Semaine du 1er au 7 juillet 2013

8 juillet 2013 à 06:12 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUPÉDOPHILIE – SOINS
Pédophilie : l’expérience « Dunkelfeld »

La question occupait toute la « une » de Zeit Magazin du 25 octobre 2012 : « Que devrait-on faire d’un homme attiré par les enfants ? » La réponse tenait en deux mots, mais encore fallait-il tourner la page pour la lire : « L’aider ». Cette réponse peut choquer. Surtout dans un pays particulièrement concerné par le scandale des prêtres pédophiles. Elle repose pourtant sur une expérience unique au monde, le Projet de prévention Dunkelfeld, mené il y a huit ans par une équipe de l’hôpital La Charité, à Berlin : considérer les pédophiles comme des malades et, à défaut de les guérir, les aider à ne pas suivre leur penchant.

Tout a commencé en 2005. Selon les statistiques de la police, 20 000 enfants sont chaque année victimes de violences sexuelles en Allemagne. Et encore, chacun reconnaît que ce chiffre est largement sous-évalué. Dans aucun autre domaine, l’écart entre la réalité d’un phénomène criminel et sa reconnaissance publique ne serait aussi élevé. Selon une étude de la revue Sexuologie parue en 1997, 8,6 % des jeunes filles, 2,8 % des jeunes garçons et 13,3 % des femmes ont été, en Allemagne, victimes de violences sexuelles au cours de leur vie. Mais la plupart du temps, nulle autorité n’en est avertie.

Action préventive
Dans son bureau de La Charité, le professeur Klaus Beier, directeur de l’Institut de sexologie de l’hôpital, voit un autre pan de la réalité. Suivant des pédophiles depuis une vingtaine d’années, il constate que leur penchant sexuel n’évolue pas et que le risque de récidive est élevé. D’où l’idée de mener une action préventive le plus tôt possible. « 1 % des hommes, en Allemagne comme ailleurs, ont une attirance sexuelle pour le corps des enfants, explique ce quinquagénaire. Ils ne l’ont pas voulu. C’est une attirance qui s’exprime dès l’enfance. La plupart des hommes en souffrent et sont entravés dans leur vie sociale. » Il décide donc de créer un atelier thérapeutique pour pédophiles et hébéphiles (adultes qui sont attirés sexuellement par les adolescents), et le fait savoir par une campagne de communication dont le slogan est : « Vous n’êtes pas coupables à cause de vos désirs sexuels mais vous êtes responsables de votre comportement sexuel. On peut vous aider. Ne devenez pas un délinquant. »

Largement relayée par les médias, la campagne rencontre un succès incontestable voire inattendu. Le nombre d’hommes demandant à être reçus en consultation augmente considérablement. Certains viennent du fin fond de l’Allemagne. En sept ans, plus de 719 personnes ont poussé la porte de l’institut. Toutes ont été reçues en entretien par un médecin et un psychologue, 373 se sont vu proposer une thérapie gratuite. Persuadés qu’il faut venir volontairement, les médecins refusent les hommes qui sont l’objet d’une procédure judiciaire et qui pourraient être attirés par une éventuelle remise de peine. Surtout, ils cherchent à cerner qui est réellement pédophile. Car, selon le docteur Beier : « Seuls 40 % des hommes qui commettent un crime sexuel sur un enfant sont pédophiles, 60 % ne le sont pas. Ils ont des problèmes psychiques, des retards mentaux, viennent de familles problématiques où ils ont subi de nombreux traumatismes. Ils sont violents avec leurs enfants mais aussi avec leur femme. Nous travaillons avec les 40 %. C’est déjà beaucoup. »

Profil du patient
Dans un premier temps, l’équipe apprend à déterminer le profil du patient. Est-il attiré par les enfants ou les adolescents ? Est-il éducateur ? Est-il père de famille ? Ensuite, le patient se voit proposer 45 séances de travail hebdomadaires de trois heures. Chaque séance concerne un thème : les fantasmes, l’empathie pour la victime, l’autorégulation sexuelle, la distorsion cognitive, ce phénomène qui consiste à attribuer à l’autre (en l’occurrence à l’enfant) des intentions qu’il n’a pas. La plupart des séances sont collectives. On y décrit des situations à risques. Un patient revient sur son attirance pour un enfant du voisinage, un autre explique rester plus longtemps que nécessaire dans le métro quand il y rencontre des jeunes… Le groupe développe alors des stratégies pour lutter contre ces penchants. Environ 20 % des participants prennent des médicaments afin de réduire leurs pulsions. Les médicaments les plus forts produisent une castration chimique.

La demande a été telle que des centres comparables ont ouvert dans plusieurs grandes villes allemandes ces dernières années. Environ 40 % des pédophiles traités n’ont jamais commis d’acte. Ils ont 39 ans en moyenne et sont déjà insérés dans la vie professionnelle, et travaillent parfois comme pédagogues ou éducateurs. « Cela n’a rien de répréhensible. Ils cherchent à être reconnus par ceux qui les attirent. Mais notre but est d’accueillir les plus jeunes, ceux qui peuvent se réorienter dans la vie professionnelle plus facilement », explique le professeur Klaus Beier.

