq ans après les faits. « C’est une affaire de famille donc ce n’est pas simple à gérer. Par ailleurs, on a attendu de voir si elle pouvait faire avec ou pas. Mais elle a commencé à en parler de plus en plus et nous a fait comprendre qu’elle souhaitait déposer plainte », explique le père de la jeune fille.

Une zone d’ombre dans la procédure
Le prévenu reconnaît les faits, mais les deux versions divergent : lui admet que ça ne s’est produit qu’une seule fois, et que c’est sa nièce qui est venue le trouver dans sa chambre. Elle se serait ensuite assise sur son sexe, ce qui l’aurait excité : « j’ai perdu le contrôle ; je n’avais pas tout de suite conscience de ce que je faisais. Quand j’ai compris, j’ai arrêté. »

La substitue, qui dénonce le « peu de remords » du prévenu pour sa victime, requiert deux ans de prison dont dix-huit mois avec sursis et mise à l’épreuve. L’avocate du prévenu reconnaît : « Mon client est coupable, c’est incontestable. Mais les faits ne se sont pas produits comme cela a été dit tout au long de la procédure. Il ne minimise pas, il veut simplement que vérité soit faite. »

Le tribunal le condamne à un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Il devra par ailleurs s’engager dans un suivi psychologique et indemniser sa victime à hauteur de 3000 euros. Il est inscrit au Fijais.

L’identité du prévenu n’est pas révélée de façon à protéger celle de la victime.

Source : J.H. – Nordlittoral.fr
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VIOL – DÉLINQUANCE JUVENILE
Vosges : un adolescent soupçonné de viol sur une jeune fille [France]

Un adolescent de 16 ans a été mis en examen pour viol sur une jeune fille de son âge. Trois autres garçons présents au même endroit ne seraient pas intervenus. La justice devra déterminer la responsabilité des deux autres garçons présents sur les lieux au moment du viol présumé.

Une soirée fortement alcoolisée a tourné au drame au début du mois de juillet dans la banlieue d’Epinal (Vosges) au sein d’un mobile-home d’un camping. Selon une source judiciaire, un adolescent âgé de 16 ans a été mis en examen pour viol à l’issue de cette soirée. D’après les premiers éléments de l’instruction ouverte par le parquet d’Epinal, le suspect aurait violé une amie présente dans ce mobil-home. Sur fond d’alcool, il aurait abusé d’elle dans son lit.

Deux autres ados présents lors de la soirée
Deux autres jeunes garçons étaient présents dans ce mobile-home au moment des faits. Une information judiciaire supplémentaire, contre X, pour non assistance d’une personne en danger est aussi ouverte au parquet. Une enquête devra déterminer si les deux amis étaient au courant des faits et ne sont pas intervenus. Les deux adolescents sont âgés de 15 et 16 ans.

Le suspect a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec la jeune fille mais affirme qu’elle est consentie. La jeune fille maintient qu’il s’agit d’un viol. L’enquête de police se poursuit pour déterminer avec exactitude les faits lors d’une soirée très alcoolisée. Le suspect, mis en examen, a été remis à ses parents et placé sous contrôle judiciaire.

Source : Loractu.fr

Semaine du 25 au 31 mai 2015

1 juin 2015 à 07:06 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUNEUROLOGIE – PSYCHOLOGIE – PÉDOPHILIE Étudier le cerveau des pédophiles, une première en France

L’INSERM est en train d’achever une étude de grande ampleur sur le cerveau de pédophiles, du jamais-vu en France.

Que se passe-t-il dans le cerveau des pédophiles ? C’est à cette question épineuse, tabou diront certains, que s’est attelée une équipe de l’INSERM (l’Institut national de la santé et de la recherche médicale). L’Institut est, en ce moment, en train d’analyser les résultats d’une étude lancée en 2011-2012 et qui pourrait être publiée à la fin de cette année. Une première en France dans un pays qui consacre très peu de temps et de moyens à ce sujet.

Découvrir les régions qui s’activent dans le cerveau des pédophiles. C’est l’objectif de l’étude menée par le chercheur Serge Stoléru. “Ce que j’essaye de faire, c’est de comprendre les réactions du cerveau des pédophiles en voyant une image d’enfant : quelles sont les régions du cerveau qui s’activent et quel rôle ont ces régions-là ?”, explique-t-il à Europe 1. Les résultats, une fois connus, pourraient guider les scientifiques au niveau thérapeutique.

Un groupe test de 80 personnes toutes volontaires. L’étude a soumis le cerveau de 80 personnes volontaires à des IRM. Parmi ce groupe, la moitié était des pédophiles, l’autre des individus “normaux”. “On les invite à s’allonger dans le scanner et on leur montre des images d’enfants qui ne sont absolument pas pornographiques, soit en maillots de bain, soit tout habillés”, détaille Serge Stoléru. Le chercheur compare ensuite la réaction des sujets pédophiles à celles des sujets lambdas.

Les deux hypothèses. Quels seront les résultats de l’étude ? Pour l’heure, impossible de le dire. Néanmoins, Serge Stoléru formule deux hypothèses : soit les régions du désir s’activent trop chez la personne pédophile, soit – au contraire – certaines régions qui normalement freinent le désir ne sont pas suffisamment activées chez le pédophile. “En gros, c’est le moteur qui tourne trop vite ou à l’inverse pas assez”, résume le chercheur. Ces deux hypothèses pourraient avoir des implications dans la prise en charge des pédophiles.

De possibles traitements à long terme ? Peut-on imaginer des traitements qui guériraient de la pédophilie ? “Là, on est vraiment dans la science-fiction, on parle de 2020 voire de 2030”, selon Serge Storélu. Néanmoins, le chercheur évoque un traitement non-médicamentaux : “on a la possibilité de pouvoir apprendre à un individu, si on lui montre en temps réel l’activité de certaines régions de son cerveau qui fonctionnent trop ou pas assez, à diminuer ou augmenter l’activité de la région cérébrale”. Une méthode qui est actuellement employée pour traiter la douleur.

La recherche sur la pédophilie, un tabou. Ce qui est certain, c’est que cette recherche n’a pas été simple à mener. “Nous sommes la seule équipe qui travaille sur la pédophilie. Il serait souhaitable que les pouvoirs publics se penchent sur cette question, d’autant plus qu’elle ne porte pas sur quelque chose d’irréel”, demande Serge Storélu. Le scientifique prend l’exemple de l’Allemagne qui a ouvert cinq grands centres inter-disciplinaires sur le sujet. Il aimerait que ce type de centre ayant vocation à soigner, enseigner et faire de la recherche ouvre dans l’Hexagone. La tabou est encore grand en France mais il est temps qu’il tombe : “l’objet est scabreux mais la recherche ne l’est pas”, conclut Serge Storélu.

Source : Europe1.fr

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AGRESSION SEXUELLE – JUSTICE

Quatre ans ferme pour une agression sexuelle [France]

Pour avoir agressé sexuellement une jeune femme qui se rendait à son travail samedi matin à Nogaro, ce récidiviste de 28 ans était jugé hier à Auch

Présente hier à l’audience aux côtés de ses parents, la jeune victime de Mathieu 28 ans, jugé en comparution immédiate, ne souhaite pas s’exprimer à la barre. Son avocate Me.Isabelle Bru le fait pour elle. Samedi peu avant 6 h 30, la jeune femme, bientôt 18 ans, qui vit seule à Nogaro, a été agressée entre son domicile et son lieu de travail où elle se rendait. Le jeune homme qui rentrait des fêtes de Vic avait dit-il, perdu sa chienne. Qu’il cherchait dans les rues où il a croisé la jeune femme. Non elle n’a pas vu la chienne, lui dit-elle en passant son chemin. «Ma cliente s’est vue mourir»

Mais Mathieu la suit avant de la plaquer à la manière d’un rugbyman qu’il n’est pas. «Ma cliente s’est vue mourir…». Car Mathieu appuie fort sur la bouche et le nez tout en se rendant coupable d’attouchements. Jambes, entrejambes, seins. La victime plaquée au sol est ensuite relevée de force. Et à nouveau «touchée».

En outre, son agresseur veut lui enlever son pantalon. Il dit ne pas s’en souvenir mais se souvient des paroles «apaisantes» de sa victime dont il s’éloignera bientôt après une dernière étreinte. Ses collègues de travail recueillent la jeune femme en état de choc.

Les gendarmes identifient bientôt le jeune homme. Saisonnier à Nogaro mais inscrit au fichier des délinquants sexuels. Deux premières condamnations pour «agressions» puis 8 ans fermes pour viols en Gironde. Il est sorti de prison en avril 2013. «Il aura à peine tenu 2 ans» constate l’avocat général Olivier Bataillé qui requiert la peine maxi : 5 ans. Isabelle Bru rend hommage à la vitime qui a su, par ses paroles, «apaiser» celui qui s’était jeté sur elle et la violentait.

Mathieu ne s’explique pas sa récidive. Il pleure sur son sort : «En 5 minutes, j’ai gâché deux ans de reconstruction». Peu loquace à la barre, il a été plus explicite en garde à vue où il a reconnu s’être senti «attiré» par la féminité de sa future proie. Pour la défense, Me. Sandra Vazquez constate que les peines précédentes n’ont pas «soigné» Mathieu. Elle espère moins de prison mais plus, beaucoup plus de suivi socio-médical pour ce Girondin en rupture familiale qui fut un temps SDF et qui ne crache ni sur l’alcool ni sur le cannabis.

Me Bru qui demande 5000€ de dommages et intérêts souligne que cette agression sexuelle change cruellement la donne pour la victime et sa famille. Très choquée la jeune femme pourra-t-elle à nouveau se rendre à son travail dans la «tranquille» ville de Nogaro sans craindre le pire? Mathieu a eu beau dire «pardon», pour sa victime le mal est fait.

Le tribunal présidé par Robin Planes condamne l’agresseur à 4 ans de prison ferme, 8 ans de suivi socio-judiciaire avec interdiction de séjour dans le Gers, 5000 € de dommages et intérêts et 600 € d’amende.

Source : Ladepeche.fr

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PÉDOPORNOGRAPHIE – FACEBOOK

Pédopornographie: comment Facebook traque les délinquants sexuels [Monde]

Le chanteur Jean-Luc Lahaye a été condamné lundi 18 mai à une peine d’un an de prison avec sursis pour corruption de mineure, après des échanges sur Facebook. L’alerte avait été donnée grâce à un algorithme du réseau social.

Jean-Luc Lahaye a été condamné à une peine d’un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour corruption de mineure. Les faits remontent à 2013, lorsque l’ancienne vedette, âgée de 62 ans, réclamait à plusieurs reprises à une jeune fille de 15 ans des photos d’elle nue, par messages privés échangés sur Facebook. Il a cependant été relaxé pour les chefs d’accusation de « proposition sexuelle » et « détention d’images pédopornographiques ».

Jean-Luc Lahaye a immédiatement fait part de sa « consternation », après ce jugement. Pour sa défense, il rappelle sur les ondes de RTL que la jeune fille est « majeure sexuelle ». Et le chanteur de tenter de se « justifier »: « J’ai toujours aimé les filles plus jeunes et je ne suis pas le seul! (…) Je vais quand même pas me taper Julie Pietri! (sic) » En réaction, cette dernière a annoncé ce mercredi vouloir porter plainte contre son ancien acolyte de la tournée « Star 80 ».

Facebook fouille dans vos messages privés

D’après Jean-Luc Lahaye, il n’y aurait « aucune victime » dans l’affaire de corruption de mineure, puisqu’il « n’y a aucun plaignant ». C’est en effet toute la spécificité de ce dossier. Aucune plainte n’a été déposée. Au cours de l’audience, la jeune fille a même expliqué qu’elle trouvait « grave » que la justice puisse avoir de telles photos en sa possession. En réalité, c’est la responsable du service de sécurité du siège européen de Facebook qui s’est chargée d’alerter elle-même les autorités françaises, rappelle Rue 89.

Les échanges privés avaient été préalablement détectés par un algorithme spécialement conçu pour déceler les infractions liées à la pédopornographie. Les algorithmes, les réseaux sociaux et les moteurs de recherche connaissent bien. Ils sont l’essence de leur modèle économique, pour analyser et traiter la masse de données récoltées sur leurs utilisateurs, à des fins publicitaires. La technologie a donc été redéployée, non plus à des fins économiques, mais pour détecter les délinquants sexuels, y compris dans les conversations privées.

