Semaine du 6 au 13 décembre 2015

14 décembre 2015 à 09:15 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

ACTUHARCÈLEMENT – INTERNET
«Suicide-toi svp», «Faut te gazer», «Alerte au débile mental» : un Youtubeur handicapé face au harcèlement

Ce jeudi 3 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (Adapt) lance une nouvelle campagne choc et décalée. Son objectif est d’éveiller les consciences face aux préjugés liés aux handicapés. Dans le cadre de cette opération baptisée « Kill la bêtise », DonWar, un Youtubeur handicapé, a publié une vidéo dans laquelle il dévoile les commentaires d’insultes laissés par les internautes sur sa page.

« Alerte au débile mentale », « Faut te gazer », « On comprend rien à ce qu’il dit, j’espère qu’il fait exprès » ou encore « Stop, suicide-toi stp »… Voilà le genre de messages méprisants et agressifs qu’a pu recevoir le blogueur DonWar, âgé de 25 ans et infirme moteur cérébral. Malgré son succès sur le web (sa page YouTube qui traite de l’actualité du jeu vidéo et des nouvelles technologies compte près de 5000 fans), le jeune étudiant en développement web doit faire face à la discrimination. « J’essaie de transformer mon handicap en force, car je ne me considère pas si différent des autres », explique-t-il. Et il le prouve une nouvelle fois avec cette vidéo, dans laquelle il livre un très beau message.

Quatre affiches au ton grinçant
Pour lancer sa campagne choc, l’Adpat a créé le hashtag #KillLaBêtise « pour mettre à bas les stéréotypes liés au handicap ». En plus de la vidéo réalisée par DonWar, l’association a placardé dans 16 villes françaises quatre affiches, avec pour slogan des phrases courtes mettant en avant des idées reçues. Le ton est volontairement grinçant. « Si les handicapés avaient une sexualité, ça se saurait ! », « Un handicapé dans les transports en commun, ça prend trop de place ! », ou encore « Adapter le stade de la ville aux handicapés ? Soyons réalistes, ils ne s’intéressent pas au sport ! », peut-on lire sur ces affiches, qui se terminent toutes par la question suivante : « Et si la bêtise était le vrai handicap de notre société ? ».

Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=QgOlIe-6hK4

Source : Ladepeche.fr
——————————————————————————

VIOL – JUSTICE
Aux assises du Gard, un gastro-entérologue condamné pour viol à sept ans de prison [France]

« Je tiens à présenter mes excuses pour ce que j’ai pu faire à madame. Je regrette profondément. » Quelques secondes avant que les jurés de la cour d’assises du Gard, à Nîmes, ne se retirent pour délibérer, le Dr Gérard Léothaud, 71 ans, gastro-entérologue aujourd’hui à la retraite, a regardé sa victime dans les yeux pour exprimer un remords, celui d’avoir pratiqué des attouchements sexuels lors d’une consultation en 2001.

C’est cependant pour des faits pénalement plus graves que le médecin alésien, installé depuis 1976, a été condamné jeudi 3 décembre à sept ans de prison. Ce n’est pas d’attouchements sexuels que sa victime l’accuse, mais de viol par pénétration digitale et linguale.

Si le médecin ne nie pas des gestes déplacés, à connotation sexuelle, « pris par une pulsion », il réfute catégoriquement l’accusation de viol (donc de pénétration) pour laquelle il comparaît.

Déclarations fluctuantes
En reconnaissant des attouchements sexuels, le médecin alésien pensait pouvoir être acquitté.

Formulée en 2008 par un dépôt de plainte, soit sept ans après les faits, cette accusation est frappée de prescription, contrairement au viol. « Cet homme s’est mal tenu (…) il a abusé de sa position », a plaidé son avocat Me Éric Dupond-Moretti qui demanda, en vain, « l’acquittement, pas au bénéfice de l’innocence, mais au bénéfice du droit ».

Lors de ce procès, la partie civile a pointé les déclarations fluctuantes du médecin devant la police, puis devant la juge d’instruction, alors que sa cliente, elle, n’a jamais changé une virgule dans ses propos.

Prise d’un malaise lors de la consultation suspecte, la patiente, traitée par cryothérapie pour des problèmes d’hémorroïdes, pense avoir été droguée lors de son examen médical. Même si une analyse sanguine réalisée quelques jours après les faits s’est révélée négative, la patiente affirme que le médecin a profité de la confusion dans laquelle elle se trouvait pour abuser d’elle.

Les jurés ont été plus sensibles à sa version qu’à celle du médecin, condamné à sept ans de prison. Dans ses réquisitions, l’avocat général avait demandé cinq années d’emprisonnement contre le médecin, une peine qu’il estimait « proportionnée par rapport aux faits reprochés et mettant fin à l’épreuve subie par la victime ».

Le Dr.Léothaud va faire appel de ce verdict.

Source : Lequotidiendumedecin.fr – Guillaume Mollaret, correspondant à Montpellier
——————————————————————————

RÉSEAUX SOCIAUX – TERRORISME
Réseaux sociaux et jihad médiatique [Monde]

Nous parlons des réseaux sociaux qui peuvent être des outils de lutte contre le terrorisme comme des instruments de diffusion de l’idéologie jihadiste. Un sujet au cœur d’une rencontre à Matignon.

Google, Apple, Facebook, Twitter… Il ne manquait plus qu’Amazon pour que les géants du Web soient au complet jeudi devant le Premier ministre, Manuel Valls, pour une réunion qui fut « l’occasion d’un retour d’expérience », comme dit son cabinet, après les attentats du 13 novembre. Comment faire coopérer ces plateformes à la lutte contre le terrorisme ? Il ne suffit pas de le décréter pour que les vidéos de massacre ou les appels au jihad soient expurgés des moteurs de recherche et des réseaux sociaux.

Ce ne sont pas non plus les directeurs des filiales françaises de ces géants américains qui peuvent vraiment influer pour que les règles de diffusion soient modifiées. Il en va de la liberté d’expression protégée par le premier amendement aux Etats-Unis. Damien Viel, le directeur de Twitter France, le reconnaît : son réseau, qui a été mis en cause pour ses liens vers des contenus proches de l’organisation Etat islamique, doit naviguer entre le respect de la liberté d’expression et la coopération qui s’impose après le signalement de tout contenu enfreignant ses règles. Après le 13 novembre, les équipes chargées de la prévention contre la pédopornographie ont basculé sur la surveillance du réseau pour tenter d’empêcher la circulation des vidéos jihadistes. « En mars-avril dernier, c’est plusieurs milliers de comptes qui ont été fermés suite à des signalements », dit-il.

Bien sûr, il n’y a pas de solution parfaite : un compte peut aussi être un moyen pour la police de suivre un informateur. Et comme l’a dit le 1er février le sous-directeur à la lutte anti-terroriste, Philippe Chadrys, il est très difficile d’arrêter une vidéo mise en ligne. Même retirée d’une plateforme, elle est tout de suite copiée et rebondit de site en site. Reste que Facebook est, selon lui, un « canal majeur » : il facilite conversions et radicalisations, diffuse des conseils pour se rendre auprès des jihadistes en Syrie, permet à des jeunes filles de se faire « harponner » par des combattants. Le gouvernement estime qu’il y a désormais une meilleure coopération des plateformes. Mais il est parfois difficile de dire si une image fait l’apologie du terrorisme, si elle contrevient aux règles.

Finalement, c’est sans doute moins dans la prévention que dans la réaction que les géants du Web font la preuve de leur efficacité : on le voit avec l’opération Safety check de Facebook ou quand Twitter renvoie sur le compte de la Préfecture de police et invite à la solidarité avec son mot dièse « portes ouvertes » le 13 novembre. Et on se met à rêver d’un algorithme qui repèrerait aussi bien les vidéos de propagande de l’EI que la nudité…

Source : Amaury de Rochegonde – RFI.fr
——————————————————————————

INFANTICIDE – JUSTICE
Jugée pour avoir congelé son bébé [Belgique]

Une mère de famille belge est jugée à partir d’aujourd’hui devant les assises de l’Aude à Carcassonne. Elle est accusée d’avoir congelé son nouveau-né, vivant, juste après son accouchement.

Le 2 mai 2011, à Limoux (Aude), l’ex-compagnon de Nathalie de Mey vient récupérer chez elle les deux fillettes de 3 et 7 ans. Les deux parents en ont la garde partagée depuis leur séparation.

Mais en ouvrant le congélateur familial pour prendre à manger, il découvre un nourrisson, emmailloté dans une couverture. Il alerte immédiatement la gendarmerie.

Le bébé congelé vivant
L’autopsie révèle que le nouveau-né était vivant à la naissance et est décédé d’une hypothermie.

La mère, interpellée sans résistance, est décrite comme une employée modèle dans le café où elle est serveuse. Mais selon son entourage, elle vit seule avec ses filles dans une grande détresse psychologique, séparée depuis quelques mois seulement du père de ses enfants.

« C’est une pauvre femme qui s’est retrouvée dans une situation insurmontable », affirme son avocat, Me Philippe Calvet. Après avoir tenté en vain d’avorter, elle a dissimulé sa grossesse en disant qu’elle prenait du poids en raison d’un traitement à la cortisone. Elle a ensuite accouché seule, dans son appartement du centre de Limoux.

« Une heure après », elle a déposé le nouveau-né dans le congélateur, précise Me Calvet. Il ne s’agit « pas d’un déni de grossesse, souligne l’avocat. Mais d’un déni de maternité : elle a deux filles déjà, mais ce troisième enfant n’est pas du même père », explique-t-il.

L’expertise psychiatrique n’a pas révélé de troubles susceptibles de déclarer l’accusée irresponsable. Nathalie de Mey est accusée d’homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans. Elle comparaîtra libre : elle a été relâchée sous contrôle judiciaire après 16 mois de détention provisoire jusqu’à fin août 2012. Verdict mercredi.

Source : Ledauphine.com
——————————————————————————

VIOL COLLECTIF – JUSTICE
Jugés pour le viol d’une ado de 13 ans au Blanc-Mesnil [France]

Deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années, accusés d’avoir violé une adolescente de 13 ans en mars 2011 au Blanc-Mesnil, sont jugés depuis hier devant la cour d’assises des mineurs de Seine-Saint-Denis. Le troisième accusé, qui était sous contrôle judiciaire, ne s’est pas présenté hier matin au procès. Un mandat de recherche a été lancé à son encontre. Le procès, qui se déroule à huis clos, doit se terminer vendredi.

Le jour des faits, en mars 2011, la jeune fille et l’une de ses amies avaient été abordées dans la cité des Quatre-Tours par sept garçons. Parmi eux, six mineurs, dont quatre âgés de moins de 16 ans. Conduite de force dans le sous-sol de l’un des immeubles, la victime avait dû faire des fellations à ses agresseurs, avant qu’ils ne la laissent repartir. Son amie avait, elle, réussi à s’enfuir. Ce n’est que quelques jours plus tard que l’adolescente s’était confiée à sa grande sœur.

Traumatisée, la victime avait dû quitter son collège où elle subissait des insultes récurrentes. Elle n’était ensuite restée que trois jours dans son nouvel établissement où, là encore, elle avait été la cible de harcèlements. Inquiets, ses parents avaient, grâce à l’aide à l’enfance, réussi à la placer dans un internat du XVIIIe arrondissement de Paris. Elle a, depuis les faits, tenté à plusieurs reprises de se suicider.

Les deux accusés, présents hier à la barre, ne nient pas les faits. « Ce sont des garçons issus de familles très structurées qui ont très vite pris la mesure de la gravité des faits, indique leur avocate, Me Nathalie Barbier. Ils se repentent aujourd’hui de leurs actes et expliquent avoir cédé au phénomène de groupe ».

Hier, la cour d’assises a longuement étudié le profil de ces deux jeunes hommes, âgés de 17 et 18 ans au moment des faits, qui sont aujourd’hui étudiants. La journée de mercredi devrait être consacrée à la victime.

Le verdict est attendu vendredi. Les autres agresseurs présumés font l’objet d’une procédure disjointe qui conduira, plus tard, à un autre procès.

Mise à jour : Les deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années, accusés d’avoir violé l’adolescente de 13 ans en mars 2011, ont été condamnés à une peine de 5 ans de prison avec sursis, dont trois ans de sursis avec mise à l’épreuve, ainsi qu’une obligation d’indemniser la victime et l’interdiction d’entrer en contact avec elle.

Source : Leparisien.fr

Semaine du 13 au 19 juillet 2015

20 juillet 2015 à 08:07 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Étiquettes : , , , , , , , , ,

ACTUCYBERPEDOPHILIE
Infiltration d’un forum spécialisé dans la pédophilie fort de 215.000 utilisateurs [États-Unis]

Le FBI vient de révéler quelques informations sur une opération anti pédophiles débutée en février 2015. Le forum visé, fort de 215,000 membres, a été infiltré par les agents secrets du bureau fédéral.

Le tribunal fédéral de Brooklyn, dans la région de New-York, vient diffuser des informations sur une action du FBI à l’encontre d’un site spécialisé dans la diffusion d’images et vidéos pédopornographies. Un forum qui comptait 214898 utilisateurs. Le mandat de perquisition permet d’avoir un petit aperçu sur une enquête contre ce genre de monstruosité. Fait d’autant plus rare que les enquêtes se veulent discrètes de par les cibles visées par la justice. Ce site, ouvert au mois d’août 2014, diffusait des milliers de photos et vidéos pédopornographiques. Le 20 février 2015, le serveur est saisi par le FBI chez un hébergeur de Caroline du Nord.

Le FBI a laissé ce serveur en fonction durant 15 jours, le temps de collecter des informations sur les utilisateurs. Le 4 mars, arrestation d’un « important » utilisateur. Le site est alors fermé. Une action qui fait suite à l’opération Torpédo et à la fermeture, depuis 2012, de trois autres sites, totalisant plus 14.000 membres. Des espaces qui passaient par Tor (format xxxx.onion, ndr). L’administrateur des sites, Aaron McGrath, a été condamné en 2014 à 20 ans de prison après avoir plaidé coupable. L’homme arrêté en 2015 n’a pas été inculpé.

Source : Daniel Bancal – Zatazcom
——————————————————————————

INTERNET – VIOL
Le quadra a attiré les ados par ruse, le viol est retenu [France]

Deux adolescentes ont été abusées par un homme rencontré sur Internet. Le tribunal a exclu tout consentement a retenu le viol.

Pas une drague virtuelle et pas question de rapports amoureux. Benoît Lootens, 42 ans, s’est bien rendu coupable de viols sur deux adolescentes rencontrées via Internet et les réseaux sociaux. Ce Belge, expatrié en France, a été reconnu coupable, hier, de ces faits par le tribunal correctionnel de Neufchâteau. Il est condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende totale de 1200€.

Voici quelques années, il avait déjà été condamné pour fait de mœurs. Devant le tribunal, le prévenu n’avait pas caché son attirance pour les très jeunes adolescentes. Mais il contestait être un violeur. Il devait notamment répondre de rapports sexuels, considérés comme viol ou attentat à la pudeur, avec une ado de 14 ans dans la région de Neufchâteau. À l’automne 2013, retrouvée après une fugue, elle avait confié avoir rencontré le prévenu et avoir eu des relations à trois reprises avec lui. Près de chez elle, en France chez Benoît Lootens et dans l’appartement de son ex. Elle donnera des détails précis sur l’homme avec qui elle avait fait connaissance via Facebook, comme des indications sur sa voiture, ses proches, là où il vivait…

Mais mis face à ces éléments, le prévenu avait soutenu avoir simplement eu des discussions à caractère sexuel via Internet mais ne jamais «avoir vu en vrai» l’adolescente. Et selon lui, elle avait notamment pu donner des détails car elle avait pu voir certaines choses grâce à une webcam… La téléphonie a néanmoins montré que le quadragénaire et l’ado avaient été en contact dans la région de Neufchâteau.

Des mensonges sur son âge
Le prévenu a aussi tenté de dissimuler son véritable âge en mettant une photo de lui pour illustrer son profil mais sur laquelle il avait 19-20 ans. «J’ai mis cette photo car si je mettais une photo à l’âge que j’ai, elles ne parleraient pas avec moi», avait-il justifié.

Le tribunal n’a pas suivi la version des rapports uniquement virtuels avec cette première adolescente.