Évidemment, cela nécessite une confiance absolue des patients envers l’équipe médicale. Une relation rendue possible par le secret professionnel qui, à la différence de la France ou des Etats-Unis, concerne aussi ce genre de crimes. « En Allemagne, on ne sent plus de résistances contre ce type de démarches préventives. La société s’est ouverte. On ne nous perçoit plus comme des complices de criminels », affirme Klaus Beier. Il en veut pour preuve qu’une importante association d’aide aux victimes, Hänsel et Gretel, siège au conseil de surveillance de l’institut. Une autre association importante, Weisser Ring, soutient aussi la démarche. Même si certains regroupements de victimes contestent que la pédophilie soit une maladie, le temps semble révolu où certains lançaient des appels à boycotter Volkswagen parce que la fondation Volkswagen soutenait financièrement le projet à ses débuts.

Groupe de suivi
Quatre-vingts personnes ont suivi l’intégralité du traitement. Sont-elles pour autant guéries ? Klaus Beier reste prudent : « Une guérison au sens d’une disparition du penchant pédophile n’est pas possible. Cela vaut également pour les utilisateurs d’images montrant des violences sexuelles. C’est pourquoi, à Berlin, nous proposons des groupes de suivi, et les personnes concernées peuvent à tout moment reprendre contact avec nous pour être soutenues dans le contrôle de leur comportement. »

Si Klaus Beier est convaincu que les thérapies que La Charité propose permettent de faire baisser le nombre d’agressions et réduisent le degré de violence des actes commis par les pédophiles, la banalisation des images pédophiles par le biais d’Internet l’inquiète énormément. « Ce qui est certain, c’est que tous les hommes qui ont des tendances pédophiles regardent ces photos en accès libre sur Internet. Pas les autres. Je suis pour une politique plus sévère que la simple amende qui existe en Allemagne. Regarder ces photos, c’est déjà commettre un acte pédophile. »

Selon lui, la société doit agir sur deux paramètres. Elle doit à la fois reconnaître que la pédophilie est un vrai problème et qu’elle est prête à aider les pédophiles. Mais elle doit aussi dire que toute personne qui abuse un enfant ou qui consulte des sites pédophiles doit arrêter, et qu’elle est prête à tout mettre en oeuvre pour le punir. « Si nous jouons sur les deux registres, il y a de grandes chances pour que la personne préfère être aidée », veut croire le professeur, qui est également docteur en philosophie.

Source : Lemonde.fr
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PSYCHIATRIE
Meurtre d’Agnès : la colère des experts psychiatres [France]

Ils dénoncent le « lynchage médiatique » de l’expert qui avait conclu à une « absence de dangerosité » de Matthieu avant l’assassinat d’Agnès.

L’Association nationale des psychiatres experts judiciaires (ANPEJ) a vivement dénoncé dimanche le « lynchage médiatique » ayant visé un de leurs collègues. Celui-ci avait partiellement conclu à une « absence de dangerosité » de Matthieu, avant que celui-ci n’assassine Agnès, meurtre pour lequel il a été condamné à la réclusion à perpétuité vendredi. L’association d’experts « regrette que l’absence de publicité des débats ne permette pas de rendre justice à l’expert psychiatre de la cour d’appel de Montpellier, victime d’une tentative de lynchage médiatique », ont déploré dans un communiqué les docteurs Bernard Vilamot et Gérard Rossinelli, respectivement secrétaire général et président de l’ANPEJ.

L’expert psychiatre est ainsi « désigné comme partiellement responsable d’un viol et meurtre d’une adolescente par un autre adolescent dont il avait pratiqué l’expertise en détention pour une autre affaire de viol », ont-ils poursuivi. Selon l’association, « l’absence de maladie mentale du mineur n’induisait pas de dangerosité psychiatrique, mais les troubles psychopathologiques constatés ont amené l’expert à proposer une injonction de soins avec suivi socio-judiciaire et accompagnement par une équipe spécialisée, l’expert n’excluant pas une éventuelle dangerosité secondaire », a-t-elle rappelé.

« Vulnérabilité psychologique sous-évaluée »
Avant l’assassinat d’Agnès survenu fin 2011, Matthieu avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire en novembre 2010, après quatre mois de détention provisoire pour un premier viol commis dans le Gard. Le pédopsychiatre Claude Aiguesvives, qui l’avait examiné, avait alors conclu à « une absence de dangerosité » et « fait confiance au projet de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de lui donner une seconde chance. » Cet expert, qui a témoigné au procès, s’était dit peu avant l’audience « catastrophé ». Il avait reconnu dans une interview au quotidien La Montagne que « Matthieu avait une addiction énorme aux stupéfiants et aux jeux vidéo et une vulnérabilité psychologique qui a été sous-évaluée ».

« Ce n’est pas la première fois que le contexte sécuritaire désigne un psychiatre comme bouc émissaire », a encore regretté l’association, le psychiatre traitant « devant être considéré comme responsable de tout acte délictueux ou criminel réalisé par une personne souffrant de troubles mentaux ».

Les experts psychiatres ont depuis plusieurs années manifesté leur opposition aux différentes lois sécuritaires « leur conférant un rôle non fondé de caution de ces mesures de sécurité », rappelant que « le risque zéro de récidive n’existe pas au niveau des récidives d’actes délictueux ou criminels ». L’ANPEJ déplore aussi que « de plus en plus, ces expertises spécifiques (soient) réalisées par des psychiatres non experts, des médecins non psychiatres ou des professionnels sans formation médicale ni psychiatrique ».