Le justicier Facebook

Les géants de l’internet ne communiquent que très peu sur leurs pratiques en la matière. On est loin des suppressions de contenus ou des déréférencements mis en oeuvre après des signalements d’internautes ou des requêtes gouvernementales.

L’algorithme évoqué dans l’affaire Jean-Luc Lahaye est exclusivement dédié à la lutte contre la pédopornographie. La raison est simple: la législation américaine oblige les réseaux à dénoncer ces délits. Dans le cas de l’ancienne vedette, Facebook n’a donc fait qu’appliquer la même procédure avec les autorités françaises.

« Toute personne témoin d’un délit doit en dénoncer l’auteur auprès des autorités », explique Me Olivier Iteanu, avocat spécialisé en droit de l’informatique, des télécommunications, de la communication audiovisuelle et d’Internet. « Jusqu’à présent, Facebook avait plutôt tendance à refuser ces prises d’initiative en France. C’est assez contradictoire avec le discours tenu ces dernières années, notamment sur la suppression de contenus », ajoute-t-il.

Désormais, Facebook assume totalement son nouveau rôle et le revendique. « Notre équipe travaille très dur pour faire de ce monde un endroit meilleur pour les enfants et un lieu abominable (« miserable place ») pour tous ceux qui voudraient leur faire du mal — c’est quelque chose dont nous sommes très fiers », commente le siège parisien auprès de Rue 89.

Comment un algorithme peut-il détecter une infraction ?

C’est en 2012 que Facebook a pour la première fois communiqué sur cet algorithme. Joe Sulivan, en charge à l’époque de l’équipe de sécurité du réseau social, en détaillait en partie le fonctionnement auprès de Reuters.

Une multitude de critères sont pris en compte pour détecter les infractions. Rue 89 donne trois exemples, comme le fait de modifier régulièrement sa date de naissance, « particulièrement au-dessus et au-dessous de 18 ans ». Des hommes peuvent être aussi ciblés lorsque 80% des demandes d’amis sont adressées à des femmes. Mais surtout, Facebook mise sur un outil conçu par Microsoft, PhotoDNA. Un logiciel capable de repérer des photos à caractère pédopornographique, également utilisé par Google et Twitter.

Joint par la rédaction, Twitter France précise les modalités d’utilisation de cet outil: « Twitter ne tolère pas l’exploitation sexuelle des enfants et utilise la technologie PhotoDNA de Microsoft afin de prévenir la diffusion de contenus (media) à caractère pédopornographique en plus de la suppression de ce type de contenus, suite aux signalements des utilisateurs et des forces de l’ordre. Ces contenus font également l’objet d’un signalement de Twitter au National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC) aux EDes interrogations

Dans son communiqué, Jean-Luc Lahaye emmène désormais le débat sur un autre terrain: la violation par Facebook du secret des correspondances, défini dans le code de la sécurité intérieure. Seule une autorité publique peut en théorie attenter à son plus strict respect. Dans le cas de Facebook, l’algorithme ne fait pas tout le travail. Les équipes en charge de la sécurité, alertés par l’algortithme, prennent le relai pour apprécier eux-mêmes la teneur des messages, avant de se tourner éventuellement vers les autorités. Une violation pure et simple du droit français? Sur ce point, Me Iteanu nuance quelque peu: « le juge pourrait aussi apprécier les faits au regard des enjeux, de la gravité des actes commis. »

Pour l’avocat, c’est surtout la portée prédictive des outils développés par le réseau social qui pose problème. « Il faut se rappeler que les réseaux sociaux misent sur ce qu’on appelle le « marketing prédictif ». En l’appliquant au droit, cela pourrait conduire à des dérives. Il faut à tout prix veiller à ne pas traiter de la même manière la constitution d’une infraction avec un simple comportement à risque. »

Au-delà du cas Jean-Luc Lahaye, le réseau social n’a donc pas intérêt à commettre un seul impair, prévient Me Iteanu. « En cas d’erreur, un utilisateur pourrait très bien attaquer Facebook pour dénonciation calomnieuse ». N’est pas flic qui veut.

Source : Lexpress.fr

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PYROMANIE

À 10 ans, il reconnaît avoir mis le feu [France]

Le 5 mai dernier, peu avant 6 heures du matin, un feu de détritus sous la porte d’un immeuble de la cité HLM du Plan à Entraigues-sur-la-Sorgue avait provoqué un important dégagement de fumée dans les parties communes, qui avait nécessité une intervention énergique de la part des sapeurs-pompiers.

Une collaboration étroite entre les gendarmes de la communauté de communes de Pernes-les-Fontaines et la police municipale a permis d’identifier un garçon de 10 ans qui a reconnu avoir mis le feu avec un briquet. Il n’en serait pas à son coup d’essai…

Ce même enfant, qui habite dans le quartier, est déjà connu pour avoir à deux reprises par le passé mis le feu à une haie de cyprès.

Il a été convoqué avec ses parents par les enquêteurs et devra se présenter le 8 juillet prochain devant le délégué du procureur.

Source : Ledauphine.com

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DÉLINQUANT SEXUEL – MÉTRO

Auteur de dizaines d’agressions sexuelles sur des jeunes garçons, le prédateur du métro parisien est sous les verrous [France]

Son attirance pour les garçons et les jeunes adultes l’a conduit à multiplier les agressions sexuelles dans le métro parisien. Un homme de 54 ans a été interpellé, au début du mois de mai, à la station Pigalle sur la ligne 12 par les policiers de la brigade des réseaux ferrés (BRF).

Au cours de sa garde à vue, ce père de trois grands enfants, âgés de 17 à 26 ans, informaticien et originaire des Alpes-Maritimes, a reconnu s’être livré à au moins une vingtaine d’agressions sexuelles sur de jeunes usagers du métro, au cours de l’année écoulée.

Il est aussi soupçonné d’avoir agressé, depuis la fin de l’année 2009, plusieurs dizaines de garçons, âgés de 12 à 17 ans, toujours dans le métro parisien, selon un même mode opératoire.

« Cet homme de grande taille agissait entre 7 h 30 et 9 heures, puis à partir de 17 h 30, révèle une source proche de l’affaire. Il montait dans une rame avant de se coller à sa victime, sous prétexte de l’affluence. Il dissimulait ensuite une de ses mains derrière une large sacoche noire, portée en bandoulière, avant de procéder à des attouchements et à des agressions sexuelles. »

Plusieurs jeunes victimes, tétanisées, n’ont pas pu réagir, avant de voir leur agresseur prendre la fuite. Selon nos informations, Pierre L. a également été mis en fuite par un usager lors d’un des faits.

Présenté comme un véritable «prédateur»

Outre les policiers de la BRF, les enquêteurs de la brigade de protection des mineurs (BPM) étaient également sur sa piste. « Un des tout derniers faits a été dénoncé le 11 mars dernier par un usager, agressé sur la ligne 13, entre les stations Mairie-de-Saint-Ouen et Place-de-Clichy, poursuit la même source. Les policiers de la brigade des réseaux ferrés ont exploité la vidéosurveillance du métro avant de faire des rapprochements avec deux autres agressions, commises le 17 septembre 2014, sur la ligne 5, et le 18 mars dernier, toujours sur la même ligne. »

De leur côté, les policiers de la BPM avaient recensé huit agressions du même type pouvant être attribuées à cet informaticien, présenté comme un véritable « prédateur ».

« L’exploitation des images des caméras vidéo du métro montre bien qu’il était constamment à la recherche de nouvelles victimes, confie un proche de l’affaire. Sa toute première victime, au mois de novembre 2009, était âgée de 12 ans. Il a finalement été placé sous contrôle judiciaire mais de nombreuses agressions jamais élucidées vont être réétudiées dans le cadre d’une information judiciaire. »

Source : Stéphane Sellami – Leparisien.fr

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©  » My Brains – Let me sho you them  » – Liz Henry – Flickr.com

Semaine du 26 janvier au 1er février 2015

2 février 2015 à 09:49 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUFACEBOOK – INSOLITE
Ils appellent le 911 parce que Facebook est tombé en panne [États-Unis]

Lorsque Facebook est tombé en panne mardi, chacun a eu sa manière de réagir. Aux États-Unis, des gens auraient eu comme reflexe d’appeler le 911. Cela s’est déjà produit avant et il y a de fortes chances pour que ça se reproduises encore.

Selon CBS, une standardiste du 911 d’une petite ville californienne a même dû intervenir sur un blog local pour demander aux gens d’arrêter d’appeler le numéro d’urgence lorsque Facebook ou Instagram tombe en panne :

« Je veux juste savoir si vous pouvez faire une note pour les Claycordiens pour leur demander de ne pas appeler quand un site est tombé. Nous n’avons rien à voir avec Facebook et quand Facebook ne marche pas, il ne s’agit pas d’une urgence ».

Cinq personnes l’auraient appelé et l’une d’entre elles a même rappelé pour dire à la standardiste qu’elle était impolie parce que cette dernière l’a dit qu’il ne s’agit pas d’une situation d’urgence menaçant une vie.

Pour rappel, la panne qui a affecté Facebook et Instagram le 27 janvier avait duré près d’une heure. Le numéro un des réseaux sociaux a déjà expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une attaque informatique.

Source : Presse-citron.net
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VIOL
La mère de famille avait été séquestrée et violée chez elle [France]

Le deuxième procès de cette session d’assises qui débute, ce matin et s’étend sur deux jours, avec l’affaire du violeur présumé de Moissac, Christophe L., entame la longue série de cinq procès pour mœurs qui se poursuivront jusqu’au 6 février prochain.

Un prévenu au lourd passé judiciaire
Un premier procès pour viol qui devrait susciter le malaise des jurés et celui de la Cour à la fois par la personnalité inquiétante de l’accusé que la gravité des faits qu’ils auront à juger. A 35 ans, en effet, le Moissagais Christophe L., a déjà derrière lui un lourd passé judiciaire : onze condamnations dont une, en 2002, à 13 ans de réclusion criminelle devant la cour d’assises de Haute-Garonne pour un vol avec arme réalisé avec violence. L’affaire avait défrayé la chronique, l’accusé et son complice ayant à l’époque provoqué une fusillade place Wilson, à Toulouse, blessant des passants du square et des personnes attablées dans les restaurants avoisinants.

Un itinéraire de délinquance déjà lourd sur lequel la partie civile représentée par Me Amélie Villageon, ne devrait pas manquer d’insister, cette dernière n’omettra, sans doute, pas de mettre également en lumière le passé judiciaire du prévenu lorsqu’il était mineur. Celui-ci ayant, selon nos informations, était appréhendé pour plusieurs dizaines de faits, les premiers remontants alors qu’il n’était pas encore adolescent.

Une personnalité troublante, l’accusé n’ayant jamais été inculpé jusqu’ici pour des faits de viol (notre encadré). La défense assurée par les pénalistes Mes Charlotte Lévi et Imane Krimi-Chabab, devrait s’attacher à décortiquer ce parcours hors-norme et tenter d’humaniser leur client. Un défi qui s’annonce d’ores et déjà complexe, au vu du passé et de l’attitude du mis en cause présumé pour lequel l’avocat général Pierre Vignolles devrait très certainement réclamer le maximum : 18 à 20 ans de réclusion criminelle.

Les faits
Dans la nuit du 8 décembre 2012, à Moissac, vers 6 h 30, un individu cagoulé s’introduit dans un appartement après avoir brisé une vitre. À l’intérieur, la propriétaire des lieux, une femme de 25 ans qui vit seule avec ses deux enfants de 2 et 6 ans, se retrouve nez-à-nez avec ce qu’elle pense être un cambrioleur. Ce dernier n’est visiblement venu ni au hasard, ni pour voler cette modeste mère de famille. Armé d’un couteau, il se jette sur elle, la menaçant de faire du mal à ses enfants si elle ne se laisse pas faire.

La Moissagaise est, en fait, face à un agresseur sexuel. Durant un long moment, ce dernier use de sa force et de menaces pour violer l’intimité de la jeune femme.

Source : Ladepeche.fr
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PÉDOPHILIE – JUSTICE
Il écope de six ans ferme pour pédophilie [Suisse]

Le Tribunal de la Veveyse a condamné, ce mercredi, un pédophile glânois de 62 ans à six ans de prison ferme. Il avait abusé de deux fillettes, dont l’une d’elles pendant huit ans. Son arrestation immédiate a été ordonnée.