Le prévenu devait aussi répondre de viol sur une autre adolescente d’une quinzaine d’années originaire de la région bruxelloise. Et ce, aussi pour avoir eu des rapports sexuels avec elle. Mais avec elle, le prévenu ne niait pas avoir des rapports sexuels. Mais pour lui il s’agissait d’une relation entre amoureux.

«Nous avons un prédateur pour qui tous les moyens sont bons pour appâter des jeunes filles», avait lancé le procureur Étienne Donnay.

Vu l’âge de l’ado bruxelloise, l’avocate du prévenu, Me Hins, estimait qu’on ne pouvait faire autrement que retenir l’attentat à la pudeur mais en demandant la clémence. Pour la première jeune fille, selon la défense, le doute pouvait subsister. Une vision cependant complètement balayée par le tribunal. Dans les deux cas, il estime qu’il y a bien eu rapports sexuels. Et vu les ruses employées, notamment les mensonges du prévenu sur son âge, le consentement est exclu et il s’agissait donc, pour le tribunal, de viols.

La peine correspond à ce qu’avait réclamé le ministère public.

Source : Lavenir.net
——————————————————————————

PÉDOPHILIE – GROSSESSE
Viol d’une fillette: Mathieu Roy de retour en cour [Canada]

TROIS-RIVIÈRES – Mathieu Roy, le présumé violeur d’une préadolescente de 12 ans et père de son enfant, était de retour lundi matin au palais de justice de Trois-Rivières.

Une nouvelle date a été fixée pour la suite des procédures judiciaires entreprises contre le Trifluvien de 32 ans, accusé d’agression et d’attouchements sexuels sur l’enfant qui avait 11 ans au moment des faits.

Roy reviendra devant le tribunal le 10 août prochain afin de fixer une date pour son enquête préliminaire. Mathieu Roy a été arrêté le 11 juin dernier.

Enceinte de 36 semaines
Le présumé agresseur aurait été en contact avec sa victime de 11 ans d’août 2014 à avril 2015. Elle a accouché d’une petite fille en mai.

Personne ne se serait douté que la fillette était enceinte malgré la prise de poids, pas même le médecin qui l’a examinée.

Ses nausées et ses malaises n’ont alerté personne jusqu’à ce qu’elle voit à nouveau un professionnel de la santé. Ce dernier a finalement constaté qu’elle était enceinte de 36 semaines.

L’avortement était donc exclu. Le bébé et sa jeune maman se portent bien.

Mathieu Roy demeure détenu puisqu’il a refusé son enquête sur remise en liberté.

Source : Journaldemontreal.com
——————————————————————————

AGRESSIONS SEXUELLES – VIOLS
Arras : la cinquième victime d’agression sexuelle qui était recherchée a été identifiée [France]

Lundi matin, un homme déjà condamné pour viol en 2005 était arrêté en flagrant délit d’agression sexuelle. Prise de panique suite à l’opération de police, la victime avait pris la fuite. Elle a finalement déposé plainte grâce à l’article dans La Voix du Nord. C’est la cinquième au total.

Lundi matin, un Arrageois de 52 ans déjà condamné pour viol en 2005 était interpellé en flagrant délit d’agression sexuelle, rue Jules-Guesde à Saint-Nicolas. Présenté à un juge d’instruction mercredi, cet homme qui se trouvait sous surveillance électronique mobile a été mis en examen et écroué.

Les enquêteurs du commissariat d’Arras, qui avaient pris le suspect en filature, avaient recensé cinq victimes. Problème : seules quatre d’entre elles avaient déposé plainte, la dernière ayant pris la fuite lundi dans la panique.

Depuis, grâce à l’article paru jeudi dans l’édition papier de La Voix du Nord, cette femme a été identifiée. Elle a déposé plainte le jour-même. C’est un voisin qui lui aurait montré l’article et permis de savoir qu’elle était recherchée.

Un appel à témoins bien médiatisé ?
La police avait bien tapé à plusieurs portes de la rue Jules-Guesde lundi, dont la sienne, mais apeurée, elle n’avait pas ouvert.

Les enquêteurs travaillent désormais sous les ordres d’un juge d’instruction, qui pourrait lancer un appel à témoins pour tenter de retrouver d’éventuelles victimes supplémentaires.

Source : Lavoixdunord.fr
——————————————————————————

AGRESSION – RÉCIDIVE
Poitiers : une agression sexuelle dans l’église Saint-Paul [France]

Une femme qui se trouvait mardi matin dans l’église Saint-Paul de Poitiers en train de prier, a été saisie au cou et plaquée au sol par un homme. Elle a pu se dégager et chercher du secours. Alertée, la police a arrêté et placé en garde à vue un homme de 48 ans.

« Il s’agit bien d’une agressions sexuelle » selon la qualification retenue par le parquet de Poitiers qui prend cette affaire très au sérieux en raison de la personnalité de l’individu qui a été arrêté à la suite des faits. Agé de 48 ans, cet homme était en effet sorti de prison depuis 1 mois où il purgeait une peine de 15 années de réclusion criminelle pour « viol sur personne vulnérable ».

Pris en charge par plusieurs spécialistes, l’homme est placé en suivi socio-judiciaire et fait désormais l’objet d’une instruction judiciaire ouverte ce jeudi. Le parquet précise enfin qu’il n’y a pas eu d’attouchements sexuels sur la victime de l’église Saint-Paul mais avec cette récidive, l’homme encourt une peine de 10 ans de prison.

Source : France3-regions.francetvinfo.fr
————————————–

©  » FBI Police: Emblem  » – Cliff – Flickr.com

Semaine du 23 février au 1er mars 2015

2 mars 2015 à 03:36 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Étiquettes : , , , , , , , , , ,

ACTUPÉDOPORNOGRAPHIE
La pédopornographie en ligne se tourne vers Skype et les bitcoins [Monde]

Les criminels diffusant des abus sexuels d’enfants en direct sur internet utilisent de plus en plus des plateformes traditionnelles telles que Skype et la monnaie virtuelle bitcoin, rendant leur traque plus difficile, a averti mardi l’agence européenne de police Europol.

« Le criminels qui exploitent sexuellement les enfants sur internet se servent de plus en plus des développements technologiques et en tirent des bénéfices financiers », a soutenu Europol dans un rapport sur le sujet. La diffusion d’abus sexuels d’enfants via des plateformes traditionnelles de diffusion en direct sur internet (« livestream ») ou des plateformes de communication vidéo telles que Skype est plus difficilement traçable que si elle est effectuée sur un site internet, explique notamment Europol.

Le rapport a été compilé par le département cybercriminalité d’Europol, avec l’aide de son pendant judiciaire Eurojust, d’ONG ainsi que de géants des cartes de crédits ou de l’internet tels que Google et Microsoft. « La recherche montre que la diffusion en direct d’abus en échange de paiement n’est plus une tendance naissante, c’est une réalité établie », affirme le rapport d’Europol.

Les criminels « utilisent des enfants sans-abris ou des enfants de leurs propres familles pour qu’ils soient abusés sexuellement en direct face à la caméra, et cela se passe dans l’Union européenne ou des pays émergents », indique le rapport.

Source : RTBF.be
——————————————————————————

PÉDOPORNOGRAPHIE – PÉDOPHILIE – JUSTICE
Un prof de technologie parisien arrêté pour pédopornographie [France]

Cet homme de 28 ans avait déjà été arrêté en 2004 dans une affaire de viol sur mineur mais n’avait pas été poursuivi par la justice. Son casier judiciaire était donc vierge.

À l’académie de Paris et au ministère de l’Éducation nationale, on est tombé des nues avec l’arrestation d’un professeur de technologie d’un lycée du 11ème arrondissement pour détention de milliers de fichiers pédopornographiques. A 28 ans, ce jeune enseignant stockait sur l’ordinateur de son domicile des images et des vidéos d’actes sexuels avec des enfants. C’est la police judiciaire allemande qui, détectant une adresse IP qui téléchargeait «sans relâche» des fichiers de ce type, a signalé ces faits à ses homologues français. Les cyber-enquêteurs se sont alors introduits à distance dans son disque dur, puis, le 28 janvier dernier, l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) a procédé à son interpellation. L’homme a reconnu les faits lors de sa garde à vue. Il a été mis en examen et écroué.

Le jeune homme avait déjà été arrêté en 2004 dans une affaire de viol sur mineur mais n’avait pas été poursuivi ni condamné par la justice. Ce qui laissait son casier judiciaire vierge et ne l’empêchait donc pas d’enseigner. Outre l’environnement scolaire, le prof a encadré des centaines d’enfants lors de colonies de vacances pendant de nombreuses années. A l’académie de Paris, le silence est de rigueur sur le lycée dans lequel il exerçait «pour protéger l’établissement mais aussi les familles de tout préjudice», indique-t-on. «Pour l’instant, on est à l’écoute de l’enquête judiciaire qui est en cours, on ne peut pas porter plainte avant de savoir si les faits sont avérés, ajoute l’académie, avant de préciser qu’ils «ont été commis en dehors de l’enceinte scolaire».

En avril 2010, une histoire similaire se déroulait à Strasbourg. Lors d’une perquisition au domicile d’un professeur de technologie exerçant dans un collège, les enquêteurs avaient découvert dans son ordinateur 1.300 photos et vidéos à caractère pédopornographique. Des images qui mettaient en scène cet enseignant, âgé de 45 ans, avec des enfants de moins de dix ans.

Plus récemment, en octobre 2013, à Dreux, un enseignant de 29 ans avait été mis en examen et placé en garde à vue après que l’Office central de lutte contre la criminalité, liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCLTIC) eut retrouvé 600 images à caractère pédopornographique dans son ordinateur. Depuis la perquisition à son domicile, qui avait eu lieu en juin, il avait été laissé libre, placé sous contrôle judiciaire, et n’avait fait l’objet d’aucune mise à pied ou interdiction d’exercer son métier d’enseignant.

En mai 2013, c’est un prof d’Auxerre, d’une cinquantaine d’années, qui est interpellé. Marié et père de deux enfants, il conservait sur son ordinateur des centaines d’images pédopornographiques, méticuleusement classées par âge, couleur des yeux ou de cheveux. Il avait fait l’objet d’une enquête après que les parents d’une mineure de Bordeaux eut surpris leur fille de 13 ans se dévêtir face à sa webcam dans le cadre d’un «chat» avec cet enseignant, qui se faisait passer pour un jeune de son âge. L’homme a été condamné par la justice avec interdiction d’exercer un métier en relation avec les enfants.

Source : Lefigaro.fr
——————————————————————————

LÉGISLATION
Un nouveau système de prescription des crimes en France ?

À partir de quand les crimes et les délits doivent-ils être prescrits ? Deux députés préparent une loi pour simplifier le système de prescription, devenue illisible avec de nombreuses exceptions.

Maurice Agnelet était encore dans le box des accusés, quarante ans après la disparition d’Agnès Leroux. Émile Louis, tueur en série de l’Yonne, jugé longtemps après ses meurtres, a pu passer devant un tribunal car le législateur a inventé le délit de « recel de cadavres ». Plus récemment, l’affaire de Dominique Cottrez, cette aide-soignante du nord de la France qui a avoué avoir tué huit de ses nouveau-nés, a relancé le débat sur la prescription. La Cour de cassation a en effet décidé qu’un crime prescrit depuis longtemps pouvait être jugé dès lors qu’un obstacle insurmontable avait rendu les poursuites impossibles. En l’occurrence, que l’obésité de Dominique Cottrez avait été un frein à la vérité.

Un système illisible
Dans le droit français, le système de prescription distingue la prescription des faits, et la prescription des peines. Pour les faits, elle est actuellement d’un an pour les contraventions, de trois ans pour les délits et de dix ans pour les crimes. Les prescriptions des peines (lorsqu’elles ne sont pas exécutées) sont de deux ans pour des contraventions, de 5 ans pour les délits et de 20 ans pour les crimes.

Les députés s’interrogent
Alain Tourret député radical de gauche (Calvados), a rédigé sa première proposition de loi pour revoir le système de prescription il y a quinze ans. Il travaille actuellement avec le député UMP Georges Fenech (Rhône). Le premier est avocat, le second est magistrat. Ils multiplient les auditions et rédigeront en avril une proposition de loi pour simplifier le système de prescription pénale.

Quel changement ?
« Il faut toiletter le droit pour qu’il soit lisible et que les gens ne passent pas au travers », résume Alain Tourret. Une des principales pistes est de fusionner la prescription des faits et celle des peines. « Il faudrait s’aligner sur la durée la plus longue pour éviter le droit à l’impunité », dit-il. L’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité est acquise. Seul ce crime demeurera imprescriptible. »

Un article de Nathalie MAURET.
Source : Ledauphine.com
——————————————————————————

AGRESSION – INTERNET
Des ados mis en examen pour une agression [France]

Quatre adolescents de Nancy, soupçonnés d’avoir frappé et volé un sexagénaire qu’ils avaient contacté via un site de rencontres puis attiré dans un guet-apens, ont été mis en examen, mais ils nient toute intention homophobe, a-t-on appris aujourd’hui auprès de l’une de leurs avocats.

Les mineurs, âgés de 15 à 17 ans, « reconnaissent partiellement les faits, mais ils insistent surtout sur le fait qu’il n’y avait aucune visée homophobe dans leurs actes », a expliqué Me Isabelle Coche-Mainente. L’agression avait eu lieu début février, sur un parking en banlieue de Nancy. La victime s’y était rendue en pensant avoir rendez-vous avec un jeune homme, rencontré sur internet.

Mais il avait fait face aux quatre adolescents, qui l’avaient molesté et frappé avec une barre de fer, avant de lui voler son téléphone portable et sa voiture. Le véhicule volé, destiné à la revente, avait été retrouvé dans l’agglomération de Nancy par la brigade des violences urbaines, chargée de l’enquête. Cette dernière était notamment remontée jusqu’aux auteurs présumés grâce à l’analyse de la téléphonie mobile.

Trois d’entre eux ont été présentés devant un juge des enfants de Nancy, alors que le quatrième, qui faisait déjà l’objet d’un suivi, a été présenté à Metz. Poursuivis pour vols et violences, ils ont tous été placés sous contrôle judiciaire. Le parquet de Nancy était injoignable jeudi pour commenter ces informations.

Source : Lefigaro.fr
——————————————————————————

AGRESSION SEXUELLE – JUSTICE
Agression sexuelle sur une ado dans un TGV: sept mois ferme [France]

Tariq Yacef a été reconnu coupable, jeudi, d’agression sexuelle sur une ado de 15 ans, dimanche dans le train entre Paris et Bordeaux.

Pas de témoin direct. Mais des antécédents et une expertise psychiatrique qui ont pesé lourd. Hier après-midi, le tribunal correctionnel d’Angoulême a reconnu Tariq Yacef, 28 ans, coupable d’agression sexuelle sur une adolescente de 15 ans, dimanche dernier dans le TGV Paris-Bordeaux. Il écope d’une peine de prison de sept mois ferme, dont trois révoqués d’un sursis décidé par le tribunal correctionnel de Paris en juillet dernier pour des faits de même nature. Demandeur d’asile depuis trois ans, il sera en outre expulsé du territoire à l’issue de sa période de détention.

À la barre, il n’aura pourtant cessé de démentir péniblement les faits qui lui sont reprochés. « Elle m’a demandé des filtres à cigarettes pour fumer un pétard, c’est tout. Moi je n’ai rien fait » balbutie l’homme, peu loquace, incarcéré depuis mardi.
Une version très éloignée de celle que la jeune fille, absente de l’audience, a toujours tenue aux enquêteurs. « Elle dit qu’elle était assise en face de vous, que vous avez saisi son pendentif pour le regarder et que quand vous l’avez relâché vous avez fait glisser votre main sur ses deux seins » pointe la présidente.

Une victime déjà fragilisée
« Je suis choqué, oppose-t-il. Comment aurais-je pu la draguer alors qu’il y avait du monde dans le wagon ? » Mais en fait non, il n’y avait personne d’autre qu’un homme qui n’a « malheureusement pas pu être identifié, regrette la procureure Marie Terrades. Le train est reparti tout de suite après l’interpellation de Monsieur Yacef en gare d’Angoulême et le témoin voyageait sans billet nominatif. »

Mais pour elle, les faits sont caractérisés. « Quel était son intérêt d’inventer toute cette histoire ? Quel était son intérêt de perdre des heures à être entendue par des enquêteurs alors qu’elle voyageait de Tours à Toulouse pour aller voir sa mère qui se trouve dans une situation fragile après une tentative de suicide ? »

Une personnalité « de type psychopathique »
Et puis il y a cette histoire de masturbation publique du prévenu dans un wagon de cette même ligne ferroviaire, en mai dernier, qui n’arrange rien. Des faits jugés en juillet à Paris – où travaille partiellement l’homme bien qu’il soit hébergé à Bordeaux chez un ami – et pour lesquels il avait subi une sérieuse mise en garde. « Dont une obligation de soins qui n’a pas été suivie » charge la procureure.