Source : AFP

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PÉDOPORNOGRAPHIE – JUSTICE
Pédopornographie: 6 mois ferme pour le directeur d’école [France]

Le directeur d’école d’Epinal a été condamné à 36 mois de prison dont 6 mois ferme ce vendredi pour détention d’images pédopornographiques.

C’est un père de trois enfants, parfaitement intégré dans la société selon son avocat Me Welzer et au casier judiciaire vierge qui a été condamné ce vendredi par le tribunal correctionnel d’Epinal à 36 mois de prison dont 6 mois ferme avec aménagement de peine.
Ce directeur d’école de 56 ans avait été interpellé le 22 mai dernier. Suite à une perquisition à son domicile, les enquêteurs ont découvert 4 400 vidéos et près de 3000 photos à caractère pédopornographique.

Son procès, qui devait avoir lieu en juin dernier a du être repoussé. L’homme avait tenté de se suicider par absorption de médicaments à son domicile quelques jours après sa garde à vue.

Il est apparu très éprouvé par cette affaire à la barre.

Selon son avocat, Me Welzer la condamnation est particulièrement importante. Il rappelle que son client n’a jamais fait de mal à un enfant.

Source : Magnumlaradio.com
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PÉDOPHILIE – JUSTICE – TRAITEMENT
A Barcelone, le « violeur de l’Eixample » est sorti de prison chimiquement castré [France]

Le « violeur de l’Eixample », qui avait également sévi à Perpignan, a subi un traitement pendant sa détention. Un traitement efficace, selon les experts. Après avoir purgé entièrement la peine de quatre ans auquel il fut condamné en 2009, ‘l’exhibitionniste de Perpignan’, Alejandro Martínez Singul, plus connu à Barcelone comme le ‘violeur de l’Eixample’ (quartier bourgeois de la ville) est sorti hier de prison. En dépit du « risque élevé d’inadaptation », les psychologues qui l’ont examiné comptent sur les effets positifs du traitement ‘castrateur’ auquel il s’est soumis volontairement durant son séjour en prison.

Il s’agit d’un programme d’inhibition des pulsions sexuelles comprenant le traitement pharmacologique, combiné à un entraînement psychothérapeutique, d’abord réalisé en groupe, puis en sessions individuelles.

Discrètement contrôlé par les Mossos
Néanmoins, l’homme sera discrètement contrôlé par les agents de la police catalane et suivi par ses thérapeutes pénitentiaires, auprès desquels il s’est engagé à continuer le traitement. Ceci dépend exclusivement de sa bonne volonté, puisqu’il a purgé la totalité de la peine, et qu’il devient un citoyen libre de ses mouvements.

Reste que le rapport des psychologues pénitentiaires est plutôt alarmant : « délinquant sexuel par compensation », il est porté à agresser de jeunes adolescentes face auxquelles cet homme, qui s’estime peu, se sent tout puissant. Sa sortie de prison aujourd’hui s’accompagne donc également d’un dispositif psycho-social conçu pour l’aider à se réintégrer sans heurts dans la société, en premier lieu en lui fournissant un logis. Le bon comportement d’un délinquant sexuel qui sema la panique pendant des années à Barcelone et fit la une des médias des deux Catalognes, dépendra surtout, dit le rapport des experts, de la ‘normalisation’ de sa vie quotidienne.

Déjà 16 ans passés en prison
Condamné à 3 ans et 9 mois d’incarcération pour une tentative de viol sur une fillette de 12 ans, en 2009 à Barcelone, Alejandro Martínez Singul, venait de purger 9 mois de prison à Perpignan pour exhibitionnisme sexuel devant une mineure. L’homme, aujourd’hui âgé de 45 ans, est un multi-récidiviste, déjà condamné en 1993 à 65 ans de prison pour dix affaires de viol. Il avait été relâché en 2007, après avoir purgé seulement un quart de la peine, et alors qu’il avait refusé de se soumettre au traitement psycho-pharmaceutique.

Les responsables du programme psycho-pharmaceutique pénitentiaire catalan affirment qu’il offre un taux d’efficacité très élevé : 9 délinquants sexuels sur 10 qui s’y soumettent en prison ne récidivent plus. 177 de ces délinquants suivent ce traitement actuellement dans les prisons catalanes.

Source : Lindependant.fr

Semaine du 20 au 27 mai 2013

27 mai 2013 à 06:29 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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ACTUPRÉVENTION – PORNOGRAPHIE
SEXE. Pourquoi alerter les enfants contre les dangers du porno est inadapté [France]

Un sondage auprès de parents britanniques souligne que 83% d’entre eux souhaitent que la question des dangers du porno sur internet soit abordée à l’école – et, pour 42%, cette sensibilisation devrait avoir lieu dès l’âge de 5 ans  ! Un tel discours de prévention auprès de jeunes enfants est-il utile et adapté ? Réponse avec Jean-Raphaël Bourge, spécialiste des questions de pornographie.

Vouloir inclure la question des dangers de la pornographie dans les cours d’éducation sexuelle se fonde sur un présupposé  : que le porno est néfaste pour les enfants. Je ne nie pas qu’il soit problématique que de très jeunes enfants aient accès à des contenus pornographiques. Mais considérer toute expression écrite, picturale ou vidéo de sexe explicite comme un ensemble monolithique me paraît une manière fourvoyée d’aborder la question du porno et de son impact sur les jeunes.