Les juges du Tribunal pénal de la Veveyse se sont montrés plus sévères que le Ministère public. Au lieu des quatre ans et demi de prison ferme requis (lire La Gruyère du 22 janvier), ils ont condamné le pédophile à une peine privative de liberté ferme de six ans, sous déduction de 55 jours de détention subie. «Les actes commis sont très graves. De par leur nature particulièrement perverse, de par leur nombre, de par leur durée, de par le mode opératoire et de part le choix des victimes», a déclaré le Tribunal, dans sa motivation. Le condamné devra également suivre un traitement psychothérapeutique ambulatoire d’une durée initiale de cinq ans.

Le prévenu a été reconnu coupable d’actes d’ordre sexuel avec des enfants, d’actes d’ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance, ainsi que de contrainte sexuelle. Seule l’accusation de pornographie n’a pas été retenue, dans la mesure où le délai de prescription est dépassé.

Entre 2000 et 2008, l’accusé avait abusé d’une fillette dès l’âge de 6 ans et jusqu’à ses 14 ans. Les abus avaient pris diverses formes et avaient été crescendo. Une seconde victime, âgée de 6 ans également, avait déjà été abusée, un soir entre 1995 et 1997.

Source : Lagruyere.ch
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PÉDOPORNOGRAPHIE
Pédopornographie sur Internet : « C’était une façon de me venger » [France]

PROCÈS – Un trentenaire a comparu ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption de mineures, détention et diffusion d’images pédopornographiques. Le procureur a requis de 3 à 4 ans de prison avec sursis. La décision sera rendue le 23 mars prochain.

Il dit ne pas avoir supporté que celle qui partageait sa vie depuis treize ans le trompe, de surcroît avec son meilleur ami. « Je dormais, ils ont fait ça à côté de moi. Quand je l’ai su, ça m’a légèrement traumatisé », a déclaré ce lundi Paul*, 30 ans, à l’occasion de son procès au tribunal correctionnel de Paris.

Mince, cheveux courts, tout de noir vêtu, le prévenu sous contrôle judiciaire comparaissait pour corruption de mineures, détention et diffusion d’images pédopornographiques. Quand une magistrate lui demande pourquoi il a fait ça ? « C’était une façon de me venger. J’ai été sali », répond le trentenaire diplômé d’un master 2 et sans emploi.

Un faux ado sur de vrais sites
Ainsi, de février à octobre 2013, pour se remettre de sa rupture, Paul se coupe du monde. Domicilié chez ses parents dans le 12e arrondissement de Paris, il s’enferme dans sa chambre et passe du temps sur Internet « sa seule fenêtre de sortie ». Il se connecte alors sur des sites pour ados de 12 à 16 ans. Là, il se fait appeler Colin, dit à ses interlocutrices qu’il a entre 17 et 19 ans, et se met à échanger avec des jeunes filles de toute la France, une dizaine au total.

A chaque fois, le modus operandi est le même. Il les met en confiance et poursuit ses échanges en privé sur Skype. Les conversations anodines prennent très vite une connotation sexuelle. Paul demande des faveurs aux adolescentes, même à la plus jeune qui a 12 ans. Il se masturbe devant sa webcam, requiert de ses victimes qu’elles s’exhibent. La plupart refusent, et mettent un terme à la « relation », d’autres tomberont amoureuses de celui qu’elles qualifieront de « doux » ou « protecteur ».

« Vous n’avez pas choisi les filles au hasard, remarque l’une des magistrates. Elles sont jeunes, fragiles… Beaucoup sont mineures ». « J’étais en manque de lien social, j’ai été sur ces sites, c’était rapide, facile » répond Paul. Pour justifier le jeune âge des femmes, il indique alors que « sa priorité » était qu’il n’y avait pas d’attache, pas de numéro de téléphone, pas d’adresse ». « Si j’avais été avec des filles de mon âge, elles auraient voulu aller plus loin. Je ne voulais aucun engagement. Je voulais une fille saine. » Et d’ajouter : « C’est un jeu de rôle pervers et malheureux. »

Des centaines de photos
Dans son ordinateur, les enquêteurs ont retrouvé 391 images pédopornographiques dont 346 effacées, 200 vignettes et des dizaines de vidéos pédopornographiques. Evoquant le côté manipulateur du prévenu, son goût pour le corps prépubère, corps qui fait l’objet de quête et de recherche sur Internet, le procureur a requis 3 à 4 ans de prison avec sursis, avec notamment obligation de soin.

La défense a plaidé la relaxe. Me Lorrain et Me Boutron ont notamment pointé du doigt des erreurs concernant la garde à vue de leur client et les auditions des victimes qui n’ont pas été filmées et qui pour certaines, ont été faites avec des questions très orientées. La décision a été mise en délibéré au 23 mars 2015.

* Le prénom a été modifié

Source : MetroNews.fr
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AGRESSIONS – POLICE
Un père retrouve les agresseurs de sa fille alors que la police s’en lavait les mains [Belgique]

Sa fille a été agressée en rue. Puisque la police s’en lavait les mains, il a recherché les auteurs. Et les a retrouvé tout seul !

Stéphane Résimont – dont la fille Roxanne, 16 ans, a été victime d’une agression il y a un mois – était sorti sans illusion du commissariat d’Anderlecht, persuadé que sa plainte ne servirait à rien et que personne ne rechercherait vraiment les auteurs. Il a donc décidé de “faire lui-même le travail”.

Alors, pendant quatre semaines, Stéphane Résimont, qui est chirurgien avec des horaires de forçat, a pris sur lui d’aller patrouiller après ses heures dans le quartier de l’agression.

“Je ne supportais pas l’idée de laisser les choses ainsi. Je voulais prouver aussi aux policiers que quand on veut, on peut.”

Il y a mis le temps, un mois. Mais mercredi soir, Stéphane Résimont a retrouvé les suspects et appelé la police qui les a interpellés. Roxanne en a reconnu deux. Sur les deux, un mineur d’âge a été présenté au juge de la jeunesse, qui l’a libéré.

Le 14 novembre, Roxanne, qui rentrait à pied de chez sa grand-mère qui habite à 500 mètres, a été attaquée par trois garçons. À leur vue, Roxanne avait compris : “J’ai immédiatement caché mon GSM dans mon soutien-gorge ”.

Elle avait vu juste. Roxanne, qui était seule, a été attaquée dans le dos; l’un d’eux lui a donné un sale coup dans les jambes. Roxanne a lâché son sac et la bande a pris la fuite avec ses cours d’école, son argent, ses papiers et l’alliance de son grand-père décédé en 2008 et qui était précieuse pour elle. À noter que, huit jours plus tôt, Roxanne avait été attaquée au métro Saint-Guidon.

Dès lors, depuis un mois, Stéphane patrouillait. En se fixant des limites. Pas question, s’il les trouvait, de les déshabiller et de les ligoter tout nus au milieu de la place de la Vaillance, encore que “cela me démangeait” , dit-il.

Stéphane partait avec les mêmes données que la police : les descriptions de sa fille. Lui a réussi. Parfois seul, parfois accompagné, “bien décidé à les retrouver […] J’avais la rage. Tous les parents me comprendront. Au commissariat, on m’avait dit qu’au cas improbable où on les retrouverait, ça servirait à quoi ? Arrêtés à 8 h, libres à 20 h ?…”

21 h 30 mercredi, il les a vus. “J’étais à peu près certain. J’ai appelé ma fille que j’ai cachée dans la voiture et j’ai refait le tour : c’étaient les bons. J’avais deux solutions : appeler les copains et régler ça entre nous ou appeler la police. Pour être franc, j’ai fait les deux, mais la police a été plus rapide…”

On sent la déception mais, poursuit le père de Roxanne, “j’ai quand même apprécié de les voir se faire arrêter, plaquer au mur, menotter dans le dos, fouiller jambes écartées et embarquer”.

Le Dr Résimont a une dent contre la petite délinquance. “Même une mâchoire” , dit-il !

En février 2004, Stéphane avait fait la une pour avoir protégé sa compagne chaussée de Gand. Seul contre douze, il s’en était sorti avec nez cassé, arcade ouverte, etc. Sa femme enceinte de 4 mois avait mis au monde un bébé qui n’a pas survécu.

Les auteurs n’ont jamais été arrêtés. Il n’y a jamais eu d’indemnisation. Et Roxanne avait tout vu. Elle avait 10 ans.

En juin, Roxanne encore avait été agressée au Quick-Louise : vol de son GSM filmé par les caméras. Aucune enquête de police, les vidéos du Quick n’étant même pas saisies. Excédé, son père porta plainte contre le service de police. Avec réponse du comité P répliquant qu’il était “incompétent” pour forcer la police à faire son travail.

Un article de Gilbert Dupont.
Source : La Dernière Heure

Semaine du 15 au 24 décembre 2014

22 décembre 2014 à 09:13 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUCYBERPEDOPHILIE – RÉCIDIVE
Un cyberpédophile dracénois arrêté pour récidive et viol [France]

Jean-Marc, un pédophile de 64 ans, a été interpellé, mardi dernier, à son domicile de Draguignan, pour avoir téléchargé en récidive sur Internet des centaines de fichiers pédopornographiques.

Au cours de sa garde à vue, il aurait aussi avoué avoir commis des abus sexuels sur l’une de ses petites-filles, alors âgée de 3 ans.

Cette interpellation est à porter au crédit du groupe de lutte contre la cybercriminalité de la PJ de Nice. Ces policiers ont repéré, lundi dernier, un flux important de téléchargement de fichiers à contenu pédopornographiques.

L’adresse de la ligne Internet les a renvoyés sur le domicile de Jean-Marc, dans le centre-ville de Draguignan. Une adresse qui ne leur était pas inconnue, puisqu’ils avaient déjà arrêté cet homme en flagrant délit début octobre 2013.

Dans la foulée, Jean-Marc avait été condamné par le tribunal correctionnel de Draguignan, pour détention, captation et diffusion d’images pédopornographiques. Une condamnation à deux ans de prison, dont dix-huit mois assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve, compte tenu d’un casier vierge.

Aveu de viol
Remis en liberté le 14 février dernier, le retraité avait recommencé ses sordides téléchargements dès le 1er mars.

Il semble que les cyber-gendarmes étaient également sur les traces de Jean-Marc. Les policiers sont arrivés les premiers devant sa porte… qu’il a d’abord refusé d’ouvrir.

Le temps de démonter son ordinateur pour dissimuler le disque dur. Peine perdue, la perquisition a permis de trouver deux disques durs, contenant plus de cinq cents films pédopornographiques et autant d’images, mettant en scène des enfants âgés de 4 à 12 ans.

Détention requise
Reconnaissant l’évidence, Jean-Marc aurait indiqué que son incarcération, puis sa libération avec l’obligation de mettre en œuvre des soins psychologiques, ne lui avait pas servi de leçon et avait laissé intactes ses pulsions. Mais il aurait surtout reconnu avoir, antérieurement à son arrestation de l’automne 2013, commis des abus sexuels sur une de ses très jeunes petites-filles, en pensant que cela lui avait « fait plaisir ».

Jean-Marc a été déféré, hier, devant le parquet de Draguignan, qui a ouvert une information judiciaire pour le délit cyberpédophile, mais surtout pour viol et agression sexuelle sur mineure.

Devant le juge des libertés et de la détention, estimant que l’on ne savait sans doute pas tout de ce grand-père, qui a onze petits-enfants âgés de moins de 15 ans, le procureur a requis le placement en détention provisoire.

Source : Nicematin.com
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VIOLENCE – VENGEANCE
Exclues du lycée, elles se vengent en agressant leurs camarades [France]

Un déferlement de violence. À deux reprises. Au cœur de ces agressions, des adolescentes, âgées de 15 et 16 ans.

Après des insultes réciproques opposant ces deux lycéennes à d’autres adolescentes du même lycée Émile-Loubet à Valence, la situation a dégénéré début novembre. Et ce, après l’exclusion définitive du duo de cet établissement scolaire.

Animées par un sentiment de vengeance, les deux jeunes filles ont, dans un premier temps le 8 novembre, frappé à coups de poings d’anciennes camarades à la sortie du lycée.

Des coups de crosse et un tir de pistolet à billes
Dans cette escalade de violence, la plus âgée n’a pas hésité, armée d’un pistolet à billes, à donner des coups de crosse et à tirer en direction de l’une de ses victimes.

Une victime percutée par une voiture
Le 26 novembre, cette même adolescente de 16 ans, toujours bien décidée à se venger, aurait fait intervenir une amie de sa mère, âgée de 31 ans.

Sur les indications de l’adolescente présente dans la voiture, la conductrice aurait percuté l’une des victimes de la précédente attaque. Touchée par le rétroviseur, la lycéenne s’est vu délivrer huit jours d’ITT.