Sans compter cette expertise psychiatrique qui fait état d’une « personnalité inquiétante: troubles de type psychopathiques, intolérance à la frustration, impulsivité… et dépendance aux stupéfiants. » Autant d’éléments qui amènent le ministère public à requérir neuf mois de prison ferme, la levée du sursis, le maintien en détention.

« Une peine bien sévère pour l’avocat de Tariq Yacef, Me Benoît Bertaud. On n’a pas vraiment d’éléments objectifs dans cette affaire. Et puis les faits eux-mêmes sont à relativiser. L’atteinte sexuelle n’est pas admissible, on est bien d’accord, mais on voit des choses plus graves qu’un vague attouchement au-dessus du pull. Aujourd’hui, on vous dit qu’on est face à un gros pervers qui a commencé par se masturber il y a quelques mois dans un train, qui est cette fois passé à l’attouchement et qui, la prochaine fois, violera. Non, je crois qu’il faut savoir raison garder. » Les juges ont tranché: la moitié du temps de prison requis mais la levée de l’entier sursis et les obligations de soin. Avant l’expulsion vers l’Algérie, décidée par le préfet, « quelle que soit la décision du tribunal ».

Source : Charentelibre.fr
——————————————————————————

MEURTRE – ADOLESCENT TUEUR
Un adolescent arrêté après le meurtre sordide d’un enfant [Japon]

La police japonaise a arrêté vendredi un adolescent et était sur le point d’en interpeller deux autres, les soupçonnant fortement d’être impliqués dans le meurtre d’un enfant de 13 ans en fin de semaine dernière dans la proche banlieue de Tokyo.

Ce fait divers sordide met le Japon en émoi depuis plusieurs jours. Le corps battu et lacéré du jeune Ryota Uemura avait été découvert le 20 janvier près d’une rivière de Kawasaki, ville résidentielle limitrophe de Tokyo. Le jeune garçon avait notamment la gorge en partie tranchée.

Les enquêteurs explorent depuis la piste d’adolescents, sur la base d’images tournées par une caméra de surveillance qui a repéré le petit Uemura se rendant vers les lieux du crime avec d’autres jeunes, lesquels sont revenus plus tard, mais sans lui. La police analyse aussi les messages postés via l’application Line (équivalent de WhatsApp), où Ryota Uemura se confiait parfois.

Un premier suspect, considéré comme « le meneur de la bande », a été amené vendredi dans un commissariat de Kawasaki où ses deux présumés complices étaient également attendus plus tard, selon les journalistes sur place. L’identité de ce jeune de 18 ans n’a pas été révélée car il est mineur (la majorité au Japon est fixée à 20 ans).

Le petit Uemura fréquentait apparemment depuis novembre un groupe de lycéens qui l’auraient tabassé le mois dernier, du fait de son refus de voler pour leur compte, et avait même écrit sur Line « si ça se trouve, je vais me faire tuer ».

Il n’allait plus au collège depuis janvier et ses professeurs auraient en vain tenté à cinq reprises de contacter la famille au sujet de l’attitude du garçon. Se basant sur des déclarations anonymes de « sources proches de la police » et reprenant des allégations circulant sur internet, des médias avancent que le geste des adolescents aurait pu être inspiré par les vidéos de décapitation du groupe Etat islamique (EI).

Le Premier ministre, Shinzo Abe, s’est pour sa part dit vendredi désolé que « ce genre de chose n’ait pu être empêchée » et a promis que le gouvernement allait envisager des mesures de plus grande coopération entre les établissements scolaires, les instances d’aide familiale et la police.

Même si la délinquance infantile au Japon est en baisse régulière et moins importante que dans beaucoup d’autres pays riches, le Japon est régulièrement secoué par des crimes atroces commis par des mineurs. Il y a tout juste un mois, une étudiante avait reconnu être coupable du meurtre à la hache d’une femme de 77 ans, justifiant son geste par « la simple envie de tuer quelqu’un ». Le jour-même elle aurait envoyé un message sur internet via Twitter disant: « Je l’ai réellement fait ».

L’attitude de cette jeune femme rappelle un précédent cas survenu en juillet dernier. Une lycéenne de 15 ans avait tué et dépecé une camarade de classe, après l’avoir frappée à la tête avec un objet contondant, et étranglée. Elle avait aussi revendiqué son acte sur internet.

Source : Lejsl.com

Semaine du 13 au 19 octobre 2014

20 octobre 2014 à 09:01 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

ACTUMEURTRE – PSYCHIATRIE
Fan de la série Dexter, il poignarde et démembre sa petite amie [Angleterre]

Un jeune homme de dix-sept ans vient d’être condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour avoir tué puis démembré sa petite amie, en janvier 2013. Pendant le procès, le tribunal découvre qu’il s’est inspiré de la série TV Dexter, dont il est fan.

Oxted, le 24 janvier 2013. Elizabeth Thomas, jeune anglaise de dix-sept ans, est chez ses parents. Elle se repose tranquillement dans sa chambre lorsque son petit ami Steven Miles – ils sont ensemble depuis quatre mois – fait irruption dans la pièce. Armé d’un poignard, il l’attaque et l’atteint mortellement à la tête et dans le dos. Le jeune homme est âgé de seize ans au moment des faits. Alors que sa petite-amie gît sur le sol de sa chambre, sous ses yeux, il pousse la barbarie plus loin encore raconte le Daily Mail.

À l’aide d’une scie et de divers outils empruntés à son père, il entreprend minutieusement de découper les membres d’Elizabeth. Les bras, puis les jambes sont enveloppés d’un film plastique et placés dans des sacs poubelles. Le reste du corps sera retrouvé dehors, recouvert d’une bâche verte.

Crime prémédité
Un scénario qui vous rappelle quelque chose ? Ce n’est pas tout-à-fait anormal, puisque Steven Miles, fan de la série Dexter, s’est inspiré du mode opératoire du plus célèbre seria-killer de la télévision. Incarné par Michael C. Hall sur la chaine câblée Showtime, le personnage de Dexter tue puis démembre ses victimes, sous couvert d’un poste d’expert à la police de Miami. Ce jour-là, l’adolescent britannique rejoue une scène d’horreur absolue dont il aurait fallu qu’elle reste pure fiction.

Au cours du procès qui s’est terminé ce vendredi, on découvre que cet étudiant en sciences politiques, passionné de films d’horreur, est schizophrène et porteur d’autisme. Pour justifier son geste, il explique que son alter ego, surnommé Ed, lui a ordonné de « tuer quelqu’un ». Et lorsqu’une heure après le crime, la grande sœur d’Elizabeth rentre à la maison, Steven avoue : « Ed m’a fait faire quelque chose de mal ». Un geste qu’on imagine prémédité, longuement ressassé, comme le prouve le contenu des messages envoyés à Elizabeth, quelques mois avant le drame : « Je vais bientôt tuer quelqu’un et tu verras qu’il y aura beaucoup de points communs entre Dexter et moi ». Steven Miles a été condamné par la Cour à vingt-cinq ans de réclusion criminelle.

Source : MetroNews.fr
——————————————————————————

PÉDOPORNOGRAPHIE – JUSTICE
Huit mois de prison ferme pour le pédopornographe [France]

CHALONS-EN-CHAMPAGNE (51). Il avait capté l’attention d’une adolescente marnaise via Skype en diffusant des images salaces mettant en scène des enfants. Ce trentenaire a été condamné à huit mois de prison.

D’un coup l’ambiance est devenue pesante dans le prétoire quand les faits reprochés à Ronan le Mouellic ont été résumés avec précision par la présidente de l’audience correctionnelle, Charline Rat.

Bedonnant, des lunettes métalliques cachant des yeux vitreux, le prévenu, suivi en 2008-2009 pour les mêmes maux, est retombé dans la spirale.

Cet habitant de Châtillon (92) comparaissait mercredi pour être entré en contact avec une adolescente marnaise via Skype… mais pas pour parler.

Effectivement, l’individu a, à plusieurs reprises, diffusé des images pornographiques mettant en scène des enfants, attachés, et pratiquant des fellations à un adulte, sans oublier des pénétrations digitales.

Tant sur Internet que sur le portable de la jeune victime qui s’est alors confiée aux gendarmes, ce pervers de type pédophilique jugé « borderline » par les experts psychiatres, a diffusé des scènes insoutenables. Allant même jusqu’à inviter sa proie à Paris pour un plan à trois, avec une enfant. Il avait prévu de faire… une sortie d’école dans la capitale.

Scènes nauséeuses
Déjà inscrit au Fijais (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles), cet adjoint administratif de l’armée, en arrêt maladie depuis 2013 pour dépression lourde et aujourd’hui désocialisé, avait saisi un couteau et menacé de se suicider quand les gendarmes ont perquisitionné son domicile francilien le 12 août dernier. Il était placé sous contrôle judiciaire depuis. Si pour sa défense l’intéressé se dit victime de fantasmes malsains virtuels, les éléments informatiques saisis dans le cadre de l’enquête ont livré bien des secrets allant dans ce sens. Le prévenu, véritablement expert en informatique téléchargeait des logiciels pointus lui permettant d’effacer définitivement tout historique, toute trace de navigation, vidéos et autres fichiers, et de bien camoufler son adresse IP. De plus, lors de l’exploitation de son ordinateur par les spécialistes de la gendarmerie, il s’est avéré que le pédopornographe utilisait des pages très lointaines lorsqu’il se connectait sur des moteurs de recherche.

Les techniciens en informatique ont également découvert un document baptisé 10yo, bref, un fichier mettant des enfants de dix ans dans des scènes nauséeuses. S’il reconnaît avoir téléchargé et diffusé des vidéos dignes d’un cauchemar, Ronan le Mouellic, se défend de la connaissance de l’âge de sa victime. « Je ne savais pas qu’elle était mineure, simplement qu’elle était corpulente sur Skype, c’est tout », susurre-t-il à la barre, sans réellement convaincre la présidente et ses assesseurs.

Silence
Le substitut pose alors LA question. « Que ce serait-il passé si l’adolescent avait honoré le rendez-vous parisien ? » Silence monacal. Dans ce dossier délicat, la défense assurée par Me Pascal Rieg a joué sur les travers du prévenu, sur ses moments de conscience partielle séquentielle.

« Ce qui m’importe, c’est de comprendre qui il est, car lui-même a été victime, enfant, de gestes déplacés post-traumatiques », a fini l’avocat évoquant l’erreur d’une dispense de peine en 2008-2009. Après avoir délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet à la lettre et condamné le Mouellic à huit mois d’emprisonnement ferme, à un suivi socio-judiciaire de cinq ans avec injonction de soins.

« Je ne suis pas fier d’être là », marmonne l’intéressé. Le moins que l’on puisse dire.

Source : Lunion.presse.fr
——————————————————————————

INCESTE – JUSTICE
Assises du Gard : l’accusé silencieux face au tabou de l’inceste [France]

A la barre, le père s’est peu exprimé sur les faits perpétrés. Sa fille, à l’époque, était âgée de 13 à 16 ans.

Peu loquace, bras croisés, l’accusé est resté, lundi, assez absent des débats de la cour d’assises du Gard à Nîmes. Rigide, regard fixe, dans le vide, il est dans le box des détenus pour avoir abusé de sa fille alors qu’elle était âgée de 13 à 16 ans. En préambule du procès, le quadragénaire a indiqué qu’il reconnaissait les faits qui lui valent de comparaître pour viols et agressions sexuelles.

Des penchants pour la boisson
La famille ? Des gens du Nord venus s’installer à Beaucaire au milieu des années 2000. Ce lundi, la cour s’est attachée à connaître les détails de la personnalité du père. Un homme décrit comme « travailleur, réservé, voire effacé » mais avec des penchants pour la boisson. Lui, ramenait l’argent au foyer et sa femme d’alors gérait le ménage. « Ivre, il pouvait se comporter de façon imprévisible (…) Quelqu’un de simple qui parle très peu. » Mais cet homme est aussi dépeint comme « impulsif et agressif » lorsqu’il a bu. L’enquêtrice de personnalité évoquera une confusion générationnelle par rapport à l’inceste qu’on lui reproche.

Dominique Tourette, l’avocat général, interroge chacun des intervenants sur le regard que porte l’accusé sur les faits. « A-t-il pris conscience du tabou sexuel de l’inceste ? », demande le magistrat au psychologue et à l’expert psychiatre. « Il ne l’a pas évoqué au cours des entretiens », répond un spécialiste qui a tenté de se plonger dans les anfractuosités de la pensée de ce père de famille dont l’intelligence est évaluée à 85 de quotient intellectuel. « Une pensée cohérente même si elle n’est pas très élaborée. » Cet homme a d’abord exercé comme tourneur fraiseur, marin pêcheur puis comme cariste chez un grossiste en vins.

Sa fille comme un objet de séduction
« Il n’a pas intégré les interdits de l’inceste », indiquera un autre “sondeur d’âme”. Dans ses déclarations durant l’enquête, le père avait considéré qu’il ne s’agissait pas « d’un viol dans la mesure où il n’y avait pas eu de coït ». Un des psychiatres considère qu’il a vu sa fille comme « un objet de séduction ».

Sur le banc des accusés, le quadragénaire ne desserre pas les dents. Il restera quasi mutique quand sa fille viendra à la barre pour expliquer quand et comment les abus avaient commencé. Là aussi, il demeurera silencieux. Les tentatives de Me Vincent Clergerie, l’avocat de la jeune femme pour tenter d’obtenir une explication claire ou des regrets resteront vaines.

« Elle aurait dû me repousser »
L’avocat général se lève et lui demande solennellement de s’expliquer. « Qu’avez-vous fait et combien de fois ? » « Je ne sais pas », ânonne l’accusé. « C’est pire que tout, c’est invraisemblable. Faites preuve de repentir, vous êtes au pied du mur », tempête le magistrat pour tenter d’obtenir une explication. « Demain, je fais mon réquisitoire. Il sera trop tard pour vous expliquer. »

L’accusé reste emmuré dans son silence. La présidente Geneviève Perrin puis l’avocat de la partie civile tentent eux aussi d’obtenir une prise de parole détaillée. En vain. Le père répondra brièvement par ce qui s’apparente à des regrets. Puis, de nouveau, le silence, un silence interrompu par « elle aurait dû me repousser ». Réactions dans la salle, des larmes sur le banc de la partie civile. La présidente suspend les débats. Ils reprendront ce mardi matin. Le verdict est attendu dans la journée.

Source : Midilibre.fr
——————————————————————————

VIOL – INTERNET
Victime d’un viol collectif après une rencontre sur Tinder [États-Unis]

Une jeune femme de 28 ans a été victime d’un viol collectif samedi à Sydney en Australie. Elle avait rencontré le suspect sur l’application Tinder.

Les autorités ont rappelé à tous, les précautions à prendre avant d’organiser un rendez-vous avec quelqu’un rencontré sur Internet. Samedi, une jeune femme de 28 ans a été violée par plusieurs hommes dont l’un qu’elle venait de rencontrer sur l’application Tinder. La Néo-zélandaise était en voyage d’affaires à Sydney, en Australie, et a accepté d’aller manger avec le jeune homme, rapporte le «Daily Mail Australia».

Elle a raconté à la police avoir eu rendez-vous avec lui dans un restaurant du quartier de Kings Cross. Après leur repas, les deux se sont dirigés vers un bar pour finir la soirée. Ils ont été rejoints par des amis du jeune homme. C’est là que les évènements ont pris une tournure dramatique. La police a indiqué que la victime avait été droguée et violée par le groupe d’amis.

Un appel à la prudence
Elle s’est réveillée quelques heures plus tard, dans une maison qu’elle n’avait jamais vue. Elle a réussi à s’enfuir et a prévenu ses collègues, dimanche matin. Ces derniers ont alors appelé la police, qui n’a toujours pas mis la main sur les suspects. «Nous demandons à chacun d’être plus prudents que jamais avec ce genre de rencontres», ont rappelé les autorités. «La vaste majorité des gens qui font des rencontres en ligne ont de bonnes intentions, mais il y a des prédateurs sexuels qui utilisent la nouvelle technologie pour trouver de potentielles victimes», ont-elles ajouté.