Il existe en effet des pornos et différents usages qui en sont faits. Certaines formes de porno sont inacceptables, et d’ailleurs interdites. C’est le cas de la pédopornographie ou des films de scènes de viol. Mais cela ne reflète pas l’ensemble des images pornographiques, où l’on peut notamment trouver des films amateurs, réalisés par un quidam, ou des pornos féministes qui se veulent alternatifs.

Il ne s’agit donc pas de mettre en garde d’entrée les enfants contre les dangers de la profusion d’images pornographiques sur internet, et les traumatismes que celles-ci engendrent. D’autant qu’il n’a jamais été prouvé qu’un jeune qui visionne un film porno reproduira la situation vue à l’écran – cela arrive occasionnellement, mais ce n’est pas un phénomène massif. Il ne faut pas sous-estimer la capacité de  mise à distance des informations reçues chez les jeunes adolescents  ; au contraire, il faut les aider à approfondir cette aptitude à la distanciation.

Une affaire d’adultes
C’est pour cela qu’il est utile, à mon sens, d’aborder la question du porno avec les enfants (en adaptant son discours en fonction de leur âge), d’autant que les filtres parentaux sont facilement contournables par ces petits nés avec internet. Mais si un accompagnement me semble indispensable, ce n’est pas en condamnant le porno dans son ensemble qu’il sera efficient.

Si au discours prophylactique sur les risques de grossesse, les infections sexuellement transmissibles et les agressions sexuelles, on ajoute un passage sur les dangers du porno, on ne fait finalement qu’aborder les problèmes liés au sexe. Certes, il faut que les jeunes soient informés sur la contraception. Et il est vrai que l’activité sexuelle peut être pourvoyeuse de maladies. Mais lorsque les adolescents partent à la découverte de leur sexualité et découvrent qu’il y a aussi (et fort heureusement) des bonnes choses dans le sexe, ils risquent de percevoir le discours préventif comme quelque chose de mensonger. Comme si on avait voulu les priver des bonheurs de la sexualité.

Idem si on leur présente le porno comme quelque chose de toujours mauvais, violent et sexiste, alors que consommer du porno peut être quelque chose de récréatif et d’agréable. Sans oublier que le présenter comme un danger et vouloir ainsi le censurer a un effet pervers  : l’interdit ne fait que renforcer son attrait.

Plutôt que de présenter le porno comme un tout condamnable, il s’agirait d’avoir un discours plus équilibré sur ces images de sexe explicite qui peuvent aussi apporter du plaisir. Les jeunes enfants sont à même de comprendre que le sexe et le porno ne sont pas mal en soi, mais qu’il s’agit d’une activité qu’ils ne sont pas en âge d’exercer. Comme l’alcool ou le fait de conduire une voiture, c’est une affaire d’adulte. Il existe dans beaucoup de foyers des placards à alcool non fermés à clef et accessibles aux enfants. Ce n’est pas pour autant que les jeunes se servent à boire  ! On peut donc inculquer aux enfants un réflexe d’évitement face à ce type de contenus qui ne sont pas de leur âge.

On suivrait alors l’évolution du discours sur la masturbation  : après des siècles de sermons culpabilisateurs (se masturber aurait rendu sourd, fou ou apathique), aujourd’hui, il est communément admis que cela fait partie du développement normal de l’enfant. Reste alors aux parents à expliquer à leurs enfants que l’activité sexuelle fait partie de la sphère intime.

Éducation à l’image
Se pose toutefois la question des stéréotypes véhiculés par les contenus pornographiques. On ne peut occulter que le porno est un outil puissant qui forme les imaginaires genrés et discriminatoires et formate les mentalités. Et ce d’autant plus que l’éducation sexuelle, en dehors de la prévention dans le cadre scolaire et parental, passe souvent par le porno, puisqu’il existe peu de supports alternatifs permettant de construire positivement sa sexualité.

C’est pour cela que je pense qu’une éducation à l’image serait préférable à un discours condamnant les dangers du porno. C’est seulement en apprenant à prendre du recul, à développer un œil critique sur ce qu’ils voient et lisent, que les enfants et les jeunes pourront s’en prémunir. D’autant que les codes du porno sont souvent repris par la télévision, les publicités, comme celles de Dolce & Gabbana.

C’est pour cela que donner au porno et au sexe un statut spécial est inadapté. Sur internet et dans les autres médias, les jeunes ont accès à des scènes de décapitation, d’anthropophagie (conflit syrien), de torture… Pourquoi dissocier le sexe d’autres formes de contenus plus ou moins choquants  ?

La question va donc bien au-delà du porno  : il est difficile d’extraire le sexe de la société, de mettre la sexualité en-dehors du monde alors qu’elle est liée à l’argent, à la violence, aux rapports humains, notamment de pouvoir. L’affaire DSK en a été la preuve  : on a parlé de fellation au JT et de sexe explicite dans les médias. C’est face à ce flux d’informations et ce type d’affaires que les jeunes doivent être capables de prendre de la distance

Propos recueillis par Daphnée Leportois.

Source  : Leplus.nouvelobs.com
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ENLÈVEMENTS – GANGS
Des enlèvements de femmes dans les beaux quartiers de Paris [France]

Deux victimes ont été recensées en l’espace d’un mois, enlevées dans la rue et dépouillées de leurs biens avant d’être relâchées. Les enquêteurs redoutent un gang spécialisé.