Devant des juges hier
Les deux ados et l’automobiliste ont été interpellées en milieu de semaine par les policiers valentinois.

Déférées devant le juge des enfants, les lycéennes font l’objet de mesures éducatives.

Quant à leur complice automobiliste, déférée hier au parquet de Valence, elle a été présentée dans la foulée devant le tribunal correctionnel dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate. Demandant un délai afin de préparer sa défense, elle a été placée sous contrôle judiciaire dans l’attente de son jugement en janvier.

Source : Ledauphine.com
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PÉDOPHILIE
Le pédophile était animateur d’une radio chrétienne [États-Unis]

L’ancien animateur d’une radio chrétienne américaine a été condamné à 40 ans de prison pour pédophilie. Il a notamment abusé d’un mineur de 12 ans et était en possession de matériel pédopornographique.

«Il y a deux hommes qui vont porter cette tenue orange de prisonnier, a dit le juge vendredi. Il y a le chrétien à la réputation irréprochable. Mais il y a aussi celui qui est perturbé, l’homme obscène et dégoutant. Et je ne comprends pas. Je ne comprends pas à quel moment vous avez basculé». Jeudi, un homme de 36 ans, John Balyo, a été condamné à 40 ans de prison pour pédophilie à Grand Rapids, dans le Michigan, aux Etats-Unis.

L’homme menait depuis des années une double vie sordide. Animateur d’une radio chrétienne le jour, et obsédé par les enfants la nuit. Comparé à un «loup dans un costume d’agneau», celui qui deviendra père en février prochain, alimentait une passion morbide et sadique pour les mineurs.

Il collectait du matériel pédopornographique et avait répété une scène d’enlèvement avec un mannequin de la taille d’un enfant. Il a également rencontré plusieurs fois un jeune garçon dans des chambres d’hôtel, rapporte «USA Today». Il a été condamné à 25 ans de prison pour l’exploitation sexuelle de l’enfant et 15 ans pour possession d’images pédopornographiques.

« Il nourrissait une fascination morbide pour les enfants »
Selon les documents de la justice, John Balyo possédait également chez lui des articles écrits par le BTK («Bind, Torture, Kill», «ligoter, torturer et tuer», ndlr) surnom donné au tueur en série Dennis Rader. Il avait également un carnet sur lequel étaient écrits les noms de plusieurs petits garçons ainsi que des mots tels que «nageur» ou «scout». Un kit de bondage, dans lequel se trouvaient du ruban adhésif, quatre paires de menottes, de la corde de parachute, de la corde en nylon, un ensemble de gants en caoutchouc, des chaînes et des cadenas, était également caché chez lui.

«D’extérieur, c’était un homme aimant et charitable, un citoyen modèle. Il gagnait la confiance des gens, personne ne le suspectait», a déclaré le procureur adjoint, Tessa K. Hessmiller. «Mais en vérité, il nourrissait une fascination morbide pour les enfants», a-t-elle ajouté.

C’est la police canadienne qui a mis les autorités américaines sur la piste du pédophile. Elles étaient en effet depuis des mois à la recherche d’un prénommé JAYBOY33, de son vrai nom Ronald Lee Moser, qui conversait avec John Balyo. Le premier avait lancé un appel sur Internet expliquant qu’il cherchait «des gens dans le Michigan qui aiment les enfants». «Je suis cette personne. LOL», avait répondu le second. Ce dernier a alors expliqué à son interlocuteur qu’il aimait les petits garçons jeunes.

Il n’aura pas le droit de voir son enfant
Lorsqu’ils se sont rencontrés dans un hôtel, Moser avait donc fait en sorte d’être accompagné d’un enfant de 12 ans. En tout, les deux hommes se sont vus à trois reprises, à chaque fois dans des hôtels dans lesquels ils prenaient des photos du petit garçon, qu’ils payaient après chaque visite.

Ronald Lee Moser a été arrêté en juin 2014, date à laquelle Balyo a commencé à être pisté par les policiers américains. Quinze jours plus tard, lui aussi été interpellé, alors qu’il se rendait à un concert de musique chrétienne. Il a aussitôt été renvoyé de la station de radio dans laquelle il travaillait. Sa femme depuis sept mois a de son côté demandé le divorce. Il n’aura pas non plus le droit de voir son enfant à naître. »

Un article de Clémentine Rebillat.
Source : Paris-match.com
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PÉDOPHILIE – VIOLS – MEURTRES
Des figures politiques britanniques d’un réseau pédophile impliquées dans un triple meurtre d’enfants ? [Royaume-Uni]

La police britannique a indiqué jeudi enquêter sur le possible meurtre de trois petits garçons par un réseau de pédophiles impliquant des responsables politiques et des institutions publiques dans les années 1980-90.

Une victime présumée d’abus sexuels, identifiée sous le nom de Nick, a accusé des députés et d’autres personnalités de premier plan d’être liées au meurtre de trois enfants, âgés entre sept et 16 ans, perpétrés entre le milieu des années 70 et le milieu des années 80.

L’un de ces enfants aurait été renversé par une voiture conduite par l’une de ces personnalités, selon son témoignage. « Mon équipe enquête sur le possible meurtre de trois jeunes garçons. Notre travail est en cours et nous examinons les dossiers des personnes disparues à cette époque », a déclaré Kenny McDonald, l’officier de police qui supervise l’enquête. « Pour l’heure, nous n’avons pas retrouvé de corps », a-t-il précisé.

Viol sur des bases militaires
Dans « un récit déchirant », Nick a raconté aux enquêteurs comment lui et plusieurs autres garçons étaient conduits à différentes adresses de Londres et de la périphérie de la capitale britannique, y compris sur des bases militaires, où ils ont été abusés sexuellement par des groupes d’hommes. Nick a également affirmé à la police avoir été abusé sexuellement entre 7 et 16 ans dans un appartement cossu du quartier de Pimlico (sud-est de Londres) où résident nombre de politiciens.

La police a appelé à ce que d’autres enfants, aujourd’hui adultes, ayant été victimes de ces sévices au même endroit se fassent connaître. L’été dernier, des révélations de presse confirmées par les ministères concernés ont montré que 114 dossiers relatifs à des accusations de sévices sexuels infligés à des enfants entre 1979 et 1999 avaient disparu. L’un de ces dossiers porte, selon la presse, sur l’implication de députés et d’autres personnalités politiques dans un réseau de pédophilie.

Le Premier ministre britannique David Cameron a promis en juillet « de faire toute la lumière » et d' »explorer toutes les pistes pour découvrir la vérité sur ce qui s’est passé ». »

Source : Belga
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RÉSEAUX SOCIAUX – FACEBOOK – VIE PRIVÉE
Facebook veut empêcher de publier des photos embarrassantes [Monde]

Un des responsables de la recherche chez Facebook développe un outil qui déconseillera à l’utilisateur de poster des photos qui pourrait nuire à son image.

Ils ne sont pas rares, les utilisateurs de Facebook à avoir un jour regretté d’apparaître sur une photo embarrassante sur le réseau social. Après la publication de photos gênantes prises sous l’influence de l’alcool par exemple.

Pour empêcher de tels comportements débridés, Yann LaCun, responsable du développement de l’intelligence artificielle chez Facebook, travaille en ce moment sur un outil qui préviendrait l’utilisateur en cas de publication embarrassante imminente. L’assistant virtuel essaierait surtout de raisonner l’utilisateur, explique l’ingénieur au journal Wired (article en anglais).

« En gros, il dirait à l’utilisateur ‘tu es vraiment sûr de vouloir que ta mère et ton chef voient ça ? »

Contrôler son identité numérique
Et ce n’est pas de la science fiction : un logiciel de reconnaissance faciale permet déjà de reconnaître les amis sur Facebook. Selon l’ingénieur, cette technologie pourrait aussi permettre de distinguer un visage à l’air éméché après l’ingestion sans modération de vodka-pomme ou de Beaujolais nouveau.

A ses détracteurs qui lui reprochent de laisser les machines contrôler leur vie, Yann LaCun répond qu’il s’agit surtout de permettre aux utilisateurs de « mieux contrôler leur identité numérique ».

Facebook réfléchit donc beaucoup, en ce moment, sur la manière de faire évoluer son site. Mark Zuckerberg, le fondateur du premier réseau social du monde, envisage en effet de permettre d’exprimer « d’avantage de sentiments ».

Source : Sudouest.fr
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© « Judges Gavel » – Salvatore Vuono – FreeDigitalPhotos.net

Semaine du 25 au 31 août 2014

1 septembre 2014 à 08:15 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUAGRESSION – JUSTICE
Agression dans le métro de Lille: pourquoi l’enquête est classée sans suite [France]

l y a quelques jours on a appris que le parquet de Lille abandonnait l’enquête pour non-assistance à personne en danger après l’agression d’une jeune femme dans le métro lillois il y a quatre mois.

Une affaire qui avait défrayé la chronique car au moment des faits, il y avait des dizaines de passagers dans la rame, mais personne n’avait bougé.

Cécile, la jeune femme, a expliqué aux policiers que malgré ses appels à l’aide, personne n’a tenté de venir à son aide. Et c’est ce qui a poussé le procureur de Lille à ouvrir une enquête. Malheureusement, ni la vidéosurveillance ni les données fournies par les bornes d’accès qui sont stockées pendant 72h maximum, n’ont pu aider les fonctionnaires à retrouver qui que ce soit. La principale difficulté vient d’abord du lieu, un lieu public, comme en témoigne Grégory Vuillermet du syndicat de police Synergie Officier. Il a travaillé pendant quatre ans à la Brigade Réseau Ferré d’Ile-de-France.

L’autre facteur, pour Grégory Vuillermet, c’est bien sûr l’humain et la peur, paralysante face à un agresseur, même si les passagers sont nombreux.

Si l’enquête de Lille avait abouti, les passagers soupçonnés de non-assistance à personne en danger auraient-ils tous été jugés, voire condamnés?

Ce délit, passible de 5 ans de prison et de 75.000 euros d’amende, n’est pas évident à établir comme l’explique Maître Nathalie Roze, avocate pénaliste à Paris.

En 2012 ,123 personnes ont été condamnées pour ce délit, selon la chancellerie, dont 26 à des peines de prison ferme.

Source : Franceinter.fr
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PARRICIDE – PSYCHIATRIE
L’adolescent de 14 ans d’un « calme glacial » après avoir tué sa mère

Le Belge de 14 ans qui a tué sa mère de cinquante ans en lui assénant plusieurs coups sur le crâne dans leur maison de vacances de Wissant dans le nord de la France n’a témoigné aucune émotion après les faits. « Il était d’un calme glacial », a décrit le maire de la ville.

Le drame est survenu lundi soir dans la résidence secondaire d’une famille bruxelloise à Wissant, une station balnéaire proche de la côte belge. Le second soir du séjour de la petite famille, R., 14 ans, porte plusieurs coups de seau à charbon sur la tête de sa mère, une architecte bruxelloise, jusqu’à ce que celle-ci meure.

Appel spontané
Suite à son geste, il a spontanément appelé les secours en disant simplement qu’il venait de tuer sa mère. Le maire de Wissant, Bernard Bracq, confie son étonnement face à l’apparente froideur de l’enfant lorsque celui-ci a été emmené menotté hors du lieu de villégiature où il venait de commettre un matricide et où il était resté un bon moment seul aux côtés du cadavre de sa mère. « J’ai trouvé cela très étrange. C’est un terrible drame que notre commune n’a jamais vécu auparavant. D’un seul coup, deux vies sont détruites. Et je parle aussi de celle du fils », a-t-il commenté. Le parquet de Boulogne-sur-Mer a commencé son enquête et tente d’établir le mobile et les circonstances de ce drame familial.

« La seule chose qui semblait la chagriner : le mauvais temps »
L’architecte bruxelloise et son fils étaient venus seuls passer quelques jours dans leur maison de vacances. Les voisins décrivent la mère comme une dame très joviale et l’adolescent comme un enfant plutôt effacé. « Lui, nous ne l’avions plus vu depuis dimanche, mais sa mère si. Et la seule chose qui semblait la chagriner était le mauvais temps », expliquent-ils, choqués.

Exception
L’enfant est passé aux aveux. Son mobile n’est pas clair, et la préméditation pas établie, mais il a déclaré qu’il n’avait pas frappé sa mère par accident: son geste était intentionnel. Le père, qui était séparé de l’architecte, a quitté Bruxelles lundi pour se rendre à Wissant. La gendarmerie française espère pouvoir clarifier le contexte du drame. Selon les experts, commettre un matricide à 14 ans est « extrêmement rare ».

