Semaine du 14 au 20 décembre 2015

21 décembre 2015 à 09:04 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTU PÉDOPHILIE – JUSTICE
Hautes-Alpes : condamné pour pédophilie, un ancien instituteur se reconvertit menuisier [France]

« Caresses, masturbations et fellations réciproques » avec des petits garçons. Voici les faits reprochés à un homme qui comparaissait cette semaine devant le Tribunal d’Evry. Il a été condamné à cinq ans de prison, sans mandat de dépôt, dont un an avec sursis, ainsi qu’à un suivi socio-judiciaire de 6 ans et une injonction de soins. Il a l’interdiction d’exercer une activité au contact de mineurs.

«Je ne dis pas que je ne suis plus pédophile. Je suis toujours pédophile»
La castration chimique qu’il dit avoir ardemment réclamée en prison n’a fait que le «débarrasser de l’invasivité» de ses pulsions. Mais sur sa «sexualité», rien n’y fait: il doit, dit-il, «apprendre à vivre avec». Il a «17, 18 ans» quand il réalise qu’il est attiré par «les petits garçons». Le sexe entre adultes, expérimenté une première fois avec une fille chez les scouts, ne l’intéresse guère. Il y aura, ensuite, des expériences homosexuelles, tarifées, lors de séjours en Guyane et en Thaïlande -il jure qu’ils étaient majeurs.

Pour le reste, des masturbations devant des sites pédophiles. «Une véritable addiction», souligne le président, trois à quatre heures chaque jour, «ce qui laisse pantois». Des photos et des films d’«actes sexuels», «entre enfants et avec des adultes», toujours avec des petits garçons, qu’il prend soin d’effacer à chaque fois. «Je considérais que c’était une façon de canaliser mes pulsions, alors que ça les a amplifiées», bredouille-t-il. Il consulte un premier psychologue à 23 ans. Sans succès.

Parallèlement, en dépit de ses pulsions, il passe le concours d’instituteur et enseigne, dans l’Essonne, à des enfants de CM1 et de CM2. «Une situation à risques», euphémise le président du tribunal. «L’enseignement, c’était toute ma vie, mon seul domaine de réussite», répond cet homme qui a refusé de quitter l’Education nationale malgré les injonctions de ses psychologues. S’il concède avoir «fantasmé» sur ses élèves, l’enquête a établi qu’il n’avait commis aucun acte répréhensible. Décrit comme «très introverti» par ses collègues, il était même considéré comme un bon professeur. Pourquoi, par ailleurs, avoir «repris les scouts» à 30 ans ? «C’est une énorme erreur», concède-t-il. Qui facilitera son passage à l’acte.

En 2012, il repère un petit garçon, un gosse à problèmes, aux «propos sexualisés» et très grossiers, «qu’on n’entend pas normalement dans la bouche d’un enfant», raconte le président. «Un enfant encore plus vulnérable ?», l’interroge-t-il. «J’ai profité de la situation…». Une nuit où le gamin peine à trouver le sommeil, il lui enseigne «une façon de s’endormir facilement»: la masturbation. «Je lui propose de lui faire et ensuite je lui montre mon sexe», détaille-t-il. Il ira jusqu’au bout.

La deuxième fois, il lui apprend la fellation
Il propose ensuite aux parents de l’enfant des cours de soutien scolaire, à son domicile, où il poursuit ses méfaits. Un jour, le garçonnet révèle tout à sa mère.

«J’étais dans une bulle où je vivais une histoire d’amour et quand j’ai vu les déclarations (de la victime), ça m’a mis une claque», affirme l’instituteur.

Aux enquêteurs, il donne un autre nom, sa première victime, la même année, un petit garçon qu’il a masturbé et devant lequel il s’est exhibé.

De retour chez ses parents dans les Hautes-Alpes

«C’est un prédateur !», ont insisté les avocats des parties civiles. Lui dit «regretter profondément» ses actes.

Reconverti dans la menuiserie à sa sortie de prison, il travaille désormais dans une région isolée, les Hautes-Alpes, chez ses parents, où il vit, célibataire, dans «un appartement indépendant». Au sous-sol.

Sources : AFP – Le Matin – Le Parisien
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RÉSEAUX SOCIAUX – TERRORISME
Freiner les jihadistes sur les réseaux sociaux, une tâche complexe

Sécurité d’un côté, liberté d’expression, protection de la vie privée et limitations technologiques de l’autre: les appels à endiguer l’activité des jihadistes sur les réseaux sociaux s’intensifient après les carnages à Paris et en Californie, mais soulèvent de nombreux problèmes.

« Nous voyons beaucoup de pression à la fois en Europe et aux États-Unis, des responsables politiques appelant les entreprises à faire davantage », mais ce serait « assorti de beaucoup de conséquences pour les libertés individuelles », prévient Emma Llanso, experte du Center for Democracy and Technology à Washington.

Aux États-Unis, le président Obama a réclamé l’aide des groupes technologiques après la tuerie de San Bernardino, dont un auteur aurait prêté allégeance au groupe État islamique (EI) sur Facebook.

La Commission européenne vient d’organiser un forum pour « initier un dialogue » entre gouvernements et groupes internet dans la lutte contre la radicalisation et la propagande terroriste.

Plusieurs réunions similaires ont eu lieu en France, double cible d’attentats en janvier puis novembre. Les députés ont amendé la loi sur l’état d’urgence pour pouvoir « bloquer » certaines publications en ligne, et des systèmes de « contre-propagande » sont envisagés.

– Atteinte aux libertés –
L’utilisation à grande échelle d’internet par les jihadistes inquiète, en particulier l’EI et ses « campagnes sur les réseaux sociaux qui peuvent devenir virales… », soulignait mercredi James Comey, directeur du FBI.

« Nous sommes dans une ère nouvelle, où des groupes terroristes comme l’EI utilisent les réseaux sociaux pour réinventer comment ils recrutent et planifient des attaques », insiste la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, co-auteure mardi d’un projet de loi qui obligerait les entreprises technologiques à informer les autorités quand elles ont connaissance d’activités terroristes.

« Ces informations peuvent être la clé » pour stopper des jihadistes, assure-t-elle. Le secteur technologique et les défenseurs des libertés civiles craignent à l’inverse des dérives.

La loi ne définit pas clairement les contenus visés et porte sur un « énorme univers », incluant réseaux sociaux, moteurs de recherche, blogs, services de messagerie ou de stockage en ligne, détaillaient vendredi dans une lettre neuf organisations sectorielles emmenées par l’Internet Association, qui réunit les géants du web.

« La portée est incroyablement étendue », confirme Emma Llanso: on dépasse les simples retraits de contenus publics pour obliger à « dénoncer un utilisateur, ses informations personnelles, et le contenu de ses communications », autant d’atteintes à la vie privée.

Les entreprises pourraient en outre multiplier les signalements inutiles pour se couvrir, ou ne plus examiner aucun contenu pour n’être au courant de rien, préviennent les détracteurs du projet.

« Dans les deux cas, la loi a des conséquences imprévues qui sont contreproductives », résume Sophia Cope, avocate spécialisée sur les libertés civiles et les technologies à l’Electronic Frontier Foundation (EFF). Quand déjà « beaucoup d’entreprises rapporteront volontairement des activités suspicieuses aux autorités ».

– Supprimer les contenus –
Les figures de proue des réseaux sociaux interdisent déjà clairement les activités « terroristes » sur leurs services.

« Les terroristes, leur propagande et ceux qui en font l’apologie n’ont pas leur place sur Facebook », dont les règles d’utilisation « bannissent explicitement tout contenu pro-terroriste », affirme Monika Bickert, directrice chargée de la gestion des contenus.

Même discours chez Twitter, qui dit avoir « des équipes autour du monde qui enquêtent activement sur les rapports de violations des règles, et travaillent avec les autorités quand c’est approprié ».

« YouTube rejette le terrorisme et a un bilan solide de prises d’action rapides contre les contenus terroristes », renchérit un porte-parole de la filiale de Google/Alphabet.

Tous se reposent sur le signalement par leurs utilisateurs des contenus litigieux, ensuite examinés par des équipes qui décident s’il faut les retirer, voire fermer le compte.

« Si nous trouvons des contenus ou des comptes pro-terroristes, nos équipes utilisent des outils dédiés pour détecter d’autres comptes associés », précise Monika Bickert.

Mais elle note l’importance de conserver des contenus choquants publiés par les internautes « pour les dénoncer, les condamner, exprimer leur solidarité ou leur horreur ».

YouTube conserve aussi « les vidéos publiées avec une intention claire d’informer ou de documenter » des faits.

« Des millions de contenus sont reçus chaque jour, rendant l’idée d’une surveillance proactive impossible », relève Emma Llanso. Et « quand on a besoin de faire une évaluation subjective du matériel, ça devient beaucoup plus difficile de le faire de manière automatique. »

Des logiciels peuvent en effet détecter aujourd’hui des infractions au copyright ou des contenus pédophiles en comparant automatiquement avec des fichiers de référence fournis par les studios de cinéma ou une base officielle d’images pédo-pornographiques. Mais il n’y a pas de fichier ou de profil type pour les contenus pro-terroristes.

Source : TV5monde.com
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ENLÈVEMENT – PÉDOPHILIE – JUSTICE
Condamné en appel pour le viol d’une enfant [France]

Un homme de 45 ans a été condamné en appel à la réclusion à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté à Montauban (Tarn-et-Garonne) pour l’enlèvement et le viol en 2011 à Toulouse d’une enfant de 5 ans.

En première instance, l’accusé, Christophe Guiboud-Ribaud, avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, une peine alors assortie de 20 ans de sûreté. La cour d’assises d’appel de Montauban a alourdi cette peine, vendredi soir, après trois jours de procès.

Le 15 avril 2011, l’accusé avait enlevé une petite fille de 5 ans dans le quartier de la Farouette à Toulouse, avant de la violer. Au bout d’environ sept heures, il avait ramené l’enfant à l’endroit de l’enlèvement, avant d’être arrêté une heure plus tard à Muret, où il résidait, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse, grâce aux témoignages de deux personnes.

L’accusé avait déjà été condamné pour douze viols sur mineurs en 1996 par la cour d’assises de l’Essonne, et était ainsi en état de récidive légale.

La décision de la cour d’assises a été accueillie dans le calme et avec soulagement par la famille de la victime.

Source : Ladepeche.fr
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INCESTE – AGRESSIONS SEXUELLES
Pédophilie incestueuse : 9 ans pour le père, 5 ans pour le fils [France]

Le père et son premier fils ont été reconnus coupables d’agressions sexuelles sur des jeunes filles mineures, mais acquittés pour viol. Le second fils a été relaxé.

21h : la cour d’assises de Vaucluse a rendu son verdict dans l’affaire de pédophilie du Pontet. Le père de famille est condamné à neuf années de prison. Il est reconnu coupable d’agressions sexuelles sur quatre jeunes filles, dont son enfant, mais acquitté pour le viol de sa nièce.

Son fils aîné est condamné à cinq ans de prison, dont une année avec sursis et mise à l’épreuve. Lui aussi a été acquitté du viol d’une cousine. Il est déclaré coupable d’agressions sexuelles sur trois fillettes, dont ses cousines. Il a été relaxé des faits suspectés sur une voisine.

Enfin, le fils cadet est relaxé de l’agression sexuelle pour laquelle il était poursuivi.

11h50 : Les réquisitions viennent d’être prononcées, au procès d’un père de famille pontétien et ses deux fils accusés de viols et agressions sexuelles sur huit enfants ou jeunes filles.

L’avocat général Bernard Marchal a réclamé la peine la plus lourde à l’encontre du père, âgé de 55 ans, « un homme qui n’a pas fait grand-chose de sa vie à part conduire ses trois enfants aux assises, l’une comme victime, les deux autres comme accusés ». Il demande 14 ans de réclusion, en réponse aux agressions sexuelles sur quatre victimes dont sa fille, et au viol de l’une d’entre elles. Décrivant un « Tarzan en slip rouge sur le fauteuil devant les enfants qui regardent les dessins animés » pour mieux en faire le responsable central de la bancalité de cette famille au « comportement sexuel dépravé ».

Un comportement dont « le premier fils commence à sortir » a indiqué le magistrat chargé de porter l’accusation. Cet accusé de 26 ans aujourd’hui a avoué des agressions sexuelles sur une des quatre femmes ou enfants qui le mettent en cause. Il conteste le reste. L’avocat général demande une peine de 9 à 10 ans à son encontre.

Enfin, une peine de deux ans avec sursis est requise à l’encontre du second fils, âgé de 21 ans. Il est accusé d’agression sexuelle sur une petite cousine de six ans. « Un suivi adapté est souhaité comme pour son frère ».

Le verdict doit être rendu dans la soirée.

Source : Ledauphine.com
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PÉDOPHILIE – PÉDOPORNOGRAPHIE
Pédophilie: 60 prédateurs sur internet arrêtés

Soixante prédateurs sexuels sur internet ont été interpellés essentiellement en Amérique du Sud, lors d’une opération organisée par Interpol, le FBI et la police chilienne, a annoncé aujourd’hui Interpol.

Quatre victimes ont également été identifiées, ajoute l’organisation internationale de coopération policière, dont le siège mondial est à Lyon.

Ainsi, un instituteur de 25 ans a été arrêté au Guatemala: il téléchargeait et partageait des images d’enfants abusés. Un autre a été interpellé au Chili pour avoir enregistré ses ébats avec un garçon de onze ans qu’il abusait depuis deux ans, détaille Interpol dans un communiqué.

En Uruguay, quatre hommes ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés d’être liés au plus grand réseau pédophile jamais découvert dans le pays.
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© Photo Pixabay

Semaine du 23 au 29 novembre 2015

30 novembre 2015 à 08:49 | Publié dans L'actualité criminologique | Un commentaire
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sad-214977_640PÉDOPHILIE
Australie : d’anciens Premiers ministres cités dans une affaire de pédophilie

Une Australienne de 45 ans a affirmé récemment avoir été victime dans son enfance d’un « cercle pédophile VIP », impliquant trois anciens Premiers ministres.

Selon ses dires, le réseau incluait des politiciens hauts placés ainsi que des figures importantes de la police et de la magistrature. La quadragénaire, qui raconte avoir été prostituée dans des soirées pédophiles au Parlement à l’âge de 5 ans, dénonce également le viol de centaines d’autres victimes. Elle a détaillé les « centaines de crimes » auxquels elle aurait assisté, dénonçant des enlèvements d’enfants, de la torture, des viols et des meurtres.