Simple coïncidence ou agression commise par une seule et même équipe ? Les policiers parisiens sont, depuis trois semaines, sur la piste d’un ou plusieurs gangs de ravisseurs de femmes. Ces derniers ciblent de riches victimes qui affichent ostensiblement leur niveau de vie, avant de les enlever alors qu’elles se trouvent sur la voie publique. Après les avoir dépouillées de tous leurs biens, ils les abandonnent à plusieurs kilomètres de leur domicile…

La dernière agression remonte à dimanche. Vers minuit et demi, avenue Foch dans le VIIIe arrondissement de la capitale, une femme de 57 ans est contrainte par trois agresseurs à monter dans leur voiture. Choquée, la victime, de nationalité saoudienne, a été retrouvée vers 1 heure le long de l’autoroute A 1, à hauteur du tunnel du Landy, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Un article de Stéphane Sellami.
Source : LE PARISIEN.FR
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PÉDOPHILIE – ENLÈVEMENT
Un prédateur sexuel piège une ado de 13  ans [France]

L’affaire, qualifiée de « particulièrement sensible », a été traitée dans la plus grande discrétion. Un homme, dont le nom était enregistré dans le fichier des délinquants sexuels, est parvenu à s’en prendre à une adolescente.

Les faits remontent à la nuit de lundi à mardi dernier, dans un appartement de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise). La victime, âgée de 13 ans, a été abusée par son agresseur avant de parvenir à prendre la fuite. L’adolescente, choquée, a été secourue par une patrouille de police qui passait à proximité des lieux. Rapidement identifié, le violeur présumé a été interpellé, avant d’être placé en garde à vue. « Présenté à un juge d’instruction, jeudi, il a été mis en examen puis placé en détention provisoire », précise une source proche du dossier.

Lundi soir, l’adolescente était en train de regagner le domicile familial avec sa petite sœur lorsqu’un automobiliste s’est porté à leur hauteur. « Cet inconnu s’est montré très pressant en indiquant qu’il allait suivre la victime et sa sœur jusqu’au domicile de leurs parents pour savoir où elles habitaient si la plus grande ne montait pas en voiture avec lui, indique un proche de l’affaire. L’aînée a pris peur pour sa petite sœur. Elle est finalement montée avec l’inconnu, laissant sa cadette rentrer seule. »

L’homme regagne son domicile avec sa jeune victime avant de la séquestrer et de la forcer à consommer de l’alcool. « Il lui a fait boire de la vodka une bonne partie de la nuit avant d’abuser d’elle, poursuit la même source. Le lendemain matin, l’adolescente a réussi à prendre la fuite après l’avoir mordu à un bras. »

Interpellé chez lui, l’auteur présumé des faits, âgé de 47 ans, est aussitôt placé en garde à vue. Les enquêteurs chargés de son audition constatent rapidement qu’il est inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais). Une base de données, créée en 2004, censée notamment prévenir la récidive des auteurs d’agressions sexuelles ou de viols.

Entendu à plusieurs reprises, le prédateur sexuel ne s’est montré guère disert. « Il ne s’est pas expliqué sur son comportement, confie un haut fonctionnaire. Mais il a agi comme un vrai prédateur. Des investigations sont en cours pour tenter de déterminer s’il n’a pas fait d’autres victimes. »

Un jeune homme de 18 ans et trois de ses amis, âgés de 17 ans et 15 ans pour les deux derniers, ont été interpellés jeudi dans un appartement de Vigneux-sur-Seine (Essonne). Ils sont soupçonnés d’avoir violé, à tour de rôle, une mineure de 15 ans. Cette dernière, en état de choc, a été retrouvée dans l’appartement des suspects au moment de l’intervention de la police.

Stéphane Sellami
Source  : Fr.news-republic.com
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PÉDOPHILIE – SOINS
Castration chimique: pas pour tous les récidivistes [Canada]

QUÉBEC – Une nouvelle étude belge menée sur des pédophiles vient prouver une nouvelle fois l’efficacité de la castration chimique, tout en montrant les limites d’une telle pratique administrée à tous les récidivistes, comme le propose le Doc Mailloux.

Les résultats de l’enquête, menée par le psychiatre Pierre Oswald sur 12 de ses patients, ont démontré une réduction des fantasmes chez tous ses sujets et une diminution importante de la fréquence des érections et des éjaculations pour 10 d’entre eux. «Ce sont des traitements qui fonctionnent», a donc confirmé le Dr Oswald lors d’une conférence au 7e Congrès international francophone sur l’agression sexuelle qui a lieu à Québec cette semaine.

Le médicament utilisé par le spécialiste est le Salvacyl, injecté chez les pédophiles tous les trois mois. La drogue agit ensuite sur une glande du cerveau qui supprime la production de testostérone, contrôlant ainsi la libido.

Malgré des recherches encourageantes, le Dr Oswald précise toutefois qu’il s’agit d’un «traitement de niche». «Imposer la castration chimique aux multirécidivistes, c’est idiot. Ça ne sert à rien, ça n’a aucun sens», tranche le spécialiste.

Il rappelle que les pratiques sexuelles des délinquants peuvent tout de même avoir lieu sous traitement. «Cette demande doit donc venir du patient», explique M. Oswald.