La justice belge pas encore impliquée
Le parquet de Bruxelles n’a pas encore été contacté par les autorités françaises au sujet de l’adolescent originaire d’Ixelles, a indiqué jeudi un porte-parole. Le jeune a été placé dans un centre fermé par le juge d’instruction français actuellement en charge du dossier. La police française a par contre pris contact avec la police locale de Bruxelles Capitale-Ixelles pour prévenir la famille de la victime et de l’adolescent.

Passé judiciaire étudié
Les autorités belges ont également été approchées pour connaître le passé judiciaire de la famille. Un contact a enfin été établi avec le consulat de Belgique à Lille et avec l’ambassade afin de procéder au rapatriement du corps de la victime.

Source : 7sur7.be
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PÉDOPORNOGRAPHIE – CYBERPEDOPHILIE
Cyberpédophile arrêté [France]

L’enquête a démarré à la fin du mois de décembre 2013, lorsque les autorités grecques ont signalé le comportement suspect d’un individu, habitant à Essert. L’homme est soupçonné de faits pédopornographiques à travers un site de partage de fichiers de photos et de vidéos appelé GigaTribe.

Aussitôt, la direction centrale de la police judiciaire de Besançon se saisit de l’affaire et procède à la garde à vue du suspect.

Il s’agit d’une personne âgée de 63 ans, à la retraite et qui a reconnu sans problème, les faits.

À son domicile, il a été saisi une quantité très importante de matériel informatique et numérique, ainsi qu’un nombre impressionnant d’images représentant des enfants des deux sexes, de 5 à 14 ans.

L’homme a expliqué aux enquêteurs qu’il éprouvait une attirance irrépressible pour les mineurs, en particulier les garçons et qu’il ne pouvait s’empêcher de récupérer des documents et les diffuser.

Il est donc poursuivi pour détention et diffusion d’images pédopornographiques par moyen audiovisuel. Il encourt la peine de sept ans de prison. L’homme est en récidive puisqu’il a déjà été condamné en 2001 pour des faits similaires à 6 mois de prison et en janvier 2003, à deux ans, assortis en partie du sursis pour agression sexuelle.

Il dit avoir été soigné mais le traitement ne lui aurait fait que très peu d’effet.

L’élément le plus inquiétant dans cette affaire, selon les enquêteurs, c’est que lors de son interpellation, il avait la garde de deux enfants âgés de 12 et 8 ans dans le cadre d’activités périscolaires. L’homme avait tout simplement répondu à une petite annonce de parents cherchant un ou une volontaire pour garder leurs enfants.

Entendu actuellement par le juge d’instruction de Belfort, il fait l’objet d’une enquête approfondie pour déterminer si d’autres éléments inquiétants peuvent encore apparaître.

Source : Élisabeth BECKER – Estrepublicain.fr
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POLICE – GUET-APENS
Des gens du voyage tentent d’empêcher une interpellation [France]

SAINT-MEMMIE (51). En appréhendant un membre de la communauté sur un campement sauvage, lundi, les policiers ont été pris à partie par les gens du voyage.

Les policiers sont tombés dans un véritable traquenard, lundi, après avoir pris en chasse, un chauffard qui avait refusé d’obtempérer au contrôle d’une patrouille de la brigade anticriminalité (Bac) de Châlons.

Le fourgon du suspect avait été repéré vers 19h30 sur le parking de l’hypermarché Carrefour Croix-Dampierre, alors qu’il effectuait des allées et venues entre les véhicules en stationnement. Un manège suffisamment louche pour que les policiers décident de venir à sa rencontre, gyrophares et deux-tons allumés. Mais quand les fonctionnaires lui ont demandé de se garer, le conducteur a aussitôt pris la fuite vers la zone des Escarnotières, faisant fi de leurs injonctions. Effectuant des écarts sur la chaussée pour les empêcher de le doubler, l’homme s’est ensuite engagé dans la rue Antoine Chézy, à Saint-Memmie, avant de pénétrer sur un terrain vague servant actuellement de campement sauvage à quelques gens du voyage.

La situation n’a pas manqué, dès lors, de se compliquer pour les fonctionnaires de police. Le fuyard, issu de la communauté itinérante, a en effet poursuivi sa fuite à pied tout en ne manquant pas de rameuter ses troupes. Aussi, quand celui-ci a fini par être interpellé alors qu’il tentait de se réfugier dans une caravane, les représentants de l’ordre ont-ils été pris à partie par des gens du voyage bien décidés à libérer leur congénère. Si bien qu’il a fallu l’intervention de renforts et l’usage de lacrymogène pour que les hommes de la Bac puissent se dégager et quitter les lieux avec leur suspect, sous les insultes et les jets de projectiles.

Remis en liberté à l’issue de sa garde à vue, ce dernier comparaîtra quant à lui le 15 décembre pour répondre de ces faits devant le tribunal correctionnel.

Source : Lunion.presse.fr
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FACEBOOK – ADOPTION
Nés sous X, ils font de Facebook une machine à retrouver leurs parents [Monde]

Camille, comme d’autres personnes abandonnées à la naissance, a retrouvé sa mère biologique grâce à la viralité de sa page Facebook. Une stratégie qui ne fonctionne pas toujours et flirte avec l’illégalité.

Camille a réussi l’inespéré. La jeune femme née sous X en 1993 a retrouvé sa mère biologique grâce à Facebook. Elle l’annonce dans un statut quelques mois à peine après l’ouverture de sa page sur le réseau social :

« Voici le message que vous attendiez tous avec moi : on a réussi ! Grâce aux partages, à vous tous. Plusieurs personnes m’ont contactée et depuis dimanche, j’avais une piste sérieuse puis tout s’est enchaîné et aujourd’hui, c’est confirmé.

Voilà, j’ai retrouvé mes origines, vous pouvez pas imaginer le soulagement ! Vous m’avez donné le plus beau cadeau, merci. »

Sa page, intitulée « Née sous X le 20 août 1993 », est aujourd’hui « aimée » par 12 379 personnes. En moins d’un an, elle est parvenue à la rendre virale et, à force de partages, elle est tombée sous les yeux de la bonne personne :

« Quelques mois après l’ouverture de ma page, j’y ai reçu un message d’un ancien ami de ma mère biologique qui disait qu’il savait peut-être où elle était en me donnant plein de détails qui me donnaient enfin une piste sérieuse. On parlait bien de la même personne. C’est à partir de ce moment que tout s’est enchaîné. »

Le cas de Camille n’est pas esseulé : depuis l’ouverture de la première page de la sorte (en 2012 selon Isabelle Jeanne Andrée), on compte par dizaines le nombre d’enfants nés sous X qui recherchent leurs origines via Facebook. Beaucoup ont été attirés par le succès inouï de cette stratégie inédite, d’autres se sont lancés en désespoir de cause.

Il suffit de taper « né sous X en … » ou « née sous x » dans la barre de recherche de Facebook pour s’en rendre compte. La plupart recherchent leur mère, certains leurs deux parents.

Un réseau bien organisé
Ce n’est pas un hasard s’il sont si nombreux et adoptent la même anaphore « né sous X en… » : derrière tous ces enfants qui recherchent leurs parents, il y a une organisation bien ficelée.

Andrée (le prénom a été modoifié), une ancienne infirmière, en est l’élément central : ayant elle-même recherché et trouvé ses origines grâce à Facebook, elle donne bénévolement des conseils quant à la technique à adopter. Une sorte de guide en stratégie numérique, mais façon plutôt artisanale. Elle estime que depuis qu’elle fait ça, plusieurs centaines de personnes sont parvenues à leurs fins.

Elle aide plusieurs dizaines de nés sous X de tous les âges chaque année, et à chaque fois, elle leur explique la marche à suivre :

« Je les encourage à donner le maximum d’éléments sur la personne qu’ils recherchent, lorsqu’ils en ont – ce qui n’est pas toujours le cas chez les nés sous X.

Il faut aussi qu’ils achètent des pubs Facebook pour leur page : là, le résultat est phénoménal, surtout lorsque l’on cible une région en particulier. Une fois, c’est allé jusqu’à 12 000 partages. Il faut en général deux campagnes, cela coûte 100 euros à chaque fois, donc ce n’est pas excessif.

Il faut surtout créer des “panneaux” qui vont être partagés : une photo de vous enfant, une de vous adulte, et les informations principales sur vous et sur la personne que vous recherchez. »

De l’importance du « panneau »
Ces « panneaux » reviennent souvent dans le discours des nés sous X comme l’élément le plus important de la stratégie. Ce sont eux qui se partagent de pages en pages, de profils en profils, et eux aussi qui sont les plus susceptibles de donner à n’importe quel utilisateur l’envie de cliquer pour partager.

Tous ceux qui ont une page de recherche de leurs origines ont un panneau, plus ou moins esthétique – on est parfois pas très loin du montage fait sur Paint avec pour police du Comic Sans MS –, et plus ou moins viral. Andrée tempère :

« Oui, ça fonctionne, mais Facebook est assez discriminant et selon l’âge, le panneau ne va pas circuler de la même façon. C’est sûr que si vous êtes jeune et plutôt mignonne, vous allez obtenir un nombre de partages assez phénoménal. »

Efficace, surtout pour les jeunes
Effectuer ses recherches sur le réseau social s’avère en effet plus probant pour les personnes nées dans les années 80-90. Depuis le début de l’année, ils sont plusieurs comme Camille à avoir obtenu un résultat. Mais pour les autres, ceux qui sont nés avant les années 80, ça se complique.

Isabelle Jeanne Andrée – son nom de jeune fille –, 49 ans, avoue les yeux humides ne plus attendre grand-chose de sa page. Elle a passé trente ans à rechercher sa mère biologique par divers moyens :

– elle a eu recours à un détective privé ;
– a consulté plusieurs fois son dossier à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) puis à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) – la mission de protection de l’enfance a été confiée à l’ASE en 1983 ;
– a demandé deux fois l’aide du Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (CNAOP) ;
– a fait plusieurs séjours dans sa région d’origine.

Son histoire ressemble en certains points à celle d’autres personnes dans son cas : elle apprend qu’elle est adoptée à 5 ans, puis qu’elle est née sous X à 17 ans. C’est à 20 ans qu’elle décide de mener d’intenses recherches :

« Lors de mon anniversaire, je reçois un bouquet de fleurs anonyme, sans carte. Je crois à un amoureux transi, et par curiosité, j’appelle le fleuriste. Il m’explique se souvenir très clairement de la personne qui a acheté ces fleurs, elle était brune et n’a pas voulu signer de carte. Elle a commencé à payer par chèque et puis l’a déchiré, l’a rangé dans sa poche avant de payer en liquide.

Je suis sûre aujourd’hui que c’était en fait ma mère qui, bien placée dans l’administration, m’avait toujours suivie et m’avait fait livrer ce bouquet. »

En 2012, elle a l’idée d’ouvrir une page sur Facebook, avec l’espoir de retrouver ses demi-frères et/ou sœurs :

« Je nomme ma page “Vous êtes nés en 1951 et 1954”, parce que je n’ai aucun espoir de trouver ma mère sur Facebook. Elle a aujourd’hui, si elle est encore en vie, 89 ans. C’est impossible pour moi malheureusement qu’elle tombe dessus. »

Elle y poste ses panneaux, l’avancée de ses recherches, des détails très précis sur sa mère qu’elle a obtenus en consultant son dossier, et même un extrait de son PV d’abandon rédigé de la main de sa génitrice.

Elle le reconnaît volontiers, elle aurait préféré pouvoir en livrer moins sur sa vie :

« Le souci quand tu as mon âge et que tu recherches quelqu’un, c’est que tu es obligé de mettre des détails très précis et donc forcément très personnels. Si tu connais la personne que je recherche, tu peux savoir que c’est elle, mais tu n’en apprendras pas davantage sur moi. »

En clair : les plus jeunes savent que leur mère est peut-être sur Facebook, alors que pour les plus âgés, dont les parents ont peu de chance d’être sur les réseaux sociaux, c’est un tiers qui va reconnaître la personne.

« Cela va à l’encontre de la loi »
Si ses recherches n’ont pas abouti pour le moment, elle continue, tous les jours de l’année, de rechercher sa mère biologique. Quitte à flirter avec l’illégalité, même si elle explique « bien connaître la loi ».

Lorsque l’on est né sous X, rechercher ses parents via Facebook ne respecte pas l’anonymat voulu dès la naissance par la mère.