Le détective Haddow a poursuivi: «C’est absolument vital que les gens qui se servent de sites de rencontres et autres applications se souviennent que ce que montre une personne d’elle sur Internet n’est pas forcément qui elle est en réalité». Un porte-parole de Tinder a quant à lui fait savoir que toutes ses «pensées vont vers la victime» et que la société serait prête à collaborer avec la police si elle le souhaitait.

Source : Parismatch.com
——————————————————————————

PÉDOPORNOGRAPHIE – ENQUÊTES
La police belge trop lente à supprimer la pédopornographie ! [Belgique]

La police hollandaise l’efface en 24 heures quand la police belge met des années…

À la différence des services de police dans les pays voisins, la police belge met infiniment trop de temps pour supprimer les photos et vidéos à caractère pédopornographique qui circulent sur internet. C’est un aspect majeur du problème qui n’avait pas encore été soulevé.

Il est pourtant considérable : car l’enfant abusé dont des photos ou des vidéos circulent sur le web continue à chaque nouveau clic d’être la victime d’un nouvel abus sexuel.

Selon nos informations, Child Focus a décidé de s’attaquer à la problématique qui met en cause la police fédérale et les Computer Crime Units en charge du problème.

L’an passé, stopchildporno.be a reçu 1.300 dénonciations de pédopornographie sur internet. « Des images insupportables d’enfants abusés circulent quasi librement et sont téléchargées massivement. »

L’internaute ordinaire ne s’en rend pas forcément compte, mais la pédopornographie découverte n’est pas stoppée : elle continue de faire le tour du monde pour le plaisir des pédophiles. Et les enfants victimes continuent à chaque clic d’être les victimes de nouveaux abus sexuels.

Child Focus dénonce en Belgique un problème insuffisamment pris en compte par la justice, la police et les partenaires. Child Focus demande que des mesures concrètes et efficaces soient prises pour garantir la suppression rapide, complète et définitive de toute cette pédopornographie quand celle-ci est découverte.

« En Belgique, on fait trop peu et trop lentement par rapport à ce qui se fait chez nos voisins, où la collaboration entre tous les intervenants est meilleure. » Aux Pays-Bas, Jean Fransman, porte-parole du ministère de la Justice et de la Sécurité, confirme : « Chez nous, les images et vidéos sont supprimées en 24 heures. Et, si c’est nécessaire, elles peuvent même l’être en quelques minutes. »

La problématique est au centre d’un débat organisé la semaine prochaine à la police fédérale en présence de la Reine et de la commissaire générale.

En cause, l’incapacité de la police fédérale à réagir rapidement et supprimer, effacer et détruire ces photos et vidéos, par la faute de moyens insuffisants et de procédures administratives et/ou judiciaires lourdes.

Source : Dhnet.be

Semaine du 9 au 15 juin 2014

16 juin 2014 à 08:20 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Étiquettes : , , , , , , , , , ,

ACTUMALTRAITANCE – JUSTICE
Emprisonnés depuis moins d’un an, des bourreaux d’enfant sont libérés par la justice belge [Belgique]

La chambre du conseil de Tournai a libéré sous conditions, mardi, Gaëlle V. et Miguel D., les bourreaux présumés de Brayan, un enfant torturé à Mouscron en juillet 2013. Cependant, le parquet de Tournai a fait appel de cette décision et les deux inculpés restent donc en prison. La chambre des mises en accusation de Mons devra trancher endéans les quinze jours. L’information a été confirmée par l’avocat de la mère de Brayan.

Les 19 et 20 juillet 2013, Gaëlle et Miguel étaient placés sous mandat d’arrêt et inculpés sous le chef de traitement inhumain et dégradant à l’égard d’un mineur d’âge, avec la circonstance aggravante d’une incapacité permanente ou de la perte d’usage d’un organe, de coups et blessures sur un mineur et de non-assistance à personne en danger. La victime était Brayan, le fils de Gaëlle, âgé de deux ans et demi.

L’enfant torturé avait été hospitalisé à Saint-Luc et placé dans un coma. Depuis quelques mois, il est en revalidation dans un centre spécialisé à Bruxelles et aucune information ne filtre sur son état de santé. Après de multiples tentatives, les avocats des inculpés avaient réussi à obtenir leur libération sous conditions mais le parquet a fait appel de la décision rendue par la chambre du conseil, mardi.

Depuis l’ouverture de l’enquête, les prévenus restent sur leurs positions. La mère rejette l’entière responsabilité sur son compagnon qui a quant à lui fait des aveux partiels.

Source : Belga
——————————————————————————

AGRESSION
Lille : nouvelle agression à l’arrêt CHR Calmette devant des témoins passifs [France]

C’est là qu’avait débuté la fameuse agression sexuelle d’une jeune femme fin avril. L’apathie de voyageurs ayant assisté à une partie des faits avait suscité un emballement médiatique et l’ouverture d’une enquête pour non-assistance à personne en danger.

Vendredi, c’est cette fois sur fond de vol de smartphone avec violence que l’affaire se joue.

Vers 18 h 20, Sarah est en train d’envoyer des mails avec son iPhone 5S tout neuf. La Roubaisienne de 25 ans, gérante d’une boutique de vêtements dans le centre-ville de Lille, est venue en métro depuis la station Rihour. Elle attend le bus afin d’aller voir ses parents à Templemars. Soudain, un homme d’une vingtaine d’années surgit.

« Honteux ! »
« Il est arrivé derrière moi par surprise et a essayé de m’arracher le téléphone. Je me suis débattue pour le garder. Du coup, il m’a fait tomber par terre ; lui aussi a chuté. Il s’est relevé plus vite pour ramasser le portable au sol. Puis il est parti en courant. » Sarah n’a que des hématomes au genou et au coude. Et moralement, elle encaisse : « J’ai déjà été agressée sur mon lieu de travail. Le stress post-traumatique, je connais. Je suis rodée… » Mais elle est en « colère » contre les témoins restés les bras ballants : « Il y avait une quinzaine de personnes avec moi à l’arrêt de bus : des femmes, des hommes, des jeunes, des vieux… Ils ont assisté à la scène. Personne ne m’a aidée. Un vieux monsieur m’a dit qu’il croyait que c’était un jeu et m’a demandé pourquoi je n’avais pas crié au secours ! Ça se voyait que j’étais agressée, c’est honteux ! Une dame a hurlé sur tout le monde en disant que c’était scandaleux que personne n’ait bougé. »

Jeune femme de tempérament, elle ne comprend pas cette inertie. « Si ça avait été leur enfant ou quelqu’un de leur famille, ils auraient réagi. Mais là, pour une inconnue, rien. Je prends chaque jour le métro. Quand je vois un mec faire ch… une nana, je me lève et lui dis de dégager. C’est logique d’aider les autres… »

Manque de chance pour Sarah, trois policiers étaient dans la station de métro, pas à l’arrêt de bus. Leur patrouille n’a ensuite rien donné. La Roubaisienne a porté plainte.

« Pas assez de sécurité »
De façon générale, Sarah déplore le manque de sécurité dans le métro : « Je ne suis jamais rassurée. Il y a toujours des types qui draguent et quand on ne les regarde pas, on se fait insulter. Il y a aussi les gens qui squattent, fument des joints ou bloquent les portes des rames. Il n’y a pas assez de sécurité. Les médiateurs ne servent à rien à part renseigner et la police, je ne la vois jamais. » La jeune femme n’a néanmoins pas de réelle peur dans le métro. « Je ne suis pas stressée car j’ai toujours une bombe lacrymogène dans mon sac. Je ne suis pas la seule. Toutes les filles autour de moi en ont. » Un constat préoccupant.

Source : Lavoixdunord.fr
——————————————————————————

PÉDOPHILIE FÉMININE
Une femme pédophile arrêtée avec trois enfants âgés de 7 à 10 ans [États-Unis]

Anne Doubler (30 ans) a été surprise en fâcheuse posture par son mari, rentré plus tôt avec leur fils âgé de 4 ans. La mère de famille a été arrêtée pour des faits présumés de pédophilie.

En arrivant chez lui, cet habitant de Sioux Falls (Dakota du Sud) a découvert sa femme complètement nue… avec trois jeunes garçons dans la même tenue. Deux sont âgés de sept ans et le troisième a dix ans. Le mari a immédiatement prévenu la police.

Interrogés par la police, les garçons ont reconnu avoir eu des contacts sexuels avec Anne Doubler. La mère de l’une des victimes a confié que son fils se rendait souvent à l’appartement du couple. Elle pensait qu’il allait simplement s’amuser avec les jouets de la famille. La police tente de déterminer s’il n’y a pas d’autres victimes que les trois enfants. Elle pense qu’il pourrait y en avoir trois de plus.

En cas de condamnation, Anne Doubler risque la prison à vie.

Un article de Yannick Hallet.
Source : Sudpresse.be
——————————————————————————

PÉDOPHILIE
Accusé d’agressions sexuelles sur deux fillettes [France]

Un officier à la retraite, président d’une association angevine, a été placé en détention provisoire vendredi.

Il est accusé d’avoir agressé deux fillettes. L’une de deux ans et demi, dans un magasin de bricolage de l’agglo d’Angers, alors que les parents étaient occupés à chercher des articles dans les rayons. L’autre, âgée de 7 ans, dans le cadre des activités de Scènefonia, l’orchestre symphonique d’Angers.

Au moment des faits, cet ancien lieutenant-colonel du génie d’Angers était président de l’association Scénefonia.

Ce sexagénaire, décoré de la Légion d’honneur en 2012, grand-père de douze petits-enfants, a été mis en examen pour agressions sexuelles et placé en détention provisoire.

Source : Ouest-France
——————————————————————————

BRACELET ÉLECTRONIQUE – VOLS – JUSTICE
Muni d’un bracelet électronique, il commet un braquage au couteau: 2 semaines plus tard, il est de nouveau libre [Belgique]

Un homme bien connu de la justice et qui devait d’ailleurs purger sa peine de prison à domicile sous surveillance électronique s’est rendu coupable d’un braquage dans un magasin Ixellois fin mai dernier. Arrêté peu après son délit, le voleur a été relaxé! Voici l’affaire qui fait grand bruit dans les milieux policiers et judiciaires bruxellois.

Anne a courageusement poussé le voleur
Un homme armé d’un couteau a braqué en mai dernier un magasin de l’avenue de la Couronne à Ixelles. Mais l’auteur, arrêté dans la foulée de son méfait, n’est pas n’importe qui! Il s’agissait en effet d’un détenu sous bracelet électronique qui, le comble, vient à nouveau d’être relaxé.

Son excuse: avoir voulu braquer un magasin pour rembourser une dette à ses anciens complices et ne plus être ainsi inquiété.

Mais l’affaire pose question dans les milieux policiers et judiciaires bruxellois. »

Source : Sudpresse.be
——————————————————————————

INSOLITE – CARTES BANCAIRES – INTERNET
Des adolescents piratent un distributeur grâce à un mode d’emploi trouvé sur internet [Canada]

Pas compliqué de pirater des distributeurs de billets. Il suffit de bien regarder sur internet.

Incroyable mais vrai. Deux Canadiens âgés de 14 ans sont parvenus à prendre le contrôle d’un distributeur de billets de la Bank of Montréal grâce à un mode d’emploi de la machine trouvé sur… internet.

« On s’est dit que ce serait amusant d’essayer mais on ne pensait pas que ça marcherait », expliquent Matthew et Caleb au Winnipeg Sun. Et contre toute attente, le code à six chiffres trouvé en quelques clics a fonctionné, ouvrant les portes de la machine aux adolescents. Très fiers d’eux, ceux-ci ont donc contacté l’agence bancaire afin de leur faire part de leur « exploit ». Et face à l’incrédulité de leur interlocuteur, ils ont décidé de réitérer l’opération.

Et Mattew et Caleb s’en sont donné à coeur joie cette fois. Ceux-ci ont imprimé toutes les informations contenues dans le système. Ils se sont également amusés à augmenter le montant des frais additionnels et ont modifié le message d’accueil du distributeur en: « Partez, ce distributeur a été piraté! ». Autant de preuves qui ont finalement convaincu les responsables de la banque qui n’ont pas manqué de remercier chaleureusement les deux « pirates d’un jour » d’avoir mis le doigt sur cette faille de la sécurité.

Source : 7sur7.be

————————————–
© « Hand In Jail  » – Sakhorn38 – FreeDigitalPhotos.net

Semaine du 2 au 8 juin 2014

9 juin 2014 à 08:46 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Étiquettes : , , , , , , , , , , , ,

ACTUVIE PRIVÉE – FACEBOOK
Promis, juré, Facebook assure qu’il n’espionnera pas ses utilisateurs avec son nouvel outil à la Shazam [Monde]

Annoncé fin mai, la fonctionnalité qui permet d’enregistrer et reconnaître des sons a fait peur à pas mal d’utilisateurs du réseau social. Qui tente donc de rassurer tout le monde.

Tous des mauvaises langues. Ou des paranos. A en croire Facebook, ses utilisateurs n’ont aucune raison de s’inquiéter de la fonctionnalité qu’il a annoncée fin mai.

Similaire au très populaire Shazam, et disponible dans un premier temps uniquement aux États-Unis, ce nouvel outil permet d’activer, sur l’application mobile de Facebook, «le micro [du téléphone] et écouter ce qu’il se passe autour [des utilisateurs] afin d’identifier les chansons en train d’être jouées, ou le programme de télévision regardé», résumait Forbes le 22 mai dernier. Dans le but de transformer ces enregistrements en statuts Facebook:

«[…] le géant des réseaux sociaux pourra ajouter un petit tag aux statuts [de ses utilisateurs] qui dira qu’ils sont en train de regarder un épisode de Game of Thrones. […]»

Pour Facebook, la fonctionnalité est synonyme d’une collecte plus large encore de données, et surtout plus variée, qui lui permettra de rivaliser avec Twitter sur le front des commentaires de programmes télé en temps réel –promesse, note Wired, d’un business lucratif.

Pour plus de 500.000 utilisateurs en revanche, cette stratégie est avant tout «une décision façon Big Brother». Ils sont 559.832 en effet à avoir signé une pétition exigeant du réseau social l’arrêt de cette fonctionnalité, qualifiée de «menace massive portant sur notre vie privée»:

«Dites à Facebook de ne pas sortir cette nouvelle app dangereuse et flippante qui écoute les conversations et tout ce qui se passe autour des utilisateurs.»

Une levée de boucliers qui a forcé le réseau social à réviser son communiqué de presse officiel, mis à jour le 28 mai pour répondre aux nombreuses inquiétudes, que Facebook préfère qualifier de «mythes».

Parmi les contre-arguments, l’entreprise fait valoir que cet outil est en option, que l’enregistrement, une fois activé, ne dure que 15 secondes, et qu’aucune conversation ou son ne sont stockés dans ses serveurs. Ou presque:

«Si nous trouvons une correspondance [entre le son enregistré et une référence musicale ou télévisée], nous enregistrons qu’une chanson particulière ou qu’une émission de télé correspondait bien, mais nous ne connectons d’aucune manière cela avec votre profil.

Nous utilisons cela pour garder un graphique des émissions les plus regardées et des chansons les plus écoutées.»

Des garanties qui ne conviennent pas aux signataires de la pétition: «nous savons qu’on ne peut pas leur faire confiance», écrivent-ils.

Il faut dire que l’histoire, comme les révélations actuelles portant sur la surveillance massive des États-Unis sur Internet, leur donnent plutôt raison. Pour rappel, le programme Prism de la NSA s’appuie sur les géants du Net, dont Facebook fait partie.

Et entre la collecte de nos messages –ceux que l’on supprime et que l’on ne poste pas y compris– et le parcours du combattant qu’il nous fait subir pour sortir de chez lui, il faut bien avouer que Facebook n’est jamais contre gratter un morceau supplémentaire de notre vie privée.

Source : Slate.fr
———————————————————————————————–

MEURTRE – INSOLITE
Elle tue ses parents et fait croire qu’ils sont vivants pendant 15 ans [Royaume-Uni]

Les corps de William et Patricia Wycherley ont été retrouvés enterrés dans leur jardin, en Grande-Bretagne. Ils ont en fait été tués par leur fille, qui a fait croire pendant 15 ans qu’ils étaient encore vivants.