Mailloux persiste
Le Doc Pierre Mailloux, qui a écrit le livre «Pour la castration volontaire des pédophiles» en 2001, demeure pourtant convaincu que la castration reste un moyen efficace de prévenir des crimes. Il proposait dans son livre l’adoption au Québec du «Bill Hoge» californien selon lequel «après deux incarcérations, il n’y a pas de sortie de prison sans castration chimique ou physique».

«Quand est-ce qu’on va adopter ça ici?» lance le psychiatre radié de l’Ordre des médecins. Le Doc Mailloux, qui préfère la castration physique puisqu’elle est irréversible, ne comprend toujours pas pourquoi cette opération n’est pas possible au Québec. «Le traitement chimique est réversible. Dès qu’on l’arrête, tout recommence de trois semaines à trois mois plus tard.»

Source : Canoe.ca
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PÉDOPORNOGRAPHIE
Épinal: Un directeur d’école soupçonné de pédopornographie [France]

Ce sont les autorités russes qui ont transmis le signalement de l’homme de 56 ans au parquet d’Epinal, via Interpol. Le parquet a obtenu les informations jeudi dernier et a voulu une réponse pénale rapide.

Lors d’une perquisition à son domicile, des images à caractère pédopornographiques ont été retrouvées chez lui. Avant d’être directeur d’école, il a été enseignant, mais il n’a aucun antécédent judiciaire, ni aucun signalement de la part de l’Education Nationale.

Il a été placé en garde à vue mercredi, déféré ce vendredi matin et va être placé sous contrôle judiciaire. Il a désormais l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs. Le quinquagénaire sera jugé le 12 juin prochain.

Il lui est reproché la détention, le téléchargement ainsi que la diffusion d’images à caractère pédopornographique. Des délits punissables de 2 à 7 ans d’emprisonnement.

Les autorités ont découvert après perquisition plus de 4 400 vidéos montrant des « images insoutenables impliquant de très jeunes enfants (2-5 ans) », selon le procureur de la République d’Epinal, Etienne Manteaux.

Le directeur d’école a d’abord tenté d’expliquer qu’il voulait revendre ces vidéos, une version qu’il n’a pas pu soutenir bien longtemps. Il a finalement admis la détention et le téléchargement des images.

Est-ce resté au stade du fantasme ? A priori oui, selon le parquet qui n’a pas mis en lumière de passages à l’acte connus de la part de l’homme soupçonné. Un homme « lisse et au-delà de tout soupçon ».

Pour lui, cette affaire illustre le bon fonctionnement de la coopération internationale en matière de cybercriminalité…

Une autre affaire de ce genre a abouti à un défèrement cette semaine dans les Vosges. Dans le secteur de Saint-Dié, un enfant de 10 ans s’est plaint d’agression sexuelle de la part de son oncle. Cet homme de 35 ans a été déféré jeudi soir au parquet et placé sous contrôle judiciaire. Il sera jugé le 14 juin.

Source  : Magnumlaradio.com
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JUSTICE – PÉDOPORNOGRAPHIE
Pédopornographie : le ministère public réclame de lourdes sanctions [France]

Quatre hommes comparaissaient, hier, pour diffusion de fichiers pédopornographiques. Un dossier lourd qui a mis en évidence des déviances sexuelles graves « Le dossier de la destruction. » Tel un couperet, la sentence de Me Baudier, représentant les intérêts d’un des enfants victimes, tombe, résumant ainsi le procès qui s’est tenu, hier, à l’audience du tribunal correctionnel. Quatre prévenus. Quatre mineurs, parties civiles. « Des mineurs protégés par la société et souillés par ces quatre personnes », a déploré Mme Mahaut, représentant le ministère public. Des enfants « souillés » par la diffusion d’images à caractère pédopornographique. En France, mais aussi dans le monde entier. « Offerts au regard concupiscent et lubrique de milliers de paires d’yeux », comme l’a souligné le parquet.

Quatre hommes jugés pour « captation, détention, diffusion d’images à caractère pédopornographique et provocation au crime ». Quatre hommes qui ne se connaissent que par le biais des sites pornographiques qu’ils fréquentent, et par l’anonymat conféré par des pseudonymes souvent évocateurs, à l’instar de « Dimitri Gay », derrière lequel se cache Benjamin Tari, l’un des prévenus.

« Il est divin, j’ai envie de le dévorer »
Fin décembre 2011, le père de Jules* reçoit un appel émanant d’une source anonyme du Luxembourg. Des photos de Jules nu circuleraient sur internet et susciteraient la convoitise et les commentaires déplacés de plusieurs internautes.

Après recherches, c’est le choc, le père de famille tombe sur les photos. Des photos avec force détails mentionnant l’identité et l’adresse de l’enfant âgé de 7 ans.

Des photos suggestives d’enfants qui se sentaient en confiance. De son enfant, mais aussi d’autres enfants et, plus particulièrement, de Mathieu*, 6 ans. Des photos prises lors de séjours des enfants chez des personnes de confiance. Des membres de la famille. Et des commentaires salaces incitant au kidnapping et aux atteintes sexuelles. Des commentaires qui, lus à plusieurs reprises dans la salle d’audience, font naître dégoût et malaise.

Vincent F., troyen d’origine, l’un des prévenus, que les experts jugent « narcissique, séducteur et manipulateur avec une propension perverse à responsabiliser les tiers ». Vincent F. qui a pris en photo son filleul, Jules, dans la douche et a ensuite diffusé les images sur deux sites.