Maître Benamghar, avocat adhérent de l’association des Avocats des jeunes à Toulouse (AJT), explique :

« Révéler le dossier de l’ASE sur Facebook, c’est-à-dire l’identité de la mère, cela porte atteinte à la loi. Si l’on s’intéresse au code du patrimoine et à la loi des archives publiques de 2008, les documents des archives publiques peuvent être communiqués après un délai de 50 ans. Mais si cette communication porte atteinte à la protection de la vie privée, il y a un risque de contentieux.

Par ailleurs, si on confronte cette situation au droit aux origines, cela va porter atteinte à la mère, si elle a demandé à ce que soit préservée toute antériorité. Si elle a demandé la préservation de son anonymat, la communication des documents la concernant est illégale de son vivant, mais aussi après son décès. Cela recoupe alors la compétence du procureur de la République, qui peut exercer alors toute action de préservation de l’anonymat. »

Andrée, elle, expose à chaque fois les risques que les personnes encourent :

« Ceux qui font ces recherches risquent d’avoir des soucis avec le CNAOP. Nous sommes vraiment dans une zone grise, mais c’est quand même très délicat. »

Pas de solidarité dans la communauté
Pour celles et ceux qui retrouvent leurs parents biologiques, la page continue de vivoter. Elle porte toujours les stigmates des laborieuses recherches menées, mais une fois l’être géniteur retrouvé, ils ne font plus que partager les panneaux d’autres qui, comme eux auparavant, effectuaient ces lourdes recherches. On pourrait imaginer que de ce fait, se créé sur Facebook une communauté solidaire des nés sous X. Dans la réalité, elle n’existe pas. Andrée, la bénévole, explique :

« Entre eux, il n’y a que peu d’entraide malheureusement. Ils sont obnubilés par leurs propres recherches. C’est dommage, mais c’est comme ça, c’est la nature humaine. »

Isabelle avoue ne pas se réjouir à chaque fois qu’une personne née sous X retrouve ses parents :

« Non, je ne suis pas tellement en contact avec d’autres nés sous X sur Facebook. Et de les voir trouver, ça ne me donne pas davantage d’espoir. Pour certains, je suis ravie, pour d’autres, je trouve ça honteux. Ils font un ramdam pas possible, et en réalité, ils n’ont rien fait dans leurs recherches. Ils retrouvent leurs parents biologiques et puis disparaissent. »

« Une révolution invisible »
Des parents qui ont accouché sous X se mettent aussi à rechercher leur enfant sur Facebook. C’est le cas de Sophie, aujourd’hui âgée de 26 ans, qui a eu son enfant alors qu’elle n’était pas majeure :

« J’ai vu la page d’une fille née sous X et ça m’a donné l’idée d’ouvrir ma page pour rechercher mon fils. A l’époque, j’étais jeune, j’avais fait un déni de grossesse, et mes parents m’ont dit : “C’est soit l’enfant, soit les études”, alors que je n’avais pas encore le bac. Aujourd’hui, je regrette et j’espère qu’avec les partages, je parviendrai à le retrouver. Pas pour le récupérer bien sûr, mais seulement pour savoir. »

Pour maître Benamghar, on assiste là à une vraie « révolution invisible » :

« Avec Facebook, le droit aux origines n’est plus un droit, comme c’est le cas actuellement, mais un devoir. Ce n’est plus “j’ai envie de connaître des éléments de mes origines”, mais “j’ai envie de te rencontrer”.

En fait, Facebook est un formidable outil pour lutter contre l’effacement, et va peut-être donner lieu à une “révolution invisible” parce qu’il va provoquer des situations qui vont donner lieu à des contentieux. On peut imaginer donc que grâce à Facebook vont arriver de nouvelles réflexions sur le sujet. »

Source : Rue89.nouvelobs.com
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© « Male Depressed » – David Castillo Dominici – FreeDigitalPhotos.net

Semaine du 21 au 27 juillet 2014

28 juillet 2014 à 07:01 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUAGRESSION – DÉFENSE – NTECH
Un bracelet connecté pour lutter contre le viol

Une société néerlandaise a mise au point « Safelet », un bracelet anti-viol qui permet aux femmes victimes de tentative de viol d’alerter leur proches et la police.

Comment ça marche ?
Ce petit bracelet, au design particulièrement soigné, est constamment relié au Smartphone de son propriétaire via une connexion Bluetooth.

En cas de danger, il suffit de presser deux boutons pour alerter un proche et la police d’une agression. Il enverra également votre localisation pour permettre aux secours d’arriver le plus rapidement possible. Le système est donc extrêmement rapide et plus simple que d’envoyer un SMS.

Le bracelet est également relié à la communauté Safelet. Ainsi, un simple citoyen qui se trouve à proximité du lieu de l’agression, pourra intervenir rapidement ou contacter les autorités.

Modernisation de la sécurité de la femme
En France, 75.000 viols sont commis chaque année : soit une victime toutes les huit minutes. Ce type d’initiative permettrait d’éviter de nombreuses situations et de rassurer les femmes.

Ce n’est pas la première fois que la technologie vient en aide aux personnes en difficulté. L’application mySOS permet déjà de solliciter un réseau « d’ange gardien » en cas de malaise ou d’agression.

Source : News.radins.com
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PÉDOPHILIE
Un animateur de camping arrêté pour agressions sexuelles sur mineurs [France]

Un animateur de camping à Andernos (Gironde) a été mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité, soupçonné d’avoir «joué au docteur» avec des enfants qu’il gardait.

«Sept enfants mineurs se sont plaints d’attouchements, d’avoir joué au docteur», a indiqué la procureure de la République de Bordeaux, Marie-Madeleine Alliot.

Présenté à un juge d’instruction vendredi, l’homme de 45 ans a été, contrairement aux réquisitions du parquet qui avait demandé un mandat de dépôt, placé sous contrôle judiciaire.

Sans brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur, l’homme originaire de Vendée, selon le quotidien Sud Ouest qui a révélé l’information, a l’interdiction de se rendre à Andernos, une station balnéaire du bassin d’Arcachon, de rencontrer les victimes et de travailler avec les enfants. Il a reçu une injonction thérapeutique.

Les faits se seraient déroulés dans un vieux mobile-home qui avait été retapé pour servir de base de jeux pour enfants. C’est à l’intérieur que l’animateur faisait passer des «visites médicales» aux enfants et qu’il en aurait profité pour procéder à des attouchements.

«Il a monté toute une histoire pour pouvoir les ausculter et les toucher», a confié au journal le père d’une victime, originaire du Maine-et-Loire. «Au départ nous n’y croyions pas, mais quand on lui a posé la question notre fils a admis qu’ils avaient +joué au docteur+. Ca m’a plombé le coeur», a raconté une mère originaire d’Indre-et-Loire.

L’équipe dirigeante du camping n’était pas immédiatement joignable.

Source : Lejsl.com
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AGRESSION – AUTOROUTE – VOL
Victime d’un pirate de l’autoroute [France]

Une championne de triathlon de Belfort a été immobilisée sur l’A36 à hauteur de Sevenans par un chauffard roumain qui en voulait à son argent avant d’être percutée par un convoi exceptionnel.

«On imagine difficilement que ça puisse se produire dans la vraie vie, tant c’est digne d’un mauvais film… »
Avec le recul, Coralie Rebelsperger a encore du mal « à y croire ». En même temps, la Belfortaine de 31 ans avoue qu’une « bonne étoile » devait veiller sur elle lundi en fin d’après-midi car elle se sort d’un périple, qui aurait pu lui coûter la vie, « physiquement flagada », choquée « c’est évident » mais « indemne ».

« Tout a été manigancé, mis en scène à seule fin de m’immobiliser »
Digne d’un polar à l’américaine ? Assurément. Il est 17 h 45, lundi. Coralie Rebelsperger sort du travail. Au volant de son Citroën Berlingo « vieux mais qui rend bien service », elle rejoint son domicile via l’autoroute. À quelques encablures de l’échangeur de Sevenans, elle avise dans ses rétros une Peugeot 206, immatriculée en Roumanie, qui arrive à vive allure. « Le conducteur me fonçait littéralement dessus en me faisant des appels de phares et en me klaxonnant », raconte la championne d’un triathlon international en Espagne, l’une des meilleures Françaises en VTT. Elle ne comprend pas la fougue hargneuse du conducteur de la 206. D’autant que s’il estime qu’elle ne roule pas assez vite, il a tout loisir pour la doubler sur la troisième voie.

La jeune femme préfère ignorer le chauffard et poursuit sa route. Sauf… Sauf qu’il persévère dans sa conduite agressive. Brutalement, il déboîte, double le Berlingo, revient sur la seconde voie et pile devant elle. « Surprise, j’ai pu freiner et l’éviter. Il pile une seconde fois et, cette fois, je l’ai percuté ». Immobilisées au milieu du flux de circulation, les deux voitures rejoignent fissa la bande d’arrêt d’urgence. Sans se méfier, la jeune femme baisse sa vitre avant. En furie, l’automobiliste roumain arrive à sa hauteur en l’invectivant dans un français approximatif : « Toi conduire mal », « toi, casser ma voiture ». Les dégâts sont minimes. La Belfortaine propose d’établir un constat. Riposte immédiate du conducteur de l’excité. Le constat, il s’en fiche. Il veut « de l’argent. Tout de suite ». Évidemment.

Coralie Rebelsperger comprend que dès les premiers appels de phares jusqu’au choc matériel, tout a été « manigancé, orchestré, mis en scène » dans l’unique objectif de l’immobiliser et de lui soutirer de l’argent. Pour sortir des griffes du pirate de l’autoroute, elle n’a qu’une échappatoire : prendre la tangente. Elle remet le contact pour déguerpir, tente de s’insérer dans le trafic. L’individu s’agrippe à sa portière, passe la tête et les bras dans l’habitable pour couper le contact du Berlingo. À la seconde tentative, il y parvient.

La voiture est stoppée dans son élan au beau milieu de l’A36. « En même temps, arrive un convoi exceptionnel. Effrayant », confie la Belfortaine. « Je l’imagine nous percuter à pleine vitesse. Surpris, le chauffeur du poids lourd a tenté de nous éviter. Comme ma voiture était légèrement de travers, il a embouti l’avant. Pire. Le Roumain s’est retrouvé pris en sandwich entre ma voiture et le camion. Il est passé à un cheveu de la mort ».

« Il était hors des réalités, prêt à tout »
Alors que le convoi exceptionnel s’arrête un peu plus loin, l’individu abandonne le Berlingo et sa proie, marche droit devant « calmement, sans se retourner, grimpe dans sa Peugeot où se trouve un passager, démarre et prend la fuite. Il n’était pas dans son état normal. Soit drogué, soit alcoolisé. En tous les cas, hors des réalités et près à tout ».

« Le plus traumatisant », poursuit-elle, « ça n’est pas l’accident, ni même le fait de se retrouver en danger au milieu du trafic autoroutier, mais de tomber sur un dingue prêt à risquer plusieurs vies. La mienne. La sienne. J’avais 15 € sur moi, un vieux téléphone portable, une vieille voiture assurée au tiers. Je les lui aurais laissés volontiers pour rester en vie ».

Ce soir-là, avisés des faits, pompiers et gendarmes se transportent illico sur les lieux. Choquée -on le serait à moins- Coralie Rebelsperger est transportée au centre hospitalier de Belfort pour examens. Elle sait que le scénario dont elle a été victime a déjà été éprouvé par d’autres pirates de la route qui s’attaquent volontiers aux femmes seules au volant de voitures anciennes car non équipées de la fermeture centralisée des portes. « À mes dépens, j’ai appris aussi qu’en cas d’histoire similaire, il ne faut pas s’arrêter, sinon s’enfermer dans sa voiture… »

Source : Françoise JEANPARIS – Estrepublicain.fr
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VIOL – RÉSEAUX SOCIAUX – VOL
Agression sexuelle : ils avaient posté la vidéo sur Facebook [France]

Il y a quelques semaines, deux Paloises ont découvert sur les réseaux sociaux qu’une de leur connaissance – un jeune homme – avait déposé sur son « mur » Facebook une vidéo dans laquelle il commettait, avec la complicité d’un copain, une agression sexuelle sur une jeune femme non identifiée.

La soirée trop arrosée a plus que dérapé
La police a alors été alertée et a ouvert une enquête pour identifier les protagonistes. Les investigations sur les réseaux sociaux ont alors rapidement porté leurs fruits…

La victime, mineure, a depuis déposé plainte à Biarritz. Et deux étudiants de dix-huit ans – dont un était cependant mineur au moment des faits – ont été placés ce mardi en garde à vue au commissariat de Pau. Un de leurs amis a été entendu, mais laissé libre.