Unis pour le meilleur, ils se sont rendus coupables du pire. Devant la justice britannique depuis quelques jours, Susan, 57 ans, a avoué avoir tué ses parents en 1999, avant de cacher les corps avec son mari puis de faire croire qu’ils étaient vivants, rapporte la BBC.

C’est à l’occasion d’une violente dispute que tout dérape entre Susan et sa mère Patricia. Lorsque la mère affirme qu’elle couche avec le mari de sa fille, le sang de cette dernière ne fait qu’un tour et le pire arrive : elle tue Patricia, puis son père, William.

La vérité éclate lorsque les comptes sont vides
Sagement assis devant l’Eurovision, le mari de Susan, Christopher, décide de couvrir sa femme et de l’aider à dissimuler les deux corps. Après avoir envisagé plusieurs options, le couple opte pour le jardin familial. Susan et Christopher les enterrent et recouvrent l’endroit de plantes pour que personne ne puisse découvrir ce meurtre.

Mais le couple diabolique ne s’arrête pas là. Au cours des 15 années suivantes, il use de tous les stratagèmes pour cacher ce meurtre et vider le compte des parents défunts. Susan envoie ainsi régulièrement des cartes postales à toute sa famille et redouble d’imagination pour rendre ses mensonges crédibles. A ses voisins, aux institutions et au médecin de la famille, elle annonce que ses parents sont partis vivre en Irlande pour profiter du « bon air ».

Mais lorsque les comptes bancaires des parents disparus finissent à court d’argent, l’horrible vérité éclate enfin. La belle-mère de ce dernier découvre la supercherie et les dénonce à la police. Le procès, ouvert depuis quelques jours, est toujours en cours.

Source : Metronews.fr

———————————————————————————————–

INTERNET – CIA – RÉSEAUX SOCIAUX
La CIA lance un compte sur Twitter et Facebook [États-Unis]

« Nous ne pouvons confirmer ni démentir que c’est notre premier tweet »: c’est sur le ton de l’ironie que la puissante mais fort discrète agence américaine de renseignement CIA a lancé vendredi son compte sur le réseau social Twitter, ainsi que sur Facebook.

Déjà présente sur Flickr et YouTube, l’agence investit ces médias sociaux « pour dialoguer plus directement avec l’opinion et fournir des informations sur la mission de la CIA, son histoire », explique son directeur John Brennan dans un communiqué.

Pas question pour autant de livrer sur la toile les secrets d’espionnage: ne seront mis en ligne que les -rares- communiqués de l’agence de renseignement, des informations sur les carrières au sein de l’agence, ou encore des données sur des affaires d’espionnage historiques et aujourd’hui déclassifiées.

Elle mettra également en ligne des images d’objets exposés au sein du musée de la CIA, « le meilleur musée que la plupart des gens ne verront jamais » selon l’agence. Et pour cause, il est interdit au public. Sur ses comptes Twitter et Facebook, la CIA se présente comme « la première ligne de défense du pays. Nous accomplissons ce que les autres ne peuvent accomplir et allons où d’autres ne peuvent pas aller ».

Avec sur Facebook une photo de son siège en Virginie (est), la CIA évoque dans un premier statut le 70e anniversaire du Jour-J. « La CIA honore les courageux Américains qui ont combattu et servi ce jour-là dans l’histoire ».

Source : Belga
———————————————————————————————–

AGRESSIONS SEXUELLES – JUSTICE
Agression sexuelle à Bastia: le suspect remis en liberté avant sa comparution

L’homme, soupçonné d’avoir commis ces jours-ci à Bastia deux agressions sexuelles, sur une jeune majeure et une mineure, sera jugé mardi prochain par le tribunal correctionnel.

Mais, malgré les réquisitions du parquet qui demandait son placement en détention provisoire, le juge des libertés et de la détention ne l’a pas fait écrouer.

Car celui-ci aurait jugé son incarcération incompatible avec sa santé psychologique.

Le suspect a donc été mis en liberté hier mais il a, toutefois, été placé par le JLD sous contrôle judiciaire et est sous la surveillance de la police. Par conséquent, s’il est aperçu en train de roder dans des lieux fréquentés par les victimes (l’une d’elles habiterait d’ailleurs à proximité de son domicile), il fera aussitôt l’objet d’un placement en rétention et le JLD sera à nouveau saisi par le parquet.

La nouvelle de sa mise en liberté a été vécue comme un nouveau traumatisme par l’une des victimes d’agression sexuelle.

Par ailleurs, outre ces deux faits, cet individu a également frappé un policier qui s’est vu signifier sept jours d’ITT.

Source : Corsematin.com
———————————————————————————————–

AGRESSION – MINEURS DÉLINQUANTS
Agression d’une vieille dame au Mans : Deux collégiens arrêtés [France]

Une dame de 82 ans avait été poussée à terre par des gamins qui lui avaient volé son sac. Alors qu’elle se remet à peine de l’agression, deux collégiens ont été arrêtés.

Une dame de 82 ans avait été victime d’un vol à l’arraché, en février dernier, sur le parking des Quinconces, à proximité de la place des Jacobins, au Mans. Un collégien de 13 ans, accompagné de quatre copains, avait poussé à terre la grand-mère pour lui voler son sac à main, puis ils avaient filé.

La vieille dame avait été retrouvée à terre par des passants, le nez en sang et des douleurs au ventre et à l’épaule. Elle a dû se faire poser une prothèse à l’épaule.

Le collégien de 13 ans, scolarisé et vivant chez ses parents, a été arrêté mercredi. Il est accusé d’avoir poussé la vieille dame à terre et de lui avoir dérobé ses 45 €. Un autre de ses copains du même âge est poursuivi pour recel. Ils ont tous les deux été déférés devant le juge des enfants dans l’optique d’une mise en examen.

Source : Laval.maville.com

Semaine du 7 au 13 avril 2014

14 avril 2014 à 07:30 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Étiquettes : , , , , , ,

ACTUMALTRAITANCE
Un père frappait et pendait ses enfants par le col à un clou : pas de peine de prison [Belgique]

Le tribunal correctionnel de Charleroi a octroyé lundi une simple déclaration de culpabilité à un père de famille qui battait ses trois enfants à coups de ceinture ou de pantoufles et avait précédemment déjà été condamné à 5 ans de prison avec sursis pour des faits de mœurs sur les enfants d’une autre compagne.

Entre 2004 et 2005, les trois enfants au centre du procès actuel ont subi les crises de colère intenses de leur père alcoolique, qui se caractérisaient par des coups de ceinture et de savate à la tête. L’individu laissait également ses victimes durant des heures dans des positions inconfortables. L’une d’elles avait ainsi été pendue par le col à un clou planté dans le mur.

Les faits ont été dénoncés en 2008 par la mère des victimes, séparée du suspect depuis cinq ans. Les enfants avaient avoué les maltraitances subies lors d’une visite chez le psychologue, programmée à la suite de la condamnation du père pour des faits de pédophilie à l’encontre d’autres enfants, ceux de sa nouvelle compagne.

L’avocat du prévenu a plaidé l’absorption avec la sanction de cinq ans de prison avec sursis prononcée en 2009. A l’époque, son client était ivre du matin au soir. Il affirme ne plus se souvenir de rien, mais nie les premiers faits. Selon son avocat, le prévenu a aujourd’hui trouvé une compagne qui a pu le sortir de son problème d’alcool et le convaincre de suivre une thérapie.

Ce lundi, le tribunal a estimé que la sanction pouvait être absorbée par la première peine.

Source : Belga
———————————————————————————————–

VIOL – MEURTRE
Un adolescent mis en examen pour le meurtre et le viol d’une fillette à Lodève [France]

Un adolescent de 16 ans a été mis en examen, dimanche soir, pour le meurtre et le viol d’une jeune fille de 12 ans, commis vendredi dans le centre thérapeutique dont ils étaient tous les deux pensionnaires. Ce jeune homme, qui a rapidement éveillé les soupçons des enquêteurs, n’a aucun antécédent judiciaire.

Il avait très vite éveillé les soupçons des enquêteurs. Au terme de 42 heures de garde à vue, un adolescent de seize ans a été mis en examen et écroué, dimanche soir, pour le viol et le meurtre d’une fillette de douze ans, dans le centre thérapeutique de Lodève, dans l’Hérault, où ils étaient tous les deux pensionnaires.

Le jeune homme n’a pas fait d’aveux. Après avoir nié les faits en bloc, il a donné aux enquêteurs une toute autre explication, une « version édulcorée » des faits, selon eux. BFMTV.com fait le point sur le profil de ce suspect.

« Version édulcorée des faits »
Sihem, 12 ans, avait disparu vendredi à la mi-journée du centre thérapeutique, situé dans un écrin de verdure à l’extérieur de Lodève. Alors que l’alerte avait été donnée par l’établissement vers 13 heures, son corps inanimé avait été retrouvé le même jour, à 22h30, dissimulé sous des vêtements, dans la lingerie située au troisième étage d’un pavillon en partie désaffecté. Selon les enquêteurs, la jeune fille est décédée d’un syndrome asphyxique.

Se déclarant, dans un premier temps, « étranger » au drame, l’adolescent de seize ans a finalement fini par reconnaître l’existence de relations sexuelles avec la jeune Sihem, consenties selon lui. Il raconte ensuite être parti. Quand il est revenu sur les lieux, il l’a trouvée sans vie et pensait qu’elle s’était suicidée. « Il présente, à notre sens, une version édulcorée des faits, qui se traduirait selon lui par une relation sexuelle consentie. Cela est en décalage par rapport aux éléments qui ont été relevés sur place, et le travail de constatation qui a été fait par nos spécialistes de la police technique et scientifique », a ainsi indiqué le colonel Eric Steiger, lors d’une conférence de presse dimanche soir.

« Nous avons de bonnes raisons de penser que les relations sexuelles n’ont pas été consenties » et qu' »il lui a donné la mort », a affirmé le procureur de la République à Montpellier, Christophe Barret, qui a ouvert une information judiciaire pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans précédé, accompagné ou suivi du crime de viol ».

Sans antécédent judiciaire
Absent à l’heure du déjeuner le jour de la disparition de Sihem, l’adolescent avait rapidement éveillé les soupçons des gendarmes et placé en garde à vue dès vendredi soir. Sans antécédent judiciaire, il est décrit comme un garçon ne s’étant pas fait remarquer dans le centre. Si sa responsabilité dans le viol et le meurtre de la jeune Sihem est averée, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité, sauf si l’excuse de minorité est retenue. Dans ce cas, il risque vingt ans de prison.

La victime séjournait depuis deux ans dans cet « Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique » (ITEP) qui accueille, dans de petits pavillons de bois édifiés dans un vaste parc de 22 hectares, 50 enfants et adolescents de 6 à 18 ans qui présentent des difficultés psychologiques s’exprimant par des troubles du comportement, pour l’essentiel en semi-internat, suivis par autant d’encadrants. »

Source : BFM TV
———————————————————————————————–

INTERNET – CYBERPEDOPHILIE
Draguer des enfants sur le Net bientôt puni plus durement ? [Suisse]

Des politiciens veulent rendre condamnable la sollicitation d’enfants sur internet ou carrément l’interdire. D’autres estiment que c’est difficilement faisable. Le débat est lancé avant la votation 18 mai prochain.

Les Suisses doivent se prononcer le 18 mai sur l’initiative populaire «Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants», ce qui permet de rappeler que les prédateurs utilisent souvent internet pour approcher leurs victimes, via principalement les outils et forums de discussion (chat).

Dragués après trois minutes
«Les enfants et adolescents qui utilisent un Chatroom destiné au moins de 15 ans sont dragués après trois minutes en moyenne», explique Chantal Billaud, criminologue et adjointe à la Prévention Suisse de la Criminalité (PSC).

Ces méthodes destinées à tisser un lien avec la victime sont qualifiées de cyber-sollicitation (cyber-grooming) et assez vite, ces discussions prennent un tour sexuel, voire pornographique. L’enfant est ainsi habitué à parler de sexualité. Si certains prédateurs s’en contentent, d’autres cherchent à rencontrer leurs victimes.

«La loi ne peut rester à la traîne»
Cette prise de contact sur internet constitue encore une zone grise dans le droit, alors que l’envoi de textes ou d’images pornographiques est condamnable. Une majorité de la Commission des affaires juridiques du Conseil national veut durcir les règles et a donc lancé une initiative parlementaire.

Elle travaille sur un article qui condamnerait le grooming. «Internet offre toujours plus de possibilité pour abuser des enfants. La loi ne peut rester à la traîne», explique la conseillère nationale socialiste Margret Kiener Nellen au Tages-Anzeiger. Sa collègue PDC Barbara Schmid-Federer milite pour une interdiction et elle espère plus de succès qu’il y a trois ans, lorsqu’elle avait lancé en vain une proposition en ce sens.

Une lacune dans la loi
La commission équivalente du Conseil des Etats a refusé de justesse le texte de leur collègues du National. «La majorité a des doutes sur la faisabilité d’une telle interdiction», explique le président de la commission le PDC Stefan Engler. Il sera difficile de prouver qu’une personne qui contacte un enfant sur internet veut l’abuser.

Un avis que partage le conseiller national socialiste Daniel Jositsch. «On court le risque de condamner des gens qui n’ont encore rien fait.». Ce serait comme retirer le permis à tout acheteur de Ferrari par précaution pour l’empêcher de rouler vite. En outre, la condamnation du grooming ne déboucherait que sur des peines légères. «Une amende ou un sursis n’empêcherait que peu de pédocriminels de reprendre contact avec des enfants», estime l’élu.

Parmi les spécialistes, le sujet fait débat mais le Service national de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI) reconnaît une lacune. «Comme une rencontre précède de peu, voire accompagne l’abus d’un enfant, la pénalisation intervient trop tard», indique une porte-parole du Département fédéral de justice et police (DFJP). La mesure préventive pour la protection de l’enfant n’est pas assez mise en avant.

Un délit d’office
Le PSC se montre aussi prudent. «Il serait inimaginable dans la vraie vie de punir un homme ou une femme simplement pour avoir parlé avec un enfant sur une place de jeu», estime Chantal Billaud. On ne peut donc prévoir pour internet des lois plus dures que pour le monde réel.

Le PSC rappelle que la plupart des cas de grooming débouchent tôt ou tard sur un abus sexuel. Ce qui est condamnable pour autant que la victime porte plainte, rappelle la porte-parole. Et de proposer plutôt de faire de tout abus sexuel envers les enfants un délit automatique. Ainsi la police, sur une simple annonce, pourrait démarrer d’office une enquête.

Le parlement doit aussi se pencher sur ce sujet, une motion de Barbara Schmid-Federer ayant déjà été déposée. Le Conseil fédéral s’oppose pour le moment à une pénalisation du grooming ainsi qu’aux enquêtes d’office pour les abus sexuels envers les enfants. (Newsnet)

Source : 24heures.ch
———————————————————————————————–

INFANTICIDE – INTERNET – MEURTRE
Jugée pour avoir tué sa fille en direct sur Skype [Norvège]

Le Parquet norvégien a requis mercredi des peines de 16 et 18 ans de prison contre une Norvégienne et son amant britannique pour le meurtre d’une fillette noyée sous l’objectif d’une webcam.

Yasmin C., 28 ans, est accusée d’avoir noyé sa fille de 21 mois en lui plongeant la tête dans un seau d’eau le 3 octobre 2010 et en suivant, selon le Parquet, les instructions fournies par son amant de 35 ans Ammaz Omer Q. depuis Londres, via une liaison vidéo.

Devant le tribunal d’Oslo, la procureure Cecilie Schloesser Moeller a réclamé la peine la plus sévère contre M. Q., jugeant que c’est lui qui avait été l’instigateur et le principal artisan de ce qui devait être un châtiment corporel pour « discipliner » l’enfant.

Les faits se sont produits à Oslo dans la nuit du 2 au 3 octobre 2010: selon la police, vers 3H00 du matin, la fillette avait commis l’erreur fatale d’interrompre les deux accusés pendant une conversation vidéo sur internet. La tête plongée dans un seau d’eau à deux reprises, la petite fille avait perdu connaissance. Sa mère avait appelé les secours, invoquant un accident domestique, mais l’enfant était morte le lendemain à l’hôpital.

Outre l’accusation de meurtre, le couple est jugé pour avoir « régulièrement » infligé des supplices à la victime durant les six derniers mois de son existence. La mère aurait discuté, à distance, de ces punitions physiques avec M. Q., qui aurait assisté à certaines d’entre elles, toujours à distance. La fillette avait notamment été forcée d’avaler une cuillerée de poudre de chili, muselée avec du papier adhésif, douchée à l’eau froide, giflée au visage ou encore obligée à dormir à même le sol.

Source : Belga

————————————–
© « Young Kid About To Be Thumped By Father » – David Castillo Dominici – FreeDigitalPhotos.net

Semaine du 1er au 6 avril 2014

7 avril 2014 à 07:15 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

ACTUDOSSIER :
Pédophilie par webcam : le piège effrayant tendu aux enfants et ados sur les réseaux sociaux [France]

Atlantico : Un vaste réseau de pédopornographie (voir ici) impliquant près de 250 enfants est en cours de démantèlement. La police britannique, en collaboration avec les services américains, vient de mener une douzaine d’arrestations. Peut-on déterminer quelle est l’étendue de la pédophilie en ligne aujourd’hui ?
Mohammed Douhane : Il convient tout d’abord d’être précis dans les termes que l’on emploie. « Pédophile » est un concept large regroupant des personnes qui ne passent pas nécessairement à l’acte. En ce qui concerne les prédateurs qui constituent une menace réelle pour les enfants, il est plus précis de parler de « pédocriminalité ». Les actes de viol et d’attouchement sur les enfants laissent des traces physiques et psychologiques indélébiles, et ce sont très souvent des vies entières qui sont bouleversées.

La pédocriminalité revêt plusieurs visages : prostitution d’enfants, commerce de films pornographiques impliquant des mineurs, réalisation de sites Internet mettant en scène des enfants pratiquant des actes sexuels, etc. Selon certaines ONG, la France a le triste privilège d’être classée en 4ème position mondiale concernant la diffusion et la consommation de contenus pédopornographiques sur Internet. Cette réalité est préoccupante.

On estime à près de 20 000 les prédateurs qui surfent quotidiennement sur des sites diffusant des contenus pédophiles ou sur des forums de discussion fréquentés par les enfants. Ces estimations sont bien sur en deçà de la réalité, car comme pour tous les crimes et délits, il existe un chiffre noir : un écart entre les faits enregistrés par les services de police et de gendarmerie et les faits réellement commis, c’est-à-dire subits par les enfants. Cela s’explique par la loi du silence qui règne au sein de certaines familles et qui empêche souvent la saisine des autorités. On estime que près d’un tiers des agressions sexuelles sur mineurs sont commises par le milieu familial.

Comment ces pratiques se sont-elles développées avec l’arrivée d’Internet ? Ont-elles augmentées depuis ?
Les pédophiles et les pédocriminels agissent comme des prédateurs et utilisent souvent Internet pour traquer les enfants, les séduire ou faire prospérer leur commerce criminel en vendant des photos ou des supports vidéo. C’est un constat tristement banal partagé par tous les policiers chargés de traiter ce type d’affaires, mais aussi les associations de protection de l’enfance.

Le formidable essor d’Internet au début des années 2000 a considérablement amplifié la diffusion de la pédopornographie dans notre pays, faisant des milliers de victimes innocentes. Parfois, les parents sont dépassés par les évolutions technologiques et n’ont aucune idée de qui parle à leurs enfants sur Internet. Les enfants et adolescents peuvent se retrouver pris au piège de mauvaises rencontres avec des adultes. Et que dire de ces milliers de photos postées par les adolescents sur les réseaux sociaux qui parfois se retrouvent sur des sites de rencontre pour adultes ?

Si le contrôle parental peut être activé sur un ordinateur, il n’en est pas de même sur les smartphones, qui ne possèdent pas ces fonctionnalités. Pourtant, certaines études montrent que de nombreux adolescents passent plus de 8 heures par jour sur leurs smaprtphones, particulièrement à l’heure où leurs parents sont au lit. Il faudrait donc développer des fonctionnalités de contrôle parental sur les smartphones et tablettes. Sur Internet, les sites de rencontre pour jeunes adolescents prolifèrent à grande vitesse, et il faut aussi prendre cette réalité à bras le corps.

L’Internet Watch Foundation, ONG spécialisée dans la surveillance des comportements en ligne, a récemment alerté au sujet du danger auquel les adolescents s’exposaient en mettant eux-mêmes en ligne du contenu photographique. Jusqu’à quel point les réseaux sociaux alimentent-ils les réseaux pédophiles ?

Les réseaux sociaux sont un phénomène international de grande ampleur. Ils représentent un moyen de partager des opinions, de se faire des amis ou de les retrouver, voire d’échanger des états d’âme. Mais Facebook est aussi le paradis les voleurs d’identité. Les faux profils pullulent : fausse identité, fausses qualités, fausse photo : tout est permis pour certains afin d’espionner, séduire ou piéger des adultes comme des enfants. Les réseaux pédophiles intègrent les réseaux sociaux, qui facilitent et servent de support à l’action des pédocriminels.

Les risques sont connus. Les adolescents partagent tout sur certains réseaux sociaux : les photos, les informations les plus confidentielles, les adresses, etc. Au fil du temps, Facebook est devenu le temple de l’exhibitionnisme et du voyeurisme. Les risques sont particulièrement importants chez les mineurs en manque de repères et vulnérables sur le plan psychologique et affectif. Les mineurs les plus fragiles sont devenus des proies aisées pour les délinquants sexuels, et tous les ans le ministère de l’Intérieur dénombre en France une quinzaine d’enfants victimes de violences sexuelles de la part de pédophiles rencontrés sur Internet.

En 2009, une affaire a défrayé la chronique en Grande Bretagne, où une jeune Anglaise de 17 ans a été tuée par un prédateur sexuel récidiviste. Il l’avait contactée sur Facebook et avait réussi à la convaincre qu’il était un adolescent ordinaire. Depuis, une ONG britannique milite pour l’installation d’un « panic button » sur Facebook permettant aux adolescents contactés par des internautes majeurs susceptibles d’être des pédophiles de contacter directement la police. Mais pour l’instant, Facebook a toujours refusé de généraliser ce dispositif, craignant probablement que cette fonctionnalité constitue une entrave à la liberté de communication. La sécurité des utilisateurs n’est pas nécessairement la priorité de Facebook…

Quels types de réponses policières ont été apportées ? Des améliorations sont-elles envisageables ?
Les deux principaux axes de l’action policière sont la prévention et la répression. En matière de prévention, les policiers et gendarmes correspondants de l’Éducation nationale interviennent efficacement dans les collèges pour mener des actions de sensibilisation sur les dangers d’Internet. Ce travail est plébiscité par les enseignants et les chefs d’établissement.

En matière répressive, c’est la Direction centrale de la police judiciaire qui est compétente, et en particulier l' »Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes » (OCRVP) ainsi que l' »Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication » (OCLCTIC), qui apporte son soutien technique aux enquêteurs en charge des perquisitions informatiques et peut également effectuer une surveillance des sites web, des forum de discussion ou encore localiser des serveurs.

La préfecture de police de Paris dispose également, sur Paris et les trois département de la petite couronne, d’une brigade de protection des mineurs qui est particulièrement active en matière de lutte contre la pédocriminalité. La gendarmerie dispose d’un département de surveillance Internet avec des enquêteurs spécialisés.

L’avantage d’Internet pour les enquêteurs est que le droit à l’oubli n’y existe pas : toutes les traces laissées sont indélébiles. Tout est donc exploitable pour l’élucidation des affaires.

La coopération internationale est indispensable en la matière, car les pédophiles et les pédocriminels se moquent des frontières. Ce type de délinquance est souvent transnational. En 2007, Interpol a créé une cellule spéciale appelée Guardian visant à coordonner les actions menées dans chaque pays, grâce à une importante base de données permettant aux enquêteurs de faire des rapprochements entre les enfants, les auteurs et les images pédopornographiques diffusées sur Internet. Plusieurs centaines d’affaires ont ainsi pu être élucidées.

Cependant, des difficultés subsistent pour harmoniser les législations et les pratiques entre différents pays. Les procédures pénales différentes dans les divers pays européens empêchent parfois les enquêteurs d’élucider les affaires avec la rapidité qu’ils souhaiteraient. Une harmonisation des procédures pénales permettrait de résoudre ce problème.

Par ailleurs, l’action judiciaire est le prolongement indispensable de l’action policière. Il faut améliorer l’efficacité de la chaine pénale. La pédocriminalité est un crime contre l’enfance, qui touche l’humanité dans ce qu’elle a de plus sacré. Le juge a donc un rôle fondamental. Les magistrat doivent prononcer des peines sévères. Lorsque la prévention a échoué, il faut pouvoir prononcer des peines lourdes contre ceux qui portent atteinte à l’intégrité physique des enfants. Or, le traitement pénal n’est pas toujours à la hauteur de la gravité des faits, d’autant plus que les agresseurs sont souvent récidivistes. Au cours de sa vie, un pédocriminel abuse en moyenne de 100 à 150 enfants. Il faudrait donc prononcer des peines d’élimination définitive de la société à l’encontre des récidivistes, car notre devoir est de protéger les enfants qui sont des êtres vulnérables.

Les policiers apprécient énormément la collaboration des OGN, et en particulier leur travail de sensibilisation et de signalement. La collaboration des fournisseurs d’accès Internet et des sites comme Facebook Twitter et Google est également importante. Cette collaboration est aujourd’hui satisfaisante et s’est beaucoup améliorée au cours des années. Mais les difficultés persistent car certains pédophiles stockent leurs données sur des serveurs à l’étranger. Ils choisissent souvent certains pays d’Asie où la lutte contre la pédocriminalité n’est pas une priorité, d’autant qu’elle est malheureusement parfois susceptible de perturber le tourisme… car le tourisme sexuel y est aussi répandu.

La coopération internationale est alors cruciale, à l’instar de l’entraide entre Britanniques et Américains pour le démantèlement de ce réseau impliquant 250 enfants tout récemment. Les pressions diplomatiques peuvent aussi être utilisées comme leviers, pour obtenir des résultats à la hauteur des affaires dramatiques que traitent les policiers et les gendarmes.

Source : Atlantico.fr
———————————————————————————————–

INCESTE – JUSTICE
Hautes-Alpes : grave affaire d’inceste devant le Tribunal de Gap le 10 avril [France]

Selon une personnes proche du dossier, « c’est l’une des affaires les plus dégueulasses qu’il a eu l’occasion de suivre ». Le 10 avril prochain sera traité devant le Tribunal Correctionnel de Gap un dossier d’agressions sexuelles d’un père envers sa fille. L’histoire remonte au 6 janvier 2012. Ce jour là, une jeune haut-alpine majeure dépose plainte à la Gendarmerie de Langres en Haute-Marne et accuse son père de viol et d’agressions sexuelles subies entre 2009 et 2011. Membre de l’armée, cette jeune femme est poussée par son supérieur à déposer plainte, chose qu’elle n’a pas fait dans sa commune des Hautes-Alpes, puisque son père a des amis proches en Gendarmerie.

Selon sa déclaration, elle accuse son père de lui avoir fait visionner des films à caractère pornographique et zoophile, de lui avoir demandé de réaliser des actes incestueux et zoophiles, ou encore de se masturber devant elle. Par peur de vexer son père, qu’elle considère comme son modèle, cette jeune femme boit beaucoup d’alcool, ce qui alerte sa hiérarchie. Peu avant que la plainte soit déposée, en novembre 2011, le père reconnaît les faits devant une psychologue et son épouse. L’épouse justement est convoquée devant la Gendarmerie et confirme les déclarations de sa fille, en rajoutant des détails encore plus dégradants que nous ne préférons pas détailler.

Les rapports psychologiques et psychiatriques révèlent que la jeune femme présente une personnalité fragile et soumise et qu’il existe une relation avec son père engendrant une position addictive par rapport à lui et entraînant une perte totale des repères de la jeune fille.

Dans le rapport que nous nous sommes procuré, nous apprenons également qu’un Gendarme exerçant dans les Hautes-Alpes et ami du père avait été appelé par ce dernier qui lui avait demandé de l’arrêter car il culpabilisait d’avoir fait subir des agressions sexuelles à sa fille. Le Gendarme l’aurait rassuré en lui expliquant que sa fille était majeure et consentante, et qu’il n’encourerait de ce fait aucune responsabilité pénale.

Placé en garde à vue le 31 juillet 2012, le père reconnait les faits mais réfute le viol. « Je crois que j’étais son Dieu, j’étais son pilier. Quand elle avait un problème, ce n’est pas maman qu’elle allait voir mais moi, la puissance physique ».

Il ressort de la procédure d’enquête que la fille était très au fait des habitudes sexuelles de son père et venait de son propre chef le rejoindre sur son lieu de travail. Elle reconnaît d’ailleurs que son père n’a jamais été violent ou menaçant à son égard.

En mars 2013, le parquet rend un non-lieu. Mais le juge d’Instruction de Grenoble ordonne le renvoi devant le Tribunal Correctionnel de Gap en requalifiant les faits. Il ne sera donc plus question de viol mais bien d’atteintes sexuelles commises par un ascendant de la victime. La Justice devrait donc trancher le 10 avril prochain. Le procès pourrait se tenir à huis-clos.

Source : Dici.fr
———————————————————————————————–

RÉSEAU PÉDOPHILE
Le fait divers du jour : le réseau du cuistot pédophile aurait fait 500 victimes [Royaume-Uni]

La police britannique a mis au jour la semaine dernière l’existence d’un réseau pédophile qui opérait dans les années 1970 et 1980 dans un centre de détention pour adolescents dans le nord-est de l’Angleterre. Il existerait plus de 500 victimes.

Personne n’aurait pu imaginer l’ampleur de l’affaire. Pas même les policiers chargés du dossier. Une enquête ouverte en 2012 sur des cas d’agressions pédophiles dans un centre de détention pour mineurs dans le nord-est de l’Angleterre a mis au jour un vaste réseau ayant fait plus de 500 victimes, a annoncé la police britannique ce week-end. « Nous savions depuis le début que ce serait une enquête majeure mais l’échelle et le nombre grandissant de victimes ont été un choc », a déclaré l’enquêteur en chef.

Les faits remontent aux années 1970 et 1980, dans le centre Medomsley, situé dans le comté de Durham, connu pour sa prestigieuse université… et désormais pour cette sombre affaire. Un homme apparaît comme le cerveau de cette atroce machine pédophile : Neville Husband, alors en charge des cuisines du centre. Il aurait violé quotidiennement des adolescents pendant 15 ans. Personne ne l’ignorait à Medomsley, mais tout le monde fermait les yeux.

Le cuistot pédophile devient prêtre
En 2003, l’homme est enfin jugé pour les viols commis sur cinq jeunes hommes entre 1977 et 1984. Condamné à 8 ans de prison, Husband verra sa peine rallongée à 10 ans après que de nouvelles victimes se sont fait connaître. A sa sortie de prison, il devient prêtre. Son ancien collègue, Leslie Johnson, est quant à lui condamné à six ans de prison en 2005, pour agression sexuelle. La justice pense alors que les deux hommes, morts depuis, sont des cas isolés. Il n’en est rien.

L’affaire prend un nouveau tournant en 2012, avec la révélation par le Guardian de la plainte de nouvelles victimes – anciens détenus du centre – accusant là encore Neville Husband. Ces nouveaux cas éclairent le dossier d’un jour nouveau : la police soupçonne alors un réseau organisé impliquant plusieurs hommes et rouvre l’enquête. Elle a désormais les preuves d’un « régime brutal où la violence était tout autant habituelle qu’extrême », a expliqué vendredi l’enquêteur en chef. Beaucoup des 500 victimes – des adolescents alors incarcérés pour de menus larcins – ont ensuite vu leur vie d’adulte à jamais perturbée, incapable parfois de travailler et d’avoir une vie de famille.

Source : MetroNews.fr
———————————————————————————————–

PÉDOPORNOGRAPHIE
50 gigas de pédopornographie : «C’était pour fermer les sites» [France]

TOURNAI/MOUSCRON – L’homme reconnaît qu’il les accumulait mais assure que c’était dans l’optique de faire fermer ces sites pédopornographiques.

Des dizaines de milliers de photos pédopornographiques et quelque 2 500 vidéos du même genre présentant des bébés d’à peine quelques jours jusqu’à des adolescents, ainsi que des traces de tchats avec des pédophiles, voilà ce que l’on a retrouvé sur l’ordinateur d’un Mouscronnois âgé de 40 ans.

L’homme est suspecté d’avoir participé à un lourd trafic pédophile européen. Sa trace a été retrouvée par son adresse IP, grâce à une ONG italienne qui a dénoncé les faits constatés sur un forum.

À la barre, ce Hurlu a reconnu les faits avant de les expliquer: «Je suis passionné d’informatiques et j’ai voulu m’attaquer à des sites malveillants. Au début, j’allais dessus et je les dénonçais auprès des hébergeurs pour qu’ils les ferment. Mais au fur et à mesure, j’ai appris à les interdire moi-même. Je voulais bien faire mais ce fut tout le contraire au final».

Pour accéder aux informations, l’homme devrait monter patte blanche: «Pour aller sur le site, il faut prouver que l’on a de la «matière». J’étais obligé de posséder des images pour pouvoir me faire passer pour l’un d’eux et récolter des informations sur leur identité: lieu d’habitation, plaque d’immatriculation…»

«J’ai pris conscience qu’il y a une vie derrière le fichier»
Face à ces explications, le juge Chomik s’est demandé pourquoi l’homme n’avait pas donné toutes ses informations à la police: «Je voulais avoir des noms ou des adresses… Au fur et à mesure, c’est devenu un mauvais jeu. Je me faisais passer pour un père pédophile pour faire tomber les vrais pervers… Puis j’ai eu peur que les agents trouvent mon adresse IP dans les fichiers et me poursuivent… Mais c’est ce qui est arrivé au final…»

Le magistrat s’est aussi questionné sur l’utilité d’avoir «attaqué» des sites pédopornographiques: «Si votre passion était d’hacker des domaines, pourquoi ne pas vous être attaqué à ceux du Pentagone ou je ne sais quoi d’autre? ». Réponse: «Je savais qu’en m’attaquant à des sites officiels, je serai poursuivi juridiquement. Avec les pervers, je ne risquais rien car ils ne peuvent avouer leurs véritables activités».

Interrogé sur le nombre de fichiers retrouvés, le prévenu a tenu à se défendre: «Je n’étais pas en permanence sur des sites. J’ai toujours été un gros collectionneur en tout genre. Je lançais donc d’importants téléchargements et puis je faisais autre chose. Je peux vous assurer que je n’ai aucune attirance pour les enfants! Au contraire, j’ai toujours été attentif à leur besoin vu ma fonction de professeur et mon implication dans le scoutisme ».

Si le Mouscronnois semblait se dédouaner tout au long de l’instruction, il a quand même reconnu avoir fait une grosse erreur: «Il m’a fallu du temps mais j’ai compris que derrière ce que j’appelais un simple fichier, il y a la vie brisée d’un enfant… Je suis conscient que par mes agissements, j’ai contribué à faire fonctionner le milieu internet pédophile et je le regrette».

Source : Lavenir.net
———————————————————————————————–

VIOL – ARRESTATION
Septuagénaire violée dans un cimetière : un homme arrêté [France]

Au cours des investigations, les enquêteurs ont établi un rapprochement un suspect contrôlé le jour des faits par la brigade anti-criminalité.

Le violeur présumé d’une septuagénaire, agressée le 11 mars dans le cimetière de Sennecé-les-Mâcon (Saône-et-Loire), a été arrêté mardi et était en cours de présentation jeudi après-midi devant un juge, a-t-on appris de source judiciaire. Le 11 mars vers 16H30, la femme de 77 ans, qui vient quotidiennement fleurir la tombe de son mari, a été agressée et violée dans le cimetière par un homme seul, à visage découvert, a précisé le procureur de la République de Mâcon, Karine Malara. Sous le choc, la vieille dame a averti sa famille quelques heures après les faits et a porté plainte.

Au cours des investigations, les enquêteurs ont établi un rapprochement avec une Peugeot 106 verte stationnée en milieu d’après-midi près du cimetière avec à bord un homme seul, qui avait fait l’objet d’un contrôle de routine de la brigade anti-criminalité. Mardi après-midi, au cours d’une vaste opération de police, les enquêteurs ont quadrillé la commune et ont contrôlé un véhicule correspondant au signalement, où se trouvait un homme ressemblant au portrait-robot établi par la victime, selon le directeur départemental de la sécurité publique Stéphane D’Hayer.

Placé en garde à vue, l’homme de 37 ans a reconnu les faits et un test ADN a permis de confirmer la concordance de son empreinte génétique avec celle relevée sur la vieille dame. Cet intérimaire vivant en concubinage et père de deux jeunes enfants, au casier judiciaire vierge, a été déféré jeudi après-midi devant un juge d’instruction de Chalon-sur-Saône, le parquet ayant requis sa mise en examen pour « viol sur personne vulnérable » ainsi que son placement en détention provisoire.

Source : Europe1.fr
———————————————————————————————–

TENTATIVE D’ENLÈVEMENT
Un homme arrêté à Namur après la tentative d’enlèvement d’une fillette de 2 ans [Belgique]

Une tentative d’enlèvement d’une fillette de 2 ans a eu lieu mercredi soir à Jemeppe-sur-Sambre (province de Namur), a indiqué jeudi le parquet de Namur. Les parents de la victime ont vu à temps qu’on essayait d’enlever leur fille et ont prévenu la police.

Les faits se sont déroulés mercredi vers 22h dans un café de Jemeppe-sur-Sambre. Un homme rôdait autour de cette fillette et a tenté de l’enlever, indique le parquet sans révéler plus de détails.

Les parents se sont rendus compte du petit manège du malfrat et sont parvenus à le rattraper à temps. Ce dernier, un Français âgé d’une cinquantaine d’années, a alors été interpellé par la police et il a été déféré jeudi devant un juge d’instruction.

Source : Belga

————————————–
© « Webcam » – Dream Designs – FreeDigitalPhotos.net

Semaine du 10 au 16 mars 2014

17 mars 2014 à 08:39 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Étiquettes : , , , , , , , , , , , ,

ACTUCYBERCRIMINALITÉ
Un prédateur se cache-t-il derrière votre ordinateur ? [France]

L’arrivée d’Internet facilite notre existence, mais son apparition modifie aussi le visage de la criminalité à travers le monde et aussi dans nos salons. C’est pourquoi la Polytechnique a mis sur pied de nouvelles formations afin de permettre aux policiers d’enquêter dans le cyberespace et sur le terrain. Par l’entremise de trois certificats (cyberenquête, cyberfraude et cybersécurité), les grands principes en matière de preuve informatique, de sentences et autres sanctions particulières à la cybercriminalité ainsi que les développements législatifs à venir en matière de cybercriminalité et d’accès légal, sont enseignés aux étudiants.

En entrevue avec TC Media Hebdo Rive Nord, la cyberenquêteur, Marie-Ève Richard, qui vient tout juste de terminer la formation offerte par la Polytechnique et travaille en étroite collaboration avec les services policiers, explique : « Les ordinateurs sont arrivés en masse dans les familles, depuis les six dernières années, et cette recrudescence a obligé tous les intervenants, policiers, avocats et même les agences privées à se mettre à jour pour être en mesure d’agir avec les nouvelles infractions liées à Internet. Plusieurs infractions traditionnelles se font sur le Web et ont maintenant été ajoutées au Code criminel et au Code civil ».

Connaître ses amis, une véritable protection
Dans le cadre de l’activité « Un bon gang c’est… », l’agent Sylvain Lessard, du Service de police de L’Assomption/Saint-Sulpice, a interpellé un étudiant disant avoir 420 amis Facebook. Pour l’agent Lessard, les 410 amis que le jeune connait ne posent pas de problèmes, mais les dix autres que l’adolescent n’a jamais rencontrés, et auxquels il donne accès à sa vie privée le portent à se questionner.

Mme Richard abonde dans le même sens : « Les jeunes ont presque tous vu une photo à caractère sexuel en naviguant sur Internet avant l’arrivée au secondaire. Même dans des jeux pour les plus petits, ils peuvent faire face à des propos à vulgaires ». Il est plaisant de jouer en ligne avec ses amis et de chatter sur les réseaux sociaux, mais nous devons être vigilants, car ils sont faciles à infiltrer par des gens malveillants ».

Dans le cadre de son travail, Marie-Ève Richard a prétendu être une fillette âgée de 8 ans sur Facebook. Elle a été abordée par un cyberprédateur qui utilisait cinq alias différents, dont une fillette de 9 ans, un garçon de 13 ans et une jeune femme de 18 ans, afin de la convaincre de lui envoyer des photos d’elle dévêtue.

Pendant ce temps, sa supposée copine de 9 ans lui disait qu’il lui arrivait de le faire, celle de 18 ans lui confirmait qu’elle l’avait fait sans problème lorsqu’elle avait son âge, alors que le jeune garçon trouvait l’idée plutôt cool. Une fillette qui serait vraiment laissée à elle-même pourrait vite se laisser convaincre par cette banalisation véhiculée par ces faux amis qui émanaient vraiment d’une seule personne.

Des conséquences et un dossier criminel
La cyberintimidation se fait tous les jours. Des gens créent des groupes secrets pour communiquer avec quelqu’un, de façon privée ou publique, pour insulter, ridiculiser, menacer ou nuire à quelqu’un d’autre. Toutefois, ce que bien peu de gens savent c’est qu’il y a des conséquences qui peuvent découler de ces gestes.

L’agent Lessard explique qu’un juge canadien a interdit à une étudiante de 12 ans d’aller sur Facebook pour une période d’un an, après que celle-ci eut proféré des menaces de mort envers deux camarades de classe. La jeune fille qui a laissé libre cours à sa colère sur les réseaux sociaux, pour ensuite affirmer qu’il s’agissait d’une mauvaise blague, a aussi écopé d’un an de probation et de 50 heures de travaux communautaires.

Dans la même veine, un adolescent de 17 ans de la région de Québec a dû faire face à la musique après avoir proféré des menaces de mort lors d’un clavardage avec une étudiante de son école. Jusqu’à sa comparution, l’adolescent avait été incarcéré dans un centre jeunesse pour ensuite être remis en liberté avec la promesse de respecter certaines conditions, dont celle de demeurer à plus de 500 mètres de l’école. Il lui a aussi été interdit de contact avec certaines personnes et il devra suivre une thérapie pour régler des problèmes d’ordre psychologique.

Finalement, en matière de cyberespace, posons-nous toujours la question suivante : « Au quotidien, accepterions-nous d’être ami avec cette personne ou encore aurions-nous le courage de lui parler de vive voix? » À l’ère virtuelle, la vigilance est de mise, car elle fait partie intégrante de la réalité.

Les personnes à risque
– Les jeunes peuvent être des cibles faciles pour plusieurs raisons : naïveté, curiosité, besoin d’amour et d’acception, manque de supervision parentale. -Les adultes peuvent aussi facilement se faire duper par des personnes mal intentionnées.

Les multiples facettes de la cybercriminalité
– Parmi les actes répréhensibles : l’intimidation, la profération de menaces, les propos diffamatoires, la négligence criminelle, conseiller le suicide, l’incitation à la haine, la fraude, l’extorsion, l’escroquerie, les méfaits de données, les crimes à caractères sexuels, dont le voyeurisme, les actions indécentes et l’incitation à des contacts sexuels.

– Un adolescent qui aurait une photo de sa copine âgée de moins de 18 ans en petite tenue ou dévêtue, et qui aurait envie de la partager à ses amis pourrait être accusé de possession et distribution de pornographie juvénile.

Par Caroline Mireault

Source : Hebdorivenord.com
———————————————————————————————–

STATISTIQUES – DÉLINQUANCE – HOMICIDES
Les femmes spécialisées dans cinq catégories de faits criminels [Europe du Nord et de l’Ouest]

Selon une étude effectuée par la direction générale de la police judiciaire fédérale, les femmes sont « spécialisées dans cinq catégories de faits » criminels, peut-on lire lundi dans « Sudpresse ». Le rapport « Gender mainstreaming » a été commandé par la ministre de l’Intérieur.

Les cinq catégories pour lesquelles les femmes sont plus présentes que les hommes sont le « délaissement et l’abstention coupable », la « privation de soins », l' »administration de substances nuisibles à autrui » (poison, drogue, etc), la « torture et la maltraitance », ainsi que les « voies de fait » (violence ou menace sur autrui).

Age
« Ces catégories renvoient à des faits qui nécessitent, a priori, moins de force physique que des coups et blessures ou des homicides. Mais nous ne pouvons pas affirmer qu’il s’agit de la raison pour laquelle la proportion de femmes y est plus élevée », notent les rédacteurs du rapport.

L’étude révèle par ailleurs que les femmes qui délaissent, négligent ou maltraitent leurs enfants sont généralement plus jeunes (34 ans en moyenne) que les hommes coupables de faits similaires.

Assassinats
En ce qui concerne les homicides, les femmes présenteraient un « degré de spécialisation assez faible » pour les tentatives de meurtre. Mais lorsque l’auteur en est une femme, la probabilité que le fait soit commis dans le milieu familial est beaucoup plus important: 46% des femmes commettent des faits intrafamiliaux, contre 16% des hommes.

Par ailleurs, pour les assassinats en tant que tels, les femmes (37%) sont également plus nombreuses que les hommes (15%) à agir dans un contexte familial.

Source : Belga
———————————————————————————————–

VIOLS – JUSTICE
Viol collectif à Vendôme : quatre accusés quittent le procès [France]

Le procès du jeune Vendômois violé en 2012 a débuté hier par un coup de théâtre. Les accusés les plus jeunes ont été renvoyés devant une autre juridiction.

Cour d’assises des mineurs de Loir-et-Cher
Au palais de justice de Blois, le procès du viol collectif entre adolescents survenu à Vendôme il y a deux ans, a débuté mardi matin. La tête basse, accompagnés de leurs parents, les jeunes sont entrés dans la salle d’audience remplie de jurés le plus souvent inquiets à l’idée d’être tirés au sort pour ce procès qui s’annonce long et éprouvant.

Huit jeunes, dont un majeur né en 1993, étaient convoqués pour répondre d’une sordide affaire survenue dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2012. Un lycéen de 16 ans, tombé dans un coma éthylique, avait été violé à plusieurs reprises au domicile d’un copain d’école. Deux adolescents ont photographié et même filmé les nombreux sévices sexuels avec un téléphone. Des images ont circulé par SMS et ont été vues par des élèves du lycée Ronsard où la victime était inscrite.

Sous le regard de la victime, de ses parents, et leur avocat Me Denys Robiliard, la présidente de la cour, Catherine Paffenhoff, a d’abord procédé à l’appel des accusés et vérifié leur identité.

Le jeune majeur est le seul à comparaître dans le box entouré de policiers. Il a, en effet, été incarcéré une première fois au début de l’affaire avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Le jeune homme est retourné en prison en septembre dernier pour n’avoir pas respecté certaines obligations de son contrôle judiciaire.

Un coup de théâtre juridique a marqué le début de ce procès. Un incident a été soulevé par une des parties qui a remis en cause la compétence de la cour d’assises des mineurs. La loi stipule en effet que les mineurs âgés de moins de 16 ans doivent être jugés par le tribunal pour enfants statuant en matière criminelle. Or, quatre des accusés, nés entre 1996 et 1998, sont concernés par cette limite d’âge. Parmi eux, le jeune garçon qui avait invité la victime à passer la soirée à son domicile ainsi que la jeune fille accusée d’avoir pris des photos. Dans son ordonnance de mise en accusation, le juge d’instruction avait renvoyé l’ensemble des accusés devant la cour d’assises des mineurs dans l’intérêt de la victime afin de lui éviter l’épreuve de deux procès distincts.

Privilégier l’intérêt de la victime
Lors du débat initié par la présidente, le bâtonnier Denys Robiliard a indiqué que ses clients étaient venus chercher « justice et non vengeance » et a décidé de s’en rapporter. Dans la foulée, l’avocate générale Dominique Puechmaille s’en est elle aussi rapportée.

Côté défense, le bâtonnier Damien Vinet a estimé qu’un seul et même procès serait plus opportun pour la victime comme pour les accusés. « D’un procès à l’autre, les dépositions et les témoignages peuvent diverger. » Le bâtonnier Jean-François Mortelette a lui aussi déclaré qu’il fallait agir « avec humanité » et privilégier l’intérêt de la victime. En revanche, Me François Jaeck qui défend un jeune garçon accusé de viol en réunion et qui était âgé lors des faits de moins de 16 ans, a demandé le renvoi de son client devant la juridiction concernée.

Verdict le 19 mars
Après délibéré, la présidente a décidé de disjoindre le cas de quatre des huit accusés concernés par cette limite d’âge. La cour n’a en effet pas voulu prendre le risque d’un pourvoi en cassation qui aurait fait encourir à la victime la possibilité de 5 comparutions successives en tenant compte des recours éventuels. Les adolescents les plus jeunes seront jugés lors d’une autre audience en septembre prochain. Le procès a ensuite débuté à huis clos pour les quatre accusés restants.

Le jury populaire est composé de cinq femmes et un homme ainsi que quatre jurés suppléants. Le verdict est prévu le mercredi 19 mars.

Lionel Oger
Source : Lanouvellerepublique.fr
———————————————————————————————–

PÉDOPHILIE
Bas-Rhin : la pédophilie sado-masochiste du professeur avec ses élèves [France]

Elles n’avaient que 13 ou 14 ans et se sentaient « flattées » qu’un prof s’intéresse à elles. Un ex-professeur de lycée est jugé à partir du jeudi 13 mars, à huis clos, à Strasbourg, pour viols et agressions sexuelles sur trois élèves.

Il encourt 20 ans de réclusion
Gilles Paquis, 34 ans, ancien enseignant de physique-chimie d’un lycée public à Haguenau (Bas-Rhin) comparaît devant les assises pour viols sur une élève, agressions sexuelles sur une autre et tentative de corruption d’une troisième. Accusé d’avoir commis ces faits entre 2008 et 2011 en abusant de l’autorité qui lui était conférée par ses fonctions de pédagogue, il encourt 20 ans de réclusion. Le verdict est attendu vendredi 14 mars.

Il leur demandait des rapports sexuels par SMS
Selon l’accusation, ce professeur usait toujours du même mode opératoire, parvenant à créer une connivence avec les jeunes filles avec lesquelles ils conversait par SMS ou sur messagerie instantanée, où il leur demandait des rapports sexuels. Les victimes, aujourd’hui majeures, ont demandé que l’affaire soit jugée à huis clos pour pouvoir témoigner à l’abri du public et des médias. En raison de la nature délicate de l’affaire leurs avocats n’ont pas souhaité s’exprimer. Mais selon une source proche du dossier, l’accusé jetait son dévolu sur des jeunes filles particulièrement « timides », « fragiles », et « il savait par sa fonction qu’il n’avait pas le droit de le faire ».

Des témoins ont affirmé avoir vu le professeur main dans la main avec une élève
L’affaire avait démarré en 2008, après que des témoins eurent affirmé avoir vu le professeur main dans la main avec une élève dans une commune du Bas-Rhin. Le jeune homme avait alors été rappelé à l’ordre par les autorités de son établissement, qui lui avaient demandé de prendre ses distances avec les jeunes filles. Les enquêteurs s’étaient intéressés par la suite à l’une d’elles qui, se sentant délaissée par son professeur, avait tenté de se suicider, et finalement décidé de parler.

Un film montre ses ébats sado-masochistes avec deux des victimes
Lors d’une perquisition au domicile du professeur, les enquêteurs avaient alors saisi sur son ordinateur des photos et un film montrant ses ébats sado-masochistes avec deux des victimes. L’accusé avait tenté d’effacer la vidéo mais son disque dur en avait conservé la trace. L’accusation pourrait demander la diffusion de ce document, qui lui vaut d’être cité pour détention d’images pornographiques de mineur.

Pour lui, les victimes étaient consentantes
L’homme, qui reconnaît la matérialité des faits, affirme que les victimes étaient consentantes. Mais, pour l’accusation, celles-ci étaient trop jeunes pour donner un accord libre et réfléchi. L’accusé, qui a purgé cinq mois de détention préventive, risque une peine de réclusion assortie d’une interdiction définitive d’exercer toute profession en contact avec des mineurs. Interdit d’exercer dans l’Education nationale, il comparaît libre sous contrôle judiciaire.

Source : Midilibre.fr
———————————————————————————————–

INCESTE – PÉDOPHILIE – JUSTICE
Un couple jugé pour le viol d’un enfant [Belgique]

Une mère et son compagnon comparaîtront jeudi devant la cour d’appel de Bruxelles pour viol sur le fils de celle-ci. De ses huit ans à ses quinze ans, le garçon avait dû participer aux ébats de sa mère et de son amant, d’après l’accusation.

Durant sept ans, donc de son enfance à son adolescence, le garçon avait été obligé par sa mère à participer aux relations sexuelles qu’elle entretenait avec son amant à son domicile de Waterloo.

En 2008, à l’âge de 20 ans, la victime avait fait une tentative de suicide. Ce n’est qu’après cet acte désespéré qu’elle s’était finalement confiée sur ce qu’elle avait subi.

Devant le tribunal correctionnel de Nivelles, en janvier dernier, les diverses préventions de viol, d’attentat à la pudeur et d’incitation à la débauche avaient été déclarées établies. Le juge avait notamment avancé que la mère ne semblait pas comprendre la gravité de ses actes, influencée par le caractère dominateur de son compagnon.

Cette dernière avait été condamnée à six ans de prison ferme. Son compagnon, lui, avait été condamné, par défaut, à huit ans de prison ferme. Il avait aussi été condamné à une mise à disposition du tribunal d’application des peines pendant cinq ans.

Source : 7sur7.be
————————————–
© « Hacker » – Chanpipat – FreeDigitalPhotos.net

Semaine du 2 au 9 mars 2014

10 mars 2014 à 08:35 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
Étiquettes : , , , , , , , , ,

ACTUPÉDOPHILIE
Deux enfants violés par leur babysitter à Bruxelles: 5 ans de prison [Belgique]

Un homme a été condamné, mardi, par le tribunal correctionnel de Bruxelles, à 5 ans d’emprisonnement pour des faits de viol sur mineurs d’âge entre 2009 et 2010.

Mardi, le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné un homme de 27 ans à 5 ans d’emprisonnement pour des faits de viol sur mineurs d’âge entre 2009 et 2010. Les victimes, une fille et un garçon, étaient hébergés de temps en temps chez le prévenu, un ami de leurs parents.

L’intéressé acceptait de « jouer les babysitters » lorsque ses amis sortaient, généralement le week-end. Le jeune homme a abusé des deux enfants, âgés de 7 et 5 ans, d’octobre 2009 à janvier 2010. Selon le prévenu, en aveu des faits, les enfants étaient venus chez lui cinq à six fois au cours de cette période.

Ils ont rapporté les faits à leur mère
Les enfants avaient rapporté les faits à leur maman au cours du mois de janvier 2010. Celle-ci avait alors porté plainte à la police et ses enfants avaient été entendus lors d’une audition vidéo-filmée.

A quatre ou cinq reprises
Ils avaient rapporté, avec leurs mots, que le prévenu avait abusé d’eux à quatre ou cinq reprises. Les faits s’étaient passés la nuit alors qu’ils dormaient dans la chambre du prévenu.

Source : RTL.be
———————————————————————————————–

VIOLENCE – BANDE
Besançon : sept mineurs sèment la panique dans un bus [France]

Sept jeunes âgés de 15 à 17 ans ont été interpellés et conduits au commissariat Besançon pour avoir semé la panique dans un bus, ce mardi 4 mars 2014 en fin d’après-midi au centre-ville de Besançon.

Il est environ 16h30 ce mardi 4 mars lorsque la petite bande monte dans un bus du réseau Ginko, place du Huit septembre, au centre-ville de Besançon. Survoltés, les jeunes bisontins s’installent au fond du véhicule, au mépris des autres passagers. Le chauffeur tente de les calmer, mais le groupe devient odieux : injures, jets de frites et menaces de mort pleuvent contre le chauffeur et les passagers présents dans le bus.

Décidé à ne pas se laisser faire, le chauffeur stoppe son véhicule parc Granvelle, verrouille les portes et alerte ses collègues par radio.

Les adolescents se ruent alors sur lui en le traitant de « balance » et en le menaçant de représailles. Ils tentent de forcer la porte pour s’enfuir, en vain. Des motards de la police municipale puis des policiers du commissariat arrivent à temps pour les cueillir. Les sept jeunes, tous domiciliés dans le quartier de Planoise, sont interpellés pour être entendus en fin de journée alors qu’une plainte a été déposée.

Source : Macommune.info
———————————————————————————————–

PÉDOPORNOGRAPHIE – SURVEILLANCE – INTERNET
Les gendarmes chassent sur internet [France]

Pas de photo. Pas de nom. Juste Sylvain, adjudant-chef à la brigade des recherches d’Angoulême et cybergendarme. C’est le meilleur des firewalls, le plus efficace des antivirus. Il passe sa vie dans le ventre des ordinateurs et traque depuis deux ans en Charente les pas nets de l’internet. Et dans son coin, le limier du virtuel a du boulot, avoue six mois de dossiers en stock et tend le dos face à la menace d’une grosse affaire qui atterrirait sur son clavier.

« Même en Charente, ça existe. » Parce que la cybercriminalité n’a pas de frontière, explique le gendarme devenu diplômé en informatique à 38 ans et enquêteur N Tech (pour nouvelles technologies) avec cinq ans de formation. « Au départ, la gendarmerie avait pensé implanter des unités spécialisées près des grands centres. Mais le serveur Wikileaks était en Auvergne. Il n’y a pas de bassins de délinquance définis. »

Pédopornographie et escroqueries
L’essentiel de la cybercriminalité, celle qui fait d’un système numérique une cible ou qui permet de commettre des infractions de droit commun, « c’est la pédopornographie ». C’est même 60% des 30 à 40 dossiers, les plus importants, qui sont confiés chaque année à l’adjudant-chef. « Il y a trente ans, accéder à des images pornos, c’était compliqué. Aujourd’hui, la libéralisation de l’information due à internet a facilité les choses, comme l’évolution de la technique les favorise. Elle a permis de passer de la collection de photos à la diffusion de vidéos. » À Angoulême la semaine dernière, un septuagénaire a été condamné pour la détention de 24 000 photos pédophiles et zoophiles.

Le cyberenquêteur ne fréquente Facebook que sous couverture de la gendarmerie. Personnellement, il évite les réseaux sociaux, sûr ainsi de ne rien livrer de sa vie privée à la NSA (National Security Agency). Lui le sait parfaitement: « Le droit à l’oubli n’existe pas. Et il est très difficile d’effacer toutes ses traces. » C’est ce qui lui a permis de « sortir » des affaires. Celle de ce jeune pédophile, 33 ans, sûr de n’avoir rien laissé traîner et qui s’est tout de même fait remonter par son disque dur. « Par la suite, j’ai surtout eu des seniors. Des affaires de stockage, de collection surtout. » Sauf deux qui avaient produit leurs propres images.

Ensuite, l’autre gros secteur d’activité, c’est l’escroquerie sur le net. Du très classique « comme les arnaques sur Le bon coin ou eBay ». Des mauvais payeurs ou des escrocs à la vente qui tombent assez facilement. « Les sites nous aident beaucoup, concède le gendarme. J’ai tout de même eu un gros préjudice à traiter: 8 000 euros pour un instrument de musique. » L’un des trente dossiers d’escroqueries sur internet que traitent chaque mois les gendarmes du département.

« Mais les affaires les plus simples se traitent depuis les brigades où sont enregistrées les plaintes. » Les autres, qui intéressent Sylvain, remontent des brigades ou redescendent de l’Institut de recherche criminelle (IRCG) de Rosny-sous-Bois ou de la plateforme de signalement Pharos de Nanterre.

Ce sont « surtout du piratage de données, des escroqueries ». Aujourd’hui, les délinquants ne cherchent plus à s’introduire dans les ordinateurs pour les bloquer. « Les virus permettent surtout aux pirates d’utiliser votre machine à votre insu, de s’y cacher. »

Et si le cybergendarme sait décrypter les disques, reconstituer des données effacées, c’est parfois ardu. « Cent mégas de données visibles, effacées, codées, ce n’est pas la même chose. C’est parfois très complexe. Et la grande fragilité de notre métier c’est que ne pas trouver ne veut pas dire que ça n’existe pas. Mais sur internet ou dans les systèmes, il y a tellement de ramifications qu’il est difficile de tout cacher. »

Sylvain a passé un mois sur le dossier d’un vieux monsieur fortuné qui vidait ses comptes au profit d’une Africaine dans le besoin, arrivée dans sa vie par mail. Ses enfants ont fini par retrouver des mandats Western Union. « J’ai pu établir que cela durait depuis dix ans. Les deux seules dernières années ont été retenues. Il y en avait pour 30 000 euros. » Mais il a réglé plus rapidement l’histoire du type qui avait piraté l’ordinateur de son ex pour suivre ses faits et gestes en direct. « C’est aussi une forme de criminalité. »

Sylvain ne se préoccupe jamais de ce que deviennent ses dossiers en justice. Il repart dans ses machines et dans ses connexions. Avec toujours une préoccupation. « L’ingéniosité et l’imagination des cybercriminels sont sans limite et ils ont toujours un temps d’avance. »

Alors, pas de solution? « La prévention. La protection. Les entreprises ont pris la mesure du problème. Pas forcément le particulier que l’antivirus emmerde. Mais c’est essentiel. Ceux qui vont attaquer s’en prendront aux plus faibles. Aux moins protégés. »

Source : Charentelibre.fr
———————————————————————————————–

STATISTIQUES – VIOLENCES
Une Européenne sur trois victime de violences [France]

Environ 62 millions de femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles au moins une fois. Parmi elles, les Françaises ne sont pas épargnées.

Les chiffres sont glaçants et la France affiche un bilan encore plus inquiétant que la plupart de ses voisins. Une femme sur trois vivant dans l’Union européenne a subi des violences physiques ou sexuelles au moins une fois dans sa vie depuis l’âge de 15 ans. Près de 62 millions d’Européennes ont ainsi été victimes de mauvais traitements, et une femme sur vingt a été violée durant son existence.

Cette étude de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA), qui se fonde sur les témoignages de 42 000 femmes âgées de 18 à 74 ans recueillis dans les 28 pays membres de l’UE lors d’entretiens individuels réalisés en tête-à-tête entre mars et septembre 2012, est sans précédent. « Depuis le milieu des années 1990, des enquêtes traitant de la violence à l’égard des femmes ont été exécutées dans de nombreux pays européens, mais leurs résultats ne sont pas comparables, juge l’organisation. À titre d’exemple, les enquêtes ont mis l’accent sur des aspects différents, allant de la violence domestique à la violence à l’égard des femmes d’une manière plus large, en passant par la violence conjugale (et elles ont utilisé) différentes méthodes d’échantillonnage. »

L’étude de la FRA est préoccupante. « Les chiffres révélés par l’enquête ne peuvent et ne doivent tout simplement pas être ignorés, souligne le directeur de l’agence, Morten Kjaerum. L’énormité du problème prouve que la violence contre les femmes ne concerne pas seulement quelques femmes, mais la société tout entière. On a besoin d’agir. Trop de femmes souffrent en Europe. »

Un quart des Françaises frappées par leur partenaire
Les femmes d’Europe du Nord semblent être les plus nombreuses à souffrir de violences physiques ou sexuelles. Au Danemark, plus d’une personne interrogée sur deux (52 %) avoue avoir été victime de maltraitance. La Finlande (47 %), la Suède (46 %), les Pays-Bas (45 %) et la… France (44 %) complètent ce triste quintette. Un quart des Françaises déclarent ainsi avoir reçu des coups de leur partenaire, un chiffre plus élevé que la moyenne européenne (20 %).

Si les femmes habitant dans le sud du continent semblent être moins maltraitées (« seulement » 22 % des sondées en Espagne, à Chypre et à Malte estiment avoir été victimes de violences sexuelles ou physiques), ces chiffres doivent être pris avec une certaine prudence. L’égalité des genres, qui est plus respectée en Scandinavie, peut en effet encourager les femmes à avouer plus facilement les actes de maltraitance qu’elles ont subis dans les pays libéraux.

L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui souhaiterait renouveler son étude tous les quatre ou cinq ans, espère que ces conclusions encourageront les États membres à ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. À ce jour, seuls l’Autriche, l’Italie et le Portugal ont ratifié l’accord d’Istanbul.

Par Frédéric Therin, à Munich
Source : Lepoint.fr

————————————–
© « Weight Scale » – Renjith krishnan – FreeDigitalPhotos.net

Page suivante »

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.
Entries et commentaires feeds.