Un parrain qui n’a pas hésité à démontrer son attachement à l’enfant de façon perverse, lui faisant notamment ingurgiter sa propre semence à plusieurs reprises. « Je n’ai pas de leçon à recevoir en matière d’honnêteté, madame le Procureur », s’est-il risqué.

Persistant ainsi dans la tactique qu’il avait faite sienne dès le début de son interrogatoire par la cour : le complot. Seul contre tous. Seul contre la cour. Seul contre les trois autres prévenus. Démontant tout le déroulé des faits énoncé par la présidente, Isabelle Gorce.

Benjamin Tari, ensuite, qui pénètre dans le box, l’air hagard, presque absent. En récidive pour des faits similaires, Benjamin Tari passe ses journées « sur son ordinateur à fumer du cannabis et à se masturber devant des fichiers à caractère pédopornographique ». Plus d’un million de fichiers, photos et vidéos ont été retrouvés sur son matériel informatique.

Célibataire, sans emploi, vivant aux frais de son père, le prévenu serait, selon le rapport de l’expert, « dépendant à la déviance sexuelle ». Un prévenu rattrapé par ses fantasmes. « J’avais transféré tous les fichiers chez mon père pour les éloigner de moi », explique-t-il.

« La détention m’a remis en question. Pour moi, il n’est plus question de recommencer », finit-il par avouer. « En effet, c’est un toxicomane des images mais mon client est en demande de soins, ne l’accablons pas davantage » a souhaité son conseil, Yassine Bouzrou.

« Propension perverse à responsabiliser les tiers »
Le deuxième détenu à prendre la parole, Antoine Girou avoue « une boulimie de nourriture et d’images et une dépendance à Vincent F. » avec qui il échange fréquemment à propos de leurs fantasmes respectifs. Des échanges qui seraient allés bien plus loin.

« Oui, c’est vrai, j’ai évoqué l’hypothèse de l’enlèvement d’un enfant, mais c’était uniquement pour aller dans son sens et pour éviter qu’il ne s’éloigne de moi », concède-t-il, penaud. Une emprise confirmée par son conseil, Clément Hervieux, qui évoque « un dominant et un dominé ».

« Assumez, c’est le moment »
Le dernier prévenu, Johan Chevalier, a été présenté devant le tribunal correctionnel non seulement pour les mêmes faits que les trois autres, mais également pour atteintes sexuelles sur Mathieu qui l’accuse de « caresses, de baisers et d’une fellation ». Des propos corroborés par les enregistrements des conversations que Johan Chevalier a entretenues avec les autres prévenus. « Assumez, c’est le moment de le dire », lui conseille la présidente.

« Si j’étais vraiment passé à l’acte, je serais allé beaucoup plus loin, je ne me serais pas contenté de lui toucher le sexe », se défend Johan Chevalier, père de jumelles. « Mon client était un homme à la dérive, mal dans sa peau, qui ingurgitait une bouteille de rhum et fumait une vingtaine de joints par jour », a tenté d’expliquer son conseil, Armelle Courtois.

Le ministère public, pointant « le préjudice incommensurable » des victimes, a réclamé des peines de 24 mois à quatre ans d’emprisonnement, assorties de 18 mois à sept ans de suivi socio-judiciaire, interdiction d’exercer des activités en rapport avec les mineurs, obligation d’indemnisation des victimes et inscription au fichier des délinquants sexuels.

Vincent F. a été condamné à 3 ans de prison et 4 ans de suivi socio-judiciaire. Benjamin Tari écope de 30 mois ainsi que la révocation d’un sursis antérieur de 4 mois et de 4 ans de suivi socio-judiciaire.

Johan Chevalier a été relaxé pour les faits d’agression sexuelle. Il a été condamné à 30 mois de prison et 3 ans de suivi socio-judiciaire.

Le tribunal a condamné Antoine Girou à 24 mois de prison et 3 ans de suivi socio-judiciaire.
Tous ont interdection d’exercer des activités en rapport avec les mineurs.

Les prénoms des victimes ont été changés pour préserver leur anonymat.

Source : Lest-eclair.fr

Semaine du 27 août au 2 septembre 2012

3 septembre 2012 à 08:25 | Publié dans L'actualité criminologique | Laisser un commentaire
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AFFAIRE DUTROUX
« Dutroux aussi espère un jour être libéré » [Belgique]

Marc Dutroux réagit de façon indifférente à la probabilité de la libération de son ex-femme, Michelle Martin, indique mardi son avocat Ronny Baudewijn dans Het Nieuwsblad. « Et pourtant lui aussi cultive l’espoir de sortir un jour de prison », selon Me Baudewijn.

Michelle Martin est la première des trois protagonistes principaux de l’affaire Dutroux à se trouver à deux doigts d’une libération. Michel Lelièvre, condamné à 25 ans, et Marc Dutroux lui-même, condamné à perpétuité, ne peuvent qu’imaginer en rêve une décision favorable du tribunal de l’application des peines à leur endroit. Et pourtant Dutroux espère quand même. « Il en est convaincu et estime que lui aussi mérite une chance de se réinsérer. Il ne sait pas quand mais il continue à cultiver l’espoir d’une libération », indique son avocat.

Dutroux suit de près toute l’agitation provoquée par la libération probable de la mère de ses trois enfants. « Il est parfaitement au courant de l’avancée des démarches, il suit tout à la télévision depuis sa cellule », explique Me Baudewijn.