Originaires de la région paloise, tous fréquentent le milieu des lycéens et des étudiants de la côte basque (Biarritz notamment) et les faits se sont déroulés au domicile de la victime, le 10 mai dernier, dans une commune du canton de Saint-Jean-de-Luz, au cours d’une soirée où l’ensemble des protagonistes avaient manifestement beaucoup bu. L’agression sexuelle a été filmée sur une tablette et mise en ligne.

Les deux mis en cause seront convoqués en justice à l’automne, l’un devant un juge des enfants, l’autre en correctionnelle.

Jeune femme victime d’un vol place du Foirail
Les deux amis ont été remis en liberté mardi soir… mais ils ont été à nouveau placés en garde à vue mercredi matin, pour une tout autre affaire. Ils ont alors été rejoints par un troisième larron.

Dimanche matin, une jeune femme sortait d’une discothèque de la place du Foirail à Pau quand deux individus l’ont accostée : l’un lui a dérobé son sac à main, l’autre lui a arraché la montre qu’elle portait à son poignet.

Là encore, les réseaux sociaux ont contribué au rapide succès de l’enquête confiée à la sûreté départementale. Un des deux jeunes impliqués dans l’agression sexuelle a participé avec un de ses amis aux faits de la place du Foirail. Les deux auteurs répondront de ces vols devant le tribunal correctionnel à l’automne.

Un quatrième jeune a fait l’objet d’une composition pénale pour recel : il avait acheté 80 € l’Iphone qui se trouvait dans le sac volé, en sachant parfaitement l’origine frauduleuse de celui-ci.

Source : Larepubliquedespyrenees.fr
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PÉDOPHILIE – VIOL
À Belz, le viol d’un enfant de 8 ans [France]

Un garçon de 8 ans a été violé, dans la nuit de mercredi à jeudi, à Belz, dans le Morbihan.

L’agression s’est produite peu après minuit dans le camping Le Moulin des Oies. La victime y passait ses vacances en famille.

Chargée de l’enquête, la gendarmerie de Belz a interpellé un homme. Il a reconnu les faits pendant sa garde à vue. Âgé de 28 ans, le présumé agresseur habite la commune. Il est connu des services de gendarmerie « mais pas pour des faits similaires », indique le parquet de Lorient.

Il a été placé en détention provisoire en maison d’arrêt.

Source : Ouest-france.fr

Semaine du 2 au 8 juin 2014

9 juin 2014 à 08:46 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUVIE PRIVÉE – FACEBOOK
Promis, juré, Facebook assure qu’il n’espionnera pas ses utilisateurs avec son nouvel outil à la Shazam [Monde]

Annoncé fin mai, la fonctionnalité qui permet d’enregistrer et reconnaître des sons a fait peur à pas mal d’utilisateurs du réseau social. Qui tente donc de rassurer tout le monde.

Tous des mauvaises langues. Ou des paranos. A en croire Facebook, ses utilisateurs n’ont aucune raison de s’inquiéter de la fonctionnalité qu’il a annoncée fin mai.

Similaire au très populaire Shazam, et disponible dans un premier temps uniquement aux États-Unis, ce nouvel outil permet d’activer, sur l’application mobile de Facebook, «le micro [du téléphone] et écouter ce qu’il se passe autour [des utilisateurs] afin d’identifier les chansons en train d’être jouées, ou le programme de télévision regardé», résumait Forbes le 22 mai dernier. Dans le but de transformer ces enregistrements en statuts Facebook:

«[…] le géant des réseaux sociaux pourra ajouter un petit tag aux statuts [de ses utilisateurs] qui dira qu’ils sont en train de regarder un épisode de Game of Thrones. […]»

Pour Facebook, la fonctionnalité est synonyme d’une collecte plus large encore de données, et surtout plus variée, qui lui permettra de rivaliser avec Twitter sur le front des commentaires de programmes télé en temps réel –promesse, note Wired, d’un business lucratif.

Pour plus de 500.000 utilisateurs en revanche, cette stratégie est avant tout «une décision façon Big Brother». Ils sont 559.832 en effet à avoir signé une pétition exigeant du réseau social l’arrêt de cette fonctionnalité, qualifiée de «menace massive portant sur notre vie privée»:

«Dites à Facebook de ne pas sortir cette nouvelle app dangereuse et flippante qui écoute les conversations et tout ce qui se passe autour des utilisateurs.»

Une levée de boucliers qui a forcé le réseau social à réviser son communiqué de presse officiel, mis à jour le 28 mai pour répondre aux nombreuses inquiétudes, que Facebook préfère qualifier de «mythes».

Parmi les contre-arguments, l’entreprise fait valoir que cet outil est en option, que l’enregistrement, une fois activé, ne dure que 15 secondes, et qu’aucune conversation ou son ne sont stockés dans ses serveurs. Ou presque:

«Si nous trouvons une correspondance [entre le son enregistré et une référence musicale ou télévisée], nous enregistrons qu’une chanson particulière ou qu’une émission de télé correspondait bien, mais nous ne connectons d’aucune manière cela avec votre profil.

Nous utilisons cela pour garder un graphique des émissions les plus regardées et des chansons les plus écoutées.»

Des garanties qui ne conviennent pas aux signataires de la pétition: «nous savons qu’on ne peut pas leur faire confiance», écrivent-ils.

Il faut dire que l’histoire, comme les révélations actuelles portant sur la surveillance massive des États-Unis sur Internet, leur donnent plutôt raison. Pour rappel, le programme Prism de la NSA s’appuie sur les géants du Net, dont Facebook fait partie.

Et entre la collecte de nos messages –ceux que l’on supprime et que l’on ne poste pas y compris– et le parcours du combattant qu’il nous fait subir pour sortir de chez lui, il faut bien avouer que Facebook n’est jamais contre gratter un morceau supplémentaire de notre vie privée.

Source : Slate.fr
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MEURTRE – INSOLITE
Elle tue ses parents et fait croire qu’ils sont vivants pendant 15 ans [Royaume-Uni]

Les corps de William et Patricia Wycherley ont été retrouvés enterrés dans leur jardin, en Grande-Bretagne. Ils ont en fait été tués par leur fille, qui a fait croire pendant 15 ans qu’ils étaient encore vivants.

Unis pour le meilleur, ils se sont rendus coupables du pire. Devant la justice britannique depuis quelques jours, Susan, 57 ans, a avoué avoir tué ses parents en 1999, avant de cacher les corps avec son mari puis de faire croire qu’ils étaient vivants, rapporte la BBC.

C’est à l’occasion d’une violente dispute que tout dérape entre Susan et sa mère Patricia. Lorsque la mère affirme qu’elle couche avec le mari de sa fille, le sang de cette dernière ne fait qu’un tour et le pire arrive : elle tue Patricia, puis son père, William.

La vérité éclate lorsque les comptes sont vides
Sagement assis devant l’Eurovision, le mari de Susan, Christopher, décide de couvrir sa femme et de l’aider à dissimuler les deux corps. Après avoir envisagé plusieurs options, le couple opte pour le jardin familial. Susan et Christopher les enterrent et recouvrent l’endroit de plantes pour que personne ne puisse découvrir ce meurtre.

Mais le couple diabolique ne s’arrête pas là. Au cours des 15 années suivantes, il use de tous les stratagèmes pour cacher ce meurtre et vider le compte des parents défunts. Susan envoie ainsi régulièrement des cartes postales à toute sa famille et redouble d’imagination pour rendre ses mensonges crédibles. A ses voisins, aux institutions et au médecin de la famille, elle annonce que ses parents sont partis vivre en Irlande pour profiter du « bon air ».

Mais lorsque les comptes bancaires des parents disparus finissent à court d’argent, l’horrible vérité éclate enfin. La belle-mère de ce dernier découvre la supercherie et les dénonce à la police. Le procès, ouvert depuis quelques jours, est toujours en cours.

Source : Metronews.fr

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INTERNET – CIA – RÉSEAUX SOCIAUX
La CIA lance un compte sur Twitter et Facebook [États-Unis]

« Nous ne pouvons confirmer ni démentir que c’est notre premier tweet »: c’est sur le ton de l’ironie que la puissante mais fort discrète agence américaine de renseignement CIA a lancé vendredi son compte sur le réseau social Twitter, ainsi que sur Facebook.

Déjà présente sur Flickr et YouTube, l’agence investit ces médias sociaux « pour dialoguer plus directement avec l’opinion et fournir des informations sur la mission de la CIA, son histoire », explique son directeur John Brennan dans un communiqué.

Pas question pour autant de livrer sur la toile les secrets d’espionnage: ne seront mis en ligne que les -rares- communiqués de l’agence de renseignement, des informations sur les carrières au sein de l’agence, ou encore des données sur des affaires d’espionnage historiques et aujourd’hui déclassifiées.

Elle mettra également en ligne des images d’objets exposés au sein du musée de la CIA, « le meilleur musée que la plupart des gens ne verront jamais » selon l’agence. Et pour cause, il est interdit au public. Sur ses comptes Twitter et Facebook, la CIA se présente comme « la première ligne de défense du pays. Nous accomplissons ce que les autres ne peuvent accomplir et allons où d’autres ne peuvent pas aller ».

Avec sur Facebook une photo de son siège en Virginie (est), la CIA évoque dans un premier statut le 70e anniversaire du Jour-J. « La CIA honore les courageux Américains qui ont combattu et servi ce jour-là dans l’histoire ».

Source : Belga
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AGRESSIONS SEXUELLES – JUSTICE
Agression sexuelle à Bastia: le suspect remis en liberté avant sa comparution

L’homme, soupçonné d’avoir commis ces jours-ci à Bastia deux agressions sexuelles, sur une jeune majeure et une mineure, sera jugé mardi prochain par le tribunal correctionnel.

Mais, malgré les réquisitions du parquet qui demandait son placement en détention provisoire, le juge des libertés et de la détention ne l’a pas fait écrouer.

Car celui-ci aurait jugé son incarcération incompatible avec sa santé psychologique.

Le suspect a donc été mis en liberté hier mais il a, toutefois, été placé par le JLD sous contrôle judiciaire et est sous la surveillance de la police. Par conséquent, s’il est aperçu en train de roder dans des lieux fréquentés par les victimes (l’une d’elles habiterait d’ailleurs à proximité de son domicile), il fera aussitôt l’objet d’un placement en rétention et le JLD sera à nouveau saisi par le parquet.

La nouvelle de sa mise en liberté a été vécue comme un nouveau traumatisme par l’une des victimes d’agression sexuelle.

Par ailleurs, outre ces deux faits, cet individu a également frappé un policier qui s’est vu signifier sept jours d’ITT.

Source : Corsematin.com
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AGRESSION – MINEURS DÉLINQUANTS
Agression d’une vieille dame au Mans : Deux collégiens arrêtés [France]

Une dame de 82 ans avait été poussée à terre par des gamins qui lui avaient volé son sac. Alors qu’elle se remet à peine de l’agression, deux collégiens ont été arrêtés.

Une dame de 82 ans avait été victime d’un vol à l’arraché, en février dernier, sur le parking des Quinconces, à proximité de la place des Jacobins, au Mans. Un collégien de 13 ans, accompagné de quatre copains, avait poussé à terre la grand-mère pour lui voler son sac à main, puis ils avaient filé.

La vieille dame avait été retrouvée à terre par des passants, le nez en sang et des douleurs au ventre et à l’épaule. Elle a dû se faire poser une prothèse à l’épaule.

Le collégien de 13 ans, scolarisé et vivant chez ses parents, a été arrêté mercredi. Il est accusé d’avoir poussé la vieille dame à terre et de lui avoir dérobé ses 45 €. Un autre de ses copains du même âge est poursuivi pour recel. Ils ont tous les deux été déférés devant le juge des enfants dans l’optique d’une mise en examen.

Source : Laval.maville.com

Semaine du 20 au 26 janvier 2014

27 janvier 2014 à 08:34 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUINTERNET – RÉSEAUX SOCIAUX – VIE PRIVÉE
Pourquoi vous ne serez jamais anonyme sur internet [Monde]

Il faut se faire une raison : il n’existe pas d’anonymat numérique. Chaque recherche sur internet, e-mail envoyé, « J’aime », livre acheté laisse des traces qui permettent de remonter jusqu’à vous.