Elle a décrit un « cercle pédophile international très bien coordonné » avec une hiérarchie stricte. « J’étais réservée aux pédophiles VIP », a-t-elle expliqué. « C’était très hiérarchisé, et ce à quoi j’ai assisté s’est produit tout en haut de la hiérarchie ». Selon elle, le réseau serait toujours en activité. Elle a donc demandé au Premier ministre Malcolm Turnbull « d’assurer la sécurité des enfants » de toute urgence.

Plus tôt dans la semaine, le sénateur libéral Bill Heffernan, qui livre depuis des années une croisade contre la pédophilie, avait annoncé détenir une liste dressée par la police et incluant les noms de 28 personnalités haut placées. Il avait refusé de nommer les personnes incriminées, mais avait appelé le parquet et la Commission royale contre la pédophilie à mener une enquête. C’est cette initiative qui a convaincu la victime présumée de témoigner devant la presse.

Son témoignage aurait été étouffé par les autorités
« Mon expérience était atroce au delà des mots », a-t-elle déclaré à la presse. « Mais la manière dont j’ai été traitée après avoir dénoncé les crimes que j’ai vus et subis a été pire encore ». Elle a en effet expliqué avoir raconté son calvaire a de nombreux professionnels de santé dans les années 1980, puis en 2008 à la police, et enfin à la Commission royale de lutte contre la pédophilie en 2013. Mais son témoignage, comme celui d’autres victimes d’agresseurs « VIP », a toujours été étouffé.

Affirmant vivre dans la peur, elle ne s’est décidée à parler aux médias que parce qu’elle n’avait « plus rien à perdre ». À la suite de ces déclarations, la police nationale a affirmé que l’affaire avait fait l’objet d’une enquête minutieuse et qu’aucune preuve n’était venu étayer ces allégations. L’affaire a été classée et la plaignante en a été avertie en avril dernier.

Mais pour le président du groupe australien de survivants d’abus pédophiles (SNAP), ces allégations ne sont pas un cas isolé. « Le SNAP a entendu parler d’un grand nombre de survivants d’agressions similaires, qui affirment été violés et torturés par des personnes très haut placées en Australie ». Selon l’association, ces dénonciations ont systématiquement été ignorées par la Commission royale et par le gouvernement. « Il s’agit des pires crimes, commis par les plus puissants envers les plus faibles ».

Source : DirectMatin.fr
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PÉDOPORNOGRAPHIE
Un sexagénaire graylois fiché [France]

Il ne suffit pas de jeter des fichiers dans la corbeille de son ordinateur pour qu’ils disparaissent. Un habitant de Gray âgé de 61 ans en a eu la confirmation en août 2012, quand il a été placé en garde à vue par les gendarmes. Dans son portable, des vidéos pornographiques mettant en scène des mineurs et des adultes avaient été retrouvées.

Interrogé, le sexagénaire a reconnu qu’il aimait consulter sur internet des photos de jeunes garçons dénudés. « J’aime bien les gosses », a-t-il confié aux enquêteurs, affirmant aussi être attiré « par l’esthétique des corps jeunes ». Devant le tribunal correctionnel de Vesoul, jeudi, la procureure de la République Martine Malitchenko corrige : « Sur les photos découvertes dans votre ordinateur, on n’est pas dans l’esthétique, mais dans le pornographique avec des mineurs. »

La présidente du tribunal, Karine Guilloux, se fait pour sa part pédagogue avec le prévenu : « S’il n’y avait pas eu de mineurs sur ces photos et dans ces vidéos, vous ne vous seriez pas retrouvé au tribunal. » L’intéressé le comprend : « C’était juste pour visionner, pas pour agresser ou quoi que ce soit », répond-il. « Mais c’est interdit parce qu’il y en a qui abusent des gosses pour faire les photos. »

Outre la présence de ces images, le contexte dans lequel elles ont été découvertes chez le Graylois inquiète la justice. À l’époque, l’homme avait l’habitude de s’entourer d’adolescents à qui il offrait des cadeaux. Il aurait aussi fait des propositions à l’un d’entre eux. « Tout préparait un passage à l’acte », estime la représentante du parquet. « Il y avait une recherche ciblée de mineurs, donc un réel danger. » Ses réquisitions : une peine mixte d’un an de prison dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve.

« Il n’attirait pas les mineurs chez lui, ce sont les parents qui les amenaient », précise l’avocate du sexagénaire, Me Élodie Poirot. « Il a honte pour les images, mais elles ne méritent pas de l’envoyer en prison. »

Le tribunal a décidé de condamner le prévenu, déjà bien connu pour des affaires de vol, à un an de prison dont huit mois avec sursis et mise à l’épreuve. Les juges ont aussi prononcé une interdiction d’entrer en contact avec des mineurs à l’encontre du sexagénaire, dont le nom sera inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles.

Source : G.M – Estrepublicain.fr
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HARCÈLEMENT – VIOLENCES
À Sainte-Christine, l’adolescente était leur souffre-douleur [France]

Au cours de l’été dernier, entre le 1er mai et le 31 août, une adolescente a été victime de violences de la part de collégiens.

Âgée de 16 ans, l’adolescente se rend chaque week-end chez des copains, des frères âgés de 14 et 15 ans demeurant dans la commune de Sainte-Christine. Ils se retrouvent ainsi tous les trois en compagnie de tout un petit groupe d’amis.

Au fil des week-ends, l’adolescente, plus fragile que les autres, devient le souffre-douleur d’un trio de copains. Elle est régulièrement victime de brimades, de bousculades, de coups de pied dans les jambes et de crachats.

Les investigations menées par les gendarmes de la brigade de Chemillé-Melay vont permettre d’identifier formellement les auteurs de ces violences.

Placés en garde à vue ce jeudi, les trois collégiens reconnaissent avoir commis des violences de manière répétée et avoir dégradé le scooter de la victime. Ils reconnaissent également être consommateurs de cannabis et avoir agi sous l’influence de cette drogue allant même jusqu’à tenter de frapper l’adolescente avec une ceinture et l’avoir aspergée de différents produits dont de l’urine !

Remis en liberté et inconnus de la justice, ils sont convoqués devant le juge des enfants le 4 février 2016 pour les chefs de violences commises en réunion, violences avec menace ou usage d’une arme sans incapacité, consommation de produits stupéfiants et dégradations volontaires d’un bien commis en réunion.

L’adolescente, qui ne fréquente plus depuis la fin d’été ces individus, ne présente aucunes séquelles physiques et psychologiques. Elle fera d’ailleurs l’objet d’un suivi psychologique.

Source : Courrierdelouest.fr
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RÉSEAU PÉDOPHILIE
Démantèlement d’un réseau mondial de pédophilie

Les polices néerlandaise et australienne ont démantelé l’un des plus gros sites de pédopornographie au monde et arrêté des centaines de personnes, a assuré mercredi le quotidien néerlandais de référence De Volskrant.

Montée avec l’aide du FBI, l’opération surnommée « Kidslove » dure depuis 18 mois et a mené à 303 arrestations, notamment en Australie, en Colombie ou en Corée du Sud, assure le quotidien. Le nom réel du site internet reste secret, l’enquête étant toujours en cours. « Au moins 106 victimes ont été identifiées, la plupart d’entre elles avaient moins de 12 ans », assure le quotidien, citant la police néerlandaise.

La police australienne a arrêté le chef de ce réseau de pédopornographie en juin 2014, dans son domicile d’Adélaïde (sud) : âgé de 33 ans, Shannon M. a été condamné à 35 ans de prison début novembre. S’étant saisie de son ordinateur, la police a endossé son identité et conversé avec d’autres pédophiles sur le réseau TOR, une plateforme qui garantit l’anonymat sur internet, dans l’espoir de les identifier.

Un Néerlandais de 37 ans a dès lors été arrêté dans la ville d’Almelo, à l’est des Pays-Bas. Cet homme, identifié comme Erwin van den B., a été condamné en juin à 18 mois de prison. Le parquet n’a pas pu prouver qu’il était également impliqué dans la production de pédopornographie, comme Shannon M.

« Les enquêteurs australiens et néerlandais ont réussi à arrêter deux des chefs d’un des plus grands sites de pédopornographie au monde », assure néanmoins le quotidien. Le site en question contenait 360.000 images illégales et comptait plus de 45.000 abonnés.

Sur les 303 arrestations effectuées jusqu’à présent, 5 l’ont été aux Pays-Bas. « L’enquête continue », assure au quotidien la directrice de l’enquête aux Pays-Bas : « nous continuerons à chasser ces prédateurs ».

Source : Levif.be
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AGRESSION – JUSTICE
Cergy : trois ans de prison requis pour une agression « barbare » [France]

Il avait croisé la route d’un groupe de jeune des Linandes, munis de barres de fer de couteaux et d’un sabre japonais. Le 4 avril 2014, vers minuit et demi, un habitant de Cergy de 36 ans, père de famille, a sans doute échappé au pire après une agression qualifiée de « barbare » par lui-même et la procureur.

Trois de ses agresseurs présumés étaient jugés ce jeudi soir par le tribunal correctionnel de Pontoise.

La procureur a requis trois ans de prison ferme à l’encontre d’un jeune d’une vingtaine d’années, soupçonné d’avoir porté les coups de sabre. Et deux ans ferme pour celui qu’elle a qualifié de « meneur » et qui a donné le premier coup de poing, ainsi que 18 mois ferme à l’encontre du troisième jeune.

La nuit des faits, rentrant de son travail dans une maison de retraite de Chatou (Yvelines), la victime emprunte en trottinette depuis la gare le même chemin qui serpente entre les immeubles de la Justice, à Cergy. Des jeunes du quartier, qu’il ne connaît pas, lui interdisent subitement le passage. « Ils m’ont dit : ce chemin nous appartient. Tu n’as rien à faire ici. Ils m’ont barré la route… » Peut-être dérangeait-il un trafic de stupéfiants, une hypothèse soulevée indirectement par la procureur.

«Je ne pardonne pas leur acte, c’était pour donner la mort»
La situation dégénère très vite. Le père de famille est pris à partie, des renforts sont appelés. « L’un d’eux a sorti un katana quand j’ai été cerné », explique la victime. « J’ai esquivé un premier coup circulaire, au niveau de la gorge, comme pour me décapiter, puis un deuxième à la poitrine. Mais le troisième m’a transpercé le poignet. » D’autres le frappent aussi à coups de poing ou à coup de barre de fer. Il parvient « dans un instinct de survie », à s’emparer du sabre. « Je pensais que j’allais mourir. Je n’avais plus de forces. J’ai enfin pu rentrer dans le hall de mon immeuble. »

Un seul des trois jeunes identifiés formellementpar la victime à l’audience a reconnu sa présence sur place. La vingtaine, il n’admet toutefois que deux coups de poing à l’audience, délivrés « par solidarité avec mes amis ». Il refuse aussi de donner le nom du porteur de sabre qu’il connaît. Son avocat a contesté son statut de meneur. « Il n’y a rien qui le démontre. » Ses deux coprévenus, autres habitués des soirées au pied des immeubles des Linandes, ont nié toute implication devant le tribunal.

« Je suis prêt à pardonner à ces jeunes, mais je ne pardonne pas leur acte », a confié la victime, qui gardera des séquelles définitives. « C’était pour donner la mort. C’était gratuit. Je n’avais pas de Porsche. Je rentrais avec ma trottinette… »

Source : Leparisien.fr

Semaine du 16 au 22 novembre 2015

23 novembre 2015 à 08:16 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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15840819774_b9646ba315_zDAESH – RADICALISATION
Attentats de Paris : à Besançon, des jumeaux fuguent en annonçant vouloir rejoindre Daesh [France]

Besançon. Ce sont des parents, des amis qui ont finalement alerté leur mère, qui s’inquiétait de leur absence, à Besançon, mercredi soir. Les jumeaux, âgés de 15 ans, tenaient depuis quelques jours des propos de plus en plus inquiétants sur les réseaux sociaux, par SMS auprès des copains…

Affichant en filigrane leur intention de rejoindre la Syrie, voire carrément les rangs de Daesh « au vu des événements » ils ne sont pas rentrés à la maison mercredi soir et n’étaient pas allés au lycée de la journée. En fait, les adolescents préparaient leur fuite.

Mis au courant par la maman affolée, la police a aussitôt lancé un signalement qui a porté ses fruits hier matin. Une patrouille a récupéré les fugueurs à la gare Viotte, avant qu’ils ne montent dans le premier train pour Paris.

Les jumeaux comptaient-ils réellement tenter de rallier la Syrie ? Cela reste encore à démontrer. Si certains indices laissent planer des inquiétudes sérieuses sur l’état moral des deux frères, les enquêteurs retiennent également la piste d’un désarroi beaucoup plus classique chez des adolescents.

Leurs parents étant séparés, les enfants auraient plus simplement voulu rejoindre leur père à Paris. En dramatisant la situation à l’excès ils ont pu vouloir attirer l’attention sur leur mal-être.

Source : Fred JIMENEZ – Estrepublicain.fr
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PÉDOPHILIE – JUSTICE
Moselle : 30 et 25 ans de réclusion pour le viol d’une fillette vosgienne [France]

Metz. Son ombre a plané au-dessus de la cour d’assises. Et puis elle a fini par prendre vie. Hier, la frimousse de la petite victime de deux monstres – le mot a été repris par toutes les parties – est apparue sur des photos. « Il est important que cette petite fille soit au cœur des débats », propose Me Rémi Stéphan, avocat du père de la fillette, qui avait 5 ans lorsqu’elle a été livrée par sa mère, en 2012, à l’appétit sexuel d’un prédateur sexuel à Talange.

Celui-ci comparaissait pour viol avec actes de torture et barbarie, agressions sexuelles de mineur de moins de 15 ans et diffusion d’images pédopornographiques. La mère était accusée d’agression sexuelle par ascendant et de diffusion d’images à caractère pédopornographique.

Tout le monde est d’accord : la fillette est plus importante que les timides explications et aveux des deux accusés. « Est-ce qu’il y a quelque chose à comprendre, d’ailleurs ? », grince l’avocat général, Brigitte Harmand-Colette.

Innocence volée
Plus importante que les condamnations tombées hier soir : 30 années de réclusion criminelle, avec une peine de sûreté de 20 ans, pour l’homme de 37 ans. 25 années pour la mère, une Vosgienne âgée de 33 ans, complice aveuglée par son amour et déchue de son autorité parentale.

La vérité de cet effroyable dossier, c’est d’abord l’innocence volée à cette enfant « timide, mais si souriante », décrit Me Stephan. « Une petite fille souillée par ces deux-là », assène Me Béatrice Founès, autre avocate des parties civiles. « Regardez ce bout de chou ! En 2012, elle mesurait 1m15 pour 18 kg. Vous l’imaginez avec cet homme sur elle », s’indigne l’avocate générale.

« Il la viole pendant dix ou quinze minutes. Elle hurle, alors il lui met la main sur la bouche pour qu’elle arrête de crier. « Me Stéphan poursuit : « Elle crie un mot. « Maman ! » Elle l’implore pour arrêter tout ça. Mais elle la bâillonne à son tour… Cela a duré une dizaine de minutes, une éternité de douleur qui laisse cette petite de 5 ans avec une plaie profonde. » « C’est la négation totale de l’humanité de la petite », considère Me Viry.

« C’est une chouette petite fille »
« Le papa a peur pour sa fille. Elle commence à poser des questions », selon Me Stephan. « Des questions sans réponse… »

Malgré ses souffrances, et c’est sans doute la grande leçon de cette affaire, l’enfant est quand même debout. « Elle avance. Elle recommence à sourire », rassure son avocat, Me Viry.

Source : K. G. – Estrepublicain.fr
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VIOLENCE – JUSTICE – INSOLITE
« Aime-moi ou tue-moi »… elle tranche la question d’un coup de hache [Belgique]

Une femme belge a été déférée jeudi devant le parquet de Liège pour avoir frappé à coup de hache son ex-compagnon. Ironie de l’histoire, c’est la victime elle-même qui lui avait demandé de mettre fin à ses jours.

Mercredi dernier, un Belge de 53 ans est retourné au domicile de son ex-compagne pour tenter de la récupérer. Malheureusement pour lui, celle-ci, une Liégeoise de 56 ans, a refusé. Désespéré, l’homme la supplie alors de l’aider à mourir. On ne sait qu’elle fut la réponse de son ex, mais à ce moment-là, elle l’a laissé repartir.

Plus tard dans la même journée, le quinquagénaire se présente à nouveau au domicile de cette Belge. Ils consomment de l’alcool. Puis il lui refait part de son désir de mettre fin à ses jours. Cette fois-ci, la Liégeoise lui donne une lame, mais l’homme ne parvient pas à se suicider avec.

« Mets-la-moi en plein front »
La situation dégénère. Apparemment d’accord pour tuer son ex-mari, elle part chercher une hache. Hélas, étant difficile de se mettre un coup de hache à soi-même, l’homme lui en demande plus, relate la presse locale : « Je n’ai pas le courage, tu peux le faire, mets-la-moi en plein front ». Ni une, ni deux, elle saisit la hache et le frappe à la tête.

Surprise de voir autant de sang s’écouler après un tel geste, la dame panique. Elle appelle une connaissance pour que celle-ci contacte les secours. La victime est emmenée à la clinique des Bruyères de Chênée. Le quinquagénaire s’en sort plutôt bien, seulement avec une plaie de quatre centimètres au front.

Quant à son son ex, déférée devant le parquet de Liège, elle a désormais rendez-vous avec la justice…

Source : Metronews.fr
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PÉDOPORNOGRAPHIE
Un retraité proposait 776 000 fichiers pédopornographiques [France]

Il possédait plus d’un demi million de fichiers pédopornographiques sur son ordinateur. Cet habitant de Pau (Pyrénées-Atlantiques), un retraité de 65 ans, a été interpellé à la mi-octobre, mis en garde à vue et remis en liberté. Il comparaîtra le 21 janvier devant le tribunal de Pau, a indiqué le Procureur de la République de Pau, Jean-Christophe Muller.

« L’expertise psychiatrique a révélé une tendance pédophile sans passage à l’acte », a-t-il ajouté.

Des milliers de connexions d’internautes
L’homme, artiste musicien retraité, a reconnu les faits après que les enquêteurs eurent découvert 776 000 photographies et vidéos pédopornographiques sur le disque dur de son ordinateur lors d’une perquisition à son domicile. Il a été confondu par plus de 11000 connexions d’internautes qui téléchargeaient une ou plusieurs photos et vidéos.

Après avoir téléchargé les images et les vidéos, il les partageait sur des plates-formes de « peer-to-peer » qui permettent aux internautes de partager des fichiers à condition d’ouvrir l’accès à leur propre ordinateur.

Source : Leprogres.fr
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JUSTICE – ATTOUCHEMENTS SEXUELS
Strasbourg: Un gynécologue mis en examen pour le viol d’une patiente [France]

Il conteste « farouchement » tout geste déplacé. Mais le gynécologue strasbourgeois, qui exerce depuis une trentaine d’années, a tout de même été mis en examen pour le viol d’une de ses patientes, à cause d’un toucher vaginal que la jeune femme estime « inapproprié ».

Les faits dénoncés datent d’octobre 2013, mais la patiente, alors étudiante, n’a déposé plainte qu’en juillet 2014, a souligné l’avocat du gynécologue Me Pheulpin. « Dans sa plainte initiale, elle évoquait un toucher rectal, mais devant la police en novembre 2014 elle parlait d’un toucher vaginal », a-t-il ajouté.

Les enquêteurs ont retrouvé trace d’une autre patiente qui, en 2008, avait dénoncé le comportement du même gynécologue auprès du conseil de l’ordre, également pour un toucher vaginal inapproprié. Elle n’avait en revanche pas déposé plainte à l’époque, et a récemment indiqué aux enquêteurs, qui l’ont entendue comme témoin, qu’elle ne souhaitait pas davantage le faire à présent.

A l’issue de sa garde à vue, l’homme a été placé mercredi sous contrôle judiciaire avec interdiction de poursuivre ses consultations à son cabinet.

Source : 20minutes.fr
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© Photo « Daech, naissance d’un état terroriste» – Alatele fr – flickr.com/photos

Semaine du 14 au 20 septembre 2015

21 septembre 2015 à 06:15 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUVENGEANCE – VIOLS
Elle avait organisé un viol collectif à Montpellier : 7 ans de prison [France]

Par vengeance, une jeune femme avait attiré les deux victimes de 13 et 15 ans dans un piège. Elles avaient été abusées à La Paillade.

A l’issue de trois jours de procès à huis clos, la cour d’assises a condamné, ce lundi 14 septembre, Samira T., 27 ans, à 7 ans de prison pour une affaire de viol collectif particulièrement sordide. Deux adolescentes, âgées d’à peine 13 ans et 15 ans, ont ainsi subi les représailles de la jeune femme qui, pour une ridicule histoire de jalousie fondée sur une rumeur, les a livrées à de jeunes prédateurs sexuels, dans un immeuble de La Paillade…

Une peine de 12 ans avait été requise
En fait, ce dossier a déjà été jugé, en juin 2014, par cette même cour d’assises des mineurs : quatre jeunes Montpelliérains, qui avaient bénéficié des faveurs sexuelles des victimes, ont écopé de peine allant de 2 ans de prison avec sursis à 3 ans ferme, selon le degré de responsabilités. Samira T., elle, avait fui le procès au troisième jour, juste avant les réquisitions. Elle avait été condamnée par défaut à 12 ans avec mandat d’arrêt. Lundi, c’est cette même peine de 12 ans qui a été requise par l’avocat général en raison de la gravité de l’affaire et de l’attitude de l’accusée à l’époque des faits.

Elle rameute des garçons
Le 31 octobre 2008, la jeune femme, persuadée à tort qu’une des adolescentes aurait eu une liaison avec son petit ami, les a contraintes à venir dans cet immeuble du Grand Mail. Puis, elle a rameuté tous les garçons qu’elle trouvait pour qu’ils “bénéficient de l’aubaine”. Pendant quatre heures, une vingtaine de jeunes sont ainsi venus, certains par simple curiosité, et les deux adolescentes ont été contraintes à des fellations sur cinq d’entre eux… Samira T., elle, a “supervisé” les viols en compagnie de son fils alors âgé de 3 ans. Après avoir nié son rôle central, menacé les familles qui avaient déposé plainte de représailles, la Montpelliéraine a cette fois-ci reconnu, expliquant avoir voulu les « faire souffrir à sa façon ».

Pour son avocat, Me Abratkiewicz, « il ne faut pas faire le procès des cités. Elle avait 20 ans, elle était dans le déni, elle s’est libérée de ses mensonges. Il faut comprendre la dimension socioculturelle des faits. » La cour a ramené la peine à 7 ans de prison.

Source : Midilibre.fr
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PÉDOPORNOGRAPHIE
Montreuil : il pensait que la pédopornographie « n’était pas si grave » [France]

N. A., 23 ans, est un jeune homme sans histoires. Aucune mention sur son casier judiciaire, il semble vivre sa vie sans se faire remarquer. Jusqu’à ce 27 août 2014.

Sur le chat Internet de Skyrock, celui-ci diffuse des images pédopornographiques de mineurs. Immédiatement, Skyrock repère la discussion et prévient la police. Grâce à l’adresse IP, les policiers remontent jusqu’au père de N. A., propriétaire de la ligne Internet.

Une cinquantaine de photos retrouvées
Très vite, les soupçons se tournent vers le fils. Les gendarmes de Montreuil reprennent l’affaire et interrogent le prévenu. Sur son téléphone, ils retrouvent une cinquantaine de photos de mineurs en position suggestive. « Je parlais à une personne, qui m’a demandé de lui envoyer des photos. Donc j’en ai cherché sur Google. » Lors de sa garde à vue, il ne conteste pas les faits, le jeune homme avoue « ne pas penser que c’est si grave ».

N. A. n’a jamais eu de petite amie, juste « une à distance, mais rien de sérieux ». « Ces enfants que vous regardez sont victimes de gestes illégaux. Votre comportement est inacceptable », s’emporte la substitut du procureur. « J’ai bien retenu la leçon, je ne le ferai plus », reprend le prévenu.

N. A. est reconnu coupable et condamné à quatre mois de prison avec sursis, avec obligation de travail et de soins.

Source : Lavoixdunord.fr
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JUSTICE – VIOL
Drancy : dix ans de prison après le viol d’une octogénaire [France]

La cour d’assises des mineurs de Seine-Saint-Denis vient de condamné un homme de 19 ans à dix ans de prison pour une agression des plus sordides, commise en avril 2013, à Drancy. Le garçon qui avait alors 17 ans avait violé une retraitée qu’il avait au préalable forcée, sous la menace d’un couteau, à lui remettre ses biens de valeur, sous peine de la tuer.

L’avocat général avait requis quinze ans de prison.

Une fois son agresseur enfui, la victime — une octogénaire — avait trouvé refuge dans un café voisin.

Les policiers de la sûreté territoriale n’avaient pas mis longtemps à identifier le violeur, grâce aux indices matériels trouvés sur place. Dans le mois qui a suivi, un suspect a été identifié. L’ADN correspondait à celui d’un homme, condamné peu de temps auparavant pour des vols à de la prison avec sursis. Il avait été jugé, sous deux identités différentes, à Paris et à Bobigny.

Sa ligne téléphonique a permis de le confondre. L’adolescent avait trouvé un point de chute dans un immeuble squatté de Drancy, dans le secteur de l’agression. Des objets volés chez la retraitée ont été trouvés en sa possession. Le jeune homme était sans repères, avec un parcours familial chaotique avait noté un expert. Il avait quitté l’Algérie quelques mois avant les faits et était livré à lui-même.

Pour des raisons de santé, la victime n’a pas assisté au procès. Profondément choquée, elle avait déménagé après son agression.

Source : Leparisien.fr
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AGRESSION SEXUELLE – VIOLENCE
Des riverains sauvent une ado d’une agression [France]

Des riverains du boulevard de Sévigné sont intervenus, samedi soir, pour porter secours à une jeune fille de 16 ans agressée sexuellement par un groupe de quatre jeunes.

« Il était un peu avant 20h samedi. J’ai entendu une jeune fille appeler à l’aide. Je suis descendu pour voir ce qu’il se passait » explique ce riverain du boulevard de Sévigné.

Dehors, il voit une jeune fille de 16 ans molestée par quatre autres jeunes. Non seulement ils lui ont volé son portable mais l’agressent aussi sexuellement.

Un agresseur intercepté
D’autres riverains, alertés par les cris de la victime, se portent à son secours. Les délinquants jettent alors brutalement la fille au sol et prennent la poudre d’escampette.

« L’un d’eux arrivait dans ma direction », explique un témoin. « Je me suis mis en travers de son chemin et je l’ai intercepté. » Les trois autres arrivent à s’échapper.

Prévenus, des policiers de la brigade anticriminalité arrivent rapidement sur place et embarquent l’un des auteurs de l’agression. Quant à la jeune fille, très choquée, elle a été réconfortée par les riverains.

Source : Ouest-France.fr
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VIOLENCE – MINEUR DÉLINQUANT
Agression : l’adolescente qui a tenté d’étrangler son professeur face aux policiers [France]

Agée de 14 ans, la jeune fille qui a violemment agressé son professeur de Sciences mardi dans l’enceinte du collège Juliette Dodu doit maintenant faire face aux enquêteurs du commissariat Malartic. Cette collégienne doit être auditionnée ce jeudi afin d’expliquer pourquoi elle a tenté d’étranger un enseignant à l’issue de son conseil de discipline. A l’issue de cette audition, le Parquet pourrait décider de saisir un juge pour Enfants.

Hier matin, les enseignants du collège Juliette Dodu ont débrayé durant une heure afin de dénoncer l’agression physique dont a été victime un professeur.

Une adolescente de 14 ans auditionnée pour une agression d’une extrême violence
Ce jeudi, la jeune fille va devoir répondre aux questions des enquêteurs dans le cadre d’une audition. Les faits qui lui sont reprochés ont provoqué une vive émotion pour les enseignants du collège Juliette Dodu.

Mardi 15 septembre en fin d’après-midi, un professeur de SVT a été « sauvagement agressé » par cette élève de 14 ans qui comparaissait en conseil de discipline.

Cette agression physique particulièrement violente est à l’origine du débrayage des professeurs du collège Juliette Dodu organisé hier. Le corps enseignant a décidé de se mobiliser pour dénoncer cet acte de violence.

L’élève de 3ème a tenté d’étrangler son professeur de SVT
Mardi 15 septembre en fin d’après-midi, un professeur de SVT (Sciences et Vie de la Terre) a été « sauvagement agressé par une élève qui comparaissait en conseil de discipline – pour des faits similaires survenus le 24 août » précise le principal, Claude Carpentier, dans une lettre adressée à tous les professeurs.

La jeune fille a tenté d’étrangler son professeur alors qu’elle venait de comparaître en conseil de discipline pour avoir menacé de mort le même professeur. Alors que le professeur quittait la salle, l’élève s’est précipitamment levée pour le poursuivre et lui sauter dessus.

Pris par surprise, l’enseignant a été frappé devant la loge du collège et ce sont ses collègues qui ont réussi à calmer l’adolescente.

Agée de 14 ans, l’élève n’aurait pas supporté les sanctions prises à son encontre
« L’élève présente dans la salle du conseil s’est levée précipitamment et a quitté la salle sans préciser ses intentions ; elle s’est ensuite livrée à une agression physique du professeur près de la loge. Plusieurs membres du personnel, présents sur les lieux de l’agression, se sont interposés, alors que la violence de l’élève s’avérait difficilement contrôlable » selon le principal du collège Juliette Dodu, Claude Carpentier.

L’élève a ensuite pu s’enfuir mais la police a immédiatement été alertée. Le professeur victime de cette agression a déposé plainte. Choqué, il est actuellement en arrêt de travail après avoir écopé de cinq jours d’ITT (Interruption Temporaire de Travail). L’émotion est encore vive pour les professeurs du collège Juliette Dodu.

L’élève a été définitivement exclue du collège Juliette Dodu et ce jeudi, l’adolescente et sa mère sont convoquées au commissariat Malartic afin d’être entendues. Le Parquet pourrait décidé de saisir un juge pour enfants.

Source : Linfo.re
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© Photo : « Love Hate Arrows Represents Compassion Passion And Adoration » – Stuart Miles – http://www.freedigitalphotos.net/

Semaine du 7 au 13 septembre 2015

14 septembre 2015 à 06:33 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUPÉDOPORNOGRAPHIE
Pédopornographie : quelle réalité doivent affronter les géants du web

Rivaux sur le terrain commercial, Google, Microsoft, Facebook, Twitter ou encore Yahoo! se sont associés autour d’un projet destiné à lutter contre la pédopornographie en ligne.

Internet Watch Foundation (IWF), l’observatoire britannique à l’initiative du dispositif, a expliqué lundi avoir travaillé ces six derniers mois avec l’industrie du web. Objectif : mettre au point une liste d’images pédophiles pouvant aider les géants d’Internet à éradiquer ce fléau.

Plutôt que les images en tant que telles, IWF va fournir à ces services des «empreintes numériques» (hashes), autrement dit des suites de chiffres correspondant chacune à un contenu. Nul besoin de consulter les images unes à unes pour les supprimer : Google et consorts n’ont qu’à intégrer à leurs systèmes cette liste (qui sera complétée quotidiennement).

Le paradoxe des réseaux sociaux
Or, tous ces services ne sont pas infestés de la même manière par les images pédopornographiques. Selon le rapport 2014 d’IWF, les hébergeurs d’images et les hébergeurs de fichiers arrivent loin devant les réseaux sociaux, les forums ou les blogs. Ces services sont le plus souvent gratuits et ne requièrent pas d’identification. Mais, commente IWF, ils n’ont pas la force de frappe des réseaux sociaux, où une image peut être vue rapidement par des milliers de personnes.

Ces chiffres ne montrent pas combien l’usage des sites peut être perverti. Ainsi, le site Amazon, dont on aurait pu penser qu’il serait épargné, est devenu malgré lui un hébergeur de photos et vidéos pédophiles. S’impliquant dans la lutte contre ces contenus, le leader mondial du e-commerce finance aujourd’hui autant IWF que Google (105 000 euros) et plus que Twitter, Yahoo! (plus de 35 000 euros) ou Facebook (plus de 70 000 euros).

Ces efforts semblent payer. En renforçant son équipe d’analystes, la fondation britannique a plus que doublé le nombre d’URL identifiées en un an. Si le nombre de fichiers pédophiles repérés sur les hébergeurs d’images a été multiplié par quatre entre 2013 et 2014, le nombre de sites incriminés a à peine augmenté sur cette période.

Une majorité d’hébergeurs américains ou russes
D’autres statistiques éclairent une réalité sinistre. IWF souligne ainsi qu’au moins quatre victimes sur cinq sont des petites filles. Bénéficiant comme la fondation des remontées des internautes, Inhope, réseau de 51 pays concernés par la cyberpédophilie, précise que la tranche d’âge la plus concernée est celle des pré-pubères (généralement entre 8 et 10 ans pour une fille, entre 11 et 13 ans pour un garçon).

La plupart des contenus pédopornographiques sont hébergés en Europe et en Amérique du Nord, explique encore IWF. Les données recueillies par Inhope vont dans le même sens. Ainsi, les trois pays les plus touchés sont les Etats-Unis, la Russie et les Pays-Bas. Quelque 3 % des images identifiées comme pédophiles dans le réseau (98 % du total) proviennent d’hébergeurs français.

Source : Leparisien.fr
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AGRESSION
« Ils ont menacé de nous brûler devant nos enfants » [France]

Dans la nuit du 24 août dernier, ce restaurateur rennais a été séquestré chez lui, avec sa femme et ses deux enfants, par trois personnes. Une nuit de violences. Il raconte.

« On essaie de reprendre le cours normal de notre vie même si on sait que ça ne sera jamais plus comme avant » explique ce restaurateur rennais de 32 ans.

Dans la nuit du 24 au 25 août dernier, vers 3 h 30 du matin, trois hommes, cagoulés et armés, lui tombent dessus alors qu’il s’apprête à rentrer dans sa maison située dans le nord de Rennes. (Ouest-France du 26 août)

Ils le frappent et vont le séquestrer pendant plus de trois heures dans sa maison avec son épouse et ses deux enfants. Une nuit de violences et de sévices. Les agresseurs ont notamment menacé les enfants de brûler leurs parents devant eux et ont fait ingurgiter, de force, de l’eau de javel à l’épouse.

Toujours hospitalisée au CHU de Rennes, elle vient de sortir du service de réanimation chirurgicale.

Le témoignage du restaurateur dans ce reportage vidéo : cliquez ici

Source : Ouest-france.fr
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VIOL – JUSTICE
Il n’ira pas en prison pour le viol d’une fillette de deux ans [États-Unis]

Thomas Boden, un américain de 28 ans, n’ira pas en prison. Et pourtant, il est l’auteur du viol d’une petite fille de deux ans.

En janvier dernier, Thomas Boden, un américain âgé de 28 ans, a commis un acte immonde pour lequel il n’ira pas en prison, au grand damne de la famille de sa victime. Et pour cause, celle-ci est âgée de seulement 2 ans et a été violée par l’homme, qui n’était autre que l’ex-petit copain de la mère de la fillette, à l’époque. Mais la justice a rendu un jugement révoltant, sinon plus.

Une sorte d’arrangement « à l’amiable »
Aux Etats-Unis, la justice à cette particularité qui peut être révoltante, frustrante ou décevante. Ce n’est pas la mère de cette enfant de deux ans qui dirait le contraire. Accusé d’être le violeur de cette dernière, l’accusé a pu passer un accord avec l’accusation afin d’éviter une peine de prison plus conséquente, un procédé habituel dans ce pays. Mais cet accommodement est très mal passé compte tenu de la gravité de l’acte en question. Deux cent personnes se sont ainsi rassemblées devant le tribunal pour manifester leur écœurement. La tante de l’enfant, Ashley Springer, ne décolère pas: « Il ne lui a pas seulement fait du mal physiquement. Il lui a fait mal psychologiquement. Elle va maintenant devoir vivre avec pour le restant de sa vie. il n’y a pas de justice pour elle ».

Son ex-compagne a dénoncé le viol
Initialement, Thomas Boden avait été poursuivi devant le tribunal de San Angelo, au Texas, pour agression sexuelle sur un enfant et pour contact sexuel avec un enfant. Il avait été dénoncé par sa compagne qui avait découvert une grande quantité de sang en changeant le lange de sa fille âgée de 2 ans. L’examen médical avait révélé que la fillette avait été victime d’une pénétration peu de temps auparavant. Mais Jason Ferguson, l’avocat de la famille, de déclarer:« La question est: « que suis-je en mesure de prouver ? » Dans ce cas, il n’y a pas de témoins adultes et il n’y avait aucune preuve de sperme de l’accusé. De plus, il y a un déni farouche du côté de la défense de Boden ». Avant de poussuivre: « demander à deux bambins de cinq et six ans (les autres enfants qui étaient au domicile lors du viol, ndlr) convaincre le juge, c’est extrêmement difficile, voire impossible ».

En accord avec l’accusation, Thomas Boden a plaidé coupable pour coups et blessures graves sur un enfant, et non pour viol. En échange, il a été condamné à dix ans de prison… avec sursis. A moins de récidiver, il n’ira donc pas derrière les barreaux.

Source : Mctv.fr
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AGRESSION SEXUELLE – JUSTICE
Saint-Germain-lès-Arpajon : prison avec sursis après l’agression sexuelle [France]

Ce père de famille de 29 ans, marié, qui travaille et n’a aucun antécédent a été incapable d’expliquer son comportement ce jeudi à la barre du tribunal correctionnel d’Evry. Mercredi, à Saint-Germain-lès-Arpajon, il a agressé sexuellement une femme de 64 ans en pleine rue en lui attrapant les seins avant de prendre la fuite.

Deux mois plus tôt, il s’était exhibé devant la même victime. Des faits pour lesquels il a été condamné ce jeudi à quatre mois de prison avec sursis mise à l’épreuve, avec obligation de soins et interdiction d’entrer en contact avec la victime. « Si elle avait été plus jeune, je n’aurais pas osé le faire. J’avais moins honte devant une personne plus âgée, a-t-il tenté d’expliquer. Je pense que j’ai besoin de soins. »

Source : Leparisien.fr
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PÉDOPHILIE – JUSTICE
Mis en examen pour agressions sexuelles contre des collégiennes [France]

Un homme de 25 ans a été mis en examen ce jeudi à Bordeaux pour des agressions sexuelles commises contre cinq collégiennes du même quartier de la ville entre juin et septembre, a annoncé le parquet.

L’homme, «déjà connu de la justice mais jamais condamné pour des faits de nature sexuelle», avait été interpellé mardi par des policiers de la brigade départementale de protection de la famille, qui avaient mis en place un dispositif de surveillance.

«Il a reconnu les faits reprochés lors de ses auditions» et a été mis en examen pour «agressions sexuelles sur mineur de 15 ans et tentative d’agression sexuelle aggravée», a précisé le parquet de Bordeaux dans un communiqué.

Cinq collégiennes âgées de 12 à 14 ans victimes de l’homme ont été identifiées. Elles ont décrit un mode opératoire à chaque fois identique : l’agresseur s’en prenait à des adolescentes scolarisées dans le même établissement du quartier Saint-Augustin ou présentes dans le secteur. Il les repérait dans la rue, les suivait avant de les agresser en se livrant à des attouchements.

Le témoignage d’une des jeunes victimes, qui a fourni une description précise de son agresseur, a été déterminant dans son interpellation.

Source : Bienpublic.com

Semaine du 24 au 30 août 2015

31 août 2015 à 06:45 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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VIDEO
Confidences d’un tueur ►Maksim Gelman

En février 2011, Maksim Gelman égorge quatre personnes et en blesse quatre autres.

Ce déchaînement de folie meurtrière a duré vingt-huit heures et valu à son auteur le surnom de «Mad Max». Défoncé au PCP, totalement aveuglé par la paranoïa, Maksim Gelman a commencé par massacrer son beau-père de cinquante-cinq coups de couteau.

Poursuivi par la police, il sait qu’il va aller en prison. Il décide alors de tuer tous ceux qui, pense-t-il, l’on trahi.

Derrière les murs de la prison de Comstock, dans l’état de New York, Maksim Gelman livre à la caméra sa propre version des faits, ses raisonnements délirants et ses folles motivations.

Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=BH19RpIj8aQ

Source : Youtube – Chaîne SKC
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CYBERPEDOPHILIE – ENQUÊTES
Ils traquent les cyberpédophiles [Canada]

15 agents de la GRC épient les délinquants sexuels du web pour les empêcher d’agir.

OTTAWA | Une quinzaine d’agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) traquent les pédophiles partout dans le monde et «jusque dans les recoins les plus sombres d’internet».

La plupart des corps policiers d’importance ont leur escouade consacrée aux crimes sexuels sur internet. La GRC, de son côté, est dotée d’un centre de coordination qui reçoit les plaintes, nationales ou internationales, et qui transfère les dossiers aux juridictions locales. Et elle enquête.

Le gros du travail est concentré dans un immeuble très quelconque de la banlieue d’Ottawa, que Le Journal a visité. À l’entrée, le «mur de la renommée» du Centre national de coordination contre l’exploitation des enfants ne laisse pas de doutes sur ce qu’on fait ici. Sur des fiches illustrant des menottes, on lit: M. Untel, arrêté, condamné. Sur d’autres, décorées d’une étoile, on voit «trois petites filles sauvées».

En dehors des considérations morales et des délinquants sexuels envoyés en prison, «l’essentiel, ce sont les enfants», insiste Marc Franche, sous-officier responsable des opérations au Centre. «Ça fait 26 ans que je suis à la GRC et je n’ai jamais vu un groupe aussi dédié à l’ouvrage.»

Ce dernier s’occupait de drogues avant, mais ce n’est pas pareil: les délinquants trouvent toujours un plan B et le trafic continue. Mais dans ce domaine, quand un enfant est libéré, en principe, c’est pour de bon.

Des fichiers à la tonne
La GRC garde tout dans sa banque d’images catégorisées. Il y en a «des téraoctets, je ne peux même pas de dire combien», indique M. Franche. Dans les ordinateurs de suspects, les policiers trouvent d’ailleurs des collections de plus en plus imposantes.

Les agents doubles de la GRC qui infiltrent les réseaux de pédophiles notent que plusieurs d’entre eux connaissent par cœur leur banque d’image et qu’ils sont assoiffés de nouveauté.

Il faut rester à jour, et même au-delà, afin de traquer les pédophiles «jusque dans les recoins les plus sombres d’internet», explique Arnold Guérin, au Centre à Ottawa. La GRC utilise la technologie Photo DNA (ADN), développée, entre autres, par Microsoft, pour identifier les photos de pornographie juvénile.

Avant, le moindre changement dans une image (changement de format, de cadrage) la rendait complètement différente aux yeux des ordinateurs. Maintenant, Photo DNA analyse les images et attribue à chacune une signature numérique qui permet de dégager des coefficients de similitude entre deux photos.

Bref, on peut détecter la porno juvénile et trouver les images similaires beaucoup plus efficacement depuis trois ou quatre ans. Après une saisie, le matériel est croisé avec la banque d’images de la GRC, avec l’aide de Photo DNA, pour ne pas perdre de temps à analyser les images qui sont déjà connues.

Après les saisies au Canada, la GRC informe les pays où pourraient se trouver les agresseurs et les victimes et les autres pays font de même avec le Canada. Le Canada s’est récemment joint à Europol pour faciliter les échanges d’informations avec ce regroupement de pays européens.

L’horreur à l’écran pour les policiers confrontés aux images
Il faut ce qu’il faut. Pour arrêter les agresseurs et surtout, pour sauver les enfants exploités dans la pornographie juvénile, les policiers ont besoin de preuves. Et pour les accumuler, ils doivent eux-mêmes visionner tous ces fichiers qu’ils ont saisis, quitte à endurer des scènes d’horreur dans lesquelles des enfants se font violer.

«Le cœur te lève, les larmes te viennent aux yeux. J’ai vu des gros policiers, vraiment ébranlés, devoir sortir de la salle pour aller prendre de l’air.» Le lieutenant Jean Lafrenière est responsable des enquêtes de la Sûreté du Québec (SQ) en matière d’exploitation sexuelle d’enfants sur internet. Le travail dont il parle, c’est la catégorisation, une tâche pénible qui occupe une bonne part du temps de la vingtaine d’enquêteurs spécialisés en la matière à la SQ.

Pas besoin d’insister pour comprendre à quel point ces images peuvent être insupportables. M. Lafrenière, qui a fait ce travail il y a quelques années, peut en témoigner. Pour lui, le pire, c’est quand il y avait du son… «J’ai vu des vidéos d’enfants de 8 ans qui sont encore dans ma tête. Notre psychologue dit que chaque vidéo de viol d’un enfant crée une cicatrice dans notre cerveau.»

La consultation d’un psychologue est d’ailleurs obligatoire deux fois par année. Pour ménager ses agents, la SQ permet aussi de prendre de longues pauses. «Quand on en voit un qui est trop affecté, on lui dit d’aller faire autre chose. Parfois même au détriment d’une analyse complète. Il faut garder notre monde aussi», évoque M. Lafrenière.

Un seul suspect peut détenir des millions de fichiers. «Ce n’est pas rare.» M. Lafrenière n’aime pas se focaliser sur ces gros chiffres, mais davantage sur le contenu du matériel. «Si un pédophile se masturbe juste devant 10 fichiers contenant des agressions sexuelles d’enfants violentés et en pleurs, c’est aussi préoccupant que le gars qui en a 800 000 qu’il n’a pas regardés deux fois.»

La tâche est pénible et colossale, mais aussi gratifiante. Plusieurs ont l’impression de ne jamais en faire assez dans l’atteinte de l’objectif ultime.

La pornographie juvénile au Canada en 8 chiffres :
– 28 000 images catégorisées par les analystes de Cyberaide.ca en 2014-2015
– 20 % des images catégorisées par la GRC sont criminelles
– 444 enquêtes lancées au Québec, en 2014
– 3000 signalements par mois à Cyberaide.ca
– 8500 plaintes traitées par la GRC en 2013, contre 9000 l’année précédente, une stagnation que M. Franche a attribuée à une meilleure connaissance des enjeux et des mécanismes de plainte par le public
– 150 000 signalements reçus à Cyberaide.ca depuis 2002
– 450 arrestations depuis 2002 au Canada
– 500 enfants dans des situations d’abus pris en charge depuis 2002 au Canada

3 Tendances qui choquent
Depuis plusieurs années, «on observe très clairement une tendance, une demande, pour des enfants de plus en plus jeunes et des abus de plus en plus graves» dans les images de pornographie juvénile. Le Centre canadien de protection de l’enfance, qui supervise le site Cyberaide.ca, remarque trois tendances inquiétantes, selon le porte-parole René Morin.

1. De plus en plus jeunes
Parmi le matériel de pornographie juvénile visionné par les analystes du Centre, 56 % des images présentent des enfants de zéro à huit ans, c’est une augmentation de 7 % par rapport à l’année précédente. «Ce qui est le plus souvent recherché, ce sont des enfants toujours plus jeunes», explique M. Morin.

2. De plus en plus grave
Les enfants mis en scène ne sont pas que spectateurs. Pas moins de 85 % des images des victimes les plus jeunes (12 ans et moins) les montrent en train de se livrer ou de s’impliquer dans des actes sexuels. C’est 73 % chez les 0-8 ans.

3. La sextortion prend de l’ampleur
«Si la tendance se maintient, on se dirige vers une année record» quant à la sextortion sur internet, indique René Morin. De façon caractéristique, ce sont «des jeunes qui se font duper pour s’exhiber ou se livrer à des actes sexuels à la webcam», explique-t-il. Le stratagème est doublement pernicieux: il permet d’extorquer de l’argent, mais aussi de garnir la collection des amateurs de porno juvénile.

«Ce qui est préoccupant, c’est de voir l’habilité des gens à exploiter la naïveté des jeunes.» Pour les victimes, le premier réflexe n’est pas de demander de l’aide, mais d’essayer de s’en sortir par eux-mêmes.

Source : Journaldemontrea.com
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CYBERCRIMINALITÉ – SEXTING
Sexting : attention à ne pas faire n’importe quoi

« Vous n’avez jamais entendu parler de “sexting” ? », questionne la gendarmerie de Côte-d’Or sur sa page Facebook. « Cela commence comme un jeu, une tentative de séduction “connectée” via smartphone. L’ado envoie une photo intime à son petit ou sa petite ami(e), en toute confiance. Mais très vite, soit par vengeance après la rupture, soit par simple trahison ou toute autre volonté de nuire, la photo est diffusée à l’ensemble de ses camarades, détournée ou publiée sur le net. »

Les gendarmes poursuivent : « Parce que la prévention reste le meilleur moyen de se prémunir des dangers du sexting, découvrez, ci-dessous, la mini-bande dessinée conçue par http://www.pointdecontact.net à destination des jeunes. En cas de diffusion d’images ou de représentations à caractère sexuel mettant en scène des mineurs, signalez-les sur : http://www.pointdecontact.net/cliquez_signalez. »

Source : Bienpublic.com
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PÉDOPORNOGRAPHIE – VIOLS
Nîmes : six ans ferme pour agression sexuelle pédophile [France]

Le tribunal examinait jeudi un dossier où un quinquagénaire était prévenu d’avoir agressée une pré-ado.

Ambiance très lourde, ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Nîmes, pour examiner une affaire d’agressions sexuelles commise sur une adolescente dans le Gard rhodanien. Dans le box des détenus, un homme de 51 ans qui est accusé par une jeune fille de l’avoir contrainte à une série d’actes sexuels, des attouchements de toutes sortes, d’avoir photographié des parties de son anatomie et d’avoir diffusé ces images sur internet. Images qui auraient été captées lors d’une conversation à l’aide d’un logiciel de communication bien connu sur le net.

La victime, sa nièce par alliance
Sur les bancs de la partie civile, la jeune fille est accompagnée de ses parents et de sa grand-mère. Tous sont sous la pression de l’audience et des faits égrenés par la magistrate qui effectue un rappel de la procédure. Le quinquagénaire a côtoyé l’adolescente alors qu’elle était devenue sa nièce par alliance. L’homme allait souvent la chercher en voiture, se débrouillait pour qu’elle reste dormir au domicile familial.

Durant ces moments, il est soupçonné d’avoir abusé d’elle et de lui avoir imposé des gestes à la limite du sadomasochisme en lui frappant la poitrine et en lui disant : « C’est normal si tu as mal ».Malaise dans la salle. La jeune fille, aujourd’hui âgée de 18 ans (elle en parait 15 tout au plus), éclate en sanglots. Ses proches l’accompagnent dans la salle des pas perdus pour respirer. La présidente explique aussi que lorsque l’enquête a donné lieu à des perquisitions, des DVD avec des images pédo- pornographiques (pédophiles) étaient cachés sous du carrelage. Depuis le box, le prévenu assure qu’il a été happé par « une spirale » du porno sur internet.

Happé par la spirale du porno sur le net
Il confesse une forte appétence, une addiction même, pour le porno. Mais il certifie qu’il a davantage été guidé par une curiosité malsaine que par un goût avéré pour les images pédophiles. Quant aux attouchements, le prévenu dit qu’il a perdu ses repères et « confondu l’affection » avec sa sexualité. « Je suis passé à l’acte car elle était gentille, souriante. »La présidente Emmanuelle Monteil le questionne ensuite sur les pénétrations évoquées dans un premier temps qui avaient donné lieu à une mise en examen et un mandat de dépôt pour des actes de viol.

L’affaire aurait pu être jugée aux assises. Finalement, la suite de l’instruction a conduit à un renvoi devant le tribunal correctionnel pour agressions sexuelles, corruption de mineur, exportation et importation de photos pédopornographiques.

Un comportement « de prédateur »
L’avocat de la victime, Me Christophe Milhe-Colombain, a longuement plaidé pour dénoncer le comportement de « prédateur » du prévenu. Gaëlle Ortiz, la substitut du procureur de la République de Nîmes, a renchéri sur le comportement de prédation. Il a aussi « su mettre en place une stratégie de dissimulation et su convaincre la victime de ne rien dire ».

Pour ces faits, la magistrate a requis six ans de prison avec un maintien en détention assorti d’un suivi sociojudiciaire. La défense, soutenue par Me Jean-Faustin Kamdem, a détaillé la vie de son client nourrie par le virtuel sous un mode « compulsif et maladif ». Après délibéré, le tribunal a condamné Hermann Hohlbaum à six ans de prison ferme.

Source : Midilibre.fr – hrouagdia@midilibre.com
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VIOL – JUSTICE – FUITE
Meurthe-et-Moselle : un homme suspecté de viol aggravé en fuite arrêté [France]

Un homme suspecté de viol aggravé en Meurthe-et-Moselle, placé sous contrôle judiciaire et en fuite a été retrouvé à plus de 700 kilomètres. La police a retrouvé par hasard cet homme lors d’un contrôle d’identité.

La police a contrôlé par hasard un homme de 33 ans à Angoulême alors qu’il cherchait de la nourriture dans la poubelle d’un bar, rapporte le journal local La Charente Libre. Le trentenaire était en fait activement recherché par la police de Meurthe-et-Moselle depuis plusieurs jours alors qu’il n’avait pas respecté son contrôle judiciaire.

Le suspect ne s’était pas présenté à la police comme l’exigeait son contrôle judiciaire. Poursuivi pour «viol aggravé», il n’a pas été placé en détention provisoire à l’issue de sa mise en examen. Interpellé et placé en garde-à-vue à la maison d’arrêt d’Angoulême, il va être transféré à Nancy. Le parquet pourrait décider de son placement en détention provisoire après cette fuite. Selon la police, il voulait s’installer à Angoulême pour échapper à son procès prévu prochainement.

Source : Loractu.fr

Semaine du 27 juillet au 2 août 2015

3 août 2015 à 06:52 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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Reportage sur Elliot Rodger, le tueur du campus – Durée 40:16 mn

Elliot Rodger, le fils d’un réalisateur hollywoodien, est l’auteur d’une fusillade près de Santa Barbara, en Californie.

Source : YouTube – Chaîne SKC
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PÉDOPHILIE – TÉMOINS DE JÉHOVAH
Les Témoins de Jéhovah ont couvert plus de 1.000 pédophiles [Australie]

Scandale au sein de l’Église des Témoins de Jéhovah australienne. Selon les révélations de la presse anglo-saxonne, plus de 1.000 membres de cette communauté, auteurs d’abus sexuels sur des enfants, auraient échappé à toute poursuite depuis les années 1950.

Pour arriver à ce chiffre, les enquêteurs, qui travaillent sur le sujet depuis 2013, ont auditionné des milliers de personnes, après que des plaintes ont émergé au sein de l’Église catholique. Plus de 4.000 victimes se sont ainsi présentées devant une commission et ont pu témoigner des abus sexuels commis dans des églises, mais aussi dans des écoles et au domicile des enfants, selon la BBC.

Loi du silence
Une femme, aujourd’hui âgée de 47 ans, a notamment raconté avoir été agressée à l’âge de 15 ans par un doyen du nom de Bill Neill, décédé depuis. Très amie avec la fille de cet homme, selon le Guardian, elle se rendait parfois à son domicile. Là, Neill en profitait pour l’embrasser avec la langue et l’épier sous la douche. « L’agression a changé qui j’étais, a témoigné la victime. Elle a détruit ma confiance en moi. »

L’avocat de la commission d’enquête, Angus Stewart, a découvert que sur 1.006 cas de pédophiles recensés, « aucun n’avait été rapporté aux autorités ». Chez les Témoins de Jéhovah australiens, les affaires sont en fait traitées en interne à travers des confrontations des victimes avec leurs agresseurs, sans qu’aucune sanction ne soit bien souvent retenue contre ces derniers. Si l’Église a expulsé 401 de ses membres après avoir eu connaissance d’abus, elle en a innocenté 230 autres, selon des chiffres fournis par Reuters. 125 plaintes n’ont même jamais été étudiées, faute de témoins (il en faut deux ou trois, au minimum).

Interrogé par la commission d’enquête, Max Horley, doyen depuis plus de 30 ans dans la congrégation de Narrogin, a indiqué qu’il n’était pas dans la culture du mouvement de rapporter les allégations de pédophilie à la police. Pour ne pas laisser de traces, les cadres de la communauté vont même jusqu’à détruire les notes prises lors de leur enquête interne, a-t-il ajouté. « Nous ne voulons pas que nos femmes sachent ce que nous faisons, à quels genres de choses nous avons affaire », a expliqué Horley.

Source : 20minutes.fr
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PÉDOPORNOGRAPHIE – JUSTICE
Favières : huit mois avec sursis pour pédopornographie [France]

Sur le Web, il prend pour pseudo Cédric Martin. Cet habitant de Favières de 42 ans a été condamné ce jeudi à Melun à huit mois de prison avec sursis avec obligation de se soigner et interdiction d’exercer un métier en contact avec des enfants.

Il est désormais inscrit au fichier des délinquants sexuels. L’homme communiquait avec d’autres pédophiles sur le Net (c’est ainsi qu’il s’est fait prendre par les gendarmes le 19 juin) et tenait des propos « abjects » sur les enfants, selon le procureur. Les enquêteurs ont trouvé sur son ordinateur 190 images et 41 vidéos pédopornographiques. À un autre pédophile, toujours sur le Web, il a expliqué qu’il préférait les petites filles entre 2 et 8 ans. « Ça fait froid dans le dos », a conclu la juge.

Source : Leparisien.fr
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AGRESSION SEXUELLE – JUSTICE
Une Havraise victime d’une agression sexuelle au pied du funiculaire [France]

Tribunal. Un jeune homme a eu des gestes déplacés à l’égard d’une Havraise. Il plaide la surconsommation d’images pornographiques.

L’expert-psychiatre a retenu pour expliquer le passage à l’acte du prévenu de 18 ans poursuivi pour agression sexuelle « une phobie sociale » couplée à « une surconsommation d’images pornographiques ». Le premier concerné le confesse lui-même aux juges. Lorsqu’il a pressé le sein d’une inconnue, « j’avais des films pornos en tête ». « À aucun moment, vous ne vous êtes dit que vous faisiez quelque chose de mal ?, interroge le président du tribunal. Que pensiez-vous qu’il allait se passer ? »

Le 15 juin dernier, la Havraise victime se trouve au pied du funiculaire. Elle aperçoit le garçon assis sur un banc. « Il me regardait ; j’ai eu un pressentiment », déclare-t-elle dans sa plainte. Elle commence à longer un mur. Malgré cette précaution, il se positionne devant elle. Il lui attrape un sein et le presse. « Il y est allé franchement. Il n’a pas hésité », précise-t-elle. « Va te faire soigner », lâche la femme. Le prévenu part. Il sera rattrapé par la police municipale alertée.

Originaire de Sandouville, ce lycéen indique aux juges avoir déjà accompli un tel geste à l’école quelques années plus tôt. Placé sous contrôle judiciaire, il promet de parler « de cette affaire » au médecin avec qui il a entamé un suivi. À l’audience, la victime est absente. Dans un courrier, elle a mentionné ne plus jamais vouloir rencontrer son agresseur. Et elle souhaite « qu’il soit pris en charge ».

« Quand on parle avec lui, on se rend compte qu’il y a une crise. C’est un gamin de 18 ans et 3 mois, plaide Maître Garlonn Henrio. Il a besoin d’une aide extérieure professionnelle. »

Cependant, le tribunal écarte toute mise à l’épreuve à l’encontre du garçon au casier vierge jusqu’ici. Il écope d’un mois de prison assortie d’un sursis simple. À côté, son identité est inscrite au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais). Il aura l’obligation de déclarer son adresse de manière régulière. En cas de défaillance, une nouvelle sanction pénale sera encourue.

Source : Matthias Chaventré – Paris-Normandie.fr
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ASSASSINAT – PÉDOPHILIE
Assassinat du voisin suspecté de pédophilie : le procès s’est ouvert à Montpellier [France]

Le procès de deux mères et du compagnon de l’une d’elle accusés d’avoir assassiné en 2009 un voisin sexagénaire qu’ils soupçonnaient d’attouchements sur leurs filles s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de l’Hérault à Montpellier.

Christelle Roze, 35 ans, mère de trois enfants dont deux filles, et son ami Clément Lauer, 28 ans, militaire, tous deux écroués depuis avril 2010, comparaissent pour « assassinat, modification des lieux d’un crime et incendie volontaire ».

Corinne Da Prat, 42 ans, maman de deux filles, libérée en mars 2011 et placée sous contrôle judiciaire, comparaît, elle, pour « complicité d’assassinat ».

Les faits s’étaient déroulés dans la nuit du 7 au 8 décembre 2009. Certaine que son voisin était un pédophile et qu’il avait touché à ses filles, Mme Roze est accusée, avec M. Lauer, d’avoir étranglé Philippe Pouillé, 69 ans, que les enfants appelaient « papy ». Ils avaient ensuite incendié l’appartement.

Selon leurs aveux, c’est Mme Da Prat qui avait informé Mme Roze et M. Lauer des attouchements subis par les enfants, les siens et ceux de son amie. Mme Da Prat a ensuite reconnu être allée à l’appartement de M. Pouillé pour lui dérober les clefs et les remettre à Mme Roze et M. Lauer.

Selon le rapport des enquêteurs, les accusés, victimes de violences sexuelles pendant leur jeunesse, auraient décidé de se faire justice eux-mêmes, sans aucune preuve de la réalité de la pédophilie de leur voisin.

« Dès qu’on touche à mes enfants, je bute », ont entendu les policiers lors d’écoutes téléphoniques de Mme Da Prat. Mais, la justice a relevé que rien n’attestait de la pédophilie de la victime, hormis quelques accusations contestées dans la famille de M. Pouillé.

Les fillettes ont réitéré les accusations devant un pédopsychiatre. Mais celui-ci, dans son rapport, s’est montré très prudent et a souligné la fragilité des propos et les possibles manipulations psychologiques de la part des mères.

« Ce procès va tourner autour de la pédophilie de la victime », a estimé le président de la cour d’assises, Régis Cayrol, avant l’ouverture de l’audience.

Le verdict est attendu vendredi.

Source : France3-regions.francetvinfo.fr

Semaine du 13 au 19 juillet 2015

20 juillet 2015 à 08:07 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUCYBERPEDOPHILIE
Infiltration d’un forum spécialisé dans la pédophilie fort de 215.000 utilisateurs [États-Unis]

Le FBI vient de révéler quelques informations sur une opération anti pédophiles débutée en février 2015. Le forum visé, fort de 215,000 membres, a été infiltré par les agents secrets du bureau fédéral.

Le tribunal fédéral de Brooklyn, dans la région de New-York, vient diffuser des informations sur une action du FBI à l’encontre d’un site spécialisé dans la diffusion d’images et vidéos pédopornographies. Un forum qui comptait 214898 utilisateurs. Le mandat de perquisition permet d’avoir un petit aperçu sur une enquête contre ce genre de monstruosité. Fait d’autant plus rare que les enquêtes se veulent discrètes de par les cibles visées par la justice. Ce site, ouvert au mois d’août 2014, diffusait des milliers de photos et vidéos pédopornographiques. Le 20 février 2015, le serveur est saisi par le FBI chez un hébergeur de Caroline du Nord.

Le FBI a laissé ce serveur en fonction durant 15 jours, le temps de collecter des informations sur les utilisateurs. Le 4 mars, arrestation d’un « important » utilisateur. Le site est alors fermé. Une action qui fait suite à l’opération Torpédo et à la fermeture, depuis 2012, de trois autres sites, totalisant plus 14.000 membres. Des espaces qui passaient par Tor (format xxxx.onion, ndr). L’administrateur des sites, Aaron McGrath, a été condamné en 2014 à 20 ans de prison après avoir plaidé coupable. L’homme arrêté en 2015 n’a pas été inculpé.

Source : Daniel Bancal – Zatazcom
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INTERNET – VIOL
Le quadra a attiré les ados par ruse, le viol est retenu [France]

Deux adolescentes ont été abusées par un homme rencontré sur Internet. Le tribunal a exclu tout consentement a retenu le viol.

Pas une drague virtuelle et pas question de rapports amoureux. Benoît Lootens, 42 ans, s’est bien rendu coupable de viols sur deux adolescentes rencontrées via Internet et les réseaux sociaux. Ce Belge, expatrié en France, a été reconnu coupable, hier, de ces faits par le tribunal correctionnel de Neufchâteau. Il est condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende totale de 1200€.

Voici quelques années, il avait déjà été condamné pour fait de mœurs. Devant le tribunal, le prévenu n’avait pas caché son attirance pour les très jeunes adolescentes. Mais il contestait être un violeur. Il devait notamment répondre de rapports sexuels, considérés comme viol ou attentat à la pudeur, avec une ado de 14 ans dans la région de Neufchâteau. À l’automne 2013, retrouvée après une fugue, elle avait confié avoir rencontré le prévenu et avoir eu des relations à trois reprises avec lui. Près de chez elle, en France chez Benoît Lootens et dans l’appartement de son ex. Elle donnera des détails précis sur l’homme avec qui elle avait fait connaissance via Facebook, comme des indications sur sa voiture, ses proches, là où il vivait…

Mais mis face à ces éléments, le prévenu avait soutenu avoir simplement eu des discussions à caractère sexuel via Internet mais ne jamais «avoir vu en vrai» l’adolescente. Et selon lui, elle avait notamment pu donner des détails car elle avait pu voir certaines choses grâce à une webcam… La téléphonie a néanmoins montré que le quadragénaire et l’ado avaient été en contact dans la région de Neufchâteau.

Des mensonges sur son âge
Le prévenu a aussi tenté de dissimuler son véritable âge en mettant une photo de lui pour illustrer son profil mais sur laquelle il avait 19-20 ans. «J’ai mis cette photo car si je mettais une photo à l’âge que j’ai, elles ne parleraient pas avec moi», avait-il justifié.

Le tribunal n’a pas suivi la version des rapports uniquement virtuels avec cette première adolescente.

Le prévenu devait aussi répondre de viol sur une autre adolescente d’une quinzaine d’années originaire de la région bruxelloise. Et ce, aussi pour avoir eu des rapports sexuels avec elle. Mais avec elle, le prévenu ne niait pas avoir des rapports sexuels. Mais pour lui il s’agissait d’une relation entre amoureux.

«Nous avons un prédateur pour qui tous les moyens sont bons pour appâter des jeunes filles», avait lancé le procureur Étienne Donnay.

Vu l’âge de l’ado bruxelloise, l’avocate du prévenu, Me Hins, estimait qu’on ne pouvait faire autrement que retenir l’attentat à la pudeur mais en demandant la clémence. Pour la première jeune fille, selon la défense, le doute pouvait subsister. Une vision cependant complètement balayée par le tribunal. Dans les deux cas, il estime qu’il y a bien eu rapports sexuels. Et vu les ruses employées, notamment les mensonges du prévenu sur son âge, le consentement est exclu et il s’agissait donc, pour le tribunal, de viols.

La peine correspond à ce qu’avait réclamé le ministère public.

Source : Lavenir.net
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PÉDOPHILIE – GROSSESSE
Viol d’une fillette: Mathieu Roy de retour en cour [Canada]

TROIS-RIVIÈRES – Mathieu Roy, le présumé violeur d’une préadolescente de 12 ans et père de son enfant, était de retour lundi matin au palais de justice de Trois-Rivières.

Une nouvelle date a été fixée pour la suite des procédures judiciaires entreprises contre le Trifluvien de 32 ans, accusé d’agression et d’attouchements sexuels sur l’enfant qui avait 11 ans au moment des faits.

Roy reviendra devant le tribunal le 10 août prochain afin de fixer une date pour son enquête préliminaire. Mathieu Roy a été arrêté le 11 juin dernier.

Enceinte de 36 semaines
Le présumé agresseur aurait été en contact avec sa victime de 11 ans d’août 2014 à avril 2015. Elle a accouché d’une petite fille en mai.

Personne ne se serait douté que la fillette était enceinte malgré la prise de poids, pas même le médecin qui l’a examinée.

Ses nausées et ses malaises n’ont alerté personne jusqu’à ce qu’elle voit à nouveau un professionnel de la santé. Ce dernier a finalement constaté qu’elle était enceinte de 36 semaines.

L’avortement était donc exclu. Le bébé et sa jeune maman se portent bien.

Mathieu Roy demeure détenu puisqu’il a refusé son enquête sur remise en liberté.

Source : Journaldemontreal.com
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AGRESSIONS SEXUELLES – VIOLS
Arras : la cinquième victime d’agression sexuelle qui était recherchée a été identifiée [France]

Lundi matin, un homme déjà condamné pour viol en 2005 était arrêté en flagrant délit d’agression sexuelle. Prise de panique suite à l’opération de police, la victime avait pris la fuite. Elle a finalement déposé plainte grâce à l’article dans La Voix du Nord. C’est la cinquième au total.

Lundi matin, un Arrageois de 52 ans déjà condamné pour viol en 2005 était interpellé en flagrant délit d’agression sexuelle, rue Jules-Guesde à Saint-Nicolas. Présenté à un juge d’instruction mercredi, cet homme qui se trouvait sous surveillance électronique mobile a été mis en examen et écroué.

Les enquêteurs du commissariat d’Arras, qui avaient pris le suspect en filature, avaient recensé cinq victimes. Problème : seules quatre d’entre elles avaient déposé plainte, la dernière ayant pris la fuite lundi dans la panique.

Depuis, grâce à l’article paru jeudi dans l’édition papier de La Voix du Nord, cette femme a été identifiée. Elle a déposé plainte le jour-même. C’est un voisin qui lui aurait montré l’article et permis de savoir qu’elle était recherchée.

Un appel à témoins bien médiatisé ?
La police avait bien tapé à plusieurs portes de la rue Jules-Guesde lundi, dont la sienne, mais apeurée, elle n’avait pas ouvert.

Les enquêteurs travaillent désormais sous les ordres d’un juge d’instruction, qui pourrait lancer un appel à témoins pour tenter de retrouver d’éventuelles victimes supplémentaires.

Source : Lavoixdunord.fr
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AGRESSION – RÉCIDIVE
Poitiers : une agression sexuelle dans l’église Saint-Paul [France]

Une femme qui se trouvait mardi matin dans l’église Saint-Paul de Poitiers en train de prier, a été saisie au cou et plaquée au sol par un homme. Elle a pu se dégager et chercher du secours. Alertée, la police a arrêté et placé en garde à vue un homme de 48 ans.

« Il s’agit bien d’une agressions sexuelle » selon la qualification retenue par le parquet de Poitiers qui prend cette affaire très au sérieux en raison de la personnalité de l’individu qui a été arrêté à la suite des faits. Agé de 48 ans, cet homme était en effet sorti de prison depuis 1 mois où il purgeait une peine de 15 années de réclusion criminelle pour « viol sur personne vulnérable ».

Pris en charge par plusieurs spécialistes, l’homme est placé en suivi socio-judiciaire et fait désormais l’objet d’une instruction judiciaire ouverte ce jeudi. Le parquet précise enfin qu’il n’y a pas eu d’attouchements sexuels sur la victime de l’église Saint-Paul mais avec cette récidive, l’homme encourt une peine de 10 ans de prison.

Source : France3-regions.francetvinfo.fr
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©  » FBI Police: Emblem  » – Cliff – Flickr.com

Semaine du 29 juin au 5 juillet 2015

6 juillet 2015 à 07:33 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ActuAGRESSION – SELF DÉFENSE
Comment réagir en cas d’agression : nos 10 conseils

Depuis quelques années, les cours d’autodéfense se développent. « Au départ, il y avait beaucoup d’hommes, mais depuis deux-trois ans, il y a 40-45 % de femmes », constate Lionel Einsetler, le président du club Atemi de Metz.

Objectif : vous rendre physiquement et psychologiquement prêt à réagir face à un agresseur. Si vous ne vous sentez pas de revêtir des protège-tibias et d’apprendre à faire des clés de bras, voici quelques conseils simples.

1. Chercher à fuir : « Première règle, être bon au 100 mètres ! » Lionel Einsetler plaisante à peine : « Il faut tout d’abord essayer d’éviter le conflit, trouver une échappatoire si le contexte le permet », explique le président du club Atemi de Metz, qui délivre des cours d’autodéfense ouverts à tous.

2. Ne pas paniquer. « Rester lucide : ne pas céder à la panique en respirant et en communiquant, c’est-à-dire gérer ses émotions et faire comprendre que l’on fait face , conseille Serge Cohen, instructeur à l’école de Krav-maga 57 (méthode de combat au corps à corps et d’autodéfense). Tentez de vous calmer afin d’avoir une évaluation rationnelle de la situation. Évitez que le stress ne vous déborde et vous paralyse. »

3. Tenter de dissuader l’agresseur : « Annoncer les conséquences de l’acte, sans défier l’agresseur, juste pour qu’il soit en phase avec la réalité , poursuit Serge Cohen. Rappelez qu’il y a des caméras partout. Ne criez jamais « à l’aide » mais plutôt « au feu », les gens sortiront pour le feu mais rarement pour porter secours dans le cas d’une agression. De plus, l’agresseur sera lui-même déstabilisé. »

4. Protéger son intégrité physique : « Il convient de se protéger le mieux possible pour ne pas prendre de mauvais coup, et notamment protéger son visage, souligne Lionel Einsetler. On appelle ça avoir une attitude de garde. Bref, on ne reste pas les bras ballants ! »

5. Coopérer : « Cela reste une bonne option s’il s’agit d’un vol ou d’un racket. Votre vie vaut plus cher qu’un téléphone portable ou un porte-monnaie , tranche Serge Cohen. Ne le donnez jamais en mains propres, jetez-le plutôt : quand l’agresseur sera occupé à le récupérer, profitez-en pour vous éloigner en courant le plus vite possible. »

6. Agir : « Si c’est une agression physique, alors frappez avec vos armes naturelles (les coudes sont les parties les plus dures du corps humain), avec des objets et viser des zones sensibles , détaille l’instructeur de krav-maga. Si vous devez frapper, alors frapper fort : vous êtes la victime. »

7. Proportion : Si c’est inévitable, « il faut riposter, mais de manière proportionnelle à l’agression et à l’intention de l’agresseur , rappelle Lionel Einsetler. Le respect de la législation est un principe fondamental de l’autodéfense. Il s’appuie sur deux articles de loi : 122-5 et 122-6 ».

8. Ne pas préjuger de ses capacités : « Attention à l’excès de confiance , avertit Serge Cohen. Se sentir plus compétent que l’on est peut avoir de lourdes conséquences. Il faut donc rester lucide sur ses capacités. »

9. Prendre des cours d’autodéfense : « Lors d’une agression, on perd 80 % de ses moyens physiques et psychologiques. Tout l’intérêt de suivre un entraînement, c’est d’avoir été mis en situation et être psychologiquement prêt. Les réflexes se cultivent , martèle Lionel Einsetler. On sait quoi faire avec notre corps dans ce cas-là. » Le club Atemi organise d’ailleurs un stage d’été gratuit, ouvert à tous, le dimanche 23 août, de 9h à 12h, à l’ASPTT de Metz.

Serge Cohen ne dit pas autre chose : « L’agression est une situation stressante parce qu’elle est extraordinaire, l’entraînement en salle ou sous forme de stages ponctuels permet de la rendre plus ordinaire. C’est une solution pour transformer un stress négatif par un stress positif, libérant votre énergie. »

Le président du club Atemi de Metz d’ajouter : « On essaie aussi d’inculquer un esprit civique : on apprend aux gens à intervenir s’ils sont témoins d’une agression. Plus que jamais, il faut faire preuve de solidarité. »

10. Prévenir les forces de l’ordre. Si on est victime ou témoin d’une agression – ou d’une tentative d’agression –, il ne faut évidemment pas hésiter à composer le 17.

Source : Republicain-lorrain.fr – Marie Lebeau
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PÉDOPHILIE – NEUROLOGIE – PSYCHOLOGIE
Existe-t-il une « zone de la pédophilie » dans le cerveau ?

Un chercheur français de l’Institut national de la santé et de la recherche médical (Inserm), a étudié dans son laboratoire le cerveau de 40 pédophiles grâce à des techniques de neuro-imagerie. Les résultats de son étude seront publiés d’ici la fin de l’année.

Un ancien pédopsychiatre, Serge Stoléru, aujourd’hui chargé de recherche à l’Inserm s’intéresse à la pédophilie et à son lien avec le fonctionnement cognitif et neurologique. Son but est de découvrir, en utilisant la neuro-imagerie, grâce aux rayons X, si des zones du cerveau liées au désir et à l’excitation sexuelle, et lesquelles, s’activent à la vue d’images d’enfants chez les pédophiles.

Dans des propos rapportés par Rue 89, le spécialiste affirme que « Chaque personne pédophile qui participe à l’étude a un sujet témoin qui a le même âge, à très peu de choses près le même QI, la même orientation sexuelle (attirance sexuelle vers les fillettes pour le patient, vers les femmes adultes pour le témoin ; attirance sexuelle vers les garçonnets pour le patient, vers les hommes adultes pour le témoin) et le même niveau de désir. »

Pas de conclusions avant fin 2015
Si aucune conclusion n’a été faite pour le moment, le scientifique espère apporter fin 2015, de nouvelles connaissances sur cette déviance. Souhaitant tirer au clair la part génétique et les causes environnementales des individus pédophiles (le fait d’avoir été victime d’abus dans l’enfance).

L’ancien psychiatre a toutefois nié envisager de développer des traitements médicamenteux à l’issue de son étude. Pour lui, les conclusions de son étude permettraient plutôt de s’orienter vers la psychothérapie et des techniques de neuro-imagerie qui consisteraient « à faire prendre conscience au patient installé dans un IRM du niveau d’activation d’une zone de son cerveau », selon le chercheur.

Source : DirectMatin.fr
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VIOL – JUSTICE
Écroué pour viol aggravé en récidive [France]

Un habitant de Martizay a été mis en examen, jeudi soir, pour le viol d’une octogénaire, lundi à Écueillé. Il avait déjà été condamné, en 1989.

Un homme de 45 ans, habitant à Martizay, a été mis en examen pour viol sur personne vulnérable en récidive, hier soir, par le juge Paul-Édouard Lallois, doyen du pôle de l’instruction de Bourges (Cher). Placé en détention à Châteauroux, le quadragénaire est passible de la cour d’assises, où il pourrait encourir la réclusion criminelle à perpétuité. Les faits, particulièrement sordides, sont survenus à Écueillé, dans la matinée de lundi 22 juin.

Il encourt la réclusion à perpétuité
L’homme travaillait, depuis quelques semaines seulement, pour le compte d’une association d’aide à domicile à la personne. Il assurait notamment le portage de repas chez des gens âgés. Parvenu chez une dame âgée de 84 ans, aveugle et malentendante, l’homme l’aurait agressée et abusée sexuellement. Il aurait ensuite pris la fuite. La vieille dame s’est confiée à un infirmier venant régulièrement chez elle, lui prodiguer des soins. Elle n’aurait pas été entendue, ou crue. En soirée, toutefois, une infirmière à domicile a relevé des traces suspectes sur son visage. Puis, guidée par sa patiente, elle a constaté des traces de sang sur ses cuisses.

Les gendarmes de Buzançais ont été avisés des faits dans la soirée. Dès l’alerte, d’importants moyens ont été déployés. Les gendarmes d’Écueillé, avec le concours de la brigade du Blanc, ont mené les premières investigations. La cellule d’identification criminelle du groupement de gendarmerie de l’Indre est venue prélever des indices. Aux gendarmes, la vieille dame a livré des détails précis. Son agresseur portait des bracelets au poignet et était de forte corpulence. A l’hôpital de Châteauroux, un examen plus complet révélait, sans équivoque,des traces de violences sexuelles.

L’homme a ainsi pu être interpellé mardi matin, à son domicile de Martizay. Originaire de la région parisienne, il y vit en concubinage.

Les enquêteurs ont saisi du matériel informatique et téléphonique afin de les analyser. Le suspect a été placé en garde en vue puis déféré, mercredi, au Parquet de Châteauroux et présenté à un juge d’instruction de Bourges. En fin de journée, il a été placé en détention à Châteauroux, après sa comparution devant le juge des libertés et des détentions. Il aurait reconnu sans difficulté l’ensemble des faits, jeudi soir à Bourges, lors de son audition par le juge Lallois.

En 1989, la cour d’assises de l’Indre avait condamné le suspect à dix ans de réclusion criminelle pour des faits à caractère sexuel. L’affaire concernait déjà une personne âgée. Dans cette région rurale et reculée, il pourrait avoir fait d’autres victimes, redoutent les enquêteurs. Quiconque ayant connaissance de comportements déplacés envers des personnes âgées de ce secteur est donc invité à contacter la brigade de gendarmerie d’Écueillé, tél. 02.54.00.45.60.

Source : Lanouvellerepublique.fr
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PÉDOPORNOGRAPHIE
Pédopornographie: un Ariégeois incarcéré [France]

Un homme de 40 ans a été mis en examen et incarcéré aujourd’hui à Foix pour avoir diffusé sur le Net des images pornographiques de sa nièce de 10 ans, sur lesquelles la police avait remarqué sa tenue de pompier volontaire, a-t-on appris de source judiciaire. L’homme avait également publié des images pédopornographique de son propre fils adolescent ainsi que du fils de sa compagne de 32 ans. Celle-ci a aussi été écrouée. Le couple avait été interpellé mardi matin à son domicile à Fougax-et-Barrineuf, un village des Pyrénées.

L’enquête avait commencé en Nouvelle-Zélande où un policier avait détecté sur le Net des images à caractère pédopornographique, qui n’étaient pas encore répertoriées dans la base d’Interpol, a précisé la procureure de la République de Foix, Karline Bouisset, confirmant une information de La Dépêche du Midi. Ces images circulaient sur le TOR (The Onion Router, le routeur oignon), un réseau qui permet d’anonymiser l’adresse IP.

Les enquêteurs sont parvenus à repérer, dans le fond des images, « un shampooing de marque française et un uniforme de sapeur-pompier de l’Ariège », a indiqué le parquet. L’enquête a été orientée vers la France et ce département du Sud-Ouest. Les faits remontaient à l’automne 2014. Il n’a pas été établi que l’homme ait violé sa nièce, selon la même source.

Source : Lefigaro.fr
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VIOLS EN SÉRIE – JUSTICE
Trois ans avec sursis partiel pour un violeur en série [Belgique]

Le tribunal correctionnel de Verviers (Belgique) a condamné vendredi un Verviétois de 42 ans à une peine de 3 ans avec sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive pour une série de viols commis entre 2010 et 2013 dans son appartement. Le quadragénaire a été acquitté pour deux des quatre viols pour lesquels il était poursuivis.

Le tribunal a stigmatisé la gravité et la répétition des faits ainsi que l’état de faiblesse et de détresse d’une des victimes. Cette dernière, dans un état second, avait été ramenée à l’appartement du prévenu qui avait profité de la situation pour abuser d’elle.

Selon l’enquête, le prévenu a, à chaque fois pour un motif futile, décidé d’emmener ses victimes dans son appartement. Le processus mis en place en vue d’obtenir une relation sexuelle, était toujours identique, à savoir des caresses anodines, puis le retrait des vêtements et sous-vêtements avant l’acte en lui-même. Selon le prévenu, une des quatre victimes était consentante et les trois autres n’avaient pas été violées.

Les experts, qui ont examiné trois des quatre victimes, ont estimé que deux d’entre-elles étaient crédibles. Le tribunal s’est basé sur ces expertises pour condamner le prévenu pour ces deux faits de viol. Le prévenu a cependant été acquitté pour les deux autres, le tribunal constatant qu’aucun élément ne permettait d’exclure, pour l’une des victimes, son consentement. Le parquet avait réclamé cinq ans de prison ferme pour les quatre viols.

Source : Belga
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© «  USACE park rangers train for self defense  » – U.S. Army Corps of Engineers – Flickr.com

Semaine du 15 au 21 juin 2015

22 juin 2015 à 08:15 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUPÉDOPHILIE – PÉDOPORNOGRAPHIE
Pédophilie sur Internet : les abus sexuels en ligne ne sont pas virtuels

Les abus sexuels en ligne sur les enfants peuvent avoir des conséquences psychologiques désastreuses, prévient le Conseil de l’Europe, qui recommande à tous ses États-membres de les punir, même s’ils ne sont pas suivis d’une rencontre avec l’adulte dans la vie réelle.

«Nouveau message dans votre boîte de réception»: vous êtes un garçon de 12 ans, avec un compte Facebook et une adolescente de 11 ans vient de vous adresser une demande d’ami. Vous acceptez et commencez à parler avec elle… Sauf qu’il ne s’agit pas d’une adolescente mais d’un pédophile rompu à l’exercice, qui vous incitera à vous déshabiller et à prendre des photos suggestives de vous.

Jusqu’à présent, ces pratiques n’étaient pas explicitement condamnées par l’une des principales conventions internationales de protection des droits de l’enfant, la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, dite aussi Convention de Lanzarote, du nom du lieu où elle a été signée (sur l’île de Lanzarote, dans les Îles Canaries). Mais le Conseil de l’Europe a tenu à mettre en garde ses membres sur les risques nouveaux en la matière dans un document voté ce jeudi 18 juin.

Que prévoyait l’ancienne convention précisément? Premier texte à légiférer sur les abus sexuels commis via les nouvelles technologies, le logiciel juridique du Conseil de l’Europe, signé en en octobre 2007 et en vigueur depuis 2010, datait un peu et ne prévoyait pas d’infraction si les contacts en ligne n’étaient suivis d’aucune rencontre. Était pénalisé, autrement dit, «le fait pour un adulte de proposer intentionnellement, par le biais des technologies de communication et d’information, une rencontre à un enfant […] dans le but de commettre à son encontre une infraction […] lorsque cette proposition a été suivie d’actes matériels conduisant à ladite rencontre».

Mêmes conséquences psychologiques
Mais comme le Conseil le souligne à juste titre dans ce nouveau document, intitulé «Opinion sur l’article 23 de la Convention de Lazarote», des rencontres en ligne peuvent causer de réelles souffrances aux enfants. Les enfants peuvent ainsi amenés à adopter des postures sexuelles, à participer à des performances pornographiques, ou à être témoins d’abus sexuels en ligne.

Adopter des postures sexuelles, participer à des performances pornographiques, être témoins d’abus sexuels en ligne

L’organisme international invite donc ses 47 États-membres à créer des infractions spécifiques pour ces actes, «pour que ceux-ci ne restent pas sans sanction» et afin de répondre à l’évolution des nouvelles technologies. «Il y a des recherches qui sont actuellement conduites sur le sujet, mais nous savons déjà qu’ils peuvent conduire à des suicides, des cas d’obésité ou de la violence domestique», explique Matthew McVarish, un Écossais victime d’abus sexuel quand il était enfant, qui a entrepris de marcher 10.000 miles (plus de 16.000 kilomètres) à travers toutes l’Europe pour dénoncer ces violences. Pour lui, ces violences en ligne doivent être prises au sérieux car elles peuvent avoir «les mêmes conséquences psychologiques».

Pas d’impact sur la France
L’opinion du Conseil ne changera rien cependant pour la France, qui dispose déjà d’une législation en la matière. «La France est déjà bien protégée en termes d’infraction des abus sexuels. Le problème est plutôt dans le fait de détecter des abus en ligne», précise Maitre Emelyne Chevrier, avocate spécialiste de ces questions. L’article 227-22-1 du code pénal indique ainsi que «le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur de 15 ans ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende», et cette peine de prison est augmentée de trois ans en cas de rencontre.

Elle ne devrait pas non plus avoir d’impact sur les États de l’Union européenne, qui, s’ils n’ont pas tous signé la Convention de Lanzarote (l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Hongrie, la République tchèque, l’Irlande et l’Estonie ne l’ont pas signée) doivent avoir tous appliqué depuis 2013 une directive européenne en la matière datant de 2011, et punissant la «sollicitation en ligne d’enfants à des fins sexuelles par le biais de sites de réseaux sociaux et de forums de discussion». Mais elle devrait avoir un impact sur d’autres pays du Conseil de l’Europe qui ne font pas partie de l’Union européenne.

Souffrances réelles
Le texte de l’organisme international a toutefois le mérite de mettre en lumière un phénomène qu’on a longtemps minimisé parce qu’il était considéré comme «virtuel». Or, comme le précise Robert, 37 ans, «pédophile ou abuseur» comme il se reconnaît lui-même et qui fait actuellement l’objet d’une enquête préliminaire pour s’être fait passer pour une adolescente auprès d’autres adolescents, de telles sollicitations en ligne peuvent engendrer des souffrances qui ne se déclenchent que longtemps après, comme il en a lui-même pris conscience plus tard.

«C’est pour cela que je ne dis plus “rencontres virtuelles” mais rencontres informatiques, car les personnes ne sont pas virtuelles mais bien réelles. Il y a une souffrance au moment de l’abus mais aussi bien plus tard. Certaines personnes peuvent mettre du temps à s’en remettre, leur vie est fortement perturbée, elles éprouvent alors une baisse de l’estime de soi», raconte Robert, témoin de ces séquelles grâce aux groupes de paroles organisés par l’association L’Ange bleu.

Prévention scolaire
Latifa Bennari, la responsable de l’association, précise toutefois qu’il faut veiller à ne pas mettre toutes les infractions «dans le même sac»: consommer des images pédophiles, parfois de simples dessins, ne peut être comparable à une agression sexuelle sur un enfant réel ou un viol. «C’est comme si on punissait un toxicomane et un dealer de la même manière», estime-t-elle, soucieuse de la stigmatisation opérée sur les pédophiles, qui ne passent pas tous à l’acte et ont besoin d’aide, d’explications et de compréhension, plaide-t-elle, pour ne pas recommencer. Le Conseil de l’Europe insiste lui aussi dans son texte sur la nécessité de mieux coopérer avec les associations et le public mais sans leur donner une entière liberté de poursuivre les pédophiles et en s’assurant que leur identité n’est pas divulguée. Il souhaite éviter les cas d’autojustice et d’activisme antipédophile dans un contexte de «forte attention médiatique».

Plutôt que de clouer au pilori les présumés prédateurs, l’organisme qui a son siège au Palais de l’Europe à Strasbourg préfère insister sur la prévention auprès des adolescents, laquelle devrait selon le Conseil faire partie de tous les cursus scolaires des États-membres. «Il faut renforcer la prévention et l’information», estime aussi Latifa Bennari, pour que des pédophiles actifs en puissance puissent rester «abstinents» toute leur vie. À l’instar, pour l’instant, de Robert, qui affirme que la rencontre avec l’Ange bleu lui a enlevé toute envie de continuer ses activités en ligne :
«Sans l’aide de Latifa, je serais resté seul avec mes souffrances et sans prendre conscience de la gravité de mes actes».

D’où la nécessité d’agir à tous les niveaux, à la fois en repérant mieux les abus sexuels commis en ligne, le plus tôt possible, mais aussi en prenant mieux en charge les pédophiles.

Source : Slate.fr – Aude Lorriaux
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GOOGLE – REVENGE PORN
Google veut enrayer le phénomène du « revenge porn » [Monde]

Le géant américain Google a décidé de retirer des résultats de recherche les images de personnes sexuellement explicites lorsqu’elles le réclament.

Google s’attaque au « revenge porn ». Le géant américain de l’internet a affirmé vendredi avoir pris des mesures pour enrayer le phénomène de la « porno-vengeance » et les images à caractère sexuel diffusées sans le consentement des personnes photographiées ou filmées.

« Nous avons eu vent de nombreuses histoires troublantes de ‘revenge porn’, où une personne qui cherche à humilier publiquement son ex-partenaire va publier sur internet des images intime », explique un des patrons de la recherche de Google, Amit Singhal, dans un post de blog.

Une politique similaire sur d’autres données
Il y a également des « histoires de hackers qui distribuent des images après les avoir volées sur les comptes de leurs victimes », poursuit-il, décrivant deux phénomènes qui prennent de l’ampleur et dont la page de recherches Google est de fait devenu un des relais. « Certaines images se retrouvent utilisées sur des sites de chantage (sextorsion) où on force les personnes à payer pour que les clichés soient retirés », rapporte-t-il. Google a donc décidé de retirer des résultats de recherche de sa page les images de personnes nues ou sexuellement explicites, lorsque ces dernières le réclament.

Une politique similaire est appliquée par le groupe concernant la diffusion de certaines données sensibles comme les numéros de compte bancaire ou les signatures. « Notre philosophie a toujours été que les recherches reflètent ce qu’est l’Internet dans sa globalité. Mais la porno-vengeance (…) ne sert qu’à dégrader les victimes, en majorité des femmes », a expliqué Amit Singhal.

Les images restent sur les sites
Retirer les images du moteur de recherches « ne va pas résoudre le problème », tempère-t-il. « Ces images vont rester sur les sites. Mais répondre aux requêtes des personnes qui veulent les retirer des résultats de recherche peut aider ».

Les réseaux sociaux Twitter et Reddit appliquent une politique similaire interdisant les images explicites publiées sans le consentement des personnes impliquées. Au Japon, Facebook a été condamné à donner les adresses IP de deux utilisateurs qui avaient recours au « revenge porn ».

Source : Lexpress.fr
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HARCÈLEMENT – SUICIDE
Un collégien se suicide à Auxerre : des élèves dénoncent un cas d’harcèlement [France]

Selon nos confrères de France Info, Axel, élève de 5e dans l’établissement privé Saint-Joseph d’Auxerre, se serait donné la mort (une enquête a été ouverte pour définir les circonstances exactes du décès) car il aurait été, selon ses camarades de classe, victime d’harcèlement. Une cellule psychologique a été mise en place dans l’établissement jeudi et vendredi.

Au micro France Info, Manon, camarade de classe d’Axel, explique :  » Il était tout seul dans la cour, il m’a expliqué qu’on le traitait de gros, que c’était un intello, que dans sa classe il n’avait pas beaucoup de copains et que tout le monde le rejetait. »

Depuis l’annonce du décès, les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux et des élèves ont collé sur les murs du collège des affiches dénonçant les brimades et les moqueries dont Axel aurait été la cible.

Interrogé par nos confrères, le proviseur du collège explique n’avoir jamais été au courant de ces éventuelles brimades : « Pour des raisons de pudeur, je ne vais pas m’étendre sur ce qui est écrit peut-être dit sur les réseaux sociaux, explique le directeur. A ma connaissance il n’y a pas eu de problème particulier avec la scolarité d’Axel. Y compris vis-à-vis de ses camarades. Il était très bien intégré dans sa classe ».

Une marche blanche en son honneur devrait être rapidement organisée.

Source : Bienpublic.com
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VIOL – MEURTRE – JUSTICE
Un conducteur de bus viole une étudiante de 20 ans avant de lui couper les mains et de brûler son corps [Turquie]

Le procès de trois hommes accusés d’avoir violé et sauvagement tué une étudiante de 20 ans en février dans le sud de la Turquie s’est ouvert vendredi, en présence de nombreux avocats et d’ONG de défense des droits des femmes.

Le meurtre d’Özcegan Aslan, retrouvée morte le 13 février à Tarsis, a suscité une vague d’indignation dans tout le pays et mis en difficulté le gouvernement islamo-conservateur, accusé d’entretenir les violences contre les femmes par ses préjugés religieux.

L’enquête a établi que l’étudiante avait été violée puis tuée à coups de barre de fer par le chauffeur du bus qui la ramenait de l’université à son domicile. Avec deux complices, son père et un ami, l’homme, Ahmet Suphi Altindoken, a ensuite coupé les mains de sa victime et mis le feu à son corps pour faire disparaître toute trace.

Les trois accusés, qui risquent la réclusion criminelle à perpétuité, sont apparus vendredi matin pour la première audience de leur procès devant un tribunal de Tarsis, a rapporté l’agence de presse Dogan.

À l’appel de plusieurs ONG, quelques centaines de personnes ont manifesté devant le palais de justice pour exiger leur sévère condamnation, aux cris de « nous voulons la justice pour Özgecan » ou « Özgecan est notre révolte », selon Dogan.

Près d’un millier d’avocats de toute la Turquie souhaitaient se constituer partie civile et participer à ce procès très médiatisé, mais seuls une centaine ont pu entrer dans la petite salle d’audience, ont rapporté les médias.

Cette affaire a provoqué une vague de protestation sans précédent dans le pays. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les grandes villes de Turquie pour marquer leur indignation face aux violences faites aux femmes.

L’opposition et les mouvements féministes ont mis directement en cause la responsabilité du président Recep Tayyip Erdogan pour ses sorties polémiques sur les femmes. Il a récemment affirmé que l’égalité homme-femme était « contre nature ».

Selon l’association turque des droits de l’Homme (IHD), les meurtres de femmes ont nettement augmenté ces dix dernières années pour atteindre 294 cas en 2014.

Source : AFP
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VIOL – SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE
Les victimes de viol masculin enfin soutenues en Suède

Un hôpital de Stockholm ouvrira à l’automne 2015 le premier centre d’accueil pour les hommes victimes de viol.

C’est en Suède, à l’hôpital de Södersjukhuset, à Stockholm, que seront enfin accueillis à l’automne 2015 les hommes victimes de viol dans une structure spécifique, ouverte 24 heures sur 24, et sans rendez-vous.

En Suède (où le taux de viol est le plus élevé d’Europe) comme ailleurs, le viol masculin est en tabou. Car dans l’inconscient collectif, un homme ne peut tout simplement pas se faire violer. Un homme est fort, il peut se défendre. Mais on oublie que dans la majorité des cas, les agresseurs sont des hommes. Ce qui rajoute une barrière supplémentaire à la plainte.

Même quand ils ont le courage d’en parler, ils sont trop souvent considérés comme des victimes de seconde zone. Entre les incrédules, les moqueurs et le manque de structures adaptées, il semble malheureusement plus « facile » pour les hommes victimes de viol de se taire.

Une enquête* rapporte que 16% des femmes et 5% des hommes déclarent avoir subi des rapports forcés ou des tentatives de rapports forcés au cours de leur vie en France. S’ils ne sont qu’une minorité, ils sont tout de même près de 2 millions. Et au-delà de la honte, il y a un manque cruel d’associations de soutien, ou de groupes de parole destinés aux hommes violés.

Espérons donc que l’initiative de la Suède soit suivie partout ailleurs, pour que le viol masculin soit enfin reconnu à sa triste valeur, un crime.

*Inserm/Ined de 2006
Source : Marie-Claire.fr – Claire Schneider

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