Cette situation ne suscite cependant pas la moindre émotion chez Marc Dutroux. « Cela le laisse parfaitement froid (…) Il n’en parle pas et change de sujet lorsqu’on évoque cette question. Il parle surtout de son propre dossier. Tout tourne autour de lui, le sort de Michelle Martin ne l’intéresse pas. Il ne fait aucun commentaire à ce propos. Ce n’est pas une attitude feinte, il est vraiment comme cela ».

Source : BELGA
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ENLEVEMENT D’ENFANT
Tentative d’enlèvement d’une fillette de 12 ans à Nanterre [France]

Une énorme frayeur et beaucoup de sang-froid. Samedi soir, une jeune fille de 12 ans a été victime à Nanterre d’une tentative d’enlèvement. Il est 20h40 quand la préado est abordée par un conducteur d’une quarantaine d’années, à l’angle de l’avenue Georges-Clemenceau et de la place de la Boule.

L’homme tente de faire monter la jeune fille de force dans son véhicule. Mais cette dernière se débat et parvient à lui échapper. Le conducteur prend alors la fuite, mais sa victime a la présence d’esprit de relever la plaque d’immatriculation de celui qui vient de l’agresser. Elle prévient ensuite sa maman qui appelle immédiatement la police.

Quelques heures plus tard, l’homme est arrêté chez lui, à Villeneuve-la-Garenne. Il reconnaît rapidement les faits tout en minimisant leur gravité et en indiquant que c’était la jeune fille qui l’avait abordé.

Connu pour des faits de vol, l’agresseur a été placé en garde à vue et l’enquête a été confiée à la brigade territoriale des mineurs.

Source : LE PARISIEN.FR
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PREVENTION
Des cours anti-pédophilie pour les curés belges [Belgique]

Des experts vont dispenser des formations aux futurs prêtres pour les aider à détecter des situations potentiellement problématiques avec des enfants, rapportent les quotidiens de Sud Presse lundi.

La forme prise par ces cours est encore floue, mais ils devraient être dispensés par des psychiatres. « Le but de ces cours? Ne pas (re)tomber dans les travers du passé », souligne Guy Harpigny, l’évêque de Tournai. « L’objectif est simple: prévention et protection des jeunes. »

Les experts proposeront aussi des mises en situation pour apprendre aux futurs prêtres comment réagir face à des situations potentiellement problématiques.

Source : BELGA
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PEDOPHILIE – MEURTRE
La fillette de 12 ans étranglée à son domicile a été violée par l’ami de sa mère [Suisse]

A Genève, un homme interpellé par la police nie les faits. Une autopsie et des analyses ADN confirmeront ou écarteront son rôle dans le meurtre de Semhar.

Les inspecteurs de la police Genevoise auraient pratiquement « bouclé » ce 28 août 2012 l’enquête sur le meurtre de Semhar, la jeune disparue de 12 ans retrouvée morte étranglée dans son appartement de Carouge. La jeune fille aurait été violée par l’ami de sa maman, selon une source proche du dossier.

D’après un enquêteur, joint par téléphone, « la jeune fille d’origine éthiopienne avait disparu jeudi dernier. Elle s’est rendue au cycle de Drize avec des amies et est repartie vers 19h à pied pour rentrer chez elle. Elle a été aperçue pour la dernière fois au niveau du passage piéton situé en face du rond-point sur la route de Drize. L’enquête visait à établir ce qui s’est passé entre ce moment et vendredi en début de soirée, lorsque son corps a été découvert par nos services.

Un ami de la famille interpellé, des analyses ADN en cours
Toujours est-il que la police Genevoise a procédé le 25 août 2012 à l’interpellation d’un suspect. Cette information a été confirmée par un enquêteur ce 28 août 2012. Selon cette source, il s’agirait d’un adulte, d’origine éthiopienne, qui serait également l’ami de la maman de la jeune Semhar. Il aurait violé la petite puis dissimulé son corps sous le lit.

Ne trouvant pas sa fille lorsqu’elle est rentrée, la maman aurait cru à une disparition et alerté les autorités. Un chien policier aurait trouvé le corps une heure plus tard. Comble de l’horreur, selon une source proche du dossier, « les frères et soeurs, âgés de 14 et 2 ans, auraient dormi dans la nuit de jeudi à vendredi sur le lit où gisait le cadavre de Semhar.

L’homme, présumé innocent, contesterait pour l’instant les faits. Les analyses ADN sont en cours. Les résultats de l’autopsie viseront à déterminer si la jeune fille a subi des violences, notamment sexuelles. »

La police avait privilégié la piste criminelle
Comme Suite 101 l’indiquait dans ses précédentes enquêtes, les circonstances de la mort étant suspectes dès le départ, une enquête avait été ouverte et confiée aux inspecteurs de la police judiciaire. Les inspecteurs de la brigade de police technique et scientifique ont procédé aux différents contrôles et relevés de traces et indices.

Un article de Francis Gruzelle.

Source : SUITE 101.FR

Interventions « Les dangers d’internet »

29 décembre 2009 à 16:40 | Publié dans Nos préventions | Laisser un commentaire
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10 Internet en toute confiance (6ème – 5ème)
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10 Nouvelles technologies et cybercriminalité : les pièges à éviter (A partir de la 4ème)
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10 Internet et nos enfants : les pièges de la toile (parents – professionnels – entreprises)
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