Eldo Kim, étudiant de 20 ans en deuxième année d’Harvard, pensait avoir trouvé l’ultime parade pour sécher son examen : lancer une alerte à la bombe. Il a envoyé un e-mail aux services de sécurité de la prestigieuse université depuis messagerie anonyme, caché derrière le réseau Tor qui permet de dissimuler ses traces sur internet.

Eldo Kim se croyait en sécurité, anonyme derrière son ordinateur. Seulement, le FBI a retrouvé sa trace et il risque cinq ans de prison et une amende de 250.000 dollars.

« Cet étudiant a oublié une chose fondamentale : il est impossible d’être anonyme sur internet », tranche Jean-Paul Pinte, maitre de conférences à l’université catholique de Lille et spécialiste de la fouille de données sur internet. « Aujourd’hui, quand on navigue sur la Toile, on laisse partout des traces de notre ADN numérique. Nos recherches, nos ‘J’aime’, nos achats… tous ces éléments se lient à notre identité numérique. » Un constat que partage Stéphane Bortzmeyer, spécialiste de l’internet : « Il y a 20 ans, on pouvait acheter un livre ou lire un journal anonymement. Aujourd’hui, sur internet, ce n’est plus possible. Quoi qu’on fasse, on laisse toujours des traces numériques. »

« L’exemple de cet étudiant d’Harvard est révélateur : effectivement, il existe des outils, mais ils ne permettent pas de nous rendre complètement anonyme », souligne Stéphane Bortzmeyer, qui a animé une table ronde sur l’anonymat lors du Forum international de la cybersécurité (FIC). « En effet, ces outils – comme Tor, les proxys, les VPN – sont complexes à utiliser et loin d’être parfaits. Tout d’abord, ils engendrent un coût pour l’internaute qui voit sa connexion ralentie, mais en plus la moindre erreur est synonyme d’une levée de l’anonymat. »

Autre exemple frappant : Hector Xavier Monsegur. Ce New-Yorkais de 28 ans n’était autre que « Sabu », le leader du groupe de hackers « LulzSec » (proche des Anonymous) qui a notamment piraté le FBI, le Sénat américain, les chaînes de télé Fox et PBS, et les industriels du jeu vidéo Nintendo et Sony.

Ce père de deux enfants se croyait à l’abri des autorités en camouflant l’identifiant de sa connexion internet (l’adresse IP). Seulement, une nuit, il s’est connecté en oubliant d’activer son paravent (proxy). Erreur fatale, le FBI le localise et l’arrête.

Conclusion : même pour les plus avertis ont du mal à rester anonymes. « Malgré les outils, il y a toujours un moyen de retrouver l’identité de l’internaute », confirme Jean-Paul Pinte. « C’est là qu’il y a un problème : tout le monde devrait avoir droit à l’anonymat. »

En effet, sur internet, tenter d’être anonyme relève d’une démarche couteuse et compliquée. Il s’agit d’une démarche explicite, à l’inverse de la vie réelle où l’anonymat est la base.

« On ne peut pas être dans un monde où il faut passer son temps à se protéger », poursuit Stéphane Bortzmeyer. « L’anonymat devrait être institué par défaut puisqu’il s’agit d’un élément essentiel de la liberté. Si nous sommes surveillés tout le temps, alors nous ne sommes plus libres. Sur internet, nous avons perdu cet anonymat, donc perdu de la liberté. »

La problématique inquiète également Edward Snowden, ancien consultant de l’agence américaine de sécurité NSA et à l’origine des révélations sur l’immense espionnage américain. Dans ses vœux, il lance :

« Un bébé qui naît aujourd’hui grandira sans la moindre idée de ce que ‘vie privée’ peut bien vouloir dire. Ils ne sauront jamais ce que signifie avoir un moment à soi, une pensée sans qu’on l’enregistre ou qu’on l’analyse. C’est un grave problème car la vie privée est fondamentale. La vie privée est la condition essentielle qui nous permet de nous réaliser et de décider qui nous voulons être dans la vie. »

« Google et Facebook ont fondé un nouveau modèle de société »
Un avis que ne partage pas Vinton Cerf, père fondateur du web devenu « chef évangéliste » chez Google, qui ne considère par que la perte de toute vie privée en ligne soit réellement un problème. « La vie privée peut être considérée comme une anomalie », a-t-il lâché lors d’une conférence en novembre dernier.

Une déclaration qui rejoint les saillies régulières de Mark Zuckerberg, PDG et cofondateur de Facebook. « Les gens sont désormais à l’aise avec l’idée de partager plus d’informations différentes, de manière plus ouverte et avec plus d’internautes. […] La norme sociale a évolué », a-t-il notamment estimé.

« Ils ne peuvent pas dire cela », critique Stéphane Bortzmeyer. « Renoncer à l’anonymat et perdre un peu de vie privée n’a jamais été une décision de la société prise avec un consentement éclairé. Les internautes ne se rendent pas compte, surtout parce que nos réflexes de sécurité sont basés sur le monde physique. »

Lorsque l’on discute avec un ami dans la confidentialité de la chambre, on se sent protégé. Sur Facebook, même si on se sent entre « amis » et à l’abri derrière son écran, on partage en fait des informations avec beaucoup plus de monde.

« Google et Facebook ont fondé un nouveau modèle de société », estime Jean-Paul Pinte. « Mais il est trop tard pour remettre en cause le modèle de l’internet basé sur une économie de la multitude. Et, il ne faut pas non plus vivre dans la paranoïa. Il faut simple être vigilant, et éviter de tout poster sur tous les sites qui passent. »

Stéphane Bortzmeyer avance plusieurs possibilités de changements pour retrouver une part d’anonymat, et donc de vie privée. « Il faudrait :
– Une mobilisation des pouvoirs publics pour que la législation protège mieux le citoyen ;
– Une modification des protocoles internet pour que l’internaute envoie à son insu moins d’information ;
– Une véritable sensibilisation au numérique dans les différentes étapes de la formation. »

Le « pseudonymat », la solution ?
De son côté, Jean-Paul Pinte souligne que pour retrouver un peu d’anonymat, il est possible d’opter pour « le pseudonymat ».

« Plus que les outils techniques, recourir à un pseudo est la meilleure option pour retrouver de l’anonymat », estime le maitre de conférences. « Il faut créer une fausse identité, en lui dédiant une adresse e-mail, un profil social, des avis et commentaires sur les sites, etc. Par exemple, moi, j’ai quatre comptes Facebook : un personnel pour mes amis, un familial, un professionnel et un qui surveille tous les autres. »

Source : Boris Manenti – Le Nouvel Observateur
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VIOLENCE – VIOL
Un adolescent de 14 ans soupçonné du viol d’un enfant de 8 ans dans leur foyer d’accueil [France]

Un adolescent de 14 ans, soupçonné de viol sur un enfant de huit ans dans un foyer de la Loire, a été mis en examen et placé dans un Centre éducatif fermé, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant des informations de presse.

L’adolescent, compagnon de chambre de la victime, a été mis en examen le 10 janvier par un juge stéphanois dans le cadre d’une information judiciaire pour « viol, acte de torture et de barbarie », a indiqué le parquet de Saint-Etienne.

Le juge a demandé des expertises psychologique et psychiatrique, selon la même source. L’adolescent avait été placé dans ce foyer sur ordonnance d’un juge des enfants.

La victime, qui ne présente pas de séquelles physiques, a été hospitalisée temporairement fin décembre. C’est l’enfant qui aurait porté à la connaissance d’une éducatrice du foyer, situé à Roanne, le traitement qui lui était infligé depuis plusieurs semaines.

Le Conseil général de la Loire a indiqué que ses services « ont diligenté une enquête administrative auprès du Foyer départemental de l’enfance et de la famille », dont dépend l’établissement de Roanne qui accueille 12 mineurs.

Source : AFP
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PÉDOPORNOGRAPHIE – DÉPENDANCE
Pédopornographie : « c’était devenu une drogue » [France]

Un homme de 46 ans qui stockait des milliers de photos et de vidéos pédopornographiques sur son ordinateur a été condamné mercredi en comparution immédiate à deux ans de prison, dont un ferme.

C’est un tuyau des autorités canadiennes qui a permis d’arrêter l’individu, un père de famille de 46 ans. Elles ont alerté en août dernier l’Office central pour la répression des violences aux personnes sur d’importants échanges de photos et de vidéos pédopornographiques par Internet.

Cinq mois plus tard, les gendarmes de Rebais (Seine-et-Marne) ont interpellé un suspect avant de saisir chez lui son matériel informatique : ordinateur, tablette, clé USB et disque dur. L’homme détenait 20 000 à 30 000 photos et 3 200 vidéos pédopornographiques selon l’AFP.

Jugé en comparution immédiate mercredi, le prévenu a déclaré que ce matériel était devenu « une drogue pour lui ». Il a reconnu avoir commis « une erreur » tout en ajoutant qu’il n’avait pas regardé tous les contenus de son ordinateur.

L’individu a été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme. En plus de la peine, il est dans l’obligation de suivre des soins psychiatrique, et il lui est interdit de travailler au contact des mineurs.

Source : DirectMatin.fr
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PRÉVENTION – DÉLINQUANCE JUVÉNILE
Délinquance juvénile : la brigade de prévention ferme [France]

Le syndicat départemental des personnels de l’éducation et du social de la Protection judiciaire de la jeunesse-FSU vient d’adresser une lettre ouverte à Jean-Jacques Urvoas, député, au sujet de la fermeture de la brigade de prévention de la délinquance juvénile du Finistère annoncée pour juin prochain.

Dans cette lettre, le syndicat lui demande d’intervenir auprès du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, afin qu’il sursoie à cette décision. La brigade finistérienne est constituée de deux gendarmes qui interviennent régulièrement auprès des jeunes dans les établissements scolaires. La brigade « intervient également auprès des mineurs primo délinquants dans le cadre de mesures décidées par les parquets ou les juges des enfants des tribunaux de Brest et de Quimper.

En 2013, ce sont ainsi plus de 150 jeunes qui ont été rencontrés par la BPDJ dans le cadre de mesures de réparation pénale ou de stage de citoyenneté mis en oeuvre par la Protection judiciaire de la jeunesse. »

Source : Ouest-France.fr
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PRÉVENTION DÉLINQUANCE
Délinquance 50 actions pour prévenir [France]

Les femmes, les jeunes et l’amélioration de la tranquillité publique sont les trois orientations prioritaires du nouveau plan d’action.

Le préfet de Saône-et-Loire, Fabien Sudry, a présenté hier le nouveau plan départemental de prévention de la délinquance qui décline localement la nouvelle stratégie nationale pour la période 2014-2017, adoptée en juillet 2013. Trois orientations prioritaires s’inscrivent dans trois programmes d’actions visant les jeunes exposés à la délinquance, les violences faites aux femmes et un programme pour améliorer la tranquillité publique. Ce plan a pour vocation de coordonner et de renforcer toutes les initiatives existantes.

Doubler les places de Travail d’intérêt général
Les conseils locaux et intercommunaux (CLSPD ou CISPD) dont certains sont dynamiques mais d’autres en sommeil auront un rôle essentiel à jouer dans l’application de ce plan dans lequel s’inscrit aussi le conseil général. « C’est une dynamique de transversalité et de collaboration notamment entre les services sociaux et les forces de l’ordre », a commenté Rémi Chaintron, le président du Département. « On a besoin de travailler main dans la main ». Parmi les 50 actions développées au sein des conseils locaux, un réseau d’alerte pour identifier les violences faites aux femmes sera actionné avec l’idée d’un téléphone portable pour les victimes.

Autre piste, la formation de professionnels sociaux éducatifs pour les conduites addictives envers les jeunes. Les procureurs de la République de Chalon et Mâcon, Christophe Rode et Karine Malara, placés habituellement au bout de la chaîne, celle de la répression, s’impliquent également dans ce programme. Le duo a redit l’intérêt d’une collaboration et Christophe Rode de citer l’exemple de ces communes du Grand Chalon qui ont proposé 179 postes à la justice pour l’exécution de Travaux d’intérêt général (TIG). « Une spirale vertueuse pour éviter la récidive », selon Karine Malara. Dans ce chapitre, l’objectif est de développer le nombre de places de TIG en Saône-et-Loire. « La prévention permet d’éviter bien des difficultés. C’est à notre portée », a insisté le préfet pour qui le phénomène de délinquance dans le département n’est pas « massif ».

La Saône-et-Loire, toujours classée dans le dernier quart des départements « les plus calmes » en France, reste effectivement peu criminogène.

Le bilan des délits en 2013 en Saône-et-Loire sera détaillé la semaine prochaine.

Source : Lejsl.